Traiter et guérir une cystite sans antibiotiques. Fait ! 👍🏼

01-pee-health-uti-1N’étant pas particulièrement sujette aux infections urinaires je dois avouer que le jour où cela m’est tombé dessus à l’étranger j’ai tout de suite cru devoir courir chez le doc… seul hic, ici aux Etats-Unis la consulte peut coûter jusqu’à $200 et le traitement antibiotique $80 quand on n’est pas couvert par la sécu (ma cystite est survenue en décembre, mon assurance maladie débutait en janvier). L’idée de devoir suivre un traitement antibiotique ne m’enchantait déjà pas…. assise donc sur le pot entrain de grincer des dents pour trois petites gouttes d’urine je me suis dit qu’il devait bien exister un moyen de contourner le système…

J’ai donc testé pour vous la méthode alternative pour guérir une cystite, et devinez-quoi ? – Totale réussite ! Plus de cystite au bout de 3 jours, mais déjà au bout de 2 jours mes symptômes avaient beaucoup diminué. Je vous présente donc la méthode naturelle pour soigner une infection urinaire.

Avant de commencer je tiens absolument à clamer haut et fort que je ne suis pas médecin. Les infections urinaires persistantes peuvent entrainer de infections du rein (et quand une infection urinaire atteint le rein c’est super grave genre ‘direction l’hosto’ !), donc avant de tenter quoi que ce soit par vous même vous devez déterminer la gravité de votre état, et agir en conséquence. C’est bien beau d’être malin et de vouloir recourir aux méthodes naturelles, mais si c’est au détriment de votre santé cela ne sert strictement à rien. Au risque de sembler contradictoire je ne peux que stresser l’efficacité des traitements antibiotiques lorsqu’ils sont prescrits de façon raisonnable et appropriée. Voilà donc ma mise en garde…

Dans mon cas il s’agissait d’une cystite simple qui a commencé à pointer le bout de son nez un jeudi matin, la veille des vacances de fin d’année. Au début je croyais à une petite irritation, puis, à mesure que la journée avançait, les brûlures devenaient de plus en plus intenses, et j’ai terminé ma soirée sous la couette, certaine que dès le lendemain je serais obligée de prendre ce fout antibio et de payer une blinde pour la consulte. Agacée, j’ai donc pris mon ordi, et j’ai commencé à taper : « comment guérir une cystite naturellement » sur les sites anglophones. Ce que j’ai trouvé m’a intriguée…

Hygiène + Hygiène de Vie

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Je savais déjà que la plupart des cystites étaient causées par la bactérie e. coli (une bactérie qui se trouve dans les celles – eh oui, quand on parle science on ne parle pas toujours de papillons et de fleurs !), et – comme la plupart des femmes – je faisais systématiquement attention à bien me nettoyer de devant à derrière lorsque j’allais aux toilettes et à maintenir une hygiène intime impeccable. J’urinais systématiquement après l’amour afin de libérer les voies urinaires d’un éventuel contaminant, et j’avais vraiment l’impression que j’étais au top niveau prévention (la preuve, ce genre d’infections ne m’affectent que très rarement), mais là où je sais que j’ai été négligente c’est au niveau de mon hygiène de vie. Depuis la fin novembre avec les fêtes de Thanksgiving et toutes les sorties avec les amis j’avais pris l’habitude de me coucher tard, de dormir peu, de laisser le stress du boulot m’envahir, et je ne faisais plus trop attention à limiter ma consommation de sucre. La veille de ma cystite, pour couronner le tout, j’avais bu un seul verre d’eau en milieu de journée et j’étais rentrée à la maison déshydratée. Pour couronner le tout je me retenais d’uriner pour ne pas avoir à utiliser les toilettes publiques là où j’étais. Débile, je le sais. Inutile de dire que j’ai fini par payer pour tous ces déséquilibres.

AlimentationEat Your Greens

En effectuant mes recherches sur la meilleure façon de s’alimenter en cas d’infection urinaire je suis tombée sur une étude publiée par Cell Press en septembre 2016 qui montre des différences significatives dans les temps de guérison (voire même la possibilité de guérir tout court) dans des cas d’infections bactériennes ou virales selon la façon dont les sujets s’alimentent. Je m’explique : l’étude menée sur des souris (mais dont les résultats sont très prometteurs pour l’ensemble des mammifères) consistait à observer les réactions immunitaires des rongeurs en fonction des aliments qu’ils consommaient et selon le type d’infection. Les résultats ont démontré que les infections bactériennes guérissaient plus rapidement lorsque les sujets observaient un jeune temporaire. En revanche, les infections virales guérissaient plus rapidement lorsque les sujets étaient nourris (et, à l’inverse des sujets infectés par une bactérie, la mort pouvait survenir en cas de jeune pour les sujets infectés par un virus). Par ailleurs, le type d’aliments dont les sujet se nourrissaient influaient beaucoup sur leur réponse immunitaire. Il semblerait qu’en cas d’infection virale les cellules auraient besoin de glucose (autrement dit de ‘l’énergie facilement accessible’). En revanche, le glucose pouvait tuer les sujets qui luttaient contre une infection bactérienne. Il semblerait que les sujets infectés par une bactérie réagiraient bien mieux en ne consommant rien du tout, ou en ingérant de petites quantités de protéines et de graisses.

Forte de ce nouveau savoir, et sachant déjà que le cystites se développent particulièrement bien quand le terrain est acide, j’ai décidé de manger peu et régulièrement plutôt que de faire des gros repas. J’ai éliminé tous les aliments acides et/ou d’origine animale à l’exception du yaourt nature biologique (le yaourt est riche en probiotiques, nécessaires à la santé de la flore intestinale), et j’ai coupé tout sucre de mon alimentation, même les fruits et le miel. J’ai opté pour des soupes de légumes et des salades légères, agrémentées de graines, de noix, et assaisonnées seulement à l’huile d’olive (le vinaigre étant acide). Bon, j’avoue que ce n’était pas le régime le plus rock n’roll, mais comme mon corps était entrain de lutter je ne peux pas dire que j’étais affamée à la base.

H2Oripple-effectsBoire… boire… boire. Que dire de plus.

En cas de cystite, l’eau est votre meilleure amie ; le thé, le café, le chocolat chaud, les jus de fruit, pas trop. C’est très simple ; toutes les heures où vous êtes réveillée il faut boire au moins 1-2 verres d’eau du robinet filtrée ou de l’eau de bouteille pour nettoyer les voies urinaires. En temps normal il faut boire entre 6-8 verres par jour, mais en cas d’infection urinaire il faut augmenter votre consommation même si l’envie d’uriner est désagréable et  douloureuse. C’est votre meilleur moyen de purger votre corps des bactéries qui tentent de proliférer sur la paroi de votre vessie.

Ici en Californie du sud, l’eau du robinet est pourrie. On peut la boire mais la qualité est vraiment mauvaise (ils ont même trouvé du chrome hexavalent dans notre eau récemment – pour ceux qui l’ignorent il s’agit du poison retrouvée dans l’eau de la ville dans le film Erin Brockovich). Les Californiens le savent et beaucoup font installer des systèmes de filtration dans leurs maisons (hélas les filtres portables style carafe Brita ne sont pas assez puissants pour éliminer tous les toxines environnementaux). Etant donné que nous sommes locataires et que par conséquent cette option n’est pas possible pour nous la seule alternative reste de l’eau de source en bouteille, et c’est ce que nous faisons. Je prévois un long article sur l’eau et la pollution dans le monde moderne mais ce sera pour une autre discussion, pour l’heure je dirai juste ceci : buvez l’eau la plus pure possible, et buvez-en beaucoup.

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La vraie star de ce malheureux épisode ce fut le D-Mannose ; une molécule qui s’apparente au glucose et qui se trouve dans les baies de canneberge ou cranberry, les pommes, les oranges, les myrtilles, etc. On dit que la canneberge aide à lutter contre les infections urinaires, et bien que j’avais déjà fait des cures de canneberge ‘préventatives’ de façon un peu sporadique toutes les 3-4 ans je dois avouer que je n’étais que moyennement convaincue de leur efficacité. Les formules poudrées en sachet me semblaient bourrées de sucre, et n’étant pas une grande adepte des saveurs acides le jus de canneberge m’attirait peu. J’en avais conclus que ces cures étaient un peu une arnaque, et que la seule vraie solution aux infections de la vessie restait, hélas, l’antibiothérapie.

Recroquevillée dans mon canapé avec mon verre de flotte et ma bouillotte je me suis mise à fouiller le net en anglais pour des témoignages de personnes ayant pu éradiquer leur cystite sans aller chez le doc. Et là, bingo – en fait il y en avait plein ! Le point commun entre toutes ces histoires qui finissent bien : le D-Mannose. Je ne parle pas des soit-disant cures à base de cranberry en sachet que l’on trouve en pharmacie, ni du jus qui arrache la mâchoire ; je parle de la molécule de D-Mannose pure, concentrée, sous forme de capsules ou en poudre. La magie de cette molécule : sa structure tentaculaire qui, lorsqu’elle traverse le corps, attire à elle les bactéries néfastes, et telles des mouches dans une toile d’araignée ces dernières se retrouvent prises au piège et éliminées naturellement dans l’urine. C’est magnifique !

Le D-Mannose est un sucre pas comme les autres car sa structure moléculaire fait qu’il n’est pas facilement (voire pas du tout) absorbable par le corps. On peut donc en consommer à longueur de journée sans craindre des oscillations glycémiques ou la prise de poids.

Cool. J’étais séduite. J’ai donc pris mes clés de voiture et je suis partie illico à la pharmacie naturelle la plus proche pour voir s’ils en avaient. Le pot de 50 capsules m’a coûté environ $35 et sachant qu’il était indiqué sur la notice que je devais prendre entre 15 et 20 capsules par jour en cas d’infection active je ne peux pas dire que le traitement était donné, mais comparé à une consultation chez le médecin et la prescription d’antibiotiques, qui, ici m’auraient valu dans les $150-$200 mon choix était vite fait. J’ai consommé l’intégralité du pot en 2 jours et demi et ma cystite a totalement disparu. La préparatrice m’a conseillée de prendre un deuxième pot au cas où mais j’ai décliné. Ceci dit, je pense que je le ferai la prochaine fois, et je ferai en sorte d’avoir un pot sur moi systématiquement quand je voyage.

Le D-Mannose est sans effet secondaires pour la plupart des personnes, moi y compris. J’ai pris les comprimés comme on prendrait des multivitamines ; avec un verre d’eau. La prise est contraignante dans la mesure où il faut prendre 5 comprimés toutes les 3-4h et faire pipi le max possible (perso, j’ai préféré prendre 2 comprimés toutes les 2h car les comprimés sont gros et j’avais du mal à en avaler 5 d’un coup). Sûr, s’empiffrer de compléments alimentaires et uriner toutes les 2 minutes ce n’est pas la chose la plus pratique au bureau mais de toute manière quand on souffre d’une infection urinaire il ne faut surtout jamais se retenir d’uriner – c’est donc à vous de déterminer si votre boulot vous permet de prendre suffisamment de pauses-pipi ou s’il vaut mieux vous faire arrêter, au moins pendant que vos symptômes sont à leur apogée… la santé d’abord, les amis !

Un dernier mot au sujet du D-Mannose. La prise thérapeutique optimale en cas d’infection est de l’ordre de 8-20g/jour, et on ne peut pas faire une overdose de ce produit donc rien à craindre à ce niveau là (après, comme pour tout, je ne pense pas que ce soit très bon d’en consommer en grandes doses des semaines durant…). Mais plutôt que d’agir après coup (comme je l’ai fait !), prendre des petites doses de D-Mannose régulièrement peut aider à prévenir contre les infections, et prévenir c’est toujours mieux que guérir ! Une petite dose de 5-10g ou 2-4 comprimés avant ou après l’amour ou lorsque votre système immunitaire est fragile peut faire toute la différence. Perso, je compte en emporter avec moi systématiquement en cas de voyage long et je compte également effectuer des petites ‘cures’ toutes les 6-7 semaines en prenant une dose thérapeutique pendant une demi-journée pour bien nettoyer les voies urinaires.

Je ne suis absolument pas sponsorisée par ni affiliée à quelque compagnie/produit que ce soit mais au cas où vous ne trouverez pas ce produit en France vous pouvez faire votre choix parmi les différentes marques ici. Pour être complètement transparente, le produit exact que j’ai pris était celui-ci.

Je vous souhaite plein de belles choses pour 2017, et je serai de retour bientôt pour vous raconter mon nouveau projet professionnel de reconversion vers l’univers de la nutrition et de la santé naturelle. À suivre…

Bise a toutes et à tous

C 💚

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Nouveau post pour une nouvelle vie ☺️

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Coucou les loulous!

Aïe. Je vous ai abandonné(e)s, je sais, et pour ce je vous prie de bien vouloir me pardonner. Pour être tout à fait honnête je ne pensais pas que je pourrais rester aussi longtemps sans pondre un article, mais, croyez-moi, ma vie n’a jamais été aussi mouvementée.

Le dernier article un peu plus ‘perso’ que j’ai publié remonte à l’été 2014. Je vous expliquais à l’époque que je venais de vivre une rupture relationnelle super douloureuse, et que malgré la peine je reprenais peu à peu goût à la vie grâce à ma famille, à mes amis, et grâce aux plaisirs simples tels que les balades en forêt, les verres en terrasse, les câlins avec mes félins. Je venais d’emménager dans un nouvel appartement avec lesdits matous, et je commençais tout juste à me reconstruire après cinq ans de vie commune avec mon ex. Je vous disais en ce qui concernait l’avenir du blog que j’aspirais à plus de régularité, mais qu’en raison de mon boulot super prenant je vivrais ça un peu au jour le jour. Bon, et de fil en aiguille j’ai perdu la main.

En parallèle à cela ma vie personnelle a pris une tournure très inattendue. Quelques mois après ma rupture, un bon ami qui venait de vivre une déchirure amoureuse étrangement similaire à la mienne m’invitait à venir me changer les idées à quelques pas du Pacifique à San Diego aux Etats-Unis. J’ai accepté illico (les avantages du travail en free-lance!), et je suis allée me ressourcer dix jours au bord de l’eau. Smoothies verts, randonnées dans les canyons, couchers de soleil au guacamole, soirées passées à danser, à échanger avec des gens passionnés, fous-rires en voiture sur les autoroutes à six voies; rien de plus sympa pour se retaper une santé après un été un peu merdique. Oui, sauf que…

Le ‘destin’, on y croit ou on n’y croit pas. Chacun a sa propre conception de ce qui constitue la ‘magie’, et souvent l’aspect mystérieux d’une experience se perd totalement quand on essaye de la raconter dans des termes bassement matériaux. Je pourrais vous expliquer comment au bout de quatre jours sur place, à cohabiter dans la maison de mon ami comme si on s’était connus depuis des lustres; comment un matin, en plein petit-dej, entre le: « passe-moi le beurre, tu veux bien? », et le: « tiens, regarde ma marque d’oreiller en pleine face », on s’est dit: « mais en fait, il ne faut absolument plus qu’on se quitte ». On était tous les deux à vif suite à nos ruptures respectives, on était maigrichons, tristounets, et on s’était tous les deux jurés que les relations amoureuses étaient pour les « faibles », et que ce qu’il y avait de *vrai* dans la vie c’était le boulot, les amis, et la santé. Bon. J’ai donc débarqué chez lui sans trousse de maquillage, avec mes vieux pilous pour me recroqueviller sur mon petit oreiller dans la chambre d’amis, avec mes quinze bouquins et mon infusion à la camomille.

Comment vous dire…

Le cinquième jour, nageant en plein bonheur, la réalité nous rattrape enfin. « Ah oui c’est vrai, on vit sur deux continents différents… euh, on fait quoi maintenant? ». Lui ne parle pas français, et son boulot le retient en Californie. Moi, en revanche, je parle anglais, et mon boulot est une sorte de blague que j’entretiens férocement sous prétexte qu’en temps de crise on doit deja s’estimer heureux d’avoir un boulot tout court (je pourrais m’étendre longuement sur la relation un peu tumultueuse que j’entretenais avec mon boulot, mais ce n’est pas le propos de cet article). On finit donc par convenir que ce serait plus pratique pour moi de terminer mes contrats et de venir le rejoindre au US. J’estime en avoir pour à peu près six mois. Je pourrais donc arriver en février 2015.

Comment leur dire…

Ce qui est dingue, et plus j’y repense plus je me dis que c’est vraiment dingue, c’est le calme avec lequel on a pris toutes ces décisions franchement lourdes de conséquences; une nouvelle relation amoureuse, un déménagement international, une carrière professionnelle qui prend fin… c’est énorme, et pourtant, on est totalement sereins. Je sais au fond de moi, comme je ne l’ai jamais su jusqu’alors, que je fais le bon choix, pour moi, pour lui, pour mes pauvres petits chats qui commencent à péter les plombs à trois dans mon tout petit appartement, pour tous les membres de ma famille qui, je me dis, finiront par voir que tout ceci est un acte de sagesse et non pas un acte de folie.

Bon, ça c’est en théorie. En pratique ils ont tous un peu paniqué – ses parents, ma maman, nos amis… et comment leur en vouloir? – Il y a à peine quelques mois ils nous ramassaient à la petite cuillère, et on leur jurait, entre les filets de bave et les sanglots, que plus jamais on ne se laisserait prendre au piège de l’a-a-mour… Ma mère n’y comprend que-dalle. Ma meilleure amie tente de me raisonner en me rappelant que c’est statistiquement prouvé qu’il faut au moins la moitié du temps d’une relation déchue pour pouvoir s’en remettre, soit deux ans et demi pour une relation de cinq ans, et que même si ce mec était vraiment le bon, et beh il faudrait que j’attende au moins deux ans et demi avant d’entamer une relation avec lui car sinon je serais encore endeuillée et je trainerais mon bagage émotionnel dans cette nouvelle relation, et là ce serait la merde de chez merde parce que peut-être que j’aurais saboté ma seule et unique chance de connaître le vrai amour…

Entre temps, il me dit qu’il tient absolument à rencontrer ma famille. Il est venu passer dix jours avec moi en novembre, et il a rencontré les membres de ma famille immédiate, personne d’autre. Je n’en ai pas parlé à mes clients, j’en ai vaguement parlé à mes amis, et je n’ai surtout rien publié sur les réseaux sociaux, fermement convaincue que pour vivre heureux il fallait que nous vivions cachés, ou du moins en partie, ou du moins pour le moment. Dès que ma famille l’a rencontré toute la tension est redescendue. Ils ont su, comme moi je sais, et dès lors je n’ai eu que du soutien et de l’amour de leur part. Ma maman a proposé de prendre des deux minettes chez elle car elle a une grande maison avec un jardin, et mon ex a souhaité reprendre son cher matou, qui le suivait partout depuis le premier jour qu’il est arrivé émacié et errant sur le pas de notre porte. Bien sûr, j’ai pleuré à chaudes larmes de leur dire au revoir (même si je savais que je les reverrais). J’étais déchirée de devoir les laisser partir, mais tellement heureuse de les savoir plus heureux avec des personnes qu’ils connaissaient, et qui les aimaient.

J’ai donc pris l’avion le vendredi 13 février, on s’est fiancés le 1er mai 2015, et on a célébré notre mariage le 1er mai 1026, en France. C’est de loin la relation la plus simple que je n’ai jamais vécu. On est tout simplement les meilleurs amis et les meilleurs amants au monde. On a l’impression de s’être connus dans une autre vie. On se chamaille un peu quelques fois, mais on n’en vient jamais aux insultes, et on ne se fâche jamais pour des choses importantes telles que la confiance, la famille, l’argent, le sexe, le travail; en fait, on se respecte profondément, et on discute d’absolument tout. C’est la relation dont j’ai toujours rêvé, et elle est venue à un prix.

Quand il s’agit de donner des conseils en nutrition, ou sur le fameux ‘sevrage pilule’ je me sens complètement à l’aise. En ce qui concerne les histoires de coeur ou de vie personnelle c’est une toute autre affaire. J’ai commencé ce blog en 2012 dans le but de partager mes connaissances dans le domaine de la santé, et notamment dans le domaine des pratiques alternatives, mais je me suis toujours gardée d’en faire un site dédié au développement personnel. Mais plus ça va plus je me rends compte à quel point notre vie intérieure reflette notre vie extérieure, et même si on « plaque tout » pour « tout recommencer » dans le but de parvenir à un plus grand sentiment de bien être, c’est peine perdue si on est incapables d’opérer des changements fondamentaux au dedans de notre être.

Bien évidemment que ce serait mentir de vous dire qu’en quittant mon job, ma vie, et mon pays j’ai trouvé le bonheur. Suis-je heureuse? – Très. Serais-je heureuse en France? – Bien sûr. Est-ce facile de tout plaquer? – Pas du tout! La façon de vivre ici est très différente, et même si c’est agréable de côtoyer autant de personnes qui croquent la vie a pleine dents dès le réveil (dans l’ensemble les Californiens sont des optimistes invétérés, et c’est sûr que ça fait du bien après presque dix-huit ans en France où on a tendance à broyer du noir de façon collective), rien n’est jamais parfait. La misère existe ici aussi, même pire dans certains endroits car les Etats-Unis ont un gros gros problème de drogue. Et puis changer de pays c’est aussi perdre; certains amis m’on un peu tourné le dos, certains aspects de ma vie française me manquent terriblement, et certains jours j’ai le sentiment d’être une extra terrestre dans un monde où on ne pense qu’à la gratification immédiate et qu’aux plaisirs enfantins.

Conseillerais-je aux autres de tout quitter pour aller vivre à Bora Bora (ou en Californie dans mon cas)? – Bien sûr que non! – Mais pourquoi pas… Conseillerais-je aux autres de se fiancer au bout de quelques mois de relation amoureuse, et de se marier dans la foulée? – Bien sûr que non! – Mais là encore pourquoi pas… Et peut-être que c’est ça qui me répugne un peu dans la blogosphère; on essaye sans cesse de vendre notre propre style de vie comme si c’était un modèle à imiter. Ne m’y méprenez pas, je n’ai rien contre le fait de vouloir inspirer les autres; moi aussi j’aspire à cela par le biais de ce site, mais avant tout je crois que j’ai surtout envie d’entamer un dialogue…

Merci d’avoir lu jusqu’au bout, et merci d’avoir continué à lire, à commenter, et à échanger même quand moi j’étais en veille.

Je vous souhaite un excellent weekend, et un très beau mois de juillet!

C 💜

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« Au secours, je perds mes cheveux ! » – Le Mystère de l’Alopécie féminine

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Quand Papi affiche sa splendide couronne argentée le terme « calvitie » ne nous vient même pas à l’esprit ; bien au contraire, le petit crâne luisant du Papi tant adoré fait parti des murs. Quand il s’agit de Thomas, 29 ans, on reconnait que ce n’est pas cool de perdre ses cheveux aussi jeune, mais bon, Thomas se rase la tête, porte un bonnet en hiver, une casquette en été, et à force de le voir on finit même par oublier qu’en réalité Thomas est presque totalement chauve. Socialement parlant, l’alopécie masculine est, certes, un désagrément pour le sujet concerné, mais d’un point de vue social, une fois le choc initial passé – « Dis-donc, tu te souviens de Thomas du lycée ? Ça faisait 10 ans qu’on ne s’était pas vus. Et bah il n’a plus un cheveu sur le caillou ! » « Ah ouais ? Et sinon tu as lu le dernier Houellebecq ? » – on finit par ne plus y prêter attention. L’un des paradoxes de la société occidentale est qu’en dépit de la liberté que nous avons, en tant que femmes, d’arborer la coiffure qui nous plaît (courte, longue, multicolore, dreadlocks, crâne rasé, etc.), il existe une sorte de loi implicite (fruit de siècles et de siècles de conditionnement social) qui laisse entendre qu’une ‘femme’, une ‘vraie’, ça ‘a des cheveux’, et que, donc, par opposition, une femme souffrant de calvitie n’est pas ‘vraiment’ une ‘femme’. Quand on y pense, c’est vrai que cette attitude est assez déplorable, mais le but de cet article n’est pas de faire une étude psycho-sociale. Il s’avère que certaines femmes souffrent de calvitie, et elles en souffrent psychologiquement pour les raisons évoquées ci-dessus. Il s’avère par ailleurs que les causes de la calvitie ne sont pas toujours les mêmes chez la femme et l’homme. Cet article va se concentrer essentiellement sur le problème de la chute de cheveux chez la femme.

Depuis que j’ai posté mes articles (Part 1, Part 2, et Part 3) sur la méthode peu orthodoxe du « sevrage de pilule » ou « arrêt progressif » que j’ai suivie il y a 3 ans dans le but d’éviter d’éventuels déséquilibres hormonaux j’ai reçu beaucoup de questions sur l’alopécie féminine, car de nombreuses lectrices sont tombées sur mes articles après avoir arrêté leur pilule du jour au lendemain (comme le préconisent les médecins), et se sont retrouvées, quelques mois plus tard, à perdre leurs cheveux par poignées.

J’ai mis une plombe avant de rédiger cet article (que je vous avais pourtant promis il y a fort longtemps), et je vous prie de m’en excuser. Pour tout vous dire, ce ‘sujet’ m’a posé quelques problèmes du fait de la nébulosité des informations accessibles au grand public. Il semblerait qu’en dehors des industriels qui cherchent à tout prix à vendre leur produit ‘repousse miraculeuse’ les scientifiques ne parviennent pas vraiment à s’accorder sur un seul ‘facteur’ pouvant engendrer une chute de cheveux chez la femme.  Même les dermatologues spécialistes de la chute de cheveux disent que pour maximiser ses chances de retrouver une belle chevelure il vaut mieux adopter une stratégie multi-facette en combinant tel ou tel produit, tel ou tel cacheton, et telle ou telle approche ‘nutritionnel’. Quand j’entends ça je me dis que mouais… en fait eux non plus n’y comprennent pas grand chose. Du coup, ça m’a redonné du courage pour poster cet article, car s’il y a autant de facteurs causaux qu’il y a de cas de calvitie féminine dans le monde, peut-être que ces infos trouvées au gré de différentes lectures – sur le web, mais aussi dans les livres – pourront au moins venir en aide à quelques personnes.

Les Racines du Mal

Joconde chauve

Il ne faut pas sous-estimer les effets d’un choc physique sur l’organisme. Lorsque l’on subit un traumatisme physique nos taux d’hormones de stress fusent, et malheureusement c’est souvent notre cuir chevelu qui en fait les frais. Dans de nombreux cas cette chute de cheveux ne se fait pas tout de suite après le choc – bien souvent les répercussions sur le cuir chevelu commencent à se manifester 3-4 mois après avoir vécu l’événement traumatique. La bonne nouvelle ? – Ce genre d’alopécie est fréquent et réversible. Une fois que le corps a encaissé le choc et retrouvé un certain équilibre les cheveux commencent à repousser et tout rentre dans l’ordre. Parfois le *choc* est facilement re-traçable – un accouchement, par exemple (et oui, ce n’est pas rien de donner naissance à un enfant ! Le corps doit s’en remettre !), un régime draconien, une maladie grave ou même une grippe carabinée, une carence alimentaire évidente (on vient de participer à Koh Lanta et on n’a rien bouffé pendant 40 jours… par exemple), etc., mais parfois il est moins facile de déterminer exactement ce qui a pu provoquer ce fameux *choc* – un changement de saison ou d’environnement, par exemple, et ce peut être une source d’angoisse car on cherche à remonter à la *racine* du problème (je sais, c’était trop tentant! 😉 ).

La première chose à faire quand vous constatez que vous commencez à prendre vos cheveux : ne pas paniquer ! 😀 Nous perdons tous nos cheveux à des degrés différents selon les saisons, les moments de la vie, etc. Par ailleurs, tous les jours nous en perdons naturellement, lorsque nous les peignons/coiffons, secouons la tête…  Certains jours nous en perdons beaucoup, et d’autres jours nous en perdons moins. En fait, il est tout à fait NORMAL de perdre ses cheveux. Il FAUT même que nous en perdions puisque cela permet aux jeunes cheveux tous frais tous neufs de reprendre le relai.

Pour bien comprendre le processus de vie d’un cheveu, il faut commencer au tout début :

La phase anagène

Cette phase dure entre 3 et 7 ans, selon notre disposition génétique/un ensemble de facteurs externes, et elle correspond à la ‘poussée initiale’. Durant cette phase le cheveu pousse en continu. En moyenne un cheveu en phase anagène pousse entre 0,7cm-2cm par mois. Vous pouvez vous amuser à mesurer vos cheveux tous les mois pour avoir une idée de combien vos cheveux poussent en moyenne.

La phase catagène

Autrement dit, la ‘mort’ d’un cheveu. Cette phase est bien plus courte que la première. Elle dure en moyenne entre 1 à 2 semaines durant lesquels le cheveu cesse de pousser. Il a, en quelque sorte, atteint sa longueur maximale (attention, cela ne veut pas dire que le cheveu en phase catagène est ‘long’ ; si nous sommes allé(e)s chez le coiffeur pour les épointer nous ne pouvons pas déterminer quels cheveux sont en phase anagène/catagène). Au cours de cette phase le cheveu reste attaché au cuir chevelu, simplement, il ne pousse plus.

La phase télogène

Pensez aux arbres à feuilles caduques. À la fin de l’été les feuilles commencent à jaunir, à rougir, à brunir (autrement dit : elles meurent, tout en restant accrochées aux branches), puis, quelques semaines plus tard, à l’automne, elles se mettent à tomber. Et bien la phase télogène est assez similaire au processus de chute des feuilles en l’automne. Le cheveu, déjà mort, reste attaché au cuir chevelu pendant environ 3 mois, et seulement ensuite se met-il à tomber. On appelle cette chute effluvium télogène.

En cas de choc, donc, le cheveu peut passer très rapidement de la phase anagène à la phase télogène, précipitant ainsi la chute du cheveu. Il s’agit d’une sorte de ‘mort prématurée’ du cheveu si vous préférez. Mais comme le cheveu ne tombe pas tout de suite après avoir ‘rendu l’âme’, on ne prend conscience du phénomène que plusieurs mois après l’enclenchement du processus. Le plus dur dans tout cela reste l’identification de la cause car il faut remonter l’échelle du temps et essayer d’analyser les divers facteurs environnementaux ayant pu mener à ce résultat. Dans le meilleur des cas la chute de cheveux ne dure que quelques jours/semaines, et tout rentre dans l’ordre sans assistance médicale. Mais parfois le problème perdure et s’accentue, et c’est là qu’une analyse du terrain peut s’avérer utile.

Au secours, je perds mes cheveux ! Que dois-je faire ?

bilan sanguin

Ok, cela fait plusieurs semaines que vous perdez vos cheveux, et vous constatez une réduction de votre masse capillaire, il est donc temps de réagir. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ce phénomène, alors pour en savoir plus la première chose à faire est de demander un bilan sanguin complet. Cela permettra de mettre un exergue une éventuelle carence alimentaire et vous pourrez ainsi y remédier au plus vite.

Sachez par ailleurs qu’il est tout à fait normal pour une femme ayant mis au monde un enfant de souffrir d’effluvium télogène significative dans les mois suivant l’accouchement, et je fais une courte parenthèse pour adresser ce point. Le corps d’une femme qui vient d’accoucher a subi d’énormes fluctuations hormonales, et il n’est pas rare de voir sa masse capillaire diminuer après la naissance d’un bébé, ou suite à une fausse couche ou un avortement. Parfois même la texture du cheveu change et une femme aux cheveux bouclées peut se retrouver avec des cheveux plus lisses, et vice-versa, une femme aux cheveux raides peut voir ses cheveux devenir plus souples. La plupart du temps ce phénomène est passager et de courte durée. Certaines femmes en souffrent également après et/ou pendant les semaines/mois d’allaitement.

En cas de carence alimentaire il faudra s’armer de patience et de ténacité. Quand on manque de fer ou de magnésium (par exemple) il faut du temps à l’organisme pour réapprovisionner les stocks, surtout si ces derniers sont en chute libre depuis un moment. Il est impératif en cas de carence de suivre un régime alimentaire complet afin de ne pas causer davantage de déséquilibres en compensant d’un côté tout en se privant de l’autre.

Si la chute de cheveux est survenue suite à un régime draconien alors il est temps de se poser les bonnes questions : est-ce que je me nourris suffisamment, et est-ce que je me nourris suffisamment bien ? Toutes les calories ne se valent pas, et lorsque l’on cherche à perdre du poids il vaut mieux opter pour la salade de lentilles germées, tomates, concombre, roquette, avec une vinaigrette au citron et à l’huile d’olive, qu’avaler une barre substitut de repas et un espresso sucré à l’aspartame en guise de déjeuner ; pour le même nombre de calories vous avez un repas sain et nourrissant.

Les carences les plus fréquemment associées à l’effluvium télogène sont :

– Le Magnésium : On parle tout le temps du calcium et de notre grand besoin de consommer des produits laitiers afin de ne surtout pas manquer de calcium (petite digression pour souligner l’absurdité de ce propos quand on sait que l’on trouve plus de ce fameux calcium dans les légumes à feuilles vertes que l’on n’en trouve dans le lait – d’ailleurs c’est en mangeant de l’herbe et non pas en buvant du lait que la vache elle-même s’approvisionne en calcium) mais on a tendance à bouder le magnésium. Pourtant, c’est aussi grâce au magnésium que l’on peut mieux lutter contre l’anxiété, la fatigue, les troubles du cycle et du sommeil, et la pousse des cheveux.

Les aliments à privilégier : les légumes à feuilles vertes comme les épinards, le kale, etc., les graines de courges, le poisson, les bananes, les oléagineux, le cacao, les céréales complètes…

– Le Zinc : Sans zinc, les follicules capillaires ne peuvent pas se développer correctement. En cas de chute prolongée il est impératif de s’assurer que nous consommons suffisamment d’aliments contenant du zinc ou que nous prenions une multivitamine qui en contient.

Les aliments à privilégier : les huitres, les jaunes d’oeuf, les noix, le germe de blé, les champignons, les légumineuses, les céréales complètes…

– Le Fer : L’anémie (ou la diminution du taux de globules rouges dans le sang) peut être le résultat d’une carence en fer (assez fréquente chez les femmes sujettes aux règles abondantes) et elle se manifeste – entre autres – par une grande apathie, des chutes de tension et des vertiges, un essoufflement, des troubles digestifs, et des chutes de cheveux. Les médecins ont tendance à prescrire du fer concentré en pastilles aux femmes anémiées, ce qui peut provoquer des troubles digestifs. Le meilleur remède à l’anémie (et je ne parle pas des anémies chroniques de type drépanocytose qui, elles, nécessitent un suivi médical sur le long-terme) reste le cocktail miraculeux ‘fer + vitamine C’. La vitamine C aide le corps à absorber le fer. La vitamine C, elle, est mieux absorbée lorsqu’elle est prise avec un aliment ‘gras’… de l’huile d’olive ou de noix de coco par exemple.

Les aliments (associations) à privilégier : persil + citron + huile d’olive / jus d’orange pressée + salade d’épinards + huile de sésame / boudin noir + tomates / lentilles + coriandre ciselée + huile de noix de coco…

– L’Iode : Je reviendrai sur le rapport entre la santé thyroïdienne et l’alopécie, mais il me semble important d’inclure l’iode dans la liste des oligo-éléments à privilégier en cas de chutes de cheveux. Aujourd’hui, le sel de table est souvent fortifié en iode, ce qui est à l’origine de débats houleux dans les cercles nébuleux des spécialistes de la nutrition ; d’un côté, ceux qui soulignent la difficulté pour tous ceux qui vivent loin de la mer de trouver des sources d’iode fraiches, et de l’autre, ceux qui, justement, pensent que l’iode ne doit être consommé que dans les aliments qui en contiennent naturellement. La glande thyroïdienne a besoin d’iode pour bien fonctionner, et c’est cette glande qui produit  des hormones essentiels au bon fonctionnement de nos organes internes. Une chute de cheveux peut révéler un dysfonctionnement de la thyroïde.

Les aliments à privilégier : les crustacées, le cabillaud, les algues, le lait, les pommes de terres rôties avec la peau

Les Vitamines du Groupe B : Quand on pense à la santé des ongles, de la peau, et des cheveux, on pense aux vitamines du groupe B. Elles travaillent en harmonie pour assurer le bien être de notre épiderme, la solidité de nos ongles, et la santé de nos cheveux et notre cuir chevelu. Je pourrais rédiger tout un paragraphe sur les différentes vitamines du groupe B ainsi que leurs fonctions mais ce sera l’objet d’un futur article. Personnellement, je pense qu’il est bon de faire des ‘cures’ de vitamines du groupe B tous les ans ou tous les 6 mois. C’est un petit investissement car les compléments sont quelque peu coûteux, mais je suis d’avis que la santé n’a pas de prix, et vos cheveux n’en seront que plus heureux !

Les aliments à privilégier : le jaune d’oeuf, le foie, les pommes de terre, les légumes à feuilles vertes, le saumon, les céréales complètes, levure de bière (si vous êtes sujette aux candidoses la levure est à éviter car elle encourage la prolifération de levures nocives telles que le candida albicans)… 

Parfois les pertes de cheveux ne sont pas dues à des carences alimentaires mais plutôt à des troubles hormonaux. On a parlé un peu plus haut du cas des femmes qui viennent d’accoucher, mais cela peut également être le cas lorsque l’on interrompt notre contraceptif oral.

Le rapport testostérone – alopécie

pilule

C’est bien connu : quand on arrête sa contraception orale du jour au lendemain on ouvre grand la porte au ‘choc hormonal’. Le corps n’y comprend plus rien, surtout après une prise longue. Tout à coup l’organisme doit tout gérer tout seul – les dosages hormonaux, l’ovulation, les règles, etc. C’est bien moins simple que d’avoir une pilule magique qui lui donne des directives. Comment lui en vouloir donc lorsque, quelques semaines/mois après l’arrêt du traitement, on se retrouve le visage boutonneux et les cheveux en lambeaux ? Bon, on l’admet, c’est hyper agaçant, surtout quand la gynéco ne nous prévient pas, ou pire, quand il/elle nie le lien causal entre l’arrêt de la pilule et les troubles hormonaux qui s’en suivent.

Souvent le coupable s’appelle ‘pilule anti-acné’. Il n’est pas rare de souffrir d’acné ou d’effluvium télogène à la suite d’un arrêt de pilule, mais les réactions sont souvent plus sévères après la prise d’une pilule dite ‘anti-acné’ telle que Diane 35 ou Yaz. Si ces pilules provoquent de telles réactions adverses c’est à cause des progestatifs qu’elles contiennent, à savoir des molécules qui inhibent la sécrétion d’hormones mâles (ou « androgènes »). Je crois avoir déjà mentionné cela dans un article passé mais je le répète : la cyprotérone (progestatif, composant de Diane 35) est également utilisée pour traiter les cancers de la prostate chez l’homme. Ces types de cancers ont tendance à proliférer sous l’effet de la testostérone, une hormone mâle, et donc pour les traiter on prescrit des puissants anti-androgènes tels que la cyprotérone. Chez la femme, une production excessive d’hormones mâles peut causer des symptômes tels que des poussées d’acné, des chutes de cheveux, une pilosité corporelle ou faciale abondante, des kystes ovariens, et parfois des problèmes d’infertilité. Quand on consulte un gynéco pour ce genre de problème, la réaction la plus habituelle consiste à prescrire un anti-androgène – parfois deux anti-androgènes combinés (Diane 35 + spironolactone, par exemple) pour contrer les symptômes, mais malheureusement ces traitements ne font que masquer le problème, et lorsqu’on les interrompt de façon abrupte le corps réagit violemment en produisant massivement des androgènes pour compenser. L’un des symptômes d’un excès de testostérone est l’alopécie, souvent accompagnée d’une pilosité corporelle et/ou faciale excessive. On note également que l’excès de testostérone et le syndrome des ovaires polykystiques sont intimement liés.

En règle générale, un bilan sanguin suffit pour identifier le problème, mais parfois il passe inaperçu pendant longtemps, et c’est assez frustrant pour une personne qui cherche à comprendre ce qui se passe. On sait qu’un choc physique – tel qu’un arrêt de pilule du jour au lendemain – peut engendrer une chute de cheveux temporaire et réparable ; on sait aussi qu’un déséquilibre hormonal tel qu’un excès de testostérone peut provoquer une perte de cheveux, plus insidieuse et chronique… comment savoir, donc, lorsqu’on se met à perdre ses cheveux suite à un arrêt de pilule, lequel de ces maux nous concerne personnellement ?

Pour être tout à fait honnête, j’ai parcouru le web et les revues médicales à la recherche d’une réponse à cette question, et il semblerait que les scientifiques ne s’accordent pas tous. À défaut d’avoir une solution toute faite, l’idéal serait donc d’adopter une stratégie multi-facette en vous faisant régulièrement suivre par un endocrinologue, tout en soignant votre hygiène de vie et votre alimentation de façon à booster votre système immunitaire et ainsi permettre à votre organisme de retrouver l’équilibre le plus rapidement possible.

Les visites chez l’endocrinologue vous permettront de mettre en relief un éventuel excès de testostérone chronique et ainsi de mieux appréhender votre guérison. Sachez par ailleurs que l’insuline régule les taux de testostérone dans le corps, et donc en cas de résistance à l’insuline (l’état ‘pré-diabétique’) le corps à tendance à produire plus de testostérone, ce qui, à son tour, peut engendrer une pléthore de problèmes de santé dont l’alopécie, l’acné, et les kystes ovariens.

On conseille également fortement aux personnes souffrant de résistance à l’insuline de surveiller leur IMC car plus on est en surpoids plus on est susceptible de développer le diabètes de type 2, et cet état pré-diabétique est intimement lié à l’alopécie androgénique car c’est ce rapport insuline-testostérone qui est au centre du débat. Jusqu’alors, on a toujours pensé qu’un régime pauvre en sucres rapides était le meilleur moyen de prévenir contre le diabète – on disait par ailleurs que le diabète était irréversible. Il semblerait qu’il y ait eu des avancées assez spectaculaires dans la recherche au cours de ces dernières années, et pour toutes ceux/celles qui disposent d’un peu de temps et qui ont une bonne compréhension de l’anglais, le speech donné par Neal Barnard, un médecin particulièrement engagé dans la lutte contre ce fléau, à TED-Fremont, est très intéressant (la version rapide : le vrai coupable n’est pas tant le sucre mais la graisse. En éliminant les produits animales de notre alimentation et en réduisant dramatiquement notre consommation d’aliments gras on peut parvenir à rééquilibrer nos hormones et ainsi renverser la résistance à l’insuline… ).

le rapport hormones thyroïdiens – alopécie

sel

Le rapport hormones thyroïdiens-alopécie est très complexe et ce serait mentir que de dire que je maîtrise parfaitement le sujet, mais voici ce que j’ai pu découvrir.

Tout d’abord, il semblerait que la clé de la guérison serait le diagnostique du déséquilibre lui-même. J’ai lu un article écrit par une femme souffrant d’hypothyroïdie qui disait qu’elle perdait ses cheveux, même en suivant un traitement à base de thyroxine, mais qu’elle a vu le problème se résorber en intégrant une très petite quantité de triiodothyronine à son traitement classique. Elle disait que certaines personnes ne parviennent pas à convertir la thyroxine en triiodothyronine et qu’il peut être bon de suivre un traitement combiné. Hélas, certaines personnes disent que les médicaments prescrits par les médecins pour traiter les déséquilibres de la thyroïde peuvent également être à l’origine de chutes de cheveux temporaires ou permanents selon la durée de la prise du traitement.

Par ailleurs, il semblerait que les personnes qui souffrent de troubles thyroïdiens seraient plus atteints également par un manque d’acidité dans l’estomac. Il serait donc difficile pour ces personnes de digérer les protéines, ce qui pourrait continuer à aggraver les problèmes d’alopécie. Et comme on le sait, les cheveux sont composés de protéines… Dans ce cas de figure il peut être bon de prendre du vinaigre de cidre tous les matins au réveil, dilué dans un peu d’eau. Idéalement, il faudrait utiliser une paille pour l’ingérer car le vinaigre peut être corrosif pour les dents.

Concernant le rapport thyroïde-alopécie, j’avoue ne pas y connaître un rayon. Je serais très intéressée d’en apprendre plus, et je lance un peu un pavé dans la mare avec ces quelques infos trouvées au gré de mes lectures diverses et variées. Si vous en savez plus, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous…

En vous souhaitant de trouver au plus vite une solution durable à votre alopécie. Ce site n’est pas un site de spécialistes ni de médecins, mais plutôt une communauté de personnes soucieuses de prendre soin de leur santé en évitant de passer par la case ‘traitement lourd’. Tous vos commentaires seront appréciés. 🙂

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Un temps pour se battre et un temps pour rendre les armes

 

calme dans la ville

Il y a une expression en français qui dit que ‘la vie est mal faite’. On était sur le point de décrocher le job de nos rêves, et puis hop, on se casse une jambe. On venait d’économiser pour s’acheter une nouvelle voiture, et puis hop, une tempête arrache notre toiture et voilà nos économies parties en sucettes… On dit également qu’un malheur ‘n’arrive jamais seul’. Et si je m’en tiens à ma propre expérience, je dirais qu’il y a une certaine vérité là dedans aussi; on fait tomber notre sac de courses, les oeufs se cassent, le shampooing se répand partout, et on se rend compte juste à ce moment-là qu’on a paumé nos clés d’appart… vous voyez ce que je veux dire?

La vie est loin d’être simple. En juin dernier, mon fiancé et moi avons mis un terme à notre relation de 5 ans. J’ai eu l’impression que mon monde s’effondrait. Je ne comprenais pas comment on en était arrivés là. Je voyais tous les efforts que j’avais faits pour que cela marche entre nous – le sang, la sueur, l’huile de coude, les nuits blanches passées dans l’angoisse, les projets – et je me disais que putain bordel de merde, ça ne pouvais pas s’arrêter si brutalement. Pendant 4 jours et 4 nuits suivant la rupture, j’ai déambulé dans le jardin chez ma mère comme un zombie. Je ne pouvais plus manger, je ne pouvais plus dormir, et je ne savais même pas par quel bout j’allais commencer à récupérer l’amas de lambeaux qu’était devenue mon existence. Cinq ans, nom d’un chien, c’est long. On était tellement proches. On essayait même d’avoir un enfant. Mon coeur était en mille morceaux.

Avant la rupture, tous les mois je notais ma température basale corporelle pour repérer l’ovulation. Tous les mois je ne comprenais pas pourquoi mon cycle était détraqué. J’avais mes règles, mais je faisais toujours du spotting avant, parfois pendant 7 jours, et après consultation en mai la gynéco avait fini par me prescrire de la progestérone car elle soupçonnait un manque lié « au stress ». « Quel stress? » Je lui rétorquais. « Tout va bien! » J’avais beau essayer de me convaincre moi-même et de convaincre les autres que tout était en bonne voie, je sentais bien que mon organisme n’obtempérait pas. Quoi que je faisais, entre le 21ème et le 27ème jour du mois je saignais – du sang noir. J’ai pris des vitamines du groupe B, de la vitamine C, de la spiruline, des enzymes, de l’huile de foie de morue, du jus de radis, du coeur d’ananas; j’ai lu tous les forums grossesse et j’ai posé 15000 questions à droite et à gauche; j’ai TOUT fait pour que ma vie de couple se passe bien, et pour que mon organisme soit en pleine forme en vue d’un petit bout de chou, d’une maison écolo dans les bois – les 3 chats, le labrador brun, et tout va bien qui finit bien – et malgré tous mes efforts, TOUS les mois le phénomène se reproduisait. Et puis, un soir, on s’est séparés. Les raisons étaient nombreuses. Ça n’allait plus. Il fallait savoir tirer un trait sur ce qu’on avait commencé ensemble.

Deux semaines après la rupture, fin juin, alors que j’étais en plein déménagement, mes règles sont arrivées. Tiens, bizarre – 3 jours de spotting, et puis un cycle hyper normal. Hmm. Et puis arrive le mois de juillet, et pareil – 2 jours de spotting avant l’arrivée des règles (hyper normales également). Hmm… peut-être que tout ceci était bel et bien lié au stress que j’éprouvais dans cette relation… Et puis, je passe un mois d’aout super zen. Je me suis remise à faire du dessin et de la peinture, j’ai vu beaucoup d’amis, j’ai marché au bord de l’eau, j’ai câliné mes chats, j’ai tissé des liens magnifiques et vécu des purs moments de bonheur. J’ai retrouvé le goût de la vie, le goût des aliments, et tout doucement j’ai recommencé à m’apprécier. J’ai lâché prise sur tout ce que j’avais vécu de beau et de moins beau avec cette personne que j’ai aimé à un moment donné, et j’ai capitulé. Et voilà, un beau jour mes règles sont arrivées, sans aucun phénomène de spotting. Et au lieu de durer 10 jours, elles ont duré 4 jours.

La vie n’est pas mal faite. Il faut juste savoir lutter quand il le faut, et rendre les armes quand il le faut, et avoir suffisamment de discernement pour reconnaître la différence entre un combat qui vaut la peine d’être mené de front, et un désir vain. C’est tellement cliché de dire que quand une porte se ferme une ‘meilleure’ porte s’ouvre, et pourtant il n’y a rien de plus juste! Il y a 2 mois presque jour pour jour j’étais affalée sur un tapis de Pilates sous le prunier chez ma mère, en plein soleil, en larmes, en lambeaux. À un moment donné j’ai même dit: « je crois bien que je n’ai jamais rien vécu d’aussi dur » (c’est faux; j’ai vécu des choses plus difficiles dans ma vie, mais quand on souffre on n’arrive pas à se souvenir des douleurs passées). J’avais l’impression que je ne pourrais plus jamais aimer, plus jamais donner de ma personne, plus jamais apprécier la simplicité de la vie. Et pourtant, ces deux derniers mois ont été tellement formateurs pour moi dans tous les domaines. J’ai appris à faire confiance à la vie. Des portes se sont ouvertes depuis cette rupture que je ne pouvais même pas soupçonner ni espérer. Ma vie a pris un tournant tellement inattendu. Et je me sens totalement remplie de joie et de gratitude. Les amies, je sais que ça paraît nunuche, mais parfois il faut savoir poser ses armes pour atteindre l’homéostasie. Certains combats valent la peine d’être menés, et d’autres sont des luttes vides de sens. À nous d’être totalement honnêtes avec nous-mêmes et de savoir choisir nos combats.

Je pense notamment à toutes celles parmi vous qui ont l’impression d’être hyper vigilantes côté alimentation, qui font du sport, qui ont le sentiment de tout faire bien et qui voient pourtant leur acné persister. Le corps est mystérieux, et il faut savoir tendre l’oreille pour entendre et interpréter les signaux qu’il nous envoie. Y’a-t-il un combat que tu mènes auquel il faudrait que tu renonces? Y’a-t-il un désir au fond de ton coeur que tu étouffes parce que c’est plus facile de vivre cette vie de manière ‘conventionnelle’? Cherches-tu à plaire à tes parents au détriment de ton bonheur?  Sois honnête avec toi-même. Est-ce que tu es réellement bien dans ta vie? Y’a-t-il des énergies négatives autour de toi qu’il faudrait que tu chasses? Traines-tu des anciennes blessures de guerre encore purulentes? As-tu pardonné à cette personne qui t’a égratigné? As-tu demandé pardon d’avoir offusqué cette personne que tu appréciais?  As-tu enterré cette relation qui s’est terminé dans le sang et les larmes? On croit qu’en prenant des compléments alimentaires et en mangeant ‘clean’ on va parvenir à la guérison, et ce n’est pas totalement faux, mais si on vit en se compromettant on entrave tout autant notre rétablissement.

Voilà. Petite pensée du jour. Je suis débordante de gratitude pour la manière dont ce blog a explosé, et tous les messages que vous m’adressez. Et je tiens à demander pardon à celles à qui je n’ai pas encore pu répondre. Je vous le dit franchement, ma vie est encore un peu bordélique, mais l’ordre revient tout doucement. Je ne vous oublie pas! 😀

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Vos mails, vos commentaires, et l’avenir du blog

 

soleil

Coucou les ami(e)s,

Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce site, à commenter les articles, à m’écrire des mails, et à participer aux discussions lancées par les un(e)s et les autres. Je tiens du fond du coeur à vous remercier pour tous ces retours favorables. Je n’imaginais pas que ces articles que j’écrivais un peu pour jeter un pavé dans la mare parleraient à autant de personnes.

Vous êtes très nombreuses à m’avoir envoyé des e-mails personnels, notamment au sujet des soucis que vous rencontrez à la suite de votre arrêt de pilule. Je n’ai pas encore pu répondre à tous vos mails – je vous expliquerai pourquoi dans un instant – mais je tenais à vous remercier pour la confiance que vous m’accordez tous les jours. Sachez que j’ai lu chaque e-mail avec attention, et que je vous répondrai dès que je le pourrai. Comme vous le savez bien, je ne suis pas un professionnel de la santé, et pour tous les soucis importants liés à votre santé reproductive je vous conseille de prendre rendez-vous avec vote médecin. Pour le reste, j’essayerai d’y apporter mon grain de sel 😉

Alors voilà, en ce moment je travaille beaucoup. Je suis formatrice indépendante (donc rien à voir avec le sujet des articles sur ce site), et je suis confrontée aux difficultés liées au travail en free-lance en France, à savoir les plafonds, les charges, et le risque à tout moment de ne plus avoir de travail. Actuellement j’ai beaucoup de contrats, mais demain qui sait… alors bon, je me demande si je ne vais pas changer de voie à la longue pour aller vers un emploi plus stable, avec une rémunération plus régulière.

Concernant le blog, j’ai envie de continuer cette aventure. Mais j’ai besoin de vous! J’ai besoin de vos suggestions pour des thèmes, des échanges des défis que l’on pourrait se lancer… je songe à créer une chaîne YouTube pour partager des astuces santé/style de vie avec vous (mais j’ai très peur d’être de ce côté-là de la caméra, alors il va me falloir beaucoup de courage pour me jeter à l’eau!)… je ne sais pas… je suis en pleine réflexion, et je voulais partager tout cela avec vous.

Mon amoureux et moi allons certainement déménager en août (il risque d’être muté, et une fois que l’on aura la réponse tout peut aller très vite). Moi, j’ai quelques contrats à terminer d’ici octobre-novembre et ensuite c’est le flou total côté carrière. L’été va certainement être mouvementé (sans le bon sens), et je voulais vous prévenir.

J’ai envie de continuer à poster, mais les articles seront peut-être plus courts, plus « droit au but ». D’ailleurs, si vous voulez m’envoyer vos contributions – témoignages/anecdotes/astuces santé, etc., j’en serais ravie, car en fait ce que j’essaye de dire depuis le début de cet article bien trop long et trop brouillon, c’est que ce blog c’est nous tous, pas juste moi. J’aime beaucoup lire vos mails, mais je suis comme vous; je cherche des réponses à mes questions, je tâtonne, et je partage. Ce n’est pas toujours évident de bien comprendre un problème précis par mail, surtout lorsque le mail est écrit avec beaucoup d’émotion et que le contexte n’est pas toujours clair. Il faudrait presque mettre un place un système sur Skype pour échanger en face à face… mais bon, j’avoue que là, avec tout le pain que j’ai sur la planche côté boulot/vie de famille ça risque d’être un peu compliqué. Enfin voilà, quelques réflexions…

En tout cas, merci à vous! Je vous souhaite un excellent dimanche, et un joyeux printemps! :-p

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Le cycle de la femme pour les nuls

cycle féminin

On croit tout savoir à propos du cycle féminin. On vit à l’ère de l’appui smartphone qui nous donne la date de nos prochaines règles, on vit à l’ère de la pilule à gogo, de la pilule du lendemain, de la liberté sexuelle, de l’info en continu, et pourtant, dans l’ensemble on reste ignorantes au sujet de ce qui se passe dans nos propres corps tous les mois.

Moi même, j’avais beau avoir suivi tous les cours de SVT en 3ème sur la reproduction, ce n’est qu’au moment où j’ai voulu arrêter ma pilule, à 29 ans, que je me suis enfin penchée sur ce qui se passait dans mon corps. J’ai pris un calepin, un stylo, j’ai surfé le net, et j’ai commencé à prendre des notes. Et plus j’apprenais, plus je me rendais compte qu’en matière de cycle reproductif, j’étais une vraie quiche. Je savais comment faire pour ne pas tomber enceinte, j’avais un minimum syndical de connaissances sur la reproduction, mais j’ignorais ma propre ignorance. Je pensais que j’étais bien documentée au sujet des hormones, mais franchement, je n’y connaissais rien. Et à mesure que cette aventure holistique avance sur la toile, et que je reçois des mails et des commentaires de lectrices déboussolées qui me demandent des infos sur leur propre cycle/pilule, etc., je m’aperçois qu’on est toutes aussi ignorantes les unes que les autres. Franchement, parfois les commentaires que je reçois sont dignes de gamines de 8 ans, et ils proviennent de femmes en âge d’être mères (certaines le sont!). Mais loin de moi l’idée de vouloir enfoncer mes lectrices. Je vous adore, vous le savez. C’est juste que je suis outrée, outrée par ma propre ignorance, outrée par la vôtre, outrée par le fait que nous faisons trop facilement confiance à la médecine pour savoir ce qui se passe dans nos corps alors que nous ne le savons pas nous-mêmes. Le pouvoir et la connaissance sont étroitement liés, et je suis convaincue qu’il ne suffit pas d’avoir accès à l’info; il faut savoir le mettre à bon escient!

Je vous fait donc part de tout ce que j’ai appris sur le cycle de la femme depuis mon arrêt de pilule en 2012. Je ne suis pas particulièrement savante; ces infos sont à la portée de tous. Je les ai recherchées sur internet, j’ai pris des notes, j’ai fait des croquis, j’ai observé mon propre cycle, et voilà un condensé (enfin, pas tant que ça, parce qu’il y a de la matière) de tout ce que j’ai appris. Voici donc, le cycle de la femme pour les nuls!

éducation femme

1- Le b. a. -ba du cycle féminin

La femme entre dans sa période fertile avec l’arrivée des premières règles (entre 8 et 16 ans, en général). On appelle cette période « puberté ». Les règles sont aussi appelées « menstruation ». Un cycle typique dure entre 21 et 35 jours en moyenne. Le premier jour des règles correspond au premier jour du cycle. L’ovulation a lieu à peu près au milieu du cycle (au 14ème jour pour celles qui ont un cycle de 28 jours, par exemple), mais il peut avoir lieu avant ou après dans certains cas.

On dit souvent que le cycle féminin a lieu en 2 « phases », mais en réalité il y a 3 phases : la phase folliculaire, l’ovulation, et la phase lutéale.

– Phase folliculaire : Le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles, c’est également le début de la phase folliculaire. Les règles surviennent à chaque cycle si l’ovule libéré au moment de l’ovulation n’a pas été fécondé par un spermatozoïde. L’endomètre – le sang qui recouvrait les parois de l’utérus en vue d’une éventuelle fécondation – est rejeté par le vagin, et l’utérus se prépare à fabriquer une nouvelle couche sanguine qui pourra éventuellement accueillir un embryon en cas de grossesse.

Après les règles, sous l’influence de l’hormone folliculostimulante (FSH), plusieurs follicules se « réveillent » dans les ovaires de la femme (les follicules ovariens sont présents dans l’organisme de la femme dès la naissance). Durant plusieurs jours ces follicules sont en compétition les uns avec les autres pour devenir le « follicule dominant » ou « Follicule de Graaf » – celui qui libérera l’ovule au moment de l’ovulation. Très vite, un follicule « dominant » se démarquera des autres – les autres follicules cesseront alors de grandir et « laisseront la place » au follicule mûr. Ce follicule finira par atteindre entre 1,8-3cm de diamètre (aux environs du 14ème jour du cycle). Une fois le processus de maturation achevé, la paroi du follicule se déchire et l’ovule est libéré dans les trompes de fallope. C’est ce que nous appelons « l’ovulation ». La première phase du cycle est dominée par l’oestrogène, libérée par les follicules ovariens.

cycle femme

– Ovulation : Lorsque le follicule de Graaf parvient à maturation, aux environs du 14ème jour du cycle, les récepteurs hormonaux sur le follicule envoient des signaux à l’hypothalamus. L’hypothalamus transmet cette info à l’hypophyse. Les ovaires cessent alors de produire autant d’oestrogène, et l’hypophyse se met à libérer l’hormone lutéinisante (LH). C’est cette hormone qui est recherchée dans les urines lorsque l’on effectue un test d’ovulation. L’hormone lutéinisante est en effet libérée en pic pendant une période variant de 24 à 48 heures. Au cours de cette période intense, le follicule de Graaf se déchire, l’ovule est aspirée dans les trompes de fallope, où il commencera son long chemin vers l’utérus, et le follicule déchiré est transformé en « corps jaune ». C’est ce corps jaune qui produira de la progestérone pendant la 3ème phase du cycle en vue d’une éventuelle grossesse.

L’hormone lutéinisante est un peu la star de cette phase du cycle. C’est cette hormone qui dicte l’ovulation, qui permet au follicule de se déchirer pour libérer son précieux contenu, puis de se transformer en corps jaune. C’est grâce à l’hormone lutéinisante que l’on peut détecter une ovulation à l’aide d’un kit acheté en pharmacie. Le pic de libération de l’hormone lutéinisante est très court : 24-48h. On appelle cette période la « fenêtre fertile ». La durée de vie de l’ovule évolue en fonction du pic de libération de l’hormone lutéinisante. Une fois ces 24-48h passées, la quantité d’hormone lutéinisante libérée par l’hypophyse redescend en flèche, et l’ovule meurt. Si la femme a un rapport sexuel non protégé avec un partenaire masculin au cours de cette période fertile, elle peut tomber enceinte. Au delà de cette période, les chances pour que cette femme tombe enceinte sont quasi nulles. Un rapport non protégé ayant eu lieu jusqu’à 6 jours avant l’ovulation peut entrainer une grossesse car les spermatozoïdes, dont la durée de vie dans le corps de la femme peut aller jusqu’à 6 jours, se positionnent dans les trompes de fallope en attendant que l’ovule soit libéré.

L’ovule est toujours fécondé dans les trompes de fallope, et non pas dans l’utérus, comme je l’ai déjà entendu dire. Une fois fécondé, le blastocyste (la cellule fécondée) continue sa descente vers l’utérus, où il s’implantera dans l’endomètre pour devenir un embryon. Si toutefois l’ovule ne rencontre aucun spermatozoïde au cours de son voyage vers l’utérus, il mourra et sera enfin expulsé avec l’endomètre usé au moment des règles. Je tiens à préciser que certaines femmes observent un léger saignement au moment de l’ovulation. À condition que ces saignements restent très minimes il n’y a absolument rien d’alarmant.

– Phase lutéale : La phase lutéale commence en même temps que l’ovulation. Le follicule de Graaf se déchire pour libérer l’ovule, qui commence son acheminement vers l’utérus. Pendant ce temps, dans les ovaires, le follicule vide, maintenant appelé « corps jaune » en raison de sa couleur, se met à produire de la progestérone; l’hormone de gestation. La température basale corporelle augmente légèrement, car la progestérone réchauffe l’organisme, et la paroi de l’utérus s’épaissit en vue d’une éventuelle grossesse. Si l’ovule n’est pas fécondé, l’endomètre commence à se désagréger, la température baisse, et les règles démarrent.

BBT

– La température corporelle basale (BBT) : Si vous avez un thermomètre chez vous, vous pouvez commencer à enregistrer votre température basale corporelle tous les jours et ainsi apprendre à connaître votre corps et vos cycles. Il s’agit de la méthode « BBT » – ou « Basal body température charting ». Vous prenez votre température au réveil le matin, préférablement à la même heure chaque jour. Idéalement, il faudrait avoir un thermomètre avec vous à côté de votre lit, et avant même de vous lever vous prenez votre température et vous l’enregistrez (il existe des applis smartphone qui permettent d’enregistrer les données et d’en faire des beaux graphiques, mais sinon, un stylo et un calepin suffiront amplement). Le mieux serait de créer un graphique un peu comme celui qui figure en haut du paragraphe. Vous notez les jours du cycle à l’horizontal en dessous de votre graphique (de 1 à 28, ou plus si vous avez un cycle plus long), puis la température sur le côté gauche, en faisant bien attention à inclure les 0,1, 0,2, 0,3, etc. pour pouvoir tracer des traits. Personnellement, j’utilise une appli nommée « Selene », qui me permet d’enregistrer plusieurs données à la fois (la température de base, la glaire cervicale, les symptômes et humeurs, etc.).

Pourquoi la température « basale »? En principe, le matin, votre température est au plus bas. Vous n’avez pas encore commencé à vous activer, les données ne sont donc pas polluées par des températures fluctuantes. Idéalement, on prend sa température le matin, à jeun (car la digestion donne chaud!), et on respecte le même créneau horaire. Personnellement, j’ai tendance à prendre ma température entre 6 et 7 heures le matin, avant de sortir du lit. J’ai toujours un thermomètre sur ma table de chevet (mon homme rigole quand j’allume ma lampe de chevet le matin et que je mets mon thermomètre dans ma bouche illico – c’est devenu un réflexe).

En règle général, les températures de la phase folliculaire – c’est à dire au cours de la première quinzaine du cycle – seront plus basses que les températures de la phase lutéale – ou deuxième quinzaine du cycle. Souvent, la température grimpe en flèche aux alentours du milieu de cycle. Ce pic survient souvent juste avant l’ovulation, soit le jour même soit le jour avant, et il est attribué à la production de progestérone qui démarre peu après l’ovulation. On peut donc dessiner un trait vertical au milieu du cycle pour indiquer l’ovulation afin de mieux déterminer dans quelle phase du cycle on se trouve. La température s’élève au cours de la phase lutéale grâce à l’action de la progestérone. C’est cette hormone qui permet à l’utérus de préparer l’endomètre à une éventuelle implantation. En principe, au cours de la phase lutéale la température reste élevée jusqu’à l’arrivée des règles. D’ailleurs, si votre température reste élevée et que vous avez un retard de règles, il y a de grandes chances que vous soyez enceinte car le taux de progestérone continue à grimper en cas de grossesse, provoquant un réchauffement de l’organisme. À l’inverse, si vos règles arrivent, les températures descendent progressivement (ou en flèche, selon les femmes) à mesure que les taux de progestérone diminuent.

Comment sait-on si notre température est élevée ou non? Et bien ça dépend! Au bout de quelques cycles à noter votre température basale corporelle vous verrez apparaître un schéma. Pour moi, la moyenne tourne autour de 36,5°C au cours de la phase folliculaire, et 36,8-9°C au cours de la phase lutéale, mais ça reste très approximatif. Cela fait quelques mois que j’observe ma courbe de température et je remarque qu’aucun cycle n’est exactement pareil que le précédent. Ce mois-ci, en milieu de cycle, j’ai attrapé la grippe (ouep, et j’en ai sué!), de fait ma température basale corporelle a été masquée par une forte fièvre pendant plusieurs jours. Je n’ai donc pas tenu compte de ma température pendant que j’étais malade, et j’ai repris mes enregistrements hier. En gros, il faut savoir être flexible et ne pas stresser si on loupe un jour. La méthode BBT n’est pas une science exacte (quoique!) et il faut être à l’écoute de son propre corps pour pouvoir observer des variations dans les courbes. En France, on a tendance à vouer un culte absolu au médecin qui, au gré de son stéthoscope et son tensiomètre sait, apparemment, nous prédire une longue vie, mais ailleurs – au Japon, par exemple, ainsi qu’aux USA, où la dimension sociale du système médical laisse fortement à désirer, les femmes prennent leur propre santé en main, et par conséquent elles sont souvent très savantes au sujet de leur santé hormonale. Au Japon, on trouve des petits calepins sur lequel on peut noter sa température basale tous les matins en vente libre dans les bureaux de tabac et dans les pharmacies; les médecins encouragent d’ailleurs leurs patients à tenir une courbe de température. Les Américaines et les Canadiennes sont très friandes du site FertilityFriend.com, un site en partie payant qui permet de noter un maximum de données et de symptômes – dont la courbe de température – afin d’aider à mieux connaître son cycle, éventuellement dans le but de tomber enceinte. Avec Fertility Friend on peut comparer son graphique avec d’autres afin d’éliminer une éventuelle anomalie, etc., un chouette site, à condition de bien maîtriser l’anglais.

D’ailleurs, lorsque je me rends sur les différents forums/blogs santé anglophones je suis souvent frappée par l’acuité avec laquelle les jeunes femmes parlent de leur santé et notamment de leur fertilité. Elles ont même élaboré tout un langage et tout un système d’abréviations pour parler de fertilité et de raconter leurs « TTC adventures » (« TTC » = « trying to conceive », ce qui se traduit par « on essaye de tomber enceinte »): entre autres, la « baby dance », ou « BD signifie le rapport sexuel non protégé en vue d’une grossesse; les jours suivant l’ovulation sont les « DPO » ou « days past ovulation », le « EWCM » ou « egg white cervical mucus » c’est la glaire cervicale qui ressemble à du blanc d’oeuf (et bon appétit!); le « BFN » et le « BFP » sont les tests de grossesse respectivement négatifs et positifs – « big fat negative » et « big fat positive ». C’est un passe temps dans le monde anglophone de vloguer au sujet de son cycle et de sa grossesse. J’avoue que ça peut nous paraître un peu mièvre vu d’ici, mais quand on parvient à passer outre le petit côté « moi et mon nombril » de la chose, on se dit que wow, ces petites fées du logis, impeccablement maquillées, se pavanant devant leur webcam pratiquent le féminisme autrement, et elles ne laissent personne interférer avec leur santé et leur fertilité. Attention, je ne dis pas qu’il faut absolument les prendre comme modèle; je pense juste qu’en France le féminisme est trop souvent associé à la pilule: « pilule = liberté sexuelle ». Très bien, mais à la lumière de toutes ces morts liées à la prise de contraceptifs oraux, à la lumière de l’infertilité et des dérèglements hormonaux qui suivent souvent l’arrêt de ces médicaments et dont personne ne nous parle en nous les prescrivant, à la lumière de tout ce qu’on dépense (parce que la pilule n’est pas forcément remboursée) pour que les hommes puisse profiter gratuitement de nos corps, je ne sais pas… je ne peux pas m’empêcher d’y voir-là une certaine forme d’ironie qui ternit la belle image de la femme soi-disant « libre ».

superwoman

– La glaire cervicale : Mouais, je sais, ça ne fait pas vraiment rêver. Autant la partie « température basale » ça peut susciter la curiosité, autant parler de glaire cervicale ça peut faire grincer des dents. Pourtant, si vous voulez bien connaître votre corps et votre cycle il peut être très utile de noter l’aspect de votre glaire. Allez les filles, on n’est pas faites en sucre! On est en France; ici on appelle un chat un chat; on parle ouvertement de règles, de sexe, de psychologie, bref, on ne va quand-même pas cligner des yeux et feindre de ne pas comprendre quand on fait mention de la glaire cervicale! Vous ne fermez quand-même pas les yeux quand vous retirez votre petite culotte? Bon, et bien remettez-vous de vos émotions parce que de toute façon je vais en parler!

La glaire cervicale, qu’est-ce que c’est, et à quoi ça sert? Et bien, la glaire est sécrétée au niveau du col de l’utérus. Durant la plus grande partie du cycle, notamment lorsque nous ne sommes pas en période fertile, la glaire protège notre canal utérin et notre vagin des agressions externes (sperme, bactéries, etc.). Mais, quelques jours avant l’ovulation, le col de l’utérus se met à produire une glaire cervicale plus fine, qui ressemble à du blanc d’oeuf. Vous voyez de quoi je parle? Et bien, cette glaire fine, translucide, mais pas totalement liquide signifie que votre corps se prépare à l’ovulation. Il n’est pas rare d’observer cette glaire pendant 3-4 jours avant l’ovulation et le jour même de l’ovulation. C’est cette glaire que les Anglaises appellent « EWCM » (ego white cervical mucus) en référence à son aspect. La glaire « blanc d’oeuf » est, à l’inverse de la glaire sécrétée pendant tout le reste du cycle, l’amie des spermatozoïdes. Elle favorise leur passage vers les trompes de fallope; elle sert même de « filtre » en anéantissant les spermatozoïdes qui nagent de manière irrégulière. Souvent, les femmes souhaitant tomber enceinte se ruent chez leur pharmacien pour acheter un test d’ovulation aux alentours du 14ème jour du cycle, alors qu’elles ont un kit d’ovulation gratuit à disposition dans leur petite culotte!

Une fois l’ovulation passée, la glaire redevient laiteuse, parfois crémeuse, blanchâtre ou jaunâtre, parfois collante. Chaque femme est un peu différente à ce niveau là, et si on veut connaître son corps et mieux savoir se repérer dans nos cycle,  il faut savoir observer les moindres détails car une variation dans l’aspect et/ou la quantité de la glaire à l’autre peut vous en dire long sur l’état de vos ovaires. Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, moi j’utilise l’appli Selene sur mon téléphone, et tous les jours l’appli me propose de choisir dans la liste des adjectifs pour décrire ma glaire cervicale: collante (et là j’ai une barre bleue, car la glaire collante n’indique pas que je suis fertile), crémeuse (là j’ai 2 barres bleues), liquide (3 barres bleues), et « blanc d’oeuf » (4 barres bleues, ce qui veut dire que c’est la fête aux spermatozoïdes!), autrement j’ai la possibilité d’indiquer la présence d’aucune glaire. Bref, la glaire est votre amie, alors arrêtez de faire vos prudes, et regardez bien au fond de votre culotte la prochaine fois que vous irez faire pipi! 🙂

– Quelques infos amusantes au sujet du cycle :

  • Selon une étude scientifique, les femmes seraient plus impulsives au cours de la phase lutéale, et plus susceptibles de céder à des envie de sucre, de gras, et même de shopping…
  • Les avis sont contradictoires au sujet de la longueur des phases du cycle. Certains scientifiques sont persuadés que la longueur de la phase folliculaire est toujours de 14 jours, mais que la phase lutéale connait des variations considérables selon les individus, et c’est ce qui explique pourquoi certaines femmes ont des cycles longs, et d’autres plus courts. D’autres scientifiques contestent cette thèse, et affirment qu’au contraire, soit que la phase lutéale est toujours de la même longueur – 14 jours – mais que l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Personnellement; depuis que j’observe mon propre cycle, et depuis que je passe mon temps à scruter les graphiques sur FertilityFriend.com, je suis de plus en plus convaincue qu’il y a autant de cycles et de variations qu’il y a de femmes…
  • La grossesse est un vrai miracle! Quand on considère tous les obstacles sur le chemin des spermatozoïdes, et quand on sait que la femme n’est fertile que 24-48h, on se dit que pour que le petit têtard atteigne l’ovule et le féconde sans difficulté, wow! Si on rajoute à cela toutes les difficultés liées à l’implantation et ensuite au maintien de la grossesse, on se dit qu’avoir un bébé c’est vraiment miraculeux! 🙂

Cet article vous a-t-il plu? Utilisez-vous la méthode BBT, ou connaissez-vous une autre méthode pour suivre votre cycle menstruel? Laissez-nous un commentaire dans la sécrétion prévue à cet effet!

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GUEST POST : Stéphanie a trouvé une solution naturelle à la crise d’acné post pilule!

plus d'acné

Coucou les amis,

Suite aux articles « Comment arrêter cette daube de pilule » qui ont été postés au printemps, de nombreuses internautes se sont tournées vers ce blog pour les aider à comprendre pourquoi leur arrêt de pilule a été aussi difficile à gérer (aussi bien d’un point de vue épidermique que d’un point de vue psychologique), et pour trouver un peu de réconfort auprès d’autres femmes traversant la même crise. Une lectrice, Stéphanie, a fini par trouver une solution naturelle à sa poussée d’acné post Diane 35. Ses commentaires ont été précieux pour les femmes qui subissaient la crise post-pilule et qui se sentaient à court de remèdes et à bout de nerfs, et je lui ai demandé si elle voulait bien faire un condensé de tous ses commentaires. Elle a très gentiment accepté. Voici donc son témoignage. Je souhaite qu’il vous soit utile. N’hésitez pas à contacter Stéphanie dans la section « commentaires » ci-dessous. 🙂

……………………………………………………….

Bonjour à toutes,

Suite à la proposition de Christelle, j’ai souhaité apporter mon témoignage quant à l’arrêt de la pilule Diane 35. Contrairement à Christelle, je n’ai (malheureusement) pas fait le sevrage qu’elle recommande. Au contraire, j’ai arrêté cette pilule du jour au lendemain. La semaine prochaine, je fêterai l’anniversaire de cet arrêt (un an). J’en ai vraiment bavé pendant plusieurs mois, mais aujourd’hui, le bilan est malgré tout positif et ma conclusion est la suivante: l’acné post-pilule n’est pas une fatalité!


DURÉE DE MA PRISE DE DIANE 35
J’ai commencé à prendre Diane 35 en 2004 suite à des problèmes d’acné provoqués par la pilule Minidril. Ce fut le début du cercle vicieux dont je commence seulement à sortir…En effet, je précise que j’avais 21 ans quand j’ai eu mes premiers problèmes d’acné hormonal causé par la prise de la pilule. Je n’avais jusque là jamais connu l’acné et j’étais totalement démunie face à ce phénomène.

J’ai pris Diane 35 jusqu’en janvier 2013, mais en essayant de l’arrêter à plusieurs reprises, car j’avais les effets secondaires suivants pendant sa prise: grosse baisse de libido, infections vaginales à répétitions, palpitations, migraines, etc.
Je soupçonne également que mon irritabilité était lié à la pilule, car je suis beaucoup moins irritable depuis que je l’ai arrêtée…

Je savais qu’arrêter Diane 35 serait difficile, car à chaque fois que j’avais essayé de le faire avant, l’acné revenait de plus belle au bout de 6 mois et je reprenais la pilule illico presto sur les « conseils » des médecins qui me décourageaient de l’arrêter. J’ai donc anticipé et j’ai pris cette fois-ci, dès l’arrêt, beaucoup de compléments alimentaires pour m’aider à passer ce cap. J’ignorais à ce moment l’enfer que je vivrais… je n’avais tout simplement jamais vécu ça, même avec Minidril.

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JOURNAL DE MA PEAU POST-DIANE 35
– Début janvier 2013: arrêt Diane 35
– Fin février: un kyste arrive et dure plusieurs semaines
– Mi-avril: premiers kystes occasionnels
– Fin mai: ma peau est déjà abîmée, ça me gêne beaucoup, mais j’ose encore sortir
– Fin juin: premières grosses poussées (plusieurs kystes d’un coup)
– Début juillet: début du cauchemar, mes joues sont maintenant couvertes de bosses: des kystes profonds et douloureux, des pustules et des croûtes. Je n’ai plus un jour sans boutons. Je ne peux plus toucher mon visage car j’ai trop mal. Mes cheveux sont huileux, ma libido est explosive (seul point positif), je commence à perdre mes cheveux en grosse quantitié, j’ai plus de pilosité, j’ai des bouffées de chaleur et des sautes d’humeur (je fonds en larmes même quand je me sens bien)… J’évite les lieux publics et je m’enferme chez moi. Comme je prends des plantes pour détoxifier mon corps, il est possible que cela a accentué le problème. Je deviens très complexée et déprimée, malgré mon tempérament habituellement combatif et positif. Je me trouve hideuse et repoussante.
– Mi-août: je commence la tisane d’ACHILLEE MILLEFEUILLE + Ergy Epur(artichaut, radis noir) + Ergy Desmodium
– Fin août: Eurêka! L’amélioration est déjà visible
– Début septembre: encore 3-4 boutons par semaine
– Fin septembre: poussées de plus en plus espacées et généralement 2 voire 1 seul bouton à la fois
– Octobre: 2-3 semaines d’affilée sans rien du tout (à part des cicatrices rouges)

– Novembre: peau de plus en plus belle, mais encore grasse et avec 1 bouton occasionnel
– Fin décembre: peau toujours grasse surtout au moment de l’ovulation, cicatrices toujours visibles mais qui s’estompent de plus en plus. Il est encore trop tôt pour moi pour sortir sans fond de teint,  mais je suis très à l’aise sans fond de teint en présence de ma famille. On me dit d’ailleurs que ce n’est pas trop visible.

Pour récapituler, la grosse crise a commencé fin juin (6 mois sans pilule) et s’est terminée mi-septembre (8 mois), avec un pic de juillet (6 mois) à mi-août (7 mois).

L’amélioration a été visible au 8e mois, les poussées étant de moins en fortes et de plus en plus espacées…

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MA SOLUTION

– usage interne: Je conseille de prendre de la tisane d’achillée millefeuille, qui a purement et simplement sauvé ma vie!! Elle m’a été recommandée par le Pr Henri Joyeux qui a dénoncé les effets pervers de la pilule dans un ouvrage. Il m’avait conseillé de boire une tasse le soir + 1 tasse de tisane de sauge le matin.Je buvais plusieurs tasses d’achillée par jour et en 2 semaines, les résultats étaient déjà là… même si j’étais encore loin d’être guérie.

Rien ne marchait avant (bardane, pensée sauvage, levure de bière, chrome, sélénium, huile d’onagre, etc.), peut-être parce que j’étais un cas extrême. Vu qu’il s’agit d’un problème hormonal, l’idéal est de s’attaquer à la racine du problème en prenant des plantes qui agiront sur les hormones: achillée millefeuille, sauge, vitex, compléments alimentaires ESTROSENSE, ESTROBLOCK.

– usage externe: crème Triacnéal (Avène) pour les cicatrices et les boutons +crème hydratante légère Avène – J’utilise depuis quelques jours un produit qui semble bien marcher Cicapeel de SVR (uniquement le soir).

achillée millefeuille

JOURNAL « DE BORD » ET PHOTOS

Je conseille vivement de prendre des photos et de noter l’évolution de votre acné. Ce sont de très bons outils permettant de voir les progrès. En effet, avec le temps, on oublie un peu les différentes étapes ou on n’a plus forcément de recul. On n’a pas forcément l’impression d’aller mieux, car on est découragé et déprimé, alors que les résultats sont déjà là et que l’on ne les voit pas. Cela permet aussi d’identifier quel produit a marché et au bout de combien de temps. On peut également garder une trace/preuve des dégâts…

CHUTE DE CHEVEUX

J’ai le malheur de continuer à perdre mes cheveux. J’ai donc dû les couper début novembre. J’avais de très beaux cheveux avant, très frisés et longs. Ils sont maintenant très fins, ternes et cassants. J’en ai également perdu une très grosse masse. Peu de gens s’en aperçoivent et beaucoup me disent que ça ne se voit pas et qu’ils sont beaux, mais il suffit que je leur montre des photos de moi avant pour que la différence devienne flagrante…

C’est important de s’écouter. Si vous avez l’impression de perdre beaucoup de cheveux, n’attendez pas. C’est qu’il y a un problème.

Je prends des compléments alimentaires depuis des mois, mais le traitement est très long. Je recommande des vitamines, de la B6, du zinc et éventuellement de la levure de bière.

Même si je suis en train de gagner la bataille contre l’acné, je sais que pour les cheveux, il faudra beaucoup de temps pour récupérer la masse que j’ai perdue, mais j’y arriverai, j’en suis certaine.

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COUP DE GUEULE!
Voici une suggestion qui me tient beaucoup à cœur: écrire aux services de pharmacovigilance (ANSM, Agence européenne du médicament, associations de consommateurs). Nous sommes des patientes et des consommatrices, et nous souffrons de problèmes de santé causés directement par un médicament autorisé à être mis sur le marché. Il n’est pas normal que nous soyons si nombreuses (partout dans le monde) à nous plaindre d’autant d’effets secondaires et que nous en souffrions en silence. Après tout, nous avons dépensé des fortunes pour acheter ce médicament qu’est la pilule et nous dépensons maintenant des fortunes pour soigner les troubles qu’il nous a causés. C’est tout simplement inadmissible. Plus nous serons nombreuses à signaler ces problèmes, plus ces derniers auront une chance d’être enfin pris au sérieux.
La pilule (et tout autre contraceptif hormonal) est selon moi un poison et les femmes souffrant de problèmes de santé à cause de ce produit sont très nombreuses. Ne fermons donc pas les yeux et n’acceptons pas de souffrir en silence!

femme qui écrit

COURAGE A TOUTES!
Je sais que c’est facile à dire, mais il ne faut pas céder et reprendre la pilule. Si on l’a arrêtée dans un premier temps, c’est pour une bonne raison. La reprendre, c’est reculer pour mieux sauter et c’est malheureusement ce que j’ai fait pendant des années à cause des conseils des médecins. Oui, j’ai vécu un ENFER après l’avoir arrêtée, et seules les personnes qui l’ont vécu peuvent comprendre, mais il faut garder en mémoire, que tôt ou tard, les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Notre corps reprend ses droits. Cela vaut donc vraiment le coup de s’accrocher et de patienter! Alors, courage! 🙂

Avez-vous déjà vécu une expérience similaire à celle de Stéphanie? Qu’avez-vous fait pour en venir à bout de votre acné? Luttez-vous encore contre l’acné? Laissez-nous un commentaire ci dessous…

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Le mythe animaux-saleté

chiot labrador

Qui n’a jamais entendu une maman rouspéter son enfant parce que l’enfant a touché un animal et ne s’est pas lavé les mains? Moi, je l’ai entendu depuis mon plus jeune âge. J’ai toujours eu des chats, et à chaque fois que je prenais mon matou dans mes bras devant mes grand parents, ils s’empressaient de me rappeler que le chat avait « trainé dehors » et qu’il était « dégoutant », et qu’il pouvait me transmettre tout un tas de maladies. Hmm, bizarre ça, parce que quand mes grand parents n’étaient pas là je ramassais le chat, je dormais avec le chat, le chat bavait dans ma bouche et me léchait la main, et je mangeais mes tartines de pain grillé sans me laver les mains, et je n’ai pas le moindre souvenir d’avoir contracté la moindre maladie après avoir été en contact avec mes chats. Et comme je suis une fan de chats, j’ai toujours caressé les chats partout où je les croisais; dans la rue, dans une allée, sur un rebord de fenêtre. Parfois je me lavais les mains, parfois non. Pareil avec les chiens. Bizarre, la théorie de mes grand parents ne tient pas debout!

Pourtant, l’autre jour, à la sortie d’un supermarché, j’ai surpris une mère rouspéter son enfant parce que l’enfant venait de caresser un chien et il avait mis ses mains dans sa bouche. Alors, certes, le chien ne devait pas sentir la rose, mais j’ai trouvé cela ironique que pendant que la dame enguirlandait la petite, derrière elle, son plus jeune bambin était debout dans le caddie entrain de sucer la poignée à pleine bouche.

Je pense donc que les gens associent toujours les animaux avec la saleté, et ils oublient que le plus grand transmetteur de microbes pouvant infecter l’être humain n’est autre que… l’être humain! Et oui! Le contact avec des personnes malades est un vecteur de transmission plus important qu’un chien ou un chat! Une poignée de mains et vous voilà avec la grippe! Un gamin qui a la gastro qui suce une poignée de caddie peut transmettre le virus à la ville entière! Une mère qui ramasse la tétine de son enfant tombée parterre, où les gens ont piétiné avec des chaussures qui ont marché dans des matières fécales de chien, du vomi, de la bouillasse, des détritus, et qui met la tétine dans sa bouche pour la « stériliser » est aussi sale sinon plus sale encore que l’enfant qui caresse le chien et qui met ses doigts dans sa bouche.

Attention, je ne dis pas que les animaux sont propres. On peut contracter des maladies après avoir été en contact avec des animaux – maladie de griffe du chat, toxoplasmose, etc., mais en cette période hivernale je tiens à rappeler que le plus gros transmetteur de maladies pouvant toucher l’homme n’est autre que l’homme lui même! 🙂

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Acerola – Suivez-moi sur Twitter! @GrandArtDeVivre

twitter

Coucou les internautes !

L’aventure « Twitter » commence ! Mais alors je suis perdue (de chez perdue). Soyez indulgent(e)s, je fais mes premiers pas. J’espère vous bombarder de nouveautés très prochainement ! En attendant, abonnez-vous @GrandArtDeVivre pour avoir des mises à jour en live !

Je vous envoie plein d’amour et de joie 🙂

Christelle

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Et si votre acné était causé par une candidose ?

gros bidon

« Candi-quoi ? » Vous entend-je marmonner. « Moi, j’ai de l’acné, et l’autre elle me parle de candidose, c’est quoi le rapport ? »

Bon alors, première mise en garde. Ne cherchez jamais le terme « candidose » dans « Google Images », parce que je viens de le faire pour pouvoir illustrer mon propos, et franchement j’ai bien failli rendre mon déjeuner.

C’est bon, vous êtes bien dégoûtés ? Et bien, je vais en rajouter une couche : vous aussi êtes porteur de la levure responsable de la candidose, le candida albicans.

Mais, euh, quoi qu’est-ce ?!!!

Vous connaissez la levure ? On en utilise pour faire gonfler le pain, ou pour fabriquer de la bière… certains d’entre vous connaissent sans doute la levure de bière en comprimés ou en flocons (à côté des barres « minceur » et autres horreurs de ce type dans la plupart des grandes surfaces). Et bien, notre organisme est le siège de plusieurs types de levures. En temps normal ils sont totalement inoffensifs et ils passent totalement inaperçus. Mais parfois un dérèglement vient chambouler l’équilibre de la flore – intestinale, vaginale, buccale, etc. et on se retrouve avec une candidose latente. Souvent, cette infection reste relativement indécelable, et on ne s’en rend compte que lorsqu’elle commence à se voir ou lorsque la douleur commence à se faire sentir. La levure généralement responsable des candidoses est, comme je le disais un peu plus haut, le candida albicans. C’est un tout petit champignon qui se propage très vite s’il n’est pas contrebalancé par d’autres bactéries résidant dans l’organisme.

Lorsqu’il devient incontrôlable, le candida albicans provoque des petites tâches blanchâtres et des rougeurs sur les parties infectées. On donne à cette affectation des noms tantôt sympas – « muguet » pour les petites tâches dans la bouche des nourrissons – en anglais on dit « thrush » (rossignol) – tantôt moins sympas – « mycose », « champignon », « infection fongique » pour parler des urétrites, vulvites, vaginites qu’elle provoque. Il paraît que 70-80% de la population mondiale souffrirait, à un moment donné de leur vie, d’une infection fongique, c’est dire à quel point ce problème est fréquent.

muguet

« Quel est le rapport entre la candidose et l’acné ? »

Pour comprendre le rapport entre la candidose et la poussée d’acné, il faut savoir que l’acné est une manière pour le corps d’essayer d’éliminer les toxines. En fait, l’acné est, en quelque sorte, un appel au secours. C’est ainsi que le corps fait savoir qu’il y a un souci. Peut-être que les organes responsables de l’élimination des toxines sont fainéants, ou saturés, ou alors ils peinent à fonctionner tant la quantité de toxines dans l’organisme est importante. Si on croit que le corps est un ensemble, un « tout », et non pas une machine – comme voudrait nous faire croire la médecine occidentale – alors il faut comprendre que chaque organe, chaque membre du corps fonctionne en corrélation avec le reste de l’organisme, de telle sorte à ce que, si un problème survient d’un côté, il n’affecte pas seulement l’organe concerné, mais il se répercute sur le reste de l’organisme.

Le candida albicans peut être à l’origine d’une poussée d’acné pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le déséquilibre de la flore intestinale rend l’absorption des nutriments essentiels difficile et crée des sensibilités alimentaires. Si le tract digestif est couvert de candida, comment peut-il acheminer les aliments correctement ? Les aliments restent donc trop longtemps dans les intestins, et leur fermentation libère des toxines, qui, ne pouvant pas être éliminés par le foie – soit parce que cet organe est trop fainéant, soit parce que la quantité de toxines est trop importante – sont reconduits vers l’épiderme, et bonjour les dégâts ! Les candidoses sont fréquentes chez les sujets dont le système immunitaire est faible. De fait, la personne est plus sujette à l’inflammation chronique, dont les poussées d’acné (inflammation de l’épiderme).

« Mais alors comment se retrouve-t-on avec une candidose? »

antibiotiqueL’organisme humain contient une pléthore de bactéries. Chez un sujet sain, ces bactéries interagissent afin d’aider l’organisme à fonctionner correctement. Lorsqu’un « agresseur » tel que le candida albicans s’emballe un peu et se met à « attaquer » la paroi intestinale, des bactéries arrivent en renfort pour « maîtriser » le débordement. Je vulgarise le processus, mais c’est pour vous expliquer que l’équilibre de la flore dépend de diverses souches de bactéries et de l’interaction entre ces dernières. Chez un sujet sain, donc, le candida albicans ne pourrait pas se multiplier de façon incontrôlable car il serait rapidement maîtrisé par la flore intestinale. Les problèmes surviennent lorsqu’il n’y a pas assez de « bonnes bactéries » dans l’intestin pour contrer une infestation de candida.

Malheureusement, aujourd’hui, la plupart des aliments que nous trouvons en grande surface sont traités avec des agents conservateurs qui détruisent toutes les bactéries bénéfiques à notre flore. Le lait est stérilisé de manière à pouvoir éviter les listérioses et les salmonelloses, mais en tuant les bactéries qui seraient éventuellement responsables des empoisonnements, les « bonnes bactéries » sont également supprimées. Nous nous retrouvons donc avec un produit certes moins susceptible de nous rendre malade, mais finalement moins riche sur le plan nutritionnel. Les légumes en conserve sont également stérilisés de manière à pouvoir les garder en rayon plus longtemps, sauf que, une fois dans l’assiette, ces aliments sont totalement dénués de nutriments et de « bonnes bactéries ». Autrefois, pour conserver les légumes, on les faisait fermenter (vous connaissez la choucroute ? Et bien la choucroute n’est autre que du chou lacto-fermenté). Les légumes fermentés contenaient plein de « bonnes bactéries » qui permettaient de maintenir l’équilibre de la flore. On les mangeait crus pour pouvoir en tirer un maximum de bénéfices. Aujourd’hui la société a tellement peur des aliments vivants – le yaourt doit être stérilisé, le lait doit être pasteurisé, les légumes doivent être bouillis et re-bouillis au cas où ils ne contiendraient quelque chose de nocif. Sauf qu’à force de tout stériliser, on finit avec une flore intestinale dépeuplée. Et si on rajoute à cela une série ou deux d’antibiotiques, on peut être certain que notre flore intestinale ressemble à la surface de Mars, car les antibiotiques opèrent en tuant TOUTES les bactéries, les bonnes comme les mauvaises. Le candida intervient pour essayer d’aider le corps après que la flore ait été détruite, mais sans aucune bactérie pour la contrer, il devient rapidement ingérable.

Il y a 8 ans, j’ai souffert de cystites à répétition, et pour me soigner on m’a prescrit plusieurs séries d’antibiotiques. Mon système immunitaire ne devait pas être au top à l’époque, et la bactérie responsable de mes cystites ne cédait pas. Après 1 mois et demi d’antibiotiques, mon médecin a fini par trouver un antibiotique efficace, et les cystites sont parties (à mon grand soulagement !). Sauf qu’à la place des cystites je me suis retrouvée avec des mycoses vaginales à répétition. Sympa ! Mais logique ! À force d’endurer des traitements antibiotiques, ma flore intestinale et vaginale était totalement dépeuplée et le candida albicans pouvait y proliférer ! À la base, le candida albicans est utile à l’organisme. Il est censé l’aider à se détoxiquer des métaux lourds et à « donner un coup de pousse » à la flore intestinale lorsqu’elle est fortement dépeuplée. Mais voilà, à la base, le candida albicans ne devrait pas intervenir car cette flore devrait déjà être riche et saine !

Hélas, les antibiotiques, la stérilisation massive des aliments, la peur de manger des légumes et autres aliments fermentés, l’utilisation massive de la pilule contraceptive (ah oui, j’oubliais : la pilule dépeuple la flore intestinale et vaginale, et il n’est pas rare que les femmes sous pilules souffrent de mycoses chroniques).

Plus triste encore, lorsqu’un bébé naît, il débute dans la vie avec la flore intestinale de sa maman. Ce n’est que plus tard qu’il développe sa propre flore et ses propres défenses immunitaires, alors, naître avec un « muguet du nourrisson » est loin d’être un trouble mineur, car ce muguet traduit un vrai dérèglement et un manque de système immunitaire solide pour ce tout petit être. Si par dessus le marché on traite les maladies qu’il attrape en raison de son système immunitaire fragile avec des antibiotiques, cela devient un cercle vicieux qui se traduit par des maladies coup sur coup et des visites tous les quatre matins chez le pédiatre.

« Comment savoir si on est atteint de candidose? »

sucre

Les symptômes peuvent varier selon les personnes, mais voici une liste non-exhaustive de symptômes pouvant être liés à un excès de candida albicans dans l’organisme :

  • Envie de sucré – Les personnes atteintes de candidose sont accros au sucre, et pour cause : le sucre est au candida albicans ce que l’essence est à la voiture. Les candidoses se nourrissent de sucre, même de fructose. Si vous avez des envies incontrôlables d’aliments sucrés, vous souffrez peut-être de candidose.
  • Envie d’aliments fermentés – fromages, pain, vinaigre, alcool, cornichons, etc. Le candida est une levure. Il a besoin de levure pour proliférer.
  • Mycoses – des ongles, pieds, mycoses vaginales, mycoses à répétition, etc.
  • Envie de se gratter – La candidose pique !
  • Problèmes de peau – acné, psoriasis, eczéma, dermatomycose, etc.
  • Ballonnements/Douleurs abdominales – La candidose fait mal au ventre, surtout après l’ingestion d’aliments sucrés ou de féculents. Les troubles du transit (constipation/diarrhée/coliques) peuvent être dus à une candidose.
  • La goutte au nez – Si vous avez des allergies respiratoires, le candida albicans peut les aggraver. Souvent, les gens souffrants de candidose ont la goutte au nez en permanence.
  • « Une impression de brouillard dans la tête » – La candidose provoque une sensation de fatigue, parfois extrême, ainsi qu’une impression d’être un peu saoul, ou un peu « ailleurs », cela provient des toxines dans le sang.
  • Infections chroniques des muqueuses – rhumes à répétition, otites, cystites, sinusites, etc.
  • Les mains froides et des sueurs nocturnes – La candidose rend les extrémités sensibles au froid. Paradoxalement, les personnes souffrant de candidose ont tendance à suer la nuit.
  • Problèmes de poids – difficultés à prendre ou à perdre du poids.

Un enfant atteint de candidose peut souffrir de troubles divers :

  • Troubles du sommeil – Si l’enfant peine à trouver le sommeil, ou à l’inverse, se réveille trop tard le matin, il se peut que cela soit lié à le présence de candida albicans dans son organisme.
  • Envie de sucré, de féculents – Si votre enfant ne veut rien manger d’autre que des pâtes, des pommes de terre, du riz, du pain, ou des gâteaux, peut-être souffre-t-il de candidose.
  • Infections à répétition – otites, sinusites, gastros, rhumes, bronchites, bref, les infections à répétition peuvent indiquer que son système immunitaire est faible, peut-être en raison d’une candidose.
  • Traitements antibiotiques – Si l’enfant a été traité avec des antibiotiques plus d’une fois au cours des premières années de sa vie, il y a de grandes chances que sa flore intestinale ait été détruite.
  • Problèmes de poids – difficultés à prendre ou à perdre du poids.
  • Agressivité 
  • Problèmes de concentration
  • Allergies, notamment au lait de vache

Il y en a d’autres, mais déjà, ces quelques symptômes peuvent vous indiquer un dérèglement.

« Peut-on s’en débarrasser, et si oui, comment ? »

happy

Tout d’abord, OUI, on peut se débarrasser d’une candidose. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça se fait en plusieurs étapes. Mais c’est largement possible, et oh combien libérateur !

Lorsque j’avais eu mes vaginites à répétition il y a quelques années, mon médecin m’avait prescrit des ovules anti-fongiques. Je les utilisais parce que franchement je n’en pouvais plus, mais au bout de 4-5 mycoses à répétition j’avais commencé à me demander si ce traitement était si efficace que cela. Un soir, alors que j’étais allongée sur le canapé chez ma maman, un ovule entre mes jambes, la tête en coton, ma mère (à fond dans les remèdes naturels) me file un bouquin qui parle du « régime anti-candida ». Hmm… intéressant. Ils parlent de régime sans-sucre, et je trouve ça hyper logique. Si le candida se nourrit de sucre, alors il faut le priver de carburant ! Je retiens bien les infos, mais je persiste à croire en mon médecin. D’ailleurs, je vais lui en parler, tiens ! Prochaine vaginite (fallait bien que cela arrive, j’étais abonnée à l’époque), je lui parle du livre de ma mère. Il sourit doucement, ma prochaine prescription « ovule » dans la main, et me regarde avec des airs de : « prends-le donc ton tic-tac si tu as l’impression que ça te fait du bien ». La queue entre les jambes (ou plutôt l’ovule), je repars avec le sentiment d’être la dernière des connes, mais je me dis: essayons, ça ne peut pas faire de mal ! Et ça a marché HYPER HYPER BIEN !

Le truc c’est que voilà, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Quand la candidose prend le dessus dans un organisme, il faut y aller franco pour l’éliminer. Ça se fait en plusieurs étapes, et il faut être prêt(e) à ne pas céder aux envies de sucré pendant la phase détox.

Les ovules, les traitements anti-fongiques, etc. n’attaquent pas le mal à la racine. Ils tuent le champignon à l’endroit où l’infestation est la plus importante, mais si le terrain est favorable à la prolifération de ce champignon, crois-moi qu’il se fera une joie de revenir dès que le traitement sera terminé, peut-être ailleurs dans l’organisme.

Alors que faire ?

  • ETAPE 1 – ATTAQUER LE MAL À LA RACINE !

famine!

Le candida se nourrit de sucre. Alors, si vous voulez le tuer, il va falloir le priver de ce carburant. C’est la phase la plus décisive, car le candida va essayer de contre-attaquer. Plus vous allez le priver de sucre, plus il va crier famine. Les premiers jours voire les premières semaines sont les plus dures car quand on est accro on est accro ! Ceux qui ont déjà arrêté de fumer savent à quel point il est difficile d’entamer le sevrage, mais oh combien nécessaire !

Les aliments à proscrire (pendant la durée de la cure, pas à vie !) sont :

Les sucres rapides – sucre, bonbons, caramels, chocolat, confiture, miel, biscuits, gâteaux, nutella, dates, etc.

Les fruits – Les fruits contiennent du fructose, et même si pour un sujet sain il est conseillé d’en manger entre 3 et 5 par jour, pour un sujet ayant un terrain favorable aux candidoses, les fruits doivent être évités, au moins pendant la durée de la cure (remplacez-les par des légumes colorés crus !).

Les sucres lents raffinés – le pain blanc, le riz blanc, les pommes de terre, les pâtes blanches, etc. Les féculents raffinés sont certes moins « sucrés » que les bonbons, mais le candida albicans se sert des sucres rapides pour proliférer quand il n’a pas de ressources à bases de sucres rapides sous le coude.

Si possible, essayer d’éviter ou de limiter votre consommation d’aliments fermentés (à l’exception du yaourt et du kéfir, je vous expliquerai pourquoi dans un instant) – vinaigre, pain, fromage, etc. – car la fermentation nourrit également les candidoses.

Observez votre réaction. Si vous commencez à vous sentir épuisé(e), agacé(e), et que vos envies de sucré ne passent pas, vous pouvez être sûr(e) que vous souffrez de candidose. En fait, c’est souvent lorsqu’on coupe l’herbe sous les pieds à ce fameux candida que l’on commence à se rendre compte à quel point ce petit champignon dirigeait notre vie !

  • ETAPE 2 – GÉRER LA RÉACTION DÉTOX

detox

La réaction détox dépend du degré de « contamination » (si j’ose dire). C’est simple, plus on a de candida dans le corps, plus on souffre. Perso, les premiers jours après avoir entamé mon régime sans-sucre, j’étais crevée. Je bossais jusqu’à 20h, et quand je rentrais je m’effondrais. J’étais presque inquiète d’être aussi naze, car d’habitude je suis dynamique et pleine d’énergie. Pour moi, je dirais que la vraie détox a duré entre 1 et 2 semaines. Après cela j’ai très rapidement retrouvé ma forme habituelle, et même davantage. J’étais plus réactive, plus endurante, moins fatiguée… forcément !

La réaction détox est un peu inévitable pour plusieurs raisons :

1) On a fonctionné au sucre pendant longtemps – cafés sucrés, biscuits en guise d’en-cas, bonbons, chocolat (mon péché mignon !), toast le matin, pâtes le soir, bref, notre corps ne sait plus utiliser d’autres carburants que les sucres rapides ou raffinés. C’est une véritable rééducation qu’il entame avec ce régime sans sucre !

2) Quand le candida albicans meurt, il libère un paquet de toxines dans l’organisme. Déjà qu’il avait tendance à intoxiquer le corps quand il se propageait ! Là, les organes d’élimination fonctionnent à 300% pour essayer d’éliminer un maximum de toxines. Résultat, on n’a qu’une envie : dormir ! Le corps se renouvelle lorsqu’on dort, donc pas étonnant que c’est ce que notre organisme nous réclame quand on de la désintox !

3) Quand on a carburé au sucre/féculents pendant longtemps, on ne sait plus quoi manger, et on a faim tout le temps ! C’était un peu mon cas au début de la cure. À défaut d’avoir envie de sucre, je me tournais vers les tartines de pain grillé, vers les biscottes etc. sauf que, tut tut, ça aussi c’était interdit, alors j’avais faaaaaiiiiiim ! Peu à peu, j’ai commencé à trouver d’autres astuces : je me faisais des avocats en guise d’en-cas, des tomates à l’huile d’olive et au sel marin, des lamelles de céleri et des carottes au tahini, des noix de pécan… Au début, on croirait mourir d’ennui, mais faites-moi confiance, on devient inventif quand on est obligé de l’être ! Il fallait juste être organisée parce que moi je travaillais en même temps, et j’étais obligée d’apporter mes repas/en-cas sur mon lieu de travail pour ne pas céder à la tentation d’aller m’acheter une part de flan à la boulangerie du coin. C’est possible, ça demande juste un peu de réflexion et de préparation à l’avance. C’est un peu chiant et pas très spontané, je sais, mais on finit par s’y faire, et puis on sait que ce n’est pas pour toujours, seulement quelques semaines/mois (selon les personnes).

MISEZ TOUT SUR LES PROBIOTIQUES ! Vous connaissez le kéfir de lait, la choucroute fermentée, le yaourt maison, le kombucha ? Non ? Et bien qu’attendez-vous ! Tapez ces termes dans la barre de recherche Google, et procurez-vous ces aliments sans tarder !

Les aliments contenant des probiotiques sont des aliments vivants. Oui, ça fait peur, mais non, ça ne devrait pas ! En fait, toutes les petites bactéries bénéfiques dans ces aliments sont votre grâce salvatrice car ce sont elles qui vont re-peupler la flore intestinale et qui vont vous permettre de combattre la candidose !

À défaut de pouvoir tolérer la choucroute crue (ah oui, j’avais oublié de le mentionner : les probiotiques n’aiment pas être réchauffés, en fait, chauffés, ils meurent, alors la choucroute chaude avec des saucisses c’est non merci !) vous pouvez vous procurer des probiotiques en comprimés dans la plupart des pharmacies et dans les magasins « bios ».

Moi, je fais plusieurs cures de probiotiques par an (tous les 6 mois à peu près). Il est également conseillé de prendre des probiotiques lorsqu’on voyage dans des pays où l’hygiène est douteuse… mais cela fera l’objet d’un futur article ! 🙂

« Justement, combien de temps doit-on tenir sans sucre et sans féculents ? »

Honnêtement, il n’y a pas de remède miracle. Vous le sentirez. Sur le blog http://www.thelovevitamin.com (blog que j’adore !), Tracy organise des Candida Cleanse (ou « cures anti-candidose ») tous les mois depuis quelques temps, et ça a l’air de bien marcher. Les gens s’inscrivent pour 7 jours sans sucre, et parfois cela suffit à bien mettre un coup de pied dans les côtes du candida.

Ceci dit, personnellement, j’aurais tendance à encourager les gens à tenir bon sur plusieurs mois. Je pense qu’en « cure d’entretien » les 7 jours sans sucre tous les mois peuvent se montrer très efficaces, mais si vous avez des problèmes persistants tels que de l’acné hyper résistant à d’autres traitements, de l’inflammation chronique, etc. je conseillerais d’opter pour le régime à la dure, histoire d’en venir à bout. Moi, j’avais suivi ce régime pendant 3-4 mois, et c’était super. Au début, c’était franchement dur, mais une fois les symptômes de manque passés c’était du gâteau (euh, enfin sans le gâteau du coup !). J’ai, d’ailleurs, lu plein de témoignages sur le web de personnes ayant de l’acné qui ont pu éradiquer leur poussée d’acné en quelques jours voire une semaine en suivant ce régime, alors réfléchissez-y car peut-être que c’est là votre remède miracle !

Le prochain article parlera des aliments que l’on peut utiliser pour remplacer le sucre et les féculents rapides lorsqu’on suit un régime anti-candida !

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