GUEST POST: se sevrer d’une pilule triphasique (à 3 phases/doses) est-ce possible? 💊💊💊 Rosalie raconte son sevrage de Triafémi…

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Bonjour, merveilleuses lectrices (ou lecteurs – ce sujet concerne les femmes en premier, mais rien n’empêche les hommes – compagnons, amis, frères, pères, etc., de se renseigner afin de pouvoir venir en aide à celles que vous aimez! Si vous ne craignez pas les discussions ‘hormones féminines’, restez avec nous!)! 😃

Les pilules triphasiques ou tridosées (Amarance Ge, Daily Ge, Evanecia Ge, Phaeva, Triafémi, Tricileste, Triella, Triminulet… j’en oublie certainement…) ont l’air d’avoir la cote auprès des gynécologues. Je dis cela parce que depuis un certain temps vous êtes de plus en plus nombreuses à me faire part de votre souhait de vous en sevrer. Je me suis interrogée sur les raisons de cet élan vers les pilules à trois phases/3 doses et la seule hypothèse que j’ai pu émettre – l’idée conspirationniste d’un accord capitaliste secret entre médecins et labos étant tentante mais impossible à prouver – je me suis rabattue sur l’argument logique: les gynécologues boudent Diane 35, Yaz, et Jasmine (des pilules monophasiques) suite aux scandales de 2012-2013. Par ailleurs, pour celles qui souffrent d’acné, le choix des pilules ‘moins dangereuses’ au niveau trombo-véineux s’est drôlement rétréci depuis que les pilules 3ème et 4ème génération se sont fait taper sur les doigts. Le choix le ‘moins méchant’ (je mets tous ces gentils petits termes entre guillemets car mon sentiment sur la pilule après presque 12 ans de prise n’a guère évolué) reste Triafémi, qui fait partie des « pilules anti-acné ».

Avant de laisser la place à ma cop, Rosalie, qui va vous raconter son sevrage de Triafémi (Ortho Tri-Cyclen Lo – pour être plus précise – la version américaine un peu moins dosée en ethinylestradiol), je vais faire un mini topo sur les pilules triphasiques pour donner un peu de contexte à la discussion:

Les pilules contraceptives peuvent être monophasiques, c’est à dire que le dosage au cours d’une seule et même plaquette de 21 jours ne varie pas (vous prenez exactement la même dose à j1 que vous ne prenez à j21), ou triphasiques, c’est à dire que le dosage du progestatif synthétique au cours d’une seule et même plaquette de 21 jours varie 3 fois pour émuler le cycle naturel de la femme (la 1ère semaine vous prenez une dose plus faible, la 2ème semaine la dose augmente un peu, puis la 3ème semaine la dose est la plus importante). Les plaquettes de pilules triphasiques comprennent souvent 3 séries de comprimés de 3 couleurs différentes pour ne pas s’embrouiller dans les prises. Il existe d’autres types de pilules, notamment les pilules biphasiques telles que Seasonique dont le principe est un peu différent donc je ne m’étendrai pas davantage à ce sujet dans cet article – les plaquettes sont souvent beaucoup plus longues (91 jours parfois), et les femmes qui les prennent ne voient leurs ‘règles’ (saignements artificiels) que 4 fois en 12 mois. Le cas des pilules quadriphasiques telles que Qlaira (une autre magnifique invention de mon labo préféré, Bayer Pharma 💩) est de prendre 4 dosages différents au cours d’une plaquette de 26 jours (l’intervalle entre les plaquettes n’est que de 2 jours au lieu de 7 dans le cas des pilules mono et triphasiques). Pour être tout à fait juste, le principe n’est pas totalement idiot puisqu’il tend à minimiser les saignements bénins qui peuvent survenir en cours de prise.

Bon. Voilà un résumé vulgarisé des différentes types de pilules combinées… les pilules microprogestatives ou minidosées ont un principe tout autre car elles ne contiennent qu’une seule hormone (le progestatif synthétique), et elles ne font pas l’objet de cet article.

Place à Rosalie…

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Je ne peux pas vous dire combien de fois Christelle m’a mis la pression pour que je vous ponde cet article (😅)! En vrai, je ne suis pas une grande écrivaine, donc ne soyez pas méchantes avec moi si le style n’est pas éloquent! 

Mes années sous pilule

J’ai pris la pilule de 19 ans à 34 ans (j’en ai 35 maintenant – je suis en couple depuis mes 19 ans avec la même personne… et oui, ça existe!). Mon gynécologue m’a prescrit Adepal, qui ne me convenait pas du tout (acné, sauts d’humeur), donc on s’est tournés vers Diane 35, puis Yaz car j’avais un peu d’acné. Quand les scandales des pilules 3-4ème générations ont éclaté, j’ai demandé à changer de pilule car à la même époque mon fiancé a été muté aux Etats-Unis et on s’est mariés très vite pour que je puisse le suivre. J’avais très peur de la thrombose (même si je sais aujourd’hui que ces incidents arrivent le plus souvent pendant la première année de prise) mais l’idée de tomber enceinte dans un pays étranger me faisait tout aussi peur. Je me sentais incomprise et complètement piégée car d’un côté je prenais ce médicament dont je craignais les effets sur ma santé à long terme, et d’un autre côté je ne voulais pas tomber enceinte. Donc j’ai commencé à prendre Triafémi avant de partir aux Etats-Unis car mon gynéco m’a dit que cela restait la pilule la plus sûre niveau boutons et la moins dangereuse niveau AVC. 

La première chose que j’ai remarqué sous Triafémi c’est les vagues de nausée surtout le matin. J’avais des hauts-le-coeur sur le chemin du boulot. Heureusement ce je n’était pas au point où j’étais obligée de me garer en urgence pour vomir sur le bas côté, mais j’avoue que les premiers mois je croyais être enceinte. Au bout de 5 mois environ les nausées ont diminué mais elles ont laissé place à la faim. Mon Dieu! J’avais envie de manger tout le temps. Je passais à côté d’une boulangerie et il fallait que je m’achète un croissant… J’avais même le sentiment d’être en hypoglycémie par moments. Je sortais du travail et j’avais la tête qui tournait si je ne grignotais pas un truc immédiatement… mon mari avait même remarqué que je peinais à terminer nos randonnées du dimanche sans avoir la tête qui tournait si je n’apportais pas ma bouteille de jus de fruits ou mes petits bonbons à la réglisse. J’en avais marre. En parallèle à tout cela j’avais développé des petites poignées d’amour et de la cellulite au niveau de mes hanches. N’ayant jamais été sujette à la prise de poids même sous Diane, j’étais plutôt découragée de voir cela. Un jour je me suis pesée, j’avais pris 6 kilos… en même pas un an! 

Pendant tout ce temps mon mari était très à l’écoute. C’est lui qui m’a suggéré d’appeler mon gynécologue en France pour en parler car il voyait bien que je n’étais pas bien dans ma peau. De son côté il me disait ne rien voir d’anormal côté cellulite et prise de poids. Au contraire même car j’avais pris des seins et il ne s’en plaignait pas du tout! 😂 Je dis juste cela car nous les femmes avons souvent le sentiment d’être moins belles quand on prend des kilos, mais la plupart du temps tout cela est dans notre tête! J’ai donc essayé de contacter mon gynécologue mais la secrétaire me disait tout le temps qu’il était en rdv. J’ai fini par abandonner et je suis allée voir un médecin généraliste ici aux Etats-Unis. 

Le médecin que j’ai vu m’a fait un teste de grossesse urinaire qu’elle n’a même pas pris le temps de regarder. Elle a pris ma tension, elle m’a mesurée, et elle m’a demandé ce que je voulais. Je lui ai expliqué mon problème de prise de poids/ballonnement et elle m’a dit que cela venait peut-être de la pilule comme je le soupçonnais. En fait elle ne m’a pas contredit comme le font les médecins français (du moins ceux que j’avais vu). J’ai trouvé cela rafraichissant bien que son attitude un peu « vite fait bien fait » ne m’inspirait pas trop. Elle m’a dit que la composition de Triafémi correspondait exactement à la pilule américaine Ortho Tri-Cyclen (ethinylestradiol: 0,035 mg, qui ne varie pas au cours de la plaquette, et norgestimate: 1ère semaine 0,18mg, 2ème semaine 0,215mg, 3ème semaine 0,25mg). Elle m’a expliqué qu’il existait une version de cette même pilule qui était moins dosée en ethinylestradiol (0,025mg au lieu de 0,035mg… en fait, Triafémi est aussi fortement dosée en œstrogène synthétique que Diane 35. Je l’ai appris ce jour-là!). Le progestatif synthétique reste le même et le dosage ne change pas. Elle m’a dit que les prises de poids liés à la pilule étaient souvent causées par les excès oestrogéniques.

J’ai donc pris la version ‘lite’ de Triafémi pendant encore un an environ avant d’avouer mes craintes au sujet de la pilule à Christelle. Des 6 kilos que j’avais pris sous Triafémi, en 1 an il ne m’en restaient que 2, que j’ai ensuite perdus sans faire le moindre effort lorsque je me suis sevrée.

Le sevrage

Je sais que la pilule Ortho Tri-Cyclen Lo n’existe pas en France, mais je pense que le sevrage de Triafémi serait tres similaire car les composants et le principe sont les mêmes. Il n’y a que le dosage qui change légèrement. Peut-être que les femmes qui veulent se sevrer de Triafémi pourraient prolonger un peu leur sevrage si elles ont peur des effets rebond.

Pour moi la pilule était devenue un fardeau. Je ne connaissais plus mon corps. Je ne connaissais plus mes cycles. J’avais le sentiment d’être artificiellement stérile. C’est bête à dire mais je me sentais de moins en moins femme. En plus je commençais à désirer un bébé.

J’ai rencontré Christelle ici aux Etats-Unis et elle m’a aiguillée vers ce site après une discussion générique sur la pilule entre filles en soirée. On n’avait pas vraiment parlé de toutes ces choses intimes en personne auparavant car je pense être plutôt pudique comme beaucoup d’autres femmes. Je n’avais pas vraiment envisagé mon arrêt de pilule jusqu’alors. Je pensais arrêter du jour au lendemain comme mon gynéco m’avait toujours indiqué. Mais plus je lisais les commentaires plus je redoutais l’effet rebond. J’ai donc décidé me sevrer tout en utilisant le préservatif pour prévenir contre la grossesse. Mon mari était cool avec tous ces changements à l’exception du projet bébé. Nous avons alors décidé de laisser mon corps se remettre de toutes ces années sous pilule et de discuter de nouveau du projet bébé dans 6 mois.

Au début j’ai harcelé Christelle toutes les 2 minutes sur FaceTime pour qu’elle me donne des conseils pour mon sevrage. Je crois que je l’ai épuisée la pauvre! 😂 En fait j’avais besoin d’être rassurée. J’avais besoin qu’elle me dise comment faire car je ne me faisais pas confiance. En vrai j’avais perdu confiance en mon corps et je voulais qu’elle me donne une formule magique pour éviter la crise d’acné. Elle m’a (gentiment) expliqué un jour où je l’ai appelée en larmes pour avoir des conseils avant d’entreprendre le sevrage que pour cette aventure je ne pourrai compter que sur moi-même et sur mon corps. Elle m’a dit que la décision ne pouvait venir que de moi-même et que je ne saurais jamais comment mon corps fonctionne au naturel si je ne lui donnais pas une chance. Au début cela m’a un peu vexé j’avoue mais j’ai compris ensuite l’importance de cette attitude dans le processus. Pendant des années les labos, les médecins, les autres, nous ont dicté le fonctionnement de notre corps de femme. On nous enlève notre pouvoir de décider et on nous effraie. J’ai donc décidé de m’éduquer afin de retrouver mon pouvoir. J’ai passé des soirées entières le nez dans mon ordi pendant que mon mari regardait des séries. J’ai voulu tout comprendre et tout savoir.

J’ai organisé mon sevrage en 3 x 2 mois comme Christelle. 2 mois à 3/4 de dose, 2 mois à 1/2 dose, et 2 mois à 1/4 de dose. J’ai acheté une planche à couper spécialement destinée à cet usage mais je n’ai jamais réussi à trouver un cutter. J’utilisais des couteux de cuisine pour couper mes comprimés. Tout ceci était mon plan d’attaque. En vérité les choses ne se sont pas passées aussi sereinement car pour couper mes comprimés en 3/4 avec des couteaux de cuisine j’ai eu trop de mal. J’ai donc laissé tomber cet approche après 1 mois de  tentative de découpe sans jamais vraiment réussir à obtenir le même dosage d’un soir à un autre. Les 3 cycles suivants j’ai pris 1/2 comprimé tous les soirs car c’était la découpe la plus simple. Ensuite je suis passée à 1/4 de dose pendant 1 mois. Le mois suivant j’avais prévu de continuer à 1/4 de dose mais je suis rentrée à Paris pendant 2 semaines pour voir ma soeur et j’ai oublié ma pilule. J’ai un peu paniqué en me rendant compte que je ne l’avais pas prise mais j’ai décidé de terminer mon sevrage sur le champ et de risquer les effets rebond.

Les effets rebond ne sont jamais arrivés. J’ai eu mes règles 3 semaines plus tard à j27 et j’ai eu mes règles tous les mois depuis mon arrêt complet (en avril dernier). Je sens bien que mes cycles ne sont pas les mêmes que sous pilule. Beaucoup de femmes perdent plus de sang quand elles arrêtent la pilule mais moi j’en perds moins depuis que je suis au naturel. Je saigne 2 jours complets et je fais du spotting pendant 3 parfois 4 jours avant la venue de mes règles. J’aimerais faire une prise de sang pour voir où j’en suis côté hormones mais d’après mes lectures je crois à un manque de progesterone. Je voudrais travailler sur mon alimentation et ma façon de vivre pour augmenter ma progesterone naturellement. Il parait que c’est un problème fréquent surtout pour des personnes stressées (mon emploi est parfois stressant je l’admets). 

Je n’ai pas eu la grosse poussée d’acné qui me faisait peur mais j’ai eu droit à quelques boutons sur le menton au moment de l’ovulation ou avant mes règles, surtout au tout debut du sevrage. Rien de bien méchant. Aujourd’hui je n’ai plus de boutons… ou alors si… un de temps en temps si je mange trop gras ou trop sucré ou si je dors mal. Pendant le sevrage mes ‘règles’ venaient aux alentours de la 2ème semaine de prise. C’était pénible car j’avais souvent des crampes aussi. J’ai persisté avec le sevrage et les choses se sont remis en ordre avec le temps.

Je sais aujourd’hui que mon cycle est loin d’être parfait. Je vais en effet devoir revoir mon alimentation un peu je crois et changer mes habitudes côté sport car mon boulot m’oblige à rester assise longtemps, mais je ne regrette pas cet arrêt, car si j’étais restée sous pilule je ne saurais pas aujourd’hui par où commencer pour remettre de l’ordre dans mes hormones! 

Juste un petit message pour celles qui croient dur comme fer dans la médecine du monde occidental qui traite le symptôme sans prendre en compte le corps dans son ensemble.  Les médecins s’y connaissent surtout en médicaments. Quand j’ai entamé mes recherches sur la pilule j’ai été outrée de voir que l’on donnait cette drogue forte à des enfants de 14 ou 15 ans sans examen medical au préalable. Le corps est miraculeux quand on lui donne les bonnes conditions pour pouvoir se guérir. 

Bon courage à toutes celles qui songent au sevrage. Comme Christelle, je ne suis pas médecin et tout ce que je dis n’est que mon opinion. Je ne peux pas donner de conseils à part vous encourager à faire vos recherches par vous mêmes. 😉

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Avez-vous vécu une expérience similaire à celle de Rosalie? Que pensez-vous du sevrage des pilules triphasiques? Laissez-nous un commentaire ci-dessous pour nous faire part de vos pensées, suggestions, expériences…

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« Au secours, je perds mes cheveux ! » – Le Mystère de l’Alopécie féminine

cheveux

Quand Papi affiche sa splendide couronne argentée le terme « calvitie » ne nous vient même pas à l’esprit ; bien au contraire, le petit crâne luisant du Papi tant adoré fait parti des murs. Quand il s’agit de Thomas, 29 ans, on reconnait que ce n’est pas cool de perdre ses cheveux aussi jeune, mais bon, Thomas se rase la tête, porte un bonnet en hiver, une casquette en été, et à force de le voir on finit même par oublier qu’en réalité Thomas est presque totalement chauve. Socialement parlant, l’alopécie masculine est, certes, un désagrément pour le sujet concerné, mais d’un point de vue social, une fois le choc initial passé – « Dis-donc, tu te souviens de Thomas du lycée ? Ça faisait 10 ans qu’on ne s’était pas vus. Et bah il n’a plus un cheveu sur le caillou ! » « Ah ouais ? Et sinon tu as lu le dernier Houellebecq ? » – on finit par ne plus y prêter attention. L’un des paradoxes de la société occidentale est qu’en dépit de la liberté que nous avons, en tant que femmes, d’arborer la coiffure qui nous plaît (courte, longue, multicolore, dreadlocks, crâne rasé, etc.), il existe une sorte de loi implicite (fruit de siècles et de siècles de conditionnement social) qui laisse entendre qu’une ‘femme’, une ‘vraie’, ça ‘a des cheveux’, et que, donc, par opposition, une femme souffrant de calvitie n’est pas ‘vraiment’ une ‘femme’. Quand on y pense, c’est vrai que cette attitude est assez déplorable, mais le but de cet article n’est pas de faire une étude psycho-sociale. Il s’avère que certaines femmes souffrent de calvitie, et elles en souffrent psychologiquement pour les raisons évoquées ci-dessus. Il s’avère par ailleurs que les causes de la calvitie ne sont pas toujours les mêmes chez la femme et l’homme. Cet article va se concentrer essentiellement sur le problème de la chute de cheveux chez la femme.

Depuis que j’ai posté mes articles (Part 1, Part 2, et Part 3) sur la méthode peu orthodoxe du « sevrage de pilule » ou « arrêt progressif » que j’ai suivie il y a 3 ans dans le but d’éviter d’éventuels déséquilibres hormonaux j’ai reçu beaucoup de questions sur l’alopécie féminine, car de nombreuses lectrices sont tombées sur mes articles après avoir arrêté leur pilule du jour au lendemain (comme le préconisent les médecins), et se sont retrouvées, quelques mois plus tard, à perdre leurs cheveux par poignées.

J’ai mis une plombe avant de rédiger cet article (que je vous avais pourtant promis il y a fort longtemps), et je vous prie de m’en excuser. Pour tout vous dire, ce ‘sujet’ m’a posé quelques problèmes du fait de la nébulosité des informations accessibles au grand public. Il semblerait qu’en dehors des industriels qui cherchent à tout prix à vendre leur produit ‘repousse miraculeuse’ les scientifiques ne parviennent pas vraiment à s’accorder sur un seul ‘facteur’ pouvant engendrer une chute de cheveux chez la femme.  Même les dermatologues spécialistes de la chute de cheveux disent que pour maximiser ses chances de retrouver une belle chevelure il vaut mieux adopter une stratégie multi-facette en combinant tel ou tel produit, tel ou tel cacheton, et telle ou telle approche ‘nutritionnel’. Quand j’entends ça je me dis que mouais… en fait eux non plus n’y comprennent pas grand chose. Du coup, ça m’a redonné du courage pour poster cet article, car s’il y a autant de facteurs causaux qu’il y a de cas de calvitie féminine dans le monde, peut-être que ces infos trouvées au gré de différentes lectures – sur le web, mais aussi dans les livres – pourront au moins venir en aide à quelques personnes.

Les Racines du Mal

Joconde chauve

Il ne faut pas sous-estimer les effets d’un choc physique sur l’organisme. Lorsque l’on subit un traumatisme physique nos taux d’hormones de stress fusent, et malheureusement c’est souvent notre cuir chevelu qui en fait les frais. Dans de nombreux cas cette chute de cheveux ne se fait pas tout de suite après le choc – bien souvent les répercussions sur le cuir chevelu commencent à se manifester 3-4 mois après avoir vécu l’événement traumatique. La bonne nouvelle ? – Ce genre d’alopécie est fréquent et réversible. Une fois que le corps a encaissé le choc et retrouvé un certain équilibre les cheveux commencent à repousser et tout rentre dans l’ordre. Parfois le *choc* est facilement re-traçable – un accouchement, par exemple (et oui, ce n’est pas rien de donner naissance à un enfant ! Le corps doit s’en remettre !), un régime draconien, une maladie grave ou même une grippe carabinée, une carence alimentaire évidente (on vient de participer à Koh Lanta et on n’a rien bouffé pendant 40 jours… par exemple), etc., mais parfois il est moins facile de déterminer exactement ce qui a pu provoquer ce fameux *choc* – un changement de saison ou d’environnement, par exemple, et ce peut être une source d’angoisse car on cherche à remonter à la *racine* du problème (je sais, c’était trop tentant! 😉 ).

La première chose à faire quand vous constatez que vous commencez à prendre vos cheveux : ne pas paniquer ! 😀 Nous perdons tous nos cheveux à des degrés différents selon les saisons, les moments de la vie, etc. Par ailleurs, tous les jours nous en perdons naturellement, lorsque nous les peignons/coiffons, secouons la tête…  Certains jours nous en perdons beaucoup, et d’autres jours nous en perdons moins. En fait, il est tout à fait NORMAL de perdre ses cheveux. Il FAUT même que nous en perdions puisque cela permet aux jeunes cheveux tous frais tous neufs de reprendre le relai.

Pour bien comprendre le processus de vie d’un cheveu, il faut commencer au tout début :

La phase anagène

Cette phase dure entre 3 et 7 ans, selon notre disposition génétique/un ensemble de facteurs externes, et elle correspond à la ‘poussée initiale’. Durant cette phase le cheveu pousse en continu. En moyenne un cheveu en phase anagène pousse entre 0,7cm-2cm par mois. Vous pouvez vous amuser à mesurer vos cheveux tous les mois pour avoir une idée de combien vos cheveux poussent en moyenne.

La phase catagène

Autrement dit, la ‘mort’ d’un cheveu. Cette phase est bien plus courte que la première. Elle dure en moyenne entre 1 à 2 semaines durant lesquels le cheveu cesse de pousser. Il a, en quelque sorte, atteint sa longueur maximale (attention, cela ne veut pas dire que le cheveu en phase catagène est ‘long’ ; si nous sommes allé(e)s chez le coiffeur pour les épointer nous ne pouvons pas déterminer quels cheveux sont en phase anagène/catagène). Au cours de cette phase le cheveu reste attaché au cuir chevelu, simplement, il ne pousse plus.

La phase télogène

Pensez aux arbres à feuilles caduques. À la fin de l’été les feuilles commencent à jaunir, à rougir, à brunir (autrement dit : elles meurent, tout en restant accrochées aux branches), puis, quelques semaines plus tard, à l’automne, elles se mettent à tomber. Et bien la phase télogène est assez similaire au processus de chute des feuilles en l’automne. Le cheveu, déjà mort, reste attaché au cuir chevelu pendant environ 3 mois, et seulement ensuite se met-il à tomber. On appelle cette chute effluvium télogène.

En cas de choc, donc, le cheveu peut passer très rapidement de la phase anagène à la phase télogène, précipitant ainsi la chute du cheveu. Il s’agit d’une sorte de ‘mort prématurée’ du cheveu si vous préférez. Mais comme le cheveu ne tombe pas tout de suite après avoir ‘rendu l’âme’, on ne prend conscience du phénomène que plusieurs mois après l’enclenchement du processus. Le plus dur dans tout cela reste l’identification de la cause car il faut remonter l’échelle du temps et essayer d’analyser les divers facteurs environnementaux ayant pu mener à ce résultat. Dans le meilleur des cas la chute de cheveux ne dure que quelques jours/semaines, et tout rentre dans l’ordre sans assistance médicale. Mais parfois le problème perdure et s’accentue, et c’est là qu’une analyse du terrain peut s’avérer utile.

Au secours, je perds mes cheveux ! Que dois-je faire ?

bilan sanguin

Ok, cela fait plusieurs semaines que vous perdez vos cheveux, et vous constatez une réduction de votre masse capillaire, il est donc temps de réagir. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ce phénomène, alors pour en savoir plus la première chose à faire est de demander un bilan sanguin complet. Cela permettra de mettre un exergue une éventuelle carence alimentaire et vous pourrez ainsi y remédier au plus vite.

Sachez par ailleurs qu’il est tout à fait normal pour une femme ayant mis au monde un enfant de souffrir d’effluvium télogène significative dans les mois suivant l’accouchement, et je fais une courte parenthèse pour adresser ce point. Le corps d’une femme qui vient d’accoucher a subi d’énormes fluctuations hormonales, et il n’est pas rare de voir sa masse capillaire diminuer après la naissance d’un bébé, ou suite à une fausse couche ou un avortement. Parfois même la texture du cheveu change et une femme aux cheveux bouclées peut se retrouver avec des cheveux plus lisses, et vice-versa, une femme aux cheveux raides peut voir ses cheveux devenir plus souples. La plupart du temps ce phénomène est passager et de courte durée. Certaines femmes en souffrent également après et/ou pendant les semaines/mois d’allaitement.

En cas de carence alimentaire il faudra s’armer de patience et de ténacité. Quand on manque de fer ou de magnésium (par exemple) il faut du temps à l’organisme pour réapprovisionner les stocks, surtout si ces derniers sont en chute libre depuis un moment. Il est impératif en cas de carence de suivre un régime alimentaire complet afin de ne pas causer davantage de déséquilibres en compensant d’un côté tout en se privant de l’autre.

Si la chute de cheveux est survenue suite à un régime draconien alors il est temps de se poser les bonnes questions : est-ce que je me nourris suffisamment, et est-ce que je me nourris suffisamment bien ? Toutes les calories ne se valent pas, et lorsque l’on cherche à perdre du poids il vaut mieux opter pour la salade de lentilles germées, tomates, concombre, roquette, avec une vinaigrette au citron et à l’huile d’olive, qu’avaler une barre substitut de repas et un espresso sucré à l’aspartame en guise de déjeuner ; pour le même nombre de calories vous avez un repas sain et nourrissant.

Les carences les plus fréquemment associées à l’effluvium télogène sont :

– Le Magnésium : On parle tout le temps du calcium et de notre grand besoin de consommer des produits laitiers afin de ne surtout pas manquer de calcium (petite digression pour souligner l’absurdité de ce propos quand on sait que l’on trouve plus de ce fameux calcium dans les légumes à feuilles vertes que l’on n’en trouve dans le lait – d’ailleurs c’est en mangeant de l’herbe et non pas en buvant du lait que la vache elle-même s’approvisionne en calcium) mais on a tendance à bouder le magnésium. Pourtant, c’est aussi grâce au magnésium que l’on peut mieux lutter contre l’anxiété, la fatigue, les troubles du cycle et du sommeil, et la pousse des cheveux.

Les aliments à privilégier : les légumes à feuilles vertes comme les épinards, le kale, etc., les graines de courges, le poisson, les bananes, les oléagineux, le cacao, les céréales complètes…

– Le Zinc : Sans zinc, les follicules capillaires ne peuvent pas se développer correctement. En cas de chute prolongée il est impératif de s’assurer que nous consommons suffisamment d’aliments contenant du zinc ou que nous prenions une multivitamine qui en contient.

Les aliments à privilégier : les huitres, les jaunes d’oeuf, les noix, le germe de blé, les champignons, les légumineuses, les céréales complètes…

– Le Fer : L’anémie (ou la diminution du taux de globules rouges dans le sang) peut être le résultat d’une carence en fer (assez fréquente chez les femmes sujettes aux règles abondantes) et elle se manifeste – entre autres – par une grande apathie, des chutes de tension et des vertiges, un essoufflement, des troubles digestifs, et des chutes de cheveux. Les médecins ont tendance à prescrire du fer concentré en pastilles aux femmes anémiées, ce qui peut provoquer des troubles digestifs. Le meilleur remède à l’anémie (et je ne parle pas des anémies chroniques de type drépanocytose qui, elles, nécessitent un suivi médical sur le long-terme) reste le cocktail miraculeux ‘fer + vitamine C’. La vitamine C aide le corps à absorber le fer. La vitamine C, elle, est mieux absorbée lorsqu’elle est prise avec un aliment ‘gras’… de l’huile d’olive ou de noix de coco par exemple.

Les aliments (associations) à privilégier : persil + citron + huile d’olive / jus d’orange pressée + salade d’épinards + huile de sésame / boudin noir + tomates / lentilles + coriandre ciselée + huile de noix de coco…

– L’Iode : Je reviendrai sur le rapport entre la santé thyroïdienne et l’alopécie, mais il me semble important d’inclure l’iode dans la liste des oligo-éléments à privilégier en cas de chutes de cheveux. Aujourd’hui, le sel de table est souvent fortifié en iode, ce qui est à l’origine de débats houleux dans les cercles nébuleux des spécialistes de la nutrition ; d’un côté, ceux qui soulignent la difficulté pour tous ceux qui vivent loin de la mer de trouver des sources d’iode fraiches, et de l’autre, ceux qui, justement, pensent que l’iode ne doit être consommé que dans les aliments qui en contiennent naturellement. La glande thyroïdienne a besoin d’iode pour bien fonctionner, et c’est cette glande qui produit  des hormones essentiels au bon fonctionnement de nos organes internes. Une chute de cheveux peut révéler un dysfonctionnement de la thyroïde.

Les aliments à privilégier : les crustacées, le cabillaud, les algues, le lait, les pommes de terres rôties avec la peau

Les Vitamines du Groupe B : Quand on pense à la santé des ongles, de la peau, et des cheveux, on pense aux vitamines du groupe B. Elles travaillent en harmonie pour assurer le bien être de notre épiderme, la solidité de nos ongles, et la santé de nos cheveux et notre cuir chevelu. Je pourrais rédiger tout un paragraphe sur les différentes vitamines du groupe B ainsi que leurs fonctions mais ce sera l’objet d’un futur article. Personnellement, je pense qu’il est bon de faire des ‘cures’ de vitamines du groupe B tous les ans ou tous les 6 mois. C’est un petit investissement car les compléments sont quelque peu coûteux, mais je suis d’avis que la santé n’a pas de prix, et vos cheveux n’en seront que plus heureux !

Les aliments à privilégier : le jaune d’oeuf, le foie, les pommes de terre, les légumes à feuilles vertes, le saumon, les céréales complètes, levure de bière (si vous êtes sujette aux candidoses la levure est à éviter car elle encourage la prolifération de levures nocives telles que le candida albicans)… 

Parfois les pertes de cheveux ne sont pas dues à des carences alimentaires mais plutôt à des troubles hormonaux. On a parlé un peu plus haut du cas des femmes qui viennent d’accoucher, mais cela peut également être le cas lorsque l’on interrompt notre contraceptif oral.

Le rapport testostérone – alopécie

pilule

C’est bien connu : quand on arrête sa contraception orale du jour au lendemain on ouvre grand la porte au ‘choc hormonal’. Le corps n’y comprend plus rien, surtout après une prise longue. Tout à coup l’organisme doit tout gérer tout seul – les dosages hormonaux, l’ovulation, les règles, etc. C’est bien moins simple que d’avoir une pilule magique qui lui donne des directives. Comment lui en vouloir donc lorsque, quelques semaines/mois après l’arrêt du traitement, on se retrouve le visage boutonneux et les cheveux en lambeaux ? Bon, on l’admet, c’est hyper agaçant, surtout quand la gynéco ne nous prévient pas, ou pire, quand il/elle nie le lien causal entre l’arrêt de la pilule et les troubles hormonaux qui s’en suivent.

Souvent le coupable s’appelle ‘pilule anti-acné’. Il n’est pas rare de souffrir d’acné ou d’effluvium télogène à la suite d’un arrêt de pilule, mais les réactions sont souvent plus sévères après la prise d’une pilule dite ‘anti-acné’ telle que Diane 35 ou Yaz. Si ces pilules provoquent de telles réactions adverses c’est à cause des progestatifs qu’elles contiennent, à savoir des molécules qui inhibent la sécrétion d’hormones mâles (ou « androgènes »). Je crois avoir déjà mentionné cela dans un article passé mais je le répète : la cyprotérone (progestatif, composant de Diane 35) est également utilisée pour traiter les cancers de la prostate chez l’homme. Ces types de cancers ont tendance à proliférer sous l’effet de la testostérone, une hormone mâle, et donc pour les traiter on prescrit des puissants anti-androgènes tels que la cyprotérone. Chez la femme, une production excessive d’hormones mâles peut causer des symptômes tels que des poussées d’acné, des chutes de cheveux, une pilosité corporelle ou faciale abondante, des kystes ovariens, et parfois des problèmes d’infertilité. Quand on consulte un gynéco pour ce genre de problème, la réaction la plus habituelle consiste à prescrire un anti-androgène – parfois deux anti-androgènes combinés (Diane 35 + spironolactone, par exemple) pour contrer les symptômes, mais malheureusement ces traitements ne font que masquer le problème, et lorsqu’on les interrompt de façon abrupte le corps réagit violemment en produisant massivement des androgènes pour compenser. L’un des symptômes d’un excès de testostérone est l’alopécie, souvent accompagnée d’une pilosité corporelle et/ou faciale excessive. On note également que l’excès de testostérone et le syndrome des ovaires polykystiques sont intimement liés.

En règle générale, un bilan sanguin suffit pour identifier le problème, mais parfois il passe inaperçu pendant longtemps, et c’est assez frustrant pour une personne qui cherche à comprendre ce qui se passe. On sait qu’un choc physique – tel qu’un arrêt de pilule du jour au lendemain – peut engendrer une chute de cheveux temporaire et réparable ; on sait aussi qu’un déséquilibre hormonal tel qu’un excès de testostérone peut provoquer une perte de cheveux, plus insidieuse et chronique… comment savoir, donc, lorsqu’on se met à perdre ses cheveux suite à un arrêt de pilule, lequel de ces maux nous concerne personnellement ?

Pour être tout à fait honnête, j’ai parcouru le web et les revues médicales à la recherche d’une réponse à cette question, et il semblerait que les scientifiques ne s’accordent pas tous. À défaut d’avoir une solution toute faite, l’idéal serait donc d’adopter une stratégie multi-facette en vous faisant régulièrement suivre par un endocrinologue, tout en soignant votre hygiène de vie et votre alimentation de façon à booster votre système immunitaire et ainsi permettre à votre organisme de retrouver l’équilibre le plus rapidement possible.

Les visites chez l’endocrinologue vous permettront de mettre en relief un éventuel excès de testostérone chronique et ainsi de mieux appréhender votre guérison. Sachez par ailleurs que l’insuline régule les taux de testostérone dans le corps, et donc en cas de résistance à l’insuline (l’état ‘pré-diabétique’) le corps à tendance à produire plus de testostérone, ce qui, à son tour, peut engendrer une pléthore de problèmes de santé dont l’alopécie, l’acné, et les kystes ovariens.

On conseille également fortement aux personnes souffrant de résistance à l’insuline de surveiller leur IMC car plus on est en surpoids plus on est susceptible de développer le diabètes de type 2, et cet état pré-diabétique est intimement lié à l’alopécie androgénique car c’est ce rapport insuline-testostérone qui est au centre du débat. Jusqu’alors, on a toujours pensé qu’un régime pauvre en sucres rapides était le meilleur moyen de prévenir contre le diabète – on disait par ailleurs que le diabète était irréversible. Il semblerait qu’il y ait eu des avancées assez spectaculaires dans la recherche au cours de ces dernières années, et pour toutes ceux/celles qui disposent d’un peu de temps et qui ont une bonne compréhension de l’anglais, le speech donné par Neal Barnard, un médecin particulièrement engagé dans la lutte contre ce fléau, à TED-Fremont, est très intéressant (la version rapide : le vrai coupable n’est pas tant le sucre mais la graisse. En éliminant les produits animales de notre alimentation et en réduisant dramatiquement notre consommation d’aliments gras on peut parvenir à rééquilibrer nos hormones et ainsi renverser la résistance à l’insuline… ).

le rapport hormones thyroïdiens – alopécie

sel

Le rapport hormones thyroïdiens-alopécie est très complexe et ce serait mentir que de dire que je maîtrise parfaitement le sujet, mais voici ce que j’ai pu découvrir.

Tout d’abord, il semblerait que la clé de la guérison serait le diagnostique du déséquilibre lui-même. J’ai lu un article écrit par une femme souffrant d’hypothyroïdie qui disait qu’elle perdait ses cheveux, même en suivant un traitement à base de thyroxine, mais qu’elle a vu le problème se résorber en intégrant une très petite quantité de triiodothyronine à son traitement classique. Elle disait que certaines personnes ne parviennent pas à convertir la thyroxine en triiodothyronine et qu’il peut être bon de suivre un traitement combiné. Hélas, certaines personnes disent que les médicaments prescrits par les médecins pour traiter les déséquilibres de la thyroïde peuvent également être à l’origine de chutes de cheveux temporaires ou permanents selon la durée de la prise du traitement.

Par ailleurs, il semblerait que les personnes qui souffrent de troubles thyroïdiens seraient plus atteints également par un manque d’acidité dans l’estomac. Il serait donc difficile pour ces personnes de digérer les protéines, ce qui pourrait continuer à aggraver les problèmes d’alopécie. Et comme on le sait, les cheveux sont composés de protéines… Dans ce cas de figure il peut être bon de prendre du vinaigre de cidre tous les matins au réveil, dilué dans un peu d’eau. Idéalement, il faudrait utiliser une paille pour l’ingérer car le vinaigre peut être corrosif pour les dents.

Concernant le rapport thyroïde-alopécie, j’avoue ne pas y connaître un rayon. Je serais très intéressée d’en apprendre plus, et je lance un peu un pavé dans la mare avec ces quelques infos trouvées au gré de mes lectures diverses et variées. Si vous en savez plus, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous…

En vous souhaitant de trouver au plus vite une solution durable à votre alopécie. Ce site n’est pas un site de spécialistes ni de médecins, mais plutôt une communauté de personnes soucieuses de prendre soin de leur santé en évitant de passer par la case ‘traitement lourd’. Tous vos commentaires seront appréciés. 🙂

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Le cycle de la femme pour les nuls

cycle féminin

On croit tout savoir à propos du cycle féminin. On vit à l’ère de l’appli smartphone qui nous donne la date de nos prochaines règles, on vit à l’ère de la pilule à gogo, de la pilule du lendemain, de la liberté sexuelle, de l’info en continu, et pourtant, dans l’ensemble on reste ignorantes au sujet de ce qui se passe dans nos propres corps tous les mois.

Moi même, j’avais beau avoir suivi tous les cours de SVT en 3ème sur la reproduction, ce n’est qu’au moment où j’ai voulu arrêter ma pilule, à 29 ans, que je me suis enfin penchée sur ce qui se passait dans mon corps. J’ai pris un calepin, un stylo, j’ai surfé le net, et j’ai commencé à prendre des notes. Et plus j’apprenais, plus je me rendais compte qu’en matière de cycle reproductif, j’étais une vraie quiche. Je savais comment faire pour ne pas tomber enceinte, j’avais un minimum syndical de connaissances sur la reproduction, mais j’ignorais ma propre ignorance. Je pensais que j’étais bien documentée au sujet des hormones, mais franchement, je n’y connaissais rien. Et à mesure que cette aventure holistique avance sur la toile, et que je reçois des mails et des commentaires de lectrices déboussolées qui me demandent des infos sur leur propre cycle/pilule, etc., je m’aperçois qu’on est toutes aussi ignorantes les unes que les autres. Franchement, parfois les commentaires que je reçois sont dignes de gamines de 8 ans, et ils proviennent de femmes en âge d’être mères (certaines le sont!). Mais loin de moi l’idée de vouloir enfoncer mes lectrices. Je vous adore, vous le savez. C’est juste que je suis outrée, outrée par ma propre ignorance, outrée par la vôtre, outrée par le fait que nous faisons trop facilement confiance à la médecine pour savoir ce qui se passe dans nos corps alors que nous ne le savons pas nous-mêmes. Le pouvoir et la connaissance sont étroitement liés, et je suis convaincue qu’il ne suffit pas d’avoir accès à l’info; il faut savoir le mettre à bon escient!

Je vous fait donc part de tout ce que j’ai appris sur le cycle de la femme depuis mon arrêt de pilule en 2012. Je ne suis pas particulièrement savante; ces infos sont à la portée de tous. Je les ai recherchées sur internet, j’ai pris des notes, j’ai fait des croquis, j’ai observé mon propre cycle, et voilà un condensé (enfin, pas tant que ça, parce qu’il y a de la matière) de tout ce que j’ai appris. Voici donc, le cycle de la femme pour les nuls!

éducation femme

1- Le b. a. -ba du cycle féminin

La femme entre dans sa période fertile avec l’arrivée des premières règles (entre 8 et 16 ans, en général). On appelle cette période « puberté ». Les règles sont aussi appelées « menstruation ». Un cycle typique dure entre 21 et 35 jours en moyenne. Le premier jour des règles correspond au premier jour du cycle. L’ovulation a lieu à peu près au milieu du cycle (au 14ème jour pour celles qui ont un cycle de 28 jours, par exemple), mais il peut avoir lieu avant ou après dans certains cas.

On dit souvent que le cycle féminin a lieu en 2 « phases », mais en réalité il y a 3 phases : la phase folliculaire, l’ovulation, et la phase lutéale.

– Phase folliculaire : Le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles, c’est également le début de la phase folliculaire. Les règles surviennent à chaque cycle si l’ovule libéré au moment de l’ovulation n’a pas été fécondé par un spermatozoïde. L’endomètre – le sang qui recouvrait les parois de l’utérus en vue d’une éventuelle fécondation – est rejeté par le vagin, et l’utérus se prépare à fabriquer une nouvelle couche sanguine qui pourra éventuellement accueillir un embryon en cas de grossesse.

Après les règles, sous l’influence de l’hormone folliculostimulante (FSH), plusieurs follicules se « réveillent » dans les ovaires de la femme (les follicules ovariens sont présents dans l’organisme de la femme dès la naissance). Durant plusieurs jours ces follicules sont en compétition les uns avec les autres pour devenir le « follicule dominant » ou « Follicule de Graaf » – celui qui libérera l’ovule au moment de l’ovulation. Très vite, un follicule « dominant » se démarquera des autres – les autres follicules cesseront alors de grandir et « laisseront la place » au follicule mûr. Ce follicule finira par atteindre entre 1,8-3cm de diamètre (aux environs du 14ème jour du cycle). Une fois le processus de maturation achevé, la paroi du follicule se déchire et l’ovule est libéré dans les trompes de fallope. C’est ce que nous appelons « l’ovulation ». La première phase du cycle est dominée par l’oestrogène, libérée par les follicules ovariens.

cycle femme

– Ovulation : Lorsque le follicule de Graaf parvient à maturation, aux environs du 14ème jour du cycle, les récepteurs hormonaux sur le follicule envoient des signaux à l’hypothalamus. L’hypothalamus transmet cette info à l’hypophyse. Les ovaires cessent alors de produire autant d’oestrogène, et l’hypophyse se met à libérer l’hormone lutéinisante (LH). C’est cette hormone qui est recherchée dans les urines lorsque l’on effectue un test d’ovulation. L’hormone lutéinisante est en effet libérée en pic pendant une période variant de 24 à 48 heures. Au cours de cette période intense, le follicule de Graaf se déchire, l’ovule est aspirée dans les trompes de fallope, où il commencera son long chemin vers l’utérus, et le follicule déchiré est transformé en « corps jaune ». C’est ce corps jaune qui produira de la progestérone pendant la 3ème phase du cycle en vue d’une éventuelle grossesse.

L’hormone lutéinisante est un peu la star de cette phase du cycle. C’est cette hormone qui dicte l’ovulation, qui permet au follicule de se déchirer pour libérer son précieux contenu, puis de se transformer en corps jaune. C’est grâce à l’hormone lutéinisante que l’on peut détecter une ovulation à l’aide d’un kit acheté en pharmacie. Le pic de libération de l’hormone lutéinisante est très court : 24-48h. On appelle cette période la « fenêtre fertile ». La durée de vie de l’ovule évolue en fonction du pic de libération de l’hormone lutéinisante. Une fois ces 24-48h passées, la quantité d’hormone lutéinisante libérée par l’hypophyse redescend en flèche, et l’ovule meurt. Si la femme a un rapport sexuel non protégé avec un partenaire masculin au cours de cette période fertile, elle peut tomber enceinte. Au delà de cette période, les chances pour que cette femme tombe enceinte sont quasi nulles. Un rapport non protégé ayant eu lieu jusqu’à 6 jours avant l’ovulation peut entrainer une grossesse car les spermatozoïdes, dont la durée de vie dans le corps de la femme peut aller jusqu’à 6 jours, se positionnent dans les trompes de fallope en attendant que l’ovule soit libéré.

L’ovule est toujours fécondé dans les trompes de fallope, et non pas dans l’utérus, comme je l’ai déjà entendu dire. Une fois fécondé, le blastocyste (la cellule fécondée) continue sa descente vers l’utérus, où il s’implantera dans l’endomètre pour devenir un embryon. Si toutefois l’ovule ne rencontre aucun spermatozoïde au cours de son voyage vers l’utérus, il mourra et sera enfin expulsé avec l’endomètre usé au moment des règles. Je tiens à préciser que certaines femmes observent un léger saignement au moment de l’ovulation. À condition que ces saignements restent très minimes il n’y a absolument rien d’alarmant.

– Phase lutéale : La phase lutéale commence en même temps que l’ovulation. Le follicule de Graaf se déchire pour libérer l’ovule, qui commence son acheminement vers l’utérus. Pendant ce temps, dans les ovaires, le follicule vide, maintenant appelé « corps jaune » en raison de sa couleur, se met à produire de la progestérone; l’hormone de gestation. La température basale corporelle augmente légèrement, car la progestérone réchauffe l’organisme, et la paroi de l’utérus s’épaissit en vue d’une éventuelle grossesse. Si l’ovule n’est pas fécondé, l’endomètre commence à se désagréger, la température baisse, et les règles démarrent.

BBT

– La température corporelle basale (BBT) : Si vous avez un thermomètre chez vous, vous pouvez commencer à enregistrer votre température basale corporelle tous les jours et ainsi apprendre à connaître votre corps et vos cycles. Il s’agit de la méthode « BBT » – ou « Basal body température charting ». Vous prenez votre température au réveil le matin, préférablement à la même heure chaque jour. Idéalement, il faudrait avoir un thermomètre avec vous à côté de votre lit, et avant même de vous lever vous prenez votre température et vous l’enregistrez (il existe des applis smartphone qui permettent d’enregistrer les données et d’en faire des beaux graphiques, mais sinon, un stylo et un calepin suffiront amplement). Le mieux serait de créer un graphique un peu comme celui qui figure en haut du paragraphe. Vous notez les jours du cycle à l’horizontal en dessous de votre graphique (de 1 à 28, ou plus si vous avez un cycle plus long), puis la température sur le côté gauche, en faisant bien attention à inclure les 0,1, 0,2, 0,3, etc. pour pouvoir tracer des traits. Personnellement, j’utilise une appli nommée « Selene », qui me permet d’enregistrer plusieurs données à la fois (la température de base, la glaire cervicale, les symptômes et humeurs, etc.).

Pourquoi la température « basale »? En principe, le matin, votre température est au plus bas. Vous n’avez pas encore commencé à vous activer, les données ne sont donc pas polluées par des températures fluctuantes. Idéalement, on prend sa température le matin, à jeun (car la digestion donne chaud!), et on respecte le même créneau horaire. Personnellement, j’ai tendance à prendre ma température entre 6 et 7 heures le matin, avant de sortir du lit. J’ai toujours un thermomètre sur ma table de chevet (mon homme rigole quand j’allume ma lampe de chevet le matin et que je mets mon thermomètre dans ma bouche illico – c’est devenu un réflexe).

En règle général, les températures de la phase folliculaire – c’est à dire au cours de la première quinzaine du cycle – seront plus basses que les températures de la phase lutéale – ou deuxième quinzaine du cycle. Souvent, la température grimpe en flèche aux alentours du milieu de cycle. Ce pic survient souvent juste avant l’ovulation, soit le jour même soit le jour avant, et il est attribué à la production de progestérone qui démarre peu après l’ovulation. On peut donc dessiner un trait vertical au milieu du cycle pour indiquer l’ovulation afin de mieux déterminer dans quelle phase du cycle on se trouve. La température s’élève au cours de la phase lutéale grâce à l’action de la progestérone. C’est cette hormone qui permet à l’utérus de préparer l’endomètre à une éventuelle implantation. En principe, au cours de la phase lutéale la température reste élevée jusqu’à l’arrivée des règles. D’ailleurs, si votre température reste élevée et que vous avez un retard de règles, il y a de grandes chances que vous soyez enceinte car le taux de progestérone continue à grimper en cas de grossesse, provoquant un réchauffement de l’organisme. À l’inverse, si vos règles arrivent, les températures descendent progressivement (ou en flèche, selon les femmes) à mesure que les taux de progestérone diminuent.

Comment sait-on si notre température est élevée ou non? Et bien ça dépend! Au bout de quelques cycles à noter votre température basale corporelle vous verrez apparaître un schéma. Pour moi, la moyenne tourne autour de 36,5°C au cours de la phase folliculaire, et 36,8-9°C au cours de la phase lutéale, mais ça reste très approximatif. Cela fait quelques mois que j’observe ma courbe de température et je remarque qu’aucun cycle n’est exactement pareil que le précédent. Ce mois-ci, en milieu de cycle, j’ai attrapé la grippe (ouep, et j’en ai sué!), de fait ma température basale corporelle a été masquée par une forte fièvre pendant plusieurs jours. Je n’ai donc pas tenu compte de ma température pendant que j’étais malade, et j’ai repris mes enregistrements hier. En gros, il faut savoir être flexible et ne pas stresser si on loupe un jour. La méthode BBT n’est pas une science exacte (quoique!) et il faut être à l’écoute de son propre corps pour pouvoir observer des variations dans les courbes. En France, on a tendance à vouer un culte absolu au médecin qui, au gré de son stéthoscope et son tensiomètre sait, apparemment, nous prédire une longue vie, mais ailleurs – au Japon, par exemple, ainsi qu’aux USA, où la dimension sociale du système médical laisse fortement à désirer, les femmes prennent leur propre santé en main, et par conséquent elles sont souvent très savantes au sujet de leur santé hormonale. Au Japon, on trouve des petits calepins sur lequel on peut noter sa température basale tous les matins en vente libre dans les bureaux de tabac et dans les pharmacies; les médecins encouragent d’ailleurs leurs patients à tenir une courbe de température. Les Américaines et les Canadiennes sont très friandes du site FertilityFriend.com, un site en partie payant qui permet de noter un maximum de données et de symptômes – dont la courbe de température – afin d’aider à mieux connaître son cycle, éventuellement dans le but de tomber enceinte. Avec Fertility Friend on peut comparer son graphique avec d’autres afin d’éliminer une éventuelle anomalie, etc., un chouette site, à condition de bien maîtriser l’anglais.

D’ailleurs, lorsque je me rends sur les différents forums/blogs santé anglophones je suis souvent frappée par l’acuité avec laquelle les jeunes femmes parlent de leur santé et notamment de leur fertilité. Elles ont même élaboré tout un langage et tout un système d’abréviations pour parler de fertilité et de raconter leurs « TTC adventures » (« TTC » = « trying to conceive », ce qui se traduit par « on essaye de tomber enceinte »): entre autres, la « baby dance », ou « BD signifie le rapport sexuel non protégé en vue d’une grossesse; les jours suivant l’ovulation sont les « DPO » ou « days past ovulation », le « EWCM » ou « egg white cervical mucus » c’est la glaire cervicale qui ressemble à du blanc d’oeuf (et bon appétit!); le « BFN » et le « BFP » sont les tests de grossesse respectivement négatifs et positifs – « big fat negative » et « big fat positive ». C’est un passe temps dans le monde anglophone de vloguer au sujet de son cycle et de sa grossesse. J’avoue que ça peut nous paraître un peu mièvre vu d’ici, mais quand on parvient à passer outre le petit côté « moi et mon nombril » de la chose, on se dit que wow, ces petites fées du logis, impeccablement maquillées, se pavanant devant leur webcam pratiquent le féminisme autrement, et elles ne laissent personne interférer avec leur santé et leur fertilité. Attention, je ne dis pas qu’il faut absolument les prendre comme modèle; je pense juste qu’en France le féminisme est trop souvent associé à la pilule: « pilule = liberté sexuelle ». Très bien, mais à la lumière de toutes ces morts liées à la prise de contraceptifs oraux, à la lumière de l’infertilité et des dérèglements hormonaux qui suivent souvent l’arrêt de ces médicaments et dont personne ne nous parle en nous les prescrivant, à la lumière de tout ce qu’on dépense (parce que la pilule n’est pas forcément remboursée) pour que les hommes puisse profiter gratuitement de nos corps, je ne sais pas… je ne peux pas m’empêcher d’y voir-là une certaine forme d’ironie qui ternit la belle image de la femme soi-disant « libre ».

superwoman

– La glaire cervicale : Mouais, je sais, ça ne fait pas vraiment rêver. Autant la partie « température basale » ça peut susciter la curiosité, autant parler de glaire cervicale ça peut faire grincer des dents. Pourtant, si vous voulez bien connaître votre corps et votre cycle il peut être très utile de noter l’aspect de votre glaire. Allez les filles, on n’est pas faites en sucre! On est en France; ici on appelle un chat un chat; on parle ouvertement de règles, de sexe, de psychologie, bref, on ne va quand-même pas cligner des yeux et feindre de ne pas comprendre quand on fait mention de la glaire cervicale! Vous ne fermez quand-même pas les yeux quand vous retirez votre petite culotte? Bon, et bien remettez-vous de vos émotions parce que de toute façon je vais en parler!

La glaire cervicale, qu’est-ce que c’est, et à quoi ça sert? Et bien, la glaire est sécrétée au niveau du col de l’utérus. Durant la plus grande partie du cycle, notamment lorsque nous ne sommes pas en période fertile, la glaire protège notre canal utérin et notre vagin des agressions externes (sperme, bactéries, etc.). Mais, quelques jours avant l’ovulation, le col de l’utérus se met à produire une glaire cervicale plus fine, qui ressemble à du blanc d’oeuf. Vous voyez de quoi je parle? Et bien, cette glaire fine, translucide, mais pas totalement liquide signifie que votre corps se prépare à l’ovulation. Il n’est pas rare d’observer cette glaire pendant 3-4 jours avant l’ovulation et le jour même de l’ovulation. C’est cette glaire que les Anglaises appellent « EWCM » (ego white cervical mucus) en référence à son aspect. La glaire « blanc d’oeuf » est, à l’inverse de la glaire sécrétée pendant tout le reste du cycle, l’amie des spermatozoïdes. Elle favorise leur passage vers les trompes de fallope; elle sert même de « filtre » en anéantissant les spermatozoïdes qui nagent de manière irrégulière. Souvent, les femmes souhaitant tomber enceinte se ruent chez leur pharmacien pour acheter un test d’ovulation aux alentours du 14ème jour du cycle, alors qu’elles ont un kit d’ovulation gratuit à disposition dans leur petite culotte!

Une fois l’ovulation passée, la glaire redevient laiteuse, parfois crémeuse, blanchâtre ou jaunâtre, parfois collante. Chaque femme est un peu différente à ce niveau là, et si on veut connaître son corps et mieux savoir se repérer dans nos cycle,  il faut savoir observer les moindres détails car une variation dans l’aspect et/ou la quantité de la glaire à l’autre peut vous en dire long sur l’état de vos ovaires. Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, moi j’utilise l’appli Selene sur mon téléphone, et tous les jours l’appli me propose de choisir dans la liste des adjectifs pour décrire ma glaire cervicale: collante (et là j’ai une barre bleue, car la glaire collante n’indique pas que je suis fertile), crémeuse (là j’ai 2 barres bleues), liquide (3 barres bleues), et « blanc d’oeuf » (4 barres bleues, ce qui veut dire que c’est la fête aux spermatozoïdes!), autrement j’ai la possibilité d’indiquer la présence d’aucune glaire. Bref, la glaire est votre amie, alors arrêtez de faire vos prudes, et regardez bien au fond de votre culotte la prochaine fois que vous irez faire pipi! 🙂

– Quelques infos amusantes au sujet du cycle :

  • Selon une étude scientifique, les femmes seraient plus impulsives au cours de la phase lutéale, et plus susceptibles de céder à des envie de sucre, de gras, et même de shopping…
  • Les avis sont contradictoires au sujet de la longueur des phases du cycle. Certains scientifiques sont persuadés que la longueur de la phase folliculaire est toujours de 14 jours, mais que la phase lutéale connait des variations considérables selon les individus, et c’est ce qui explique pourquoi certaines femmes ont des cycles longs, et d’autres plus courts. D’autres scientifiques contestent cette thèse, et affirment qu’au contraire, soit que la phase lutéale est toujours de la même longueur – 14 jours – mais que l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Personnellement; depuis que j’observe mon propre cycle, et depuis que je passe mon temps à scruter les graphiques sur FertilityFriend.com, je suis de plus en plus convaincue qu’il y a autant de cycles et de variations qu’il y a de femmes…
  • La grossesse est un vrai miracle! Quand on considère tous les obstacles sur le chemin des spermatozoïdes, et quand on sait que la femme n’est fertile que 24-48h, on se dit que pour que le petit têtard atteigne l’ovule et le féconde sans difficulté, wow! Si on rajoute à cela toutes les difficultés liées à l’implantation et ensuite au maintien de la grossesse, on se dit qu’avoir un bébé c’est vraiment miraculeux! 🙂

Cet article vous a-t-il plu? Utilisez-vous la méthode BBT, ou connaissez-vous une autre méthode pour suivre votre cycle menstruel? Laissez-nous un commentaire dans la sécrétion prévue à cet effet!

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GUEST POST : Stéphanie a trouvé une solution naturelle à la crise d’acné post pilule!

plus d'acné

Coucou les amis,

Suite aux articles « Comment arrêter cette daube de pilule » qui ont été postés au printemps, de nombreuses internautes se sont tournées vers ce blog pour les aider à comprendre pourquoi leur arrêt de pilule a été aussi difficile à gérer (aussi bien d’un point de vue épidermique que d’un point de vue psychologique), et pour trouver un peu de réconfort auprès d’autres femmes traversant la même crise. Une lectrice, Stéphanie, a fini par trouver une solution naturelle à sa poussée d’acné post Diane 35. Ses commentaires ont été précieux pour les femmes qui subissaient la crise post-pilule et qui se sentaient à court de remèdes et à bout de nerfs, et je lui ai demandé si elle voulait bien faire un condensé de tous ses commentaires. Elle a très gentiment accepté. Voici donc son témoignage. Je souhaite qu’il vous soit utile. N’hésitez pas à contacter Stéphanie dans la section « commentaires » ci-dessous. 🙂

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Bonjour à toutes,

Suite à la proposition de Christelle, j’ai souhaité apporter mon témoignage quant à l’arrêt de la pilule Diane 35. Contrairement à Christelle, je n’ai (malheureusement) pas fait le sevrage qu’elle recommande. Au contraire, j’ai arrêté cette pilule du jour au lendemain. La semaine prochaine, je fêterai l’anniversaire de cet arrêt (un an). J’en ai vraiment bavé pendant plusieurs mois, mais aujourd’hui, le bilan est malgré tout positif et ma conclusion est la suivante: l’acné post-pilule n’est pas une fatalité!


DURÉE DE MA PRISE DE DIANE 35
J’ai commencé à prendre Diane 35 en 2004 suite à des problèmes d’acné provoqués par la pilule Minidril. Ce fut le début du cercle vicieux dont je commence seulement à sortir…En effet, je précise que j’avais 21 ans quand j’ai eu mes premiers problèmes d’acné hormonal causé par la prise de la pilule. Je n’avais jusque là jamais connu l’acné et j’étais totalement démunie face à ce phénomène.

J’ai pris Diane 35 jusqu’en janvier 2013, mais en essayant de l’arrêter à plusieurs reprises, car j’avais les effets secondaires suivants pendant sa prise: grosse baisse de libido, infections vaginales à répétitions, palpitations, migraines, etc.
Je soupçonne également que mon irritabilité était lié à la pilule, car je suis beaucoup moins irritable depuis que je l’ai arrêtée…

Je savais qu’arrêter Diane 35 serait difficile, car à chaque fois que j’avais essayé de le faire avant, l’acné revenait de plus belle au bout de 6 mois et je reprenais la pilule illico presto sur les « conseils » des médecins qui me décourageaient de l’arrêter. J’ai donc anticipé et j’ai pris cette fois-ci, dès l’arrêt, beaucoup de compléments alimentaires pour m’aider à passer ce cap. J’ignorais à ce moment l’enfer que je vivrais… je n’avais tout simplement jamais vécu ça, même avec Minidril.

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JOURNAL DE MA PEAU POST-DIANE 35
– Début janvier 2013: arrêt Diane 35
– Fin février: un kyste arrive et dure plusieurs semaines
– Mi-avril: premiers kystes occasionnels
– Fin mai: ma peau est déjà abîmée, ça me gêne beaucoup, mais j’ose encore sortir
– Fin juin: premières grosses poussées (plusieurs kystes d’un coup)
– Début juillet: début du cauchemar, mes joues sont maintenant couvertes de bosses: des kystes profonds et douloureux, des pustules et des croûtes. Je n’ai plus un jour sans boutons. Je ne peux plus toucher mon visage car j’ai trop mal. Mes cheveux sont huileux, ma libido est explosive (seul point positif), je commence à perdre mes cheveux en grosse quantitié, j’ai plus de pilosité, j’ai des bouffées de chaleur et des sautes d’humeur (je fonds en larmes même quand je me sens bien)… J’évite les lieux publics et je m’enferme chez moi. Comme je prends des plantes pour détoxifier mon corps, il est possible que cela a accentué le problème. Je deviens très complexée et déprimée, malgré mon tempérament habituellement combatif et positif. Je me trouve hideuse et repoussante.
– Mi-août: je commence la tisane d’ACHILLEE MILLEFEUILLE + Ergy Epur(artichaut, radis noir) + Ergy Desmodium
– Fin août: Eurêka! L’amélioration est déjà visible
– Début septembre: encore 3-4 boutons par semaine
– Fin septembre: poussées de plus en plus espacées et généralement 2 voire 1 seul bouton à la fois
– Octobre: 2-3 semaines d’affilée sans rien du tout (à part des cicatrices rouges)

– Novembre: peau de plus en plus belle, mais encore grasse et avec 1 bouton occasionnel
– Fin décembre: peau toujours grasse surtout au moment de l’ovulation, cicatrices toujours visibles mais qui s’estompent de plus en plus. Il est encore trop tôt pour moi pour sortir sans fond de teint,  mais je suis très à l’aise sans fond de teint en présence de ma famille. On me dit d’ailleurs que ce n’est pas trop visible.

Pour récapituler, la grosse crise a commencé fin juin (6 mois sans pilule) et s’est terminée mi-septembre (8 mois), avec un pic de juillet (6 mois) à mi-août (7 mois).

L’amélioration a été visible au 8e mois, les poussées étant de moins en fortes et de plus en plus espacées…

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MA SOLUTION

– usage interne: Je conseille de prendre de la tisane d’achillée millefeuille, qui a purement et simplement sauvé ma vie!! Elle m’a été recommandée par le Pr Henri Joyeux qui a dénoncé les effets pervers de la pilule dans un ouvrage. Il m’avait conseillé de boire une tasse le soir + 1 tasse de tisane de sauge le matin.Je buvais plusieurs tasses d’achillée par jour et en 2 semaines, les résultats étaient déjà là… même si j’étais encore loin d’être guérie.

Rien ne marchait avant (bardane, pensée sauvage, levure de bière, chrome, sélénium, huile d’onagre, etc.), peut-être parce que j’étais un cas extrême. Vu qu’il s’agit d’un problème hormonal, l’idéal est de s’attaquer à la racine du problème en prenant des plantes qui agiront sur les hormones: achillée millefeuille, sauge, vitex, compléments alimentaires ESTROSENSE, ESTROBLOCK.

– usage externe: crème Triacnéal (Avène) pour les cicatrices et les boutons +crème hydratante légère Avène – J’utilise depuis quelques jours un produit qui semble bien marcher Cicapeel de SVR (uniquement le soir).

achillée millefeuille

JOURNAL « DE BORD » ET PHOTOS

Je conseille vivement de prendre des photos et de noter l’évolution de votre acné. Ce sont de très bons outils permettant de voir les progrès. En effet, avec le temps, on oublie un peu les différentes étapes ou on n’a plus forcément de recul. On n’a pas forcément l’impression d’aller mieux, car on est découragé et déprimé, alors que les résultats sont déjà là et que l’on ne les voit pas. Cela permet aussi d’identifier quel produit a marché et au bout de combien de temps. On peut également garder une trace/preuve des dégâts…

CHUTE DE CHEVEUX

J’ai le malheur de continuer à perdre mes cheveux. J’ai donc dû les couper début novembre. J’avais de très beaux cheveux avant, très frisés et longs. Ils sont maintenant très fins, ternes et cassants. J’en ai également perdu une très grosse masse. Peu de gens s’en aperçoivent et beaucoup me disent que ça ne se voit pas et qu’ils sont beaux, mais il suffit que je leur montre des photos de moi avant pour que la différence devienne flagrante…

C’est important de s’écouter. Si vous avez l’impression de perdre beaucoup de cheveux, n’attendez pas. C’est qu’il y a un problème.

Je prends des compléments alimentaires depuis des mois, mais le traitement est très long. Je recommande des vitamines, de la B6, du zinc et éventuellement de la levure de bière.

Même si je suis en train de gagner la bataille contre l’acné, je sais que pour les cheveux, il faudra beaucoup de temps pour récupérer la masse que j’ai perdue, mais j’y arriverai, j’en suis certaine.

images

COUP DE GUEULE!
Voici une suggestion qui me tient beaucoup à cœur: écrire aux services de pharmacovigilance (ANSM, Agence européenne du médicament, associations de consommateurs). Nous sommes des patientes et des consommatrices, et nous souffrons de problèmes de santé causés directement par un médicament autorisé à être mis sur le marché. Il n’est pas normal que nous soyons si nombreuses (partout dans le monde) à nous plaindre d’autant d’effets secondaires et que nous en souffrions en silence. Après tout, nous avons dépensé des fortunes pour acheter ce médicament qu’est la pilule et nous dépensons maintenant des fortunes pour soigner les troubles qu’il nous a causés. C’est tout simplement inadmissible. Plus nous serons nombreuses à signaler ces problèmes, plus ces derniers auront une chance d’être enfin pris au sérieux.
La pilule (et tout autre contraceptif hormonal) est selon moi un poison et les femmes souffrant de problèmes de santé à cause de ce produit sont très nombreuses. Ne fermons donc pas les yeux et n’acceptons pas de souffrir en silence!

femme qui écrit

COURAGE A TOUTES!
Je sais que c’est facile à dire, mais il ne faut pas céder et reprendre la pilule. Si on l’a arrêtée dans un premier temps, c’est pour une bonne raison. La reprendre, c’est reculer pour mieux sauter et c’est malheureusement ce que j’ai fait pendant des années à cause des conseils des médecins. Oui, j’ai vécu un ENFER après l’avoir arrêtée, et seules les personnes qui l’ont vécu peuvent comprendre, mais il faut garder en mémoire, que tôt ou tard, les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Notre corps reprend ses droits. Cela vaut donc vraiment le coup de s’accrocher et de patienter! Alors, courage! 🙂

Avez-vous déjà vécu une expérience similaire à celle de Stéphanie? Qu’avez-vous fait pour en venir à bout de votre acné? Luttez-vous encore contre l’acné? Laissez-nous un commentaire ci dessous…

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Acné et Pilule – Comment arrêter de prendre cette daube de pilule ? PART 3

Si vous n’avez pas encore lu PART 1 & PART 2 de ce post, je vous conseille de le faire avant de lire ce prochain article.

Pour faire court, après une première tentative il y a 9 ans, j’ai finalement arrêté ma pilule pour de bon l’an dernier (en juillet 2012). Lors de ma première tentative j’avais arrêté du jour au lendemain – j’avais suivi ma plaquette jusqu’au bout, puis, au lieu de reprendre la plaquette suivante j’avais laissé faire la nature (comme l’indiquait la notice). Sauf que tout cela s’était terminé par une aménorrhée de 6 mois, de l’acné à ne plus savoir quoi en faire, un état dépressif, et une grande solitude, car bien sûr aucun médecin ne voulait acquiescer le problème. J’avais fini par reprendre ma pilule, pensant devoir en être prisonnière à vie. Après ce malheureux incident je croyais ne jamais pouvoir arrêter la pilule un jour sans passer par la case « boutons ». Mais l’an dernier, après avoir effectué pas mal de recherches en ligne, j’ai trouvé une méthode plus douce pour arrêter les contraceptifs oraux sans avoir à subir tous les effets néfastes dus aux changements hormonaux brusques. Cette fois-ci je n’ai pas demandé conseil à ma gynéco ni à mon médecin traitant.

En l’espace de 6 mois j’ai graduellement réduit le dosage de la pilule. Pendant 2 mois j’ai pris 3/4 de la dose prescrite, pendant les 2 mois suivants j’ai pris 1/2 dose, et pendant les 2 derniers mois j’ai pris 1/4 de pilule. Chaque soir, au moment de prendre ma pilule, je coupais mes comprimés au cutter à papier, et je ne prenais que la dose souhaitée. Petit à petit je suis donc passée d’un comprimé entier à rien du tout.

Cette méthode s’est avérée très efficace. Je n’ai jamais souffert d’acné durant tout le temps du sevrage ni par la suite, et depuis j’ai retrouvé un cycle régulier. Pour plus d’info, lisez PART 1 & PART 2 de ce post. Ces deux derniers articles ont été rédigés après avoir constaté que nous étions nombreuses à avoir eu une mauvaise expérience suite à la discontinuation abrupte de la pilule.

Je suis, aujourd’hui, contre ce moyen de contraception, qui, a mon sens, n’est pas du tout – contrairement à ce que l’on prétend depuis des décennies – la solution féministe aux grossesses non désirées.

De nombreuses femmes m’ont contactée suite à la lecture de ces 2 derniers articles, me remerciant pour toutes ces infos et me demandant conseil. Je ne suis pas médecin, et je n’ai pas les qualifications nécessaires pour pouvoir donner des conseils thérapeutiques. En revanche, je crois qu’en matière de santé on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et qu’à l’exception des conditions graves nécessitant une intervention médicale il est possible d’éviter les médicaments pharmaceutiques, notamment les contraceptifs oraux, prescrits à tout va.

On m’a beaucoup demandé si durant toute la période du « sevrage » et par la suite j’avais pris des compléments alimentaires ou « fait des choses » pour booster mon organisme et réduire les chances de refaire face à une crise d’acné. Voici donc quelques astuces pour vous aider dans votre aventure au naturel :

1- Mon petit nombril

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La pilule a tendance à tuer les bonnes bactéries dans l’intestin. J’ai donc investi dans un bon probiotique (on en trouve en pharmacie et dans les magasins bio). Je l’ai pris pendant les 6 mois de sevrage, et je fais des petites « cures » tous les quelques mois depuis que j’ai arrêté la pilule tout court. Des déséquilibres de la flore intestinale peuvent conduire à des mycoses à répétition, et à la malabsorption de nutriments essentiels au bien être de la peau, des cheveux, et des ongles. Le probiotique aide la flore à se reconstituer et permet une meilleure digestion et une meilleure absorption des nutriments. Pour celles qui disposent d’un peu plus de temps, le kéfir de lait ou de noix de coco est un excellent probiotique fait-maison. La choucroute fermentée crue est également une excellente source de bonnes bactéries.

2 – Les anti-inflammatoires

épinards

Durant tout le temps du sevrage et depuis que j’ai arrêté la pilule j’ai radicalement augmenté ma consommation de légumes à feuilles verts et de fruits et légumes colorés. Les légumes verts foncés sont une superbe source d’antioxydants. Les tomates, les carottes, les baies telles que les myrtilles et la canneberge sont très efficaces contre l’inflammation, et on sait tous que l’acné n’est autre qu’une inflammation de l’épiderme…

Et pour celles qui souhaitent retrouver leur cycle naturel en vue d’une grossesse, les épinards et les légumes à feuilles vertes contiennent plein d’acide folique, une vitamine nécessaire au bon développement du foetus, surtout en début de grossesse.

3 – Le curcuma

TurmericCette racine orange est bourrée d’antioxydants et elle est bien connue pour ses vertues guérissantes. On en trouve dans les épiceries exotiques et parfois en grande surface. Si vous ne parvenez pas à trouver de la racine de curcuma la poudre est presque toute aussi efficace pour réduire l’inflammation. Perso, je la saupoudre sur mes salades, riz, légumes – je l’ajoute à ma vinaigrette, bref, il y a plein de manières de l’inclure dans vos repas.

4 – Le bio

Label AB

On peut débattre midi à 14h sur les avantages et les désavantages de l’agriculture biologique, il n’empêche que les producteurs de produits animales bio n’utilisent pas d’hormones synthétiques ni d’antibiotiques pour soigner leurs animaux. Je conseille donc aux femmes souhaitant retrouver un équilibre hormonal d’éviter de consommer des produits animales (viande/lait/oeufs etc.) d’origine non-biologique car les substances utilisées pour traiter les animaux destinés à la consommation se retrouvent dans notre organisme et peuvent détraquer nos hormones.

5 – Adieu le sucre

no-sugar

Vous aimez le sucre ? Moi aussi ! C’est ma bête noire (ou blanche plutôt !). Mais cette cocaïne douce est un véritable poison et je recommande à toutes celles qui souhaitent retrouver leur cycle (surtout celles qui souffrent du syndrôme des ovaires polykystiques ou celles qui ont un cycle irrégulier) d’éviter à tout prix les aliments sucrés. Le sucre dans le sang a tendance a faire grimper les taux de testostérone, ce qui à son tour aggrave l’acné et peut provoquer des chutes de cheveux, de la pilosité faciale, et des kystes ovariens (rien que ça !), alors bon, il vaut mieux couper court au sucre.

Et j’ajouterai sous cette rubrique que cela ne sert à rien de couper le sucre si vous continuez à fumer comme des pompiers et à boire comme des trous. Utilisez votre bon sens et arrêtez tous ces poisons, et votre cycle et votre peau vous en remerciera !

6 – H 2 O

verre d'eau

Boire de l’eau permet au corps d’éliminer les toxines. Il vaut mieux boire de l’eau que des jus de fruits sucrés ou des sodas. Si possible, prenez de l’eau de bouteille, et faites en sorte que les bouteilles soient en verre. Le bisphénol A contenu dans les emballages en plastique est très mauvais pour le système endocrinien.

7 – N’en faites pas trop

visage

Arrêtez de vous laver le visage comme des malades ! Je sais comment ça se passe ! Vous avez la peau qui graisse, vous la savonnez avec un tas de produits décapants, et au bout de quelques heures vous recommencez. Ça, les filles, c’est la recette du désastre ! Plus vous allez vous laver la peau et la décaper, plus votre peau va se re-graisser. Je sais que vous n’avez pas envie de l’entendre mais il va falloir cesser d’utiliser des produits antiseptiques que votre peau.

Durant tout le temps du sevrage j’ai dit non au savon. J’ai opté pour la méthode la plus douce qui soit : de l’eau froide, un peu sur mon visage tous les matins, et basta ! Au début ma peau n’était pas habituée, car avant j’aimais bien me frotter le visage avec du savon, mais aujourd’hui je ne troquerais plus jamais ma routine beauté contre des soi-disant « nettoyants » – même « naturels ».

8 – L’huile de jojoba

Jojoba

Si vraiment vous n’arrivez pas à vous passer de crème du jour, faites une exception pour l’huile de jojoba. La composition moléculaire de cette huile est étonnamment proche de notre propre huile épidermique – le fameux sébum – et, petit astuce rigolo – quand vous utilisez cette huile les récepteurs nerveux pensent que c’est votre propre peau qui produit suffisamment de sébum. Du coup, le cerveau arrête de demander à votre peau de produire autant de graisse, et votre peau se régule naturellement ! Magique !

Perso, j’utilise une ou deux gouttes le matin sur mon visage et mon cou, et c’est tout. Le soir, il m’arrive de me démaquiller avec.

9 – ZZZZZZZzzzzzzz

dormir

Si on parle de « sevrage » c’est que vous êtes « dépendantes ». Votre corps s’est habitué à ingérer des hormones synthétiques, et à mesure que vous lui ôtez il va devoir apprendre à se « débrouiller tout seul ». Il faut vous ménager. Prenez le temps de vous reposer. Soyez à l’écoute de votre corps. Si vous êtes énervée, faites un « break » (mais ne prenez pas de kit-kat hein !), faites une sieste. Et essayez d’être disciplinée avec le sommeil (7h/nuit c’est l’idéal).

10 – Yes you can !!!

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Le sport aide le corps à se détoxifier. Les bienfaits du sport sur le cycle féminin sont innombrables. Même si vous n’aimez pas trop le sport, donnez vous des petits défis : un tour de quartier, 15 minutes de yoga, un aller-retour au marché en vélo plutôt qu’en voiture…

Perso, je ne suis pas une grande fan du sport, et étant mince naturellement je n’ai pas la motivation de celles qui souhaitent garder leur ligne ou perdre des kilos. Mais cette année je me suis obligée à aller à la piscine de temps en temps, et là je vais m’inscrire à 10 séances de Pilates, histoire de commencer en douceur ! C’est toujours un investissement de faire du sport en club, mais je me dis que c’est mieux de de fumer ou de claquer mon salaire dans des cocktails, et c’est plus motivant de le faire en groupe que de le faire toute seule !

11 – Le vitex/agnus-castus/herbe à gattilier/arbre de chasteté 

vitex

Tant d’appellations pour un seul et même produit, le vitex est une plante utilisée depuis le moyen âge pour traiter les troubles du cycle chez la femme. À l’époque on l’appelait « l’arbre de chasteté » car il aidait les curés ayant des penchants charnels à vaincre la tentation. Il est plus efficace quand il est pris à moyen-long terme. Personnellement, j’ai pris 400mg/jour pendant 1 an et j’ai trouvé ça génial. J’ai eu mes règles tous les mois (aux alentours de 28 jours), ce qui pour moi était inespérée (j’étais très mal réglée avant de prendre la pilule), et j’ai eu l’impression ne moins souffrir de syndrôme prémenstruel quand je le prenais.

Aujourd’hui je prends une capsule tous les quelques jours. Certaines femmes disent ne pas sentir les effets de ce complément, et d’autres ne jurent que par ça. Tout ce que je sais c’est qu’il s’agit d’une solution 100% naturelle et sans risque aux troubles du cycle. Le vitex agit sur le cerveau, aidant ainsi le corps à mieux réguler les quantités d’hormones qu’il produit. Ainsi, ce complément aidera une femme à produire plus de progestérone si elle n’en produit pas assez, et il en aidera une autre à produire moins de testostérone si elle en produit trop. En soi, le vitex ne contient aucune hormone. Contrairement au soja qui est oestrogénique, le vitex ne risque pas de détraquer vos hormones davantage car il n’en contient pas.

12 – La bardane

bardane

La bardane possède des vertus purifiantes. On peut la boire en tisane ou en décoction ou la prendre en capsules. Elle aide le corps à se purger des toxines. Elle est donc l’alliée des belles peaux. Il est conseillé de faire des cures régulières de bardane mais de ne pas en prendre tous les jours de l’année comme on peut le faire avec le vitex. Il n’est pas rare de faire une petite poussée d’acné au début de la cure, c’est la preuve que l’organisme se purge des toxines. Souvent cette crise d’acné ne dure pas.

Si la poussée d’acné persiste il serait peut-être temps de prendre rendez-vous chez un naturopathe. Normalement, les toxines sont censés passer par le foie et les reins, puis les intestins et la vessie avant d’être excrétées par le corps. Si ces organes sont trop toxiques ou « fainéants » c’est la peau qui prend le relai car il faut bien que le corps trouve un moyen de se débarrasser des poisons. La bardane agit sur les organes d’élimination afin d’ôter ce fardeau à l’épiderme. En général on voit rapidement les bienfaits de la bardane sur la peau. Personnellement, j’ai fait plusieurs cures l’an dernier pendant mon « sevrage », et à ma grande surprise je n’ai pas eu d’acné. Comme quoi ce n’est pas systématique.

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Bonne chance à toutes ! Laissez moi un commentaire pour me dire si ces infos vous ont été utiles…

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Acné et Pilule – Comment arrêter cette daube de pilule, PART 2

Ceux qui ont lu PART 1 de « Comment arrêter cette daube de pilule », savent que je déconseille fortement ce moyen de contraception. Ayant moi-même pris plusieurs pilules en l’espace de dix ans, et ayant déjà fait un malaise que je soupçonne d’avoir été lié à la prise de ce médicament, je pense être bien placée pour en parler. Pour résumer mon article précédent en quelques mots, j’ai décidé d’arrêter ma contraception en janvier dernier, et j’ai mis en place un système de « sevrage » pour réduire le dosage hormonal graduellement plutôt que de terminer ma plaquette d’un coup et d’attendre que mon cycle naturel reprenne son cours. J’ai fait ceci sans consulter ma gynéco ni mon médecin traitant, car j’étais persuadée qu’ils ne verraient pas cette méthode d’un oeil favorable, et puis parce que très franchement ils avaient perdu ma confiance. Cela faisait un moment que je voulais arrêter de prendre la pilule, mais j’avais eu une très mauvaise expérience en arrêtant Diane 35 en 2004 (aménorrhée pendant plus de 6 mois, acné à ne plus savoir quoi en faire, dépression, sauts d’humeur, crampes abdominales, pertes de cheveux, etc.) et il était hors de question de repasser par là. Donc, vous imaginez bien, dès que mes règles sont revenues, après 6 mois d’absence, j’ai sauté sur l’occasion pour reprendre la pilule, et je ne l’ai plus lâchée jusqu’en juillet 2012.

De janvier à juillet 2012, j’ai utilisé un simple cutter à papier pour couper mes comprimés de telle sorte à ne pas provoquer un changement hormonal brusque. De fait, pendant 2 mois, j’ai pris mes 21 jours de pilules comme d’habitude, sauf que je n’ai pas pris le comprimé en entier ; au lieu de prendre toute la dose, j’ai pris 3/4 du comprimé en respectant l’arrêt thérapeutique de 7 jours entre les plaquettes. Ensuite, pendant les 2 mois suivants, j’ai pris 1/2 du comprimé, puis 1/4 pendant deux mois, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus rien à prendre. La bonne nouvelle est que cette fois-ci mon cycle est revenu tout de suite, et que je n’ai jamais souffert d’acné, ni durant le processus de « sevrage », ni par la suite. Aujourd’hui cela fait presque un an que je ne prends aucun contraceptif oral, et je revis. Voici donc le récit en détail:

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1- Pourquoi fait-on une crise d’acné après l’arrêt de la pilule ?

C’est marrant parce que j’ai l’impression que pour beaucoup de professionnels de santé cette crise d’acné qui suit l’arrêt du contraceptif oral n’existe pas. Alors, soit elle ne fait pas partie des symptômes reconnus, soit les spécialistes préfèrent la nier plutôt que d’avoir à l’expliquer. En tout cas, la crise d’acné que j’ai eu après avoir tenté d’arrêter Diane 35 il y a 9 ans était loin d’être fictive. Mes amies ont constaté qu’il y avait un vrai problème ; je perdais mes cheveux, je m’enfermais dans ma chambre pendant des heures sans vouloir voir personne, j’étais devenue sensible et tendue, et mon visage était recouvert de gros boutons – des kystes presque – rouges et douloureux, incrustés sous la peau. Ces symptômes ne peuvent être rattachés à quoi que ce soit en dehors de l’arrêt de ce médicament. J’étais heureuse, je venais d’obtenir ma licence, j’avais décroché un travail qui me plaisait… alors le coup de l’étudiante stressée, franchement non.

La décision d’arrêter Diane 35 a été prise un soir de novembre 2003. Je venais de rompre avec mon petit ami du moment, et je souhaitais tout simplement retrouver mon cycle naturel. J’ai donc en tout état de logique terminé la plaquette que je prenais, puis au lieu de reprendre la plaquette suivante, j’ai laissé la nature faire son oeuvre. Au bout d’un mois, pas de règles. Je ne m’inquiète pas, parce qu’avant de prendre la pilule j’avais des cycles irréguliers. Je me dis donc que ça va bien finir par se mettre en place. Sauf qu’au lieu de retrouver mon cycle, les mois passent, et mes règles ne viennent pas. Au bout de trois mois « au naturel », je commence à voir des rougeurs sur mon visage. Un par ici, un par là ; rien de bien méchant. Mais je remarque que ma peau devient grasse au toucher, et quand je passe mes doigts sur mon front il y a comme des grosses bosses douloureuses sous l’épiderme. Peu à peu les bosses deviennent énormes, et l’état de ma peau se détériore. J’appelle ma gynéco.

boutons

Au bout du fil je pleure. Je ne me reconnais plus. Je suis triste tout le temps. Je suis fatiguée. Je n’ai plus d’appétit, et plus envie de voir mes amis. Mes règles sont absentes, et je perds mes cheveux. Au secours ! Elle reste là un instant. « Ah bon ? » Me répond-elle, presque amusée de m’entendre raconter ces symptômes étranges. Elle n’a « jamais entendu parler » d’une telle réaction. Plus tard, en me documentant sur le web, je m’aperçois que ce cas de figure est très fréquent, notamment chez les femmes ayant pris soit Diane 35, soit d’autres pilules contenant des suppresseurs d’androgènes.

Alors, parlons un peu de Diane 35. Bien sûr, aujourd’hui cette pilule n’est plus vendue en France à cause du scandale qu’elle a provoquée en début d’année, mais parlons-en quand même. Tout d’abord, que contient Diane 35 ? Je n’ai pas besoin d’être un Prix Nobel pour lire une notice : cyprotérone acétate 2mg/ethinestradiol 0.035mg. Alors, qu’est ce que la cyprotérone, et qu’est ce que l’ethinestradiol ?

L’Ethin estradiol est une substance synthétique qui remplace l’hormone naturel « estradiol ». Pratiquement toutes les pilules contraceptives sur le marché en contiennent. 

La cyprotérone est un anti-androgène steroïdien. C’est à dire qu’il supprime les effets de la testostérone. Il est utilisé pour traiter certains cancers de la prostate chez l’homme, l’hirsutisme chez la femme, ainsi que pour traiter d’autres maladies en rapport avec la production excessive de testostérone. Fun fact, c’est également la cyprotérone que l’on utilise dans les cas de « castration chimique », utilisée pour diminuer les pulsions sexuelles chez les violeurs. Dans le cas de Diane 35, il est utilisé en tant que progestatif synthétique (l’autre composant des pilules contraceptives). Il est utilisé en tant que traitement contre l’acné chez la femme car il supprime la production d’androgènes, souvent responsables de l’acné et du syndrome des ovaires poly-kystiques. 

Bon, tout cela est bien joli, mais quel est le rapport entre ces composants et la crise d’acné qui suit leur arrêt brutale. J’ai du mal à comprendre. J’émets plusieurs hypothèses… le fait que le corps se retrouve à produire ses propres hormones après avoir été « au repos » pendant plusieurs années ? Je décide d’explorer cette piste, et je tape « cyprotérone » dans Google. Sur les sites en français, je trouve des informations sur ce composant, notamment le fait que mélangé à de l’ethin estradiol il aggrave le risque d’accident cardio-vasculaire, bon, là encore j’étais déjà au courant. Alors, je tape « cyproterone » en anglais, et je lis la pagé Wiki (ouais, je sais, Wiki quoi, mais bon, justement, Wiki quoi !) en anglais dédiée à ce composant, et là, bingo. Au milieu de la page il est écrit, sous l’entête « Withdrawal Effects », qui signifie en français « Sympômes de Sevrage », « abrupt withdrawal of cyproterone can be harmful », ce qui, traduit mot pour mot, équivaut à : « les symptômes de sevrage de la cyprotérone peuvent être nuisibles ». Je poursuis ma lecture.

comprimé

Il s’avèrerait que la cyprotérone rendrait dépendant. Première nouvelle. Paraît-il que le laboratoire qui fabrique ces pilules, à savoir Bayer Healthcare, préconise de ne pas interrompre la prise de ce médicament du jour au lendemain, mais de réduire le dosage progressivement. Ceci est applicable pour les traitements hautement dosés en cyprotérone, je pense aux traitements contre le cancer de la prostate etc., mais en ce qui concerne la pilule, on considère certainement que la dose est trop faible pour procéder à un sevrage progressif. De ce fait, lorsqu’une patiente souhaite (ou doit, pour des raisons médicales) arrêter de prendre cette pilule, le gynécologue lui dit de l’arrêter du jour au lendemain, sans – je suppose – se douter que cette discontinuation abrupte provoquera une pléthore de symptômes nuisibles, dont l’acné, car lorsque l’on cesse d’absorber de la cyprotérone, le corps, qui s’est habitué à ce substitut hormonal, se met à produire des androgènes en masse.

Ceci est, bien sûr, une explication très vulgarisée. Si vous souhaitez mentionner quelque chose que j’ai omis, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en dessous. Enfin voilà, j’ai enfin réussi à comprendre pourquoi j’avais eu une grosse poussée d’acné lorsque j’avais arrêté Diane 35 du jour au lendemain, et à comprendre pourquoi personne ne m’a conseillé de réduire le dosage graduellement.

2- Mais alors, qu’en est-il des autres contraceptifs orales, car on sait que Diane 35 n’est plus commercialisée en France ?

Perso, après avoir pris Diane 35 pendant environ 5 ans (!!!), ma gynéco m’a prescrit Jasmine. Tout comme Diane 35, Jasmine contient un ingrédient anti-androgénique, à savoir la drospirénone. Mais, je vous entends me dire, qu’est ce que la drospirénone ?

La drospirénone est un progestatif synthétique utilisé dans les fameuses pilules contraceptives 4ème génération. Elle a des effets anti-androgéniques. Outre le fait que la drospirénone aggrave le risque d’accidents cardio-vasculaires chez ses utilisatrices de 600% par rapport aux femmes qui ne prennent aucun contraceptif oral, rien n’est indiqué quant au développement d’une éventuelle dépendance à ce médicament. Il est souvent utilisé avec l’ethin estradiol.

Rien de mieux qu’internet finalement pour trouver des renseignements. Alors, je me dirige vers des forums santé pour voire ce que les internautes ont à dire au sujet de Jasmine/Jasminelle, et notamment au sujet de l’acné qui suit l’arrêt de médicament. Et ça ne loupe pas ! En fait, vous êtes hyper nombreuses à souffrir d’acné après avoir arrêté cette pilule. Une internaute outrée dit, en à peu près ces termes : « je ne comprends pas, on m’a prescrit Jasmine pour traiter un dérèglement hormonal, ça devrait aller mieux une fois que je l’arrête ! ». Une autre souhaite repasser à une « pilule normale » car elle n’a plus de libido. Encore une autre a substitué Jasmine par Androcur, un médicament à base de cyprotérone… et vous voyez, le cercle vicieux repart.

En tout cas, j’ai bien vu que même les pilules qui ne contiennent pas de cyprotérone peuvent provoquer une crise d’acné quand on les interrompt brutalement. Certaines filles échappent à cette crise, et je suis très heureuse pour elles, mais malheureusement pour trop de filles l’arrêt de la pilule rime avec acné, déprime, solitude, incompréhension, et souvent reprise de pilule ou, pire, prise de médicaments anti-androgéniques telles que Androcur ou Spironolactone, ou des antibiotiques, qui ne sont que des bombes à retardement pour l’acné.

3- La Solution

La solution s’effectue en plusieurs temps. Tout d’abord, elle existe, et avant de se jeter corps et âme dans la spirale infernale pilule-arrêt-acné-médocs-acné-déprime-re-pilule, il faut s’arrêter un instant et s’instruire.

La première chose que j’ai compris en me documentant sur la pilule, c’est que personne, ni même les médecins, n’y connaît quoi que ce soit. Les médecins ne sont que les pantins des géants de l’industrie pharmaceutique. Ils ne sont pas plus informés que vous et moi. Finalement, les infos sont là pour celui ou celle qui veut les chercher, dans les ouvrages de médecine, sur internet, même vulgarisés sur Wiki les gars, alors pas d’excuse ! Donc voilà, la première chose à faire pour une personne qui veut arrêter la pilule et retrouver son cycle normal est de S’INSTRUIRE ! Tu es le maître de ton corps. Dans cette vie, tu n’as pas le contrôle sur la météo ou sur la situation économique du monde, mais bordel, tu as le contrôle sur ce que tu mets dans ton corps ! Ne laisse personne, ni les médecins, ni les médias te convaincre du contraire. Un bon choix est un choix informé, alors avant de gober les comprimés qu’on te prescrit, INFORME-TOI ! Que contient-ils ?  Est-ce que les ingrédients sont nocifs ?  Etc. Etc.

lecture

La deuxième étape consiste à élaborer une stratégie pour arrêter la pilule en douceur. Si tu prends un contraceptif oral depuis un moment, sache que ton corps s’y est certainement habitué, et que tu risques fortement de faire une crise d’acné si tu l’arrêtes brutalement.

Moi, j’ai décidé de réduire le dosage progressivement en diminuant la dose un petit peu plus chaque moi pendant 6 mois. Pour ce faire, je me suis munie d’un cutter à papier :

cutter à papier

d’une petite planche en bois que j’utilisais seulement pour couper mes pilules (je vous expliquerai pourquoi après) :

planche

d’un petit sac congélateur :

sac plastique

– Pendant les 2 premiers moi, j’ai pris ma planche en bois, j’ai placé mon petit comprimé dessus, et à l’aide de mon cutter à papier, j’ai coupé mon comprimé en 2. Ensuite, j’ai coupé un côté en deux, et j’ai mis un quart de la dose dans mon petit sac congélateur. J’ai avalé les 3/4 qui restaient sur la planche.

3/4

La raison pour laquelle j’ai mis le quart de pilule superflu dans le sac congélateur plutôt qu’à la poubelle est parce qu’il ne faut jamais jeter des médicaments contenant des hormones dans la poubelle ou l’évier. C’est très nocif pour l’environnement. Mieux vaut les conserver dans un sac plastique et ensuite les déposer dans une pharmacie, où ils sauront comment s’en débarrasser. Pareil pour la planche en bois ; les hormones que je libère en coupant mes comprimés sont nocifs, et je veux éviter de contaminer des aliments avec. Je me sers donc d’une planche en bois spéciale pour ma petite opération !

– Pendant les 2 mois suivants, j’ai fait la même chose, mais au lieu d’avaler 3/4 de pilule, j’avalais 1/2 du comprimé, et je plaçais l’autre moitié dans le sac en plastique.

– Pendant les 2 derniers mois, j’ai fait de même, mais j’e n’ai pris qu’un quart du comprimé, et j’ai placé le reste dans le sac.

4- Quelques mises en garde…

warning

J’ai choisi de ne pas informer ma gynéco et mon médecin traitant de ma stratégie. Bien sûr, je n’ai pas trop le droit de vous encourager à aller derrière le dos de votre professionnel de santé, donc voilà, si vous êtes suivis par quelqu’un de confiance, parlez-en avec lui, qui sait, peut-être vous encouragera-t-il à procéder ce cette manière.

Durant ces mois de sevrage, mes règles ont été un peu anarchiques. Elle arrivaient souvent une semaine trop tôt, et elles duraient plus longtemps que d’habitude. Parfois, elles étaient plus abondantes, et un peu plus douloureuses. Perso, j’ai un seuil de tolérance à la douleur assez élevé, donc pour moi cela n’a posé aucun problème, et puis, j’avais tellement envie d’en finir avec cette pilule que je n’en avais que faire. D’ailleurs, j’ai eu raison, parce que depuis que je ne prends plus de pilule du tout mon cycle s’est régularisé et tout est rentré dans l’ordre.

Ne pas prendre toute la dose = risque de grossesse. En ce qui me concerne, avant même de commencer à me « sevrer » de la pilule, mon compagnon et moi avons eu une discussion évaluant tous les risques possibles et imaginables. Nous avons décidé d’utiliser un autre moyen de contraception pour éviter les surprises, et nous avons parlé de la possibilité de tomber enceinte. Nous avons convenu que si cela arrivait, même sans que cela soit prévu ou souhaité, nous serions finalement très heureux. Donc voilà, pas de coups vicieux le dos de votre copain, les nénettes ! Et protégez-vous, parce que la pilule n’agit pas contre les MST !

Bon sevrage à celles qui veulent tenter le coup. Entre temps, j’ai vu ma gynéco, qui m’a confirmé que tout fonctionnait bien, et que j’avais le feu vert si je souhaitais mettre en route un petit bout de chou… affaire à suivre !

Bientôt, j’écrirai PART 3 de « Comment arrêter cette daube de pilule » pour vous donner la liste des compléments alimentaires et des changements nutritionnels que j’ai effectués pour aider à régulariser mon cycle… 

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Acné et pilule : comment arrêter de prendre cette daube de pilule sans passer par la crise de boutons et sans devenir une « crazy bitch »? PART 1

Dans le monde de Candide – pensez clip de Lana del Rey ; des mecs torse-poils en jean et des nanas en maillot de bain Eres se lançant des regards langoureux en buvant des Nespressos à la paille et en caressant des petits chatons tout mignons – les filles n’ont jamais entendu parler d’ac… d’ac… de… oula, allez, le me lance… d’ac.. d’acné (ouf, pendant tout un moment je croyais que je n’y arriverais pas!), elles ne prennent pas la pilule (non mais enfin, ce sont des hormones artificieeeels!), elles n’ont pas leurs règles, et encore moins les sauts d’humeur « crazy bitch » qui les accompagnent. Ouais, dans le monde de Candide, on badine avec l’amour, et on se fiche du flacon pourvu qu’on ait l’iPad. C’est sympa le monde le Candide, surtout quand on a 17 ans et qu’on se bat avec nos parents pour que notre petit copain ait le droit de dormir à la maison. En général tout cela se termine par un petit passage chez le médecin, et par la prescription de ce médicament tout rond, tout beau qui va nous permettre de « dormir » avec notre copain sans avoir à craindre l’autre petit passage chez le médecin pour l’autre médicament tout rond tout beau… enfin bref, vous m’avez compris.

1- La pilule et moi, une belle histoire d’amour

ado maquillage

Moi, je l’ai prise à 18 ans. Elle m’a été prescrite par mon médecin traitant parce que je me plaignais d’avoir des « boutons » (je tiens à préciser que ce que je qualifiais de « boutons à l’époque étaient 2-3 rougeurs par ci par là tous les quelques mois qui disparaissaient au bout de 24h), et parce que j’étais mal réglée. Pour faire court: j’ai demandé la pilule, on me l’a donnée. Elle s’appelait Diane 35, et je l’adorais. Ma peau était devenue parfaite, je savais quand mes règles allaient apparaitre, et ne risquais pas une grossesse imprévue, trop cool! Jusqu’ici tout va super super bien…

2- Euh oui… jusqu’au jour où…

3 ans plus tard, mon petit ami et moi rompons, et je décide d’arrêter la contraception. No problèm, me dit-on: au lieu de reprendre ta pilule après l’interruption obligatoire de 7 jours, tu ne la prends pas, et tu retrouveras ton cycle naturel en un rien de temps. Eh hem, bien sûr! Que dalle, oui! Alors, je compte, 28 jours depuis mes dernières règles, et je laisse la nature suivre son cours. Trop cool, j’ai arrêté de prendre la pilule (j’étais soulagée d’arrêter de la prendre parce qu’entre temps j’avais eu le temps de me documenter sur les effets négatifs des pilules telles que Diane 35)! Bon, le 28 ème jour arrive, et pas de règles… mais bon, pas grave, c’est normal, mon corps a juste un peu de mal à se réadapter. Je patiente… 32 jours… 2 mois… 3 mois… 4 mois… 5 mois… 6 mois. « Keuwa?! » Je vous entends de derrière vos écrans. Et oui, j’ai mis 6 mois à retrouver mon cycle, et ce n’est pas tout.

Tout à l’heure je vous expliquais que j’avais commencé à prendre la pilule par vanité (je ne voulais plus jamais avoir de « boutons). Bon, et bien à peu près 3 mois après avoir arrêté de prendre la Diane, j’ai commencé à voir quelques petites rougeurs apparaître sur mon visage. Rho, pas de souci! Mon corps se réadapte à mes hormones naturels (j’étais optimiste!). Sauf que, ces petites rougeurs se sont transformées en grosses rougeurs, et à mesure que les semaines passaient, les grosses rougeurs se transformaient en gros boutons cystiques, et bam, au bout de 4 mois et demi après l’arrêt de la pilule j’étais devenue méconnaissable. Bon, j’exagère un peu, mais pas tant que ça (mes copines sont sympas; elles me disent que ce n’était pas aussi horrible que je le prétends, mais elles avouent que c’était quand même une importante inflammation, et qu’elles ne m’avaient jamais vu dans cet état). Donc récapitulons: j’arrête ma pilule, ma gynéco me dit que tout va se remettre en place sans souci, mais je ne retrouve pas mon cycle, et mon visage est recouvert d’acné. Apart ça, la pilule ne détraque pas le cycle naturel !

effets Diane 35

3- Un cercle vicieux

S’en suit une longue période de temps durant laquelle je n’ose pas arrêter la contraception orale. Je passe de Diane 35 à Jasmine – ma gynéco m’assure que ça se vend « comme des petits pains » aux USA. Étant trop flippée pour questionner ses dires, j’entame cette nouvelle plaquette illico. Puis, une après-midi, en juillet 2006 (j’avais 23 ans), alors que je fais du shopping, je sens que je peine à respirer. J’attribue ce malaise à la chaleur, et je continue mes achats. Un peu plus tard, je me trouve dans un autre magasin, climatisé pourtant, et la même sensation me prend, cette fois-ci accompagnée d’une légère gène dans la poitrine. Je suis entrain de m’acheter des chaussures. Je m’assieds sur un tabouret en attendant que la gène s’en aille, mais je sens que je peine à respirer et que même si je ne suis pas mourante ce n’est pas normal. J’appelle mon compagnon au téléphone. Il vient me chercher en voiture et me ramène à la maison. Arrivée chez moi, je m’allonge et je bois de l’eau. Je me sens soulagée d’être chez moi mais j’ai quand-même une lourdeur au milieu du dos, c’est discret mais ça ne s’en va pas. Mon compagnon trouve tout ceci bizarre et appelle SOS médecins. Ils envoient le SMUR, qui, une fois sur place, procèdent à un électro-cardiogramme. Ils trouvent le résultat « bizarre » également, et décident de me transporter aux urgences pour des examens plus approfondis.

Pour couper court une longue histoire, ce soir-là j’ai subi des examens cardiaques et veineux qui n’ont débouché sur rien. À ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été hospitalisée ; les résultats des examens sont restés à l’hôpital malgré plusieurs tentatives de les récupérer aux secrétariats des divers services dans lesquels j’ai subi les tests. Il n’empêche que quand j’ai évoqué l’incident lors d’une visite de contrôle chez ma gynéco, sa première réaction a été de nier la possibilité d’une réaction à ma pilule contraceptive, puis de me prescrire la pilule « d’en dessous », appelée Jasminelle, qui « contient moins d’hormones » que celle que je prenais au moment du malaise, Jasmine. Je me rends compte à ce moment-là qu’en fait ma gynéco tâtonne ; elle n’en sait pas plus que moi sur les dosages des pilules qu’elle me prescrit. Je ne peux pas lui en vouloir, mais je reste inquiète ; si le spécialiste ne connaît pas les vrais effets secondaires des nouvelles pilules, alors qui les connaît ? Et alors, si personne ne connaît les risques encourus par la prise de ces contraceptifs, que suis-je si ce n’est un cobaye ? Et si je suis un cobaye, et que personne ne peut m’informer sur les effets secondaires, alors je ne saurai jamais pourquoi, alors que j’avais 23 ans, que j’étais jeune, active, et heureuse, j’ai dû être transportée en urgence à l’hôpital pour un problème cardiaque. Il n’empêche que j’ai une petite idée de ce qui s’est passé ce soir-là. Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je suis persuadée que j’ai fait partie des 2500 femmes qui, tous les ans, ont un malheureux « accident » lié à la prise d’un contraceptif oral.

Je ne suis pas morte ce soir-là, et le lendemain j’ai repris le travail comme si de rien n’était. J’ai même continué à prendre Jasminelle pendant quelques années, parce que sur le coup j’ai suivi le conseil des médecins qui était de « ne pas se soucier » de cet événement isolé. Ce n’est que plus tard, début 2012 que j’ai commencé à me renseigner sur l’utilisation des contraceptifs oraux. Ce que j’ai trouvé n’était guerre réjouissant. D’ailleurs, en janvier 2013, lorsque tous ces scandales liés à la pilule commençaient à paraître au grand jour, cela faisait plus de 6 mois que j’avais arrêté ma pilule suite aux recherches que j’avais effectuées. J’étais, comme la plupart des femmes, je suppose, très heureuse de voir que l’on commençait à considérer ces 2500 « accidents » comme des vrais problèmes médicaux et non plus des simples « cas isolés ». On dira ce qu’on voudra sur les statistiques, il n’empêche que ça remet tout de suite les choses en perspective. En effet, tous les ans en France, 20 femmes décèdent suite à la prise d’une pilule contraceptive. 20 femmes, les gars, « allo quoi » !

pilule

4- Pourquoi arrêter

En ce qui me concerne, j’ai arrêté la pilule pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais l’impression de ne plus connaître mon corps. J’avais 29 ans, et j’avais passé plus de 10 ans sous pilule. Quand je l’avais prise pour la première fois, en 2001, mon cycle était très irrégulier. Peut-être était-il toujours aussi irrégulier ? Peut-être n’arriverai-je jamais à concevoir un enfant ? Et puis, ces questions d’embolie pulmonaire… tout ce que je lisais en ligne sur « Yaz », l’équivalent anglophone de Jasmine, ne me rassurait pas. J’avais 29 ans, et je ne supportais plus l’idée de mettre des hormones synthétique dans mon corps. Je payais entre 25-37 euros tous les 3 mois pour un médicament que je soupçonnait d’avoir été à l’origine d’un malaise quelques années auparavant. Je me sentais esclave. J’en avais marre. Je ne comprenais plus cette histoire de féminisme : la pilule rend libre, elle permet de s’épanouir sexuellement, bla bla bla. D’après moi et mes copines, la pilule était surtout dangereuse, chère (la plupart du temps à nos frais, merci le féminisme), elle pouvait rendre stérile, et chez de nombreuses femmes elle avait un effet négatif sur la libido… euh, quelqu’un a dit « féminisme » ?

J’avais envie d’en finir avec cette daube, mais que faire ce cette crise d’acné post-pilule ? J’en avais la chair de poule. Une amie à moi venait de faire la redoutable expérience post Diane 35. Elle en était sortie traumatisée : perte de cheveux, acné à ne plus savoir quoi en faire, sauts d’humeur, mais elle a été courageuse et elle n’a jamais cédé à la tentation de la reprendre. Les dérèglements hormonaux ont duré entre 6 mois et 1 an, mais ensuite tout est rentré dans l’ordre, et aujourd’hui elle a une superbe peau et elle a retrouvé sa chevelure splendide. Mais rien qu’à l’écouter me raconter tout cela j’avais les mains moites. Il fallait que je trouve un autre moyen de me sevrer de cette pilule. Ma copine avait arrêté sa plaquette du jour au lendemain, mais clairement cette méthode (préconisée par les médecins pourtant) n’était pas efficace contre l’acné et les dérèglements endocriniens. J’ai décidé d’emmerder les médecins et de n’en faire qu’à ma tête, après tout, c’est en partie à cause de l’ignorance de ma gynéco que j’ai fini à l’hôpital, pourquoi lui ferais-je confiance ?

desintox

5- La cure de desintox

Première étape : reconnaître qu’on est une droguée. La pilule est une drogue légale, certes, mais elle ne reste pas moins une drogue. Notre corps s’habitue à ne pas produire des hormones naturels, et peu à peu il devient « accro » à ces substances artificielle.

Deuxième étape : s’informer. Savez-vous ce que contient votre pilule ? Souvent elle est fabriquée à partir d’urine de cheval. Vous trouvez ça dégueu ? Vous avez raison, c’est dégueu. Connaissez-vous les statistiques en rapport avec le cancer du sein et la pilule ? Connaissez-vous le taux d’infertilité suite à une prise prolongée ? Connaissez-vous les différentes pilules, et savez-vous dire à quelle « génération » elles appartiennent ? Et plus important encore, connaissez-vous le fonctionnement de votre corps ? Qu’est-ce qu’une phase folliculaire, lutéale ? Connaissez-vous le nom des hormones responsables de l’ovulation ? Bref, qu’en savez-vous à propos de votre corps ? Perso, j’avais beau connaître plein de choses sur la santé et la nutrition, mes connaissances en matière de cycle féminin étaient minables. Et plus je me cultivais, plus j’avais la rage, car je me rendais compte de ce que j’avais mis dans mon corps pendant des années. Et plus j’avais la rage, plus j’avais envie d’en finir avec la contraception orale.

Dernière étape : élaborer une stratégie. Moi, j’ai décidé de me sevrer de la pilule petit à petit. J’ai décidé de réduire la dose graduellement. Je suis partie du principe que ce qui était à l’origine des troubles hormonaux était bel et bien le changement brutal ‘pilule – pas de pilule’, alors j’ai décidé de l’arrêter progressivement. J’ai acheté un cutter à papier, et chaque mois, pendant 6 mois, j’ai graduellement coupé ma pilule de sorte à réduire le dosage lentement. Pendant 2 mois, j’ai pris 3/4 de la dose, puis 1/2 de la dose pendant 2 mois, puis 1/4 de la dose pendant 2 mois. Au total, j’ai mis 6 mois à me sevrer. Ce n’était pas évident à couper les comprimés. Je respectais toujours l’arrêt de 7 jours entre les plaquettes, et bien entendu, j’utilisais d’autres moyens de contraception, car le fait de réduire la dose prescrite m’exposait à une grossesse non-désirée.

6- Est-ce que ça marche ?

ça marche!

Oui, oui, et re-oui ! Mon cycle était un peu détraqué pendant les 6 mois de sevrage, mais j’ai retrouvé un cycle tout à fait normal après avoir arrêté pour de bon en juillet dernier. Côté acné, je n’ai jamais eu le moindre bouton durant tout le sevrage et par la suite. Aujourd’hui, cela fait presque un an que je ne prends plus de contraception orale et ma peau est superbe. De plus, j’ai mes règles tous les mois.

Les filles, si vous êtes intéressée pour en savoir plus sur comment j’ai fait, laissez-moi un commentaire ou envoyez-moi un message privé. Je serais ravie de vous donner plus de détails. J’ai la rage contre le système médical, et je serais plus qu’heureuse de vous aider à vous libérer de cette daube ! Bonne chance, les nenettes !

Christelle

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