Un temps pour se battre et un temps pour rendre les armes

 

calme dans la ville

Il y a une expression en français qui dit que ‘la vie est mal faite’. On était sur le point de décrocher le job de nos rêves, et puis hop, on se casse une jambe. On venait d’économiser pour s’acheter une nouvelle voiture, et puis hop, une tempête arrache notre toiture et voilà nos économies parties en sucettes… On dit également qu’un malheur ‘n’arrive jamais seul’. Et si je m’en tiens à ma propre expérience, je dirais qu’il y a une certaine vérité là dedans aussi; on fait tomber notre sac de courses, les oeufs se cassent, le shampooing se répand partout, et on se rend compte juste à ce moment-là qu’on a paumé nos clés d’appart… vous voyez ce que je veux dire?

La vie est loin d’être simple. En juin dernier, mon fiancé et moi avons mis un terme à notre relation de 5 ans. J’ai eu l’impression que mon monde s’effondrait. Je ne comprenais pas comment on en était arrivés là. Je voyais tous les efforts que j’avais faits pour que cela marche entre nous – le sang, la sueur, l’huile de coude, les nuits blanches passées dans l’angoisse, les projets – et je me disais que putain bordel de merde, ça ne pouvais pas s’arrêter si brutalement. Pendant 4 jours et 4 nuits suivant la rupture, j’ai déambulé dans le jardin chez ma mère comme un zombie. Je ne pouvais plus manger, je ne pouvais plus dormir, et je ne savais même pas par quel bout j’allais commencer à récupérer l’amas de lambeaux qu’était devenue mon existence. Cinq ans, nom d’un chien, c’est long. On était tellement proches. On essayait même d’avoir un enfant. Mon coeur était en mille morceaux.

Avant la rupture, tous les mois je notais ma température basale corporelle pour repérer l’ovulation. Tous les mois je ne comprenais pas pourquoi mon cycle était détraqué. J’avais mes règles, mais je faisais toujours du spotting avant, parfois pendant 7 jours, et après consultation en mai la gynéco avait fini par me prescrire de la progestérone car elle soupçonnait un manque lié « au stress ». « Quel stress? » Je lui rétorquais. « Tout va bien! » J’avais beau essayer de me convaincre moi-même et de convaincre les autres que tout était en bonne voie, je sentais bien que mon organisme n’obtempérait pas. Quoi que je faisais, entre le 21ème et le 27ème jour du mois je saignais – du sang noir. J’ai pris des vitamines du groupe B, de la vitamine C, de la spiruline, des enzymes, de l’huile de foie de morue, du jus de radis, du coeur d’ananas; j’ai lu tous les forums grossesse et j’ai posé 15000 questions à droite et à gauche; j’ai TOUT fait pour que ma vie de couple se passe bien, et pour que mon organisme soit en pleine forme en vue d’un petit bout de chou, d’une maison écolo dans les bois – les 3 chats, le labrador brun, et tout va bien qui finit bien – et malgré tous mes efforts, TOUS les mois le phénomène se reproduisait. Et puis, un soir, on s’est séparés. Les raisons étaient nombreuses. Ça n’allait plus. Il fallait savoir tirer un trait sur ce qu’on avait commencé ensemble.

Deux semaines après la rupture, fin juin, alors que j’étais en plein déménagement, mes règles sont arrivées. Tiens, bizarre – 3 jours de spotting, et puis un cycle hyper normal. Hmm. Et puis arrive le mois de juillet, et pareil – 2 jours de spotting avant l’arrivée des règles (hyper normales également). Hmm… peut-être que tout ceci était bel et bien lié au stress que j’éprouvais dans cette relation… Et puis, je passe un mois d’aout super zen. Je me suis remise à faire du dessin et de la peinture, j’ai vu beaucoup d’amis, j’ai marché au bord de l’eau, j’ai câliné mes chats, j’ai tissé des liens magnifiques et vécu des purs moments de bonheur. J’ai retrouvé le goût de la vie, le goût des aliments, et tout doucement j’ai recommencé à m’apprécier. J’ai lâché prise sur tout ce que j’avais vécu de beau et de moins beau avec cette personne que j’ai aimé à un moment donné, et j’ai capitulé. Et voilà, un beau jour mes règles sont arrivées, sans aucun phénomène de spotting. Et au lieu de durer 10 jours, elles ont duré 4 jours.

La vie n’est pas mal faite. Il faut juste savoir lutter quand il le faut, et rendre les armes quand il le faut, et avoir suffisamment de discernement pour reconnaître la différence entre un combat qui vaut la peine d’être mené de front, et un désir vain. C’est tellement cliché de dire que quand une porte se ferme une ‘meilleure’ porte s’ouvre, et pourtant il n’y a rien de plus juste! Il y a 2 mois presque jour pour jour j’étais affalée sur un tapis de Pilates sous le prunier chez ma mère, en plein soleil, en larmes, en lambeaux. À un moment donné j’ai même dit: « je crois bien que je n’ai jamais rien vécu d’aussi dur » (c’est faux; j’ai vécu des choses plus difficiles dans ma vie, mais quand on souffre on n’arrive pas à se souvenir des douleurs passées). J’avais l’impression que je ne pourrais plus jamais aimer, plus jamais donner de ma personne, plus jamais apprécier la simplicité de la vie. Et pourtant, ces deux derniers mois ont été tellement formateurs pour moi dans tous les domaines. J’ai appris à faire confiance à la vie. Des portes se sont ouvertes depuis cette rupture que je ne pouvais même pas soupçonner ni espérer. Ma vie a pris un tournant tellement inattendu. Et je me sens totalement remplie de joie et de gratitude. Les amies, je sais que ça paraît nunuche, mais parfois il faut savoir poser ses armes pour atteindre l’homéostasie. Certains combats valent la peine d’être menés, et d’autres sont des luttes vides de sens. À nous d’être totalement honnêtes avec nous-mêmes et de savoir choisir nos combats.

Je pense notamment à toutes celles parmi vous qui ont l’impression d’être hyper vigilantes côté alimentation, qui font du sport, qui ont le sentiment de tout faire bien et qui voient pourtant leur acné persister. Le corps est mystérieux, et il faut savoir tendre l’oreille pour entendre et interpréter les signaux qu’il nous envoie. Y’a-t-il un combat que tu mènes auquel il faudrait que tu renonces? Y’a-t-il un désir au fond de ton coeur que tu étouffes parce que c’est plus facile de vivre cette vie de manière ‘conventionnelle’? Cherches-tu à plaire à tes parents au détriment de ton bonheur?  Sois honnête avec toi-même. Est-ce que tu es réellement bien dans ta vie? Y’a-t-il des énergies négatives autour de toi qu’il faudrait que tu chasses? Traines-tu des anciennes blessures de guerre encore purulentes? As-tu pardonné à cette personne qui t’a égratigné? As-tu demandé pardon d’avoir offusqué cette personne que tu appréciais?  As-tu enterré cette relation qui s’est terminé dans le sang et les larmes? On croit qu’en prenant des compléments alimentaires et en mangeant ‘clean’ on va parvenir à la guérison, et ce n’est pas totalement faux, mais si on vit en se compromettant on entrave tout autant notre rétablissement.

Voilà. Petite pensée du jour. Je suis débordante de gratitude pour la manière dont ce blog a explosé, et tous les messages que vous m’adressez. Et je tiens à demander pardon à celles à qui je n’ai pas encore pu répondre. Je vous le dit franchement, ma vie est encore un peu bordélique, mais l’ordre revient tout doucement. Je ne vous oublie pas! 😀

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Acné et Pilule – Comment arrêter cette daube de pilule, PART 2

Ceux qui ont lu PART 1 de « Comment arrêter cette daube de pilule », savent que je déconseille fortement ce moyen de contraception. Ayant moi-même pris plusieurs pilules en l’espace de dix ans, et ayant déjà fait un malaise que je soupçonne d’avoir été lié à la prise de ce médicament, je pense être bien placée pour en parler. Pour résumer mon article précédent en quelques mots, j’ai décidé d’arrêter ma contraception en janvier dernier, et j’ai mis en place un système de « sevrage » pour réduire le dosage hormonal graduellement plutôt que de terminer ma plaquette d’un coup et d’attendre que mon cycle naturel reprenne son cours. J’ai fait ceci sans consulter ma gynéco ni mon médecin traitant, car j’étais persuadée qu’ils ne verraient pas cette méthode d’un oeil favorable, et puis parce que très franchement ils avaient perdu ma confiance. Cela faisait un moment que je voulais arrêter de prendre la pilule, mais j’avais eu une très mauvaise expérience en arrêtant Diane 35 en 2004 (aménorrhée pendant plus de 6 mois, acné à ne plus savoir quoi en faire, dépression, sauts d’humeur, crampes abdominales, pertes de cheveux, etc.) et il était hors de question de repasser par là. Donc, vous imaginez bien, dès que mes règles sont revenues, après 6 mois d’absence, j’ai sauté sur l’occasion pour reprendre la pilule, et je ne l’ai plus lâchée jusqu’en juillet 2012.

De janvier à juillet 2012, j’ai utilisé un simple cutter à papier pour couper mes comprimés de telle sorte à ne pas provoquer un changement hormonal brusque. De fait, pendant 2 mois, j’ai pris mes 21 jours de pilules comme d’habitude, sauf que je n’ai pas pris le comprimé en entier ; au lieu de prendre toute la dose, j’ai pris 3/4 du comprimé en respectant l’arrêt thérapeutique de 7 jours entre les plaquettes. Ensuite, pendant les 2 mois suivants, j’ai pris 1/2 du comprimé, puis 1/4 pendant deux mois, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus rien à prendre. La bonne nouvelle est que cette fois-ci mon cycle est revenu tout de suite, et que je n’ai jamais souffert d’acné, ni durant le processus de « sevrage », ni par la suite. Aujourd’hui cela fait presque un an que je ne prends aucun contraceptif oral, et je revis. Voici donc le récit en détail:

addict

1- Pourquoi fait-on une crise d’acné après l’arrêt de la pilule ?

C’est marrant parce que j’ai l’impression que pour beaucoup de professionnels de santé cette crise d’acné qui suit l’arrêt du contraceptif oral n’existe pas. Alors, soit elle ne fait pas partie des symptômes reconnus, soit les spécialistes préfèrent la nier plutôt que d’avoir à l’expliquer. En tout cas, la crise d’acné que j’ai eu après avoir tenté d’arrêter Diane 35 il y a 9 ans était loin d’être fictive. Mes amies ont constaté qu’il y avait un vrai problème ; je perdais mes cheveux, je m’enfermais dans ma chambre pendant des heures sans vouloir voir personne, j’étais devenue sensible et tendue, et mon visage était recouvert de gros boutons – des kystes presque – rouges et douloureux, incrustés sous la peau. Ces symptômes ne peuvent être rattachés à quoi que ce soit en dehors de l’arrêt de ce médicament. J’étais heureuse, je venais d’obtenir ma licence, j’avais décroché un travail qui me plaisait… alors le coup de l’étudiante stressée, franchement non.

La décision d’arrêter Diane 35 a été prise un soir de novembre 2003. Je venais de rompre avec mon petit ami du moment, et je souhaitais tout simplement retrouver mon cycle naturel. J’ai donc en tout état de logique terminé la plaquette que je prenais, puis au lieu de reprendre la plaquette suivante, j’ai laissé la nature faire son oeuvre. Au bout d’un mois, pas de règles. Je ne m’inquiète pas, parce qu’avant de prendre la pilule j’avais des cycles irréguliers. Je me dis donc que ça va bien finir par se mettre en place. Sauf qu’au lieu de retrouver mon cycle, les mois passent, et mes règles ne viennent pas. Au bout de trois mois « au naturel », je commence à voir des rougeurs sur mon visage. Un par ici, un par là ; rien de bien méchant. Mais je remarque que ma peau devient grasse au toucher, et quand je passe mes doigts sur mon front il y a comme des grosses bosses douloureuses sous l’épiderme. Peu à peu les bosses deviennent énormes, et l’état de ma peau se détériore. J’appelle ma gynéco.

boutons

Au bout du fil je pleure. Je ne me reconnais plus. Je suis triste tout le temps. Je suis fatiguée. Je n’ai plus d’appétit, et plus envie de voir mes amis. Mes règles sont absentes, et je perds mes cheveux. Au secours ! Elle reste là un instant. « Ah bon ? » Me répond-elle, presque amusée de m’entendre raconter ces symptômes étranges. Elle n’a « jamais entendu parler » d’une telle réaction. Plus tard, en me documentant sur le web, je m’aperçois que ce cas de figure est très fréquent, notamment chez les femmes ayant pris soit Diane 35, soit d’autres pilules contenant des suppresseurs d’androgènes.

Alors, parlons un peu de Diane 35. Bien sûr, aujourd’hui cette pilule n’est plus vendue en France à cause du scandale qu’elle a provoquée en début d’année, mais parlons-en quand même. Tout d’abord, que contient Diane 35 ? Je n’ai pas besoin d’être un Prix Nobel pour lire une notice : cyprotérone acétate 2mg/ethinestradiol 0.035mg. Alors, qu’est ce que la cyprotérone, et qu’est ce que l’ethinestradiol ?

L’Ethin estradiol est une substance synthétique qui remplace l’hormone naturel « estradiol ». Pratiquement toutes les pilules contraceptives sur le marché en contiennent. 

La cyprotérone est un anti-androgène steroïdien. C’est à dire qu’il supprime les effets de la testostérone. Il est utilisé pour traiter certains cancers de la prostate chez l’homme, l’hirsutisme chez la femme, ainsi que pour traiter d’autres maladies en rapport avec la production excessive de testostérone. Fun fact, c’est également la cyprotérone que l’on utilise dans les cas de « castration chimique », utilisée pour diminuer les pulsions sexuelles chez les violeurs. Dans le cas de Diane 35, il est utilisé en tant que progestatif synthétique (l’autre composant des pilules contraceptives). Il est utilisé en tant que traitement contre l’acné chez la femme car il supprime la production d’androgènes, souvent responsables de l’acné et du syndrome des ovaires poly-kystiques. 

Bon, tout cela est bien joli, mais quel est le rapport entre ces composants et la crise d’acné qui suit leur arrêt brutale. J’ai du mal à comprendre. J’émets plusieurs hypothèses… le fait que le corps se retrouve à produire ses propres hormones après avoir été « au repos » pendant plusieurs années ? Je décide d’explorer cette piste, et je tape « cyprotérone » dans Google. Sur les sites en français, je trouve des informations sur ce composant, notamment le fait que mélangé à de l’ethin estradiol il aggrave le risque d’accident cardio-vasculaire, bon, là encore j’étais déjà au courant. Alors, je tape « cyproterone » en anglais, et je lis la pagé Wiki (ouais, je sais, Wiki quoi, mais bon, justement, Wiki quoi !) en anglais dédiée à ce composant, et là, bingo. Au milieu de la page il est écrit, sous l’entête « Withdrawal Effects », qui signifie en français « Sympômes de Sevrage », « abrupt withdrawal of cyproterone can be harmful », ce qui, traduit mot pour mot, équivaut à : « les symptômes de sevrage de la cyprotérone peuvent être nuisibles ». Je poursuis ma lecture.

comprimé

Il s’avèrerait que la cyprotérone rendrait dépendant. Première nouvelle. Paraît-il que le laboratoire qui fabrique ces pilules, à savoir Bayer Healthcare, préconise de ne pas interrompre la prise de ce médicament du jour au lendemain, mais de réduire le dosage progressivement. Ceci est applicable pour les traitements hautement dosés en cyprotérone, je pense aux traitements contre le cancer de la prostate etc., mais en ce qui concerne la pilule, on considère certainement que la dose est trop faible pour procéder à un sevrage progressif. De ce fait, lorsqu’une patiente souhaite (ou doit, pour des raisons médicales) arrêter de prendre cette pilule, le gynécologue lui dit de l’arrêter du jour au lendemain, sans – je suppose – se douter que cette discontinuation abrupte provoquera une pléthore de symptômes nuisibles, dont l’acné, car lorsque l’on cesse d’absorber de la cyprotérone, le corps, qui s’est habitué à ce substitut hormonal, se met à produire des androgènes en masse.

Ceci est, bien sûr, une explication très vulgarisée. Si vous souhaitez mentionner quelque chose que j’ai omis, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en dessous. Enfin voilà, j’ai enfin réussi à comprendre pourquoi j’avais eu une grosse poussée d’acné lorsque j’avais arrêté Diane 35 du jour au lendemain, et à comprendre pourquoi personne ne m’a conseillé de réduire le dosage graduellement.

2- Mais alors, qu’en est-il des autres contraceptifs orales, car on sait que Diane 35 n’est plus commercialisée en France ?

Perso, après avoir pris Diane 35 pendant environ 5 ans (!!!), ma gynéco m’a prescrit Jasmine. Tout comme Diane 35, Jasmine contient un ingrédient anti-androgénique, à savoir la drospirénone. Mais, je vous entends me dire, qu’est ce que la drospirénone ?

La drospirénone est un progestatif synthétique utilisé dans les fameuses pilules contraceptives 4ème génération. Elle a des effets anti-androgéniques. Outre le fait que la drospirénone aggrave le risque d’accidents cardio-vasculaires chez ses utilisatrices de 600% par rapport aux femmes qui ne prennent aucun contraceptif oral, rien n’est indiqué quant au développement d’une éventuelle dépendance à ce médicament. Il est souvent utilisé avec l’ethin estradiol.

Rien de mieux qu’internet finalement pour trouver des renseignements. Alors, je me dirige vers des forums santé pour voire ce que les internautes ont à dire au sujet de Jasmine/Jasminelle, et notamment au sujet de l’acné qui suit l’arrêt de médicament. Et ça ne loupe pas ! En fait, vous êtes hyper nombreuses à souffrir d’acné après avoir arrêté cette pilule. Une internaute outrée dit, en à peu près ces termes : « je ne comprends pas, on m’a prescrit Jasmine pour traiter un dérèglement hormonal, ça devrait aller mieux une fois que je l’arrête ! ». Une autre souhaite repasser à une « pilule normale » car elle n’a plus de libido. Encore une autre a substitué Jasmine par Androcur, un médicament à base de cyprotérone… et vous voyez, le cercle vicieux repart.

En tout cas, j’ai bien vu que même les pilules qui ne contiennent pas de cyprotérone peuvent provoquer une crise d’acné quand on les interrompt brutalement. Certaines filles échappent à cette crise, et je suis très heureuse pour elles, mais malheureusement pour trop de filles l’arrêt de la pilule rime avec acné, déprime, solitude, incompréhension, et souvent reprise de pilule ou, pire, prise de médicaments anti-androgéniques telles que Androcur ou Spironolactone, ou des antibiotiques, qui ne sont que des bombes à retardement pour l’acné.

3- La Solution

La solution s’effectue en plusieurs temps. Tout d’abord, elle existe, et avant de se jeter corps et âme dans la spirale infernale pilule-arrêt-acné-médocs-acné-déprime-re-pilule, il faut s’arrêter un instant et s’instruire.

La première chose que j’ai compris en me documentant sur la pilule, c’est que personne, ni même les médecins, n’y connaît quoi que ce soit. Les médecins ne sont que les pantins des géants de l’industrie pharmaceutique. Ils ne sont pas plus informés que vous et moi. Finalement, les infos sont là pour celui ou celle qui veut les chercher, dans les ouvrages de médecine, sur internet, même vulgarisés sur Wiki les gars, alors pas d’excuse ! Donc voilà, la première chose à faire pour une personne qui veut arrêter la pilule et retrouver son cycle normal est de S’INSTRUIRE ! Tu es le maître de ton corps. Dans cette vie, tu n’as pas le contrôle sur la météo ou sur la situation économique du monde, mais bordel, tu as le contrôle sur ce que tu mets dans ton corps ! Ne laisse personne, ni les médecins, ni les médias te convaincre du contraire. Un bon choix est un choix informé, alors avant de gober les comprimés qu’on te prescrit, INFORME-TOI ! Que contient-ils ?  Est-ce que les ingrédients sont nocifs ?  Etc. Etc.

lecture

La deuxième étape consiste à élaborer une stratégie pour arrêter la pilule en douceur. Si tu prends un contraceptif oral depuis un moment, sache que ton corps s’y est certainement habitué, et que tu risques fortement de faire une crise d’acné si tu l’arrêtes brutalement.

Moi, j’ai décidé de réduire le dosage progressivement en diminuant la dose un petit peu plus chaque moi pendant 6 mois. Pour ce faire, je me suis munie d’un cutter à papier :

cutter à papier

d’une petite planche en bois que j’utilisais seulement pour couper mes pilules (je vous expliquerai pourquoi après) :

planche

d’un petit sac congélateur :

sac plastique

– Pendant les 2 premiers moi, j’ai pris ma planche en bois, j’ai placé mon petit comprimé dessus, et à l’aide de mon cutter à papier, j’ai coupé mon comprimé en 2. Ensuite, j’ai coupé un côté en deux, et j’ai mis un quart de la dose dans mon petit sac congélateur. J’ai avalé les 3/4 qui restaient sur la planche.

3/4

La raison pour laquelle j’ai mis le quart de pilule superflu dans le sac congélateur plutôt qu’à la poubelle est parce qu’il ne faut jamais jeter des médicaments contenant des hormones dans la poubelle ou l’évier. C’est très nocif pour l’environnement. Mieux vaut les conserver dans un sac plastique et ensuite les déposer dans une pharmacie, où ils sauront comment s’en débarrasser. Pareil pour la planche en bois ; les hormones que je libère en coupant mes comprimés sont nocifs, et je veux éviter de contaminer des aliments avec. Je me sers donc d’une planche en bois spéciale pour ma petite opération !

– Pendant les 2 mois suivants, j’ai fait la même chose, mais au lieu d’avaler 3/4 de pilule, j’avalais 1/2 du comprimé, et je plaçais l’autre moitié dans le sac en plastique.

– Pendant les 2 derniers mois, j’ai fait de même, mais j’e n’ai pris qu’un quart du comprimé, et j’ai placé le reste dans le sac.

4- Quelques mises en garde…

warning

J’ai choisi de ne pas informer ma gynéco et mon médecin traitant de ma stratégie. Bien sûr, je n’ai pas trop le droit de vous encourager à aller derrière le dos de votre professionnel de santé, donc voilà, si vous êtes suivis par quelqu’un de confiance, parlez-en avec lui, qui sait, peut-être vous encouragera-t-il à procéder ce cette manière.

Durant ces mois de sevrage, mes règles ont été un peu anarchiques. Elle arrivaient souvent une semaine trop tôt, et elles duraient plus longtemps que d’habitude. Parfois, elles étaient plus abondantes, et un peu plus douloureuses. Perso, j’ai un seuil de tolérance à la douleur assez élevé, donc pour moi cela n’a posé aucun problème, et puis, j’avais tellement envie d’en finir avec cette pilule que je n’en avais que faire. D’ailleurs, j’ai eu raison, parce que depuis que je ne prends plus de pilule du tout mon cycle s’est régularisé et tout est rentré dans l’ordre.

Ne pas prendre toute la dose = risque de grossesse. En ce qui me concerne, avant même de commencer à me « sevrer » de la pilule, mon compagnon et moi avons eu une discussion évaluant tous les risques possibles et imaginables. Nous avons décidé d’utiliser un autre moyen de contraception pour éviter les surprises, et nous avons parlé de la possibilité de tomber enceinte. Nous avons convenu que si cela arrivait, même sans que cela soit prévu ou souhaité, nous serions finalement très heureux. Donc voilà, pas de coups vicieux le dos de votre copain, les nénettes ! Et protégez-vous, parce que la pilule n’agit pas contre les MST !

Bon sevrage à celles qui veulent tenter le coup. Entre temps, j’ai vu ma gynéco, qui m’a confirmé que tout fonctionnait bien, et que j’avais le feu vert si je souhaitais mettre en route un petit bout de chou… affaire à suivre !

Bientôt, j’écrirai PART 3 de « Comment arrêter cette daube de pilule » pour vous donner la liste des compléments alimentaires et des changements nutritionnels que j’ai effectués pour aider à régulariser mon cycle… 

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Acné et pilule : comment arrêter de prendre cette daube de pilule sans passer par la crise de boutons et sans devenir une « crazy bitch »? PART 1

Dans le monde de Candide – pensez clip de Lana del Rey ; des mecs torse-poils en jean et des nanas en maillot de bain Eres se lançant des regards langoureux en buvant des Nespressos à la paille et en caressant des petits chatons tout mignons – les filles n’ont jamais entendu parler d’ac… d’ac… de… oula, allez, le me lance… d’ac.. d’acné (ouf, pendant tout un moment je croyais que je n’y arriverais pas!), elles ne prennent pas la pilule (non mais enfin, ce sont des hormones artificieeeels!), elles n’ont pas leurs règles, et encore moins les sauts d’humeur « crazy bitch » qui les accompagnent. Ouais, dans le monde de Candide, on badine avec l’amour, et on se fiche du flacon pourvu qu’on ait l’iPad. C’est sympa le monde le Candide, surtout quand on a 17 ans et qu’on se bat avec nos parents pour que notre petit copain ait le droit de dormir à la maison. En général tout cela se termine par un petit passage chez le médecin, et par la prescription de ce médicament tout rond, tout beau qui va nous permettre de « dormir » avec notre copain sans avoir à craindre l’autre petit passage chez le médecin pour l’autre médicament tout rond tout beau… enfin bref, vous m’avez compris.

1- La pilule et moi, une belle histoire d’amour

ado maquillage

Moi, je l’ai prise à 18 ans. Elle m’a été prescrite par mon médecin traitant parce que je me plaignais d’avoir des « boutons » (je tiens à préciser que ce que je qualifiais de « boutons à l’époque étaient 2-3 rougeurs par ci par là tous les quelques mois qui disparaissaient au bout de 24h), et parce que j’étais mal réglée. Pour faire court: j’ai demandé la pilule, on me l’a donnée. Elle s’appelait Diane 35, et je l’adorais. Ma peau était devenue parfaite, je savais quand mes règles allaient apparaitre, et ne risquais pas une grossesse imprévue, trop cool! Jusqu’ici tout va super super bien…

2- Euh oui… jusqu’au jour où…

3 ans plus tard, mon petit ami et moi rompons, et je décide d’arrêter la contraception. No problèm, me dit-on: au lieu de reprendre ta pilule après l’interruption obligatoire de 7 jours, tu ne la prends pas, et tu retrouveras ton cycle naturel en un rien de temps. Eh hem, bien sûr! Que dalle, oui! Alors, je compte, 28 jours depuis mes dernières règles, et je laisse la nature suivre son cours. Trop cool, j’ai arrêté de prendre la pilule (j’étais soulagée d’arrêter de la prendre parce qu’entre temps j’avais eu le temps de me documenter sur les effets négatifs des pilules telles que Diane 35)! Bon, le 28 ème jour arrive, et pas de règles… mais bon, pas grave, c’est normal, mon corps a juste un peu de mal à se réadapter. Je patiente… 32 jours… 2 mois… 3 mois… 4 mois… 5 mois… 6 mois. « Keuwa?! » Je vous entends de derrière vos écrans. Et oui, j’ai mis 6 mois à retrouver mon cycle, et ce n’est pas tout.

Tout à l’heure je vous expliquais que j’avais commencé à prendre la pilule par vanité (je ne voulais plus jamais avoir de « boutons). Bon, et bien à peu près 3 mois après avoir arrêté de prendre la Diane, j’ai commencé à voir quelques petites rougeurs apparaître sur mon visage. Rho, pas de souci! Mon corps se réadapte à mes hormones naturels (j’étais optimiste!). Sauf que, ces petites rougeurs se sont transformées en grosses rougeurs, et à mesure que les semaines passaient, les grosses rougeurs se transformaient en gros boutons cystiques, et bam, au bout de 4 mois et demi après l’arrêt de la pilule j’étais devenue méconnaissable. Bon, j’exagère un peu, mais pas tant que ça (mes copines sont sympas; elles me disent que ce n’était pas aussi horrible que je le prétends, mais elles avouent que c’était quand même une importante inflammation, et qu’elles ne m’avaient jamais vu dans cet état). Donc récapitulons: j’arrête ma pilule, ma gynéco me dit que tout va se remettre en place sans souci, mais je ne retrouve pas mon cycle, et mon visage est recouvert d’acné. Apart ça, la pilule ne détraque pas le cycle naturel !

effets Diane 35

3- Un cercle vicieux

S’en suit une longue période de temps durant laquelle je n’ose pas arrêter la contraception orale. Je passe de Diane 35 à Jasmine – ma gynéco m’assure que ça se vend « comme des petits pains » aux USA. Étant trop flippée pour questionner ses dires, j’entame cette nouvelle plaquette illico. Puis, une après-midi, en juillet 2006 (j’avais 23 ans), alors que je fais du shopping, je sens que je peine à respirer. J’attribue ce malaise à la chaleur, et je continue mes achats. Un peu plus tard, je me trouve dans un autre magasin, climatisé pourtant, et la même sensation me prend, cette fois-ci accompagnée d’une légère gène dans la poitrine. Je suis entrain de m’acheter des chaussures. Je m’assieds sur un tabouret en attendant que la gène s’en aille, mais je sens que je peine à respirer et que même si je ne suis pas mourante ce n’est pas normal. J’appelle mon compagnon au téléphone. Il vient me chercher en voiture et me ramène à la maison. Arrivée chez moi, je m’allonge et je bois de l’eau. Je me sens soulagée d’être chez moi mais j’ai quand-même une lourdeur au milieu du dos, c’est discret mais ça ne s’en va pas. Mon compagnon trouve tout ceci bizarre et appelle SOS médecins. Ils envoient le SMUR, qui, une fois sur place, procèdent à un électro-cardiogramme. Ils trouvent le résultat « bizarre » également, et décident de me transporter aux urgences pour des examens plus approfondis.

Pour couper court une longue histoire, ce soir-là j’ai subi des examens cardiaques et veineux qui n’ont débouché sur rien. À ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été hospitalisée ; les résultats des examens sont restés à l’hôpital malgré plusieurs tentatives de les récupérer aux secrétariats des divers services dans lesquels j’ai subi les tests. Il n’empêche que quand j’ai évoqué l’incident lors d’une visite de contrôle chez ma gynéco, sa première réaction a été de nier la possibilité d’une réaction à ma pilule contraceptive, puis de me prescrire la pilule « d’en dessous », appelée Jasminelle, qui « contient moins d’hormones » que celle que je prenais au moment du malaise, Jasmine. Je me rends compte à ce moment-là qu’en fait ma gynéco tâtonne ; elle n’en sait pas plus que moi sur les dosages des pilules qu’elle me prescrit. Je ne peux pas lui en vouloir, mais je reste inquiète ; si le spécialiste ne connaît pas les vrais effets secondaires des nouvelles pilules, alors qui les connaît ? Et alors, si personne ne connaît les risques encourus par la prise de ces contraceptifs, que suis-je si ce n’est un cobaye ? Et si je suis un cobaye, et que personne ne peut m’informer sur les effets secondaires, alors je ne saurai jamais pourquoi, alors que j’avais 23 ans, que j’étais jeune, active, et heureuse, j’ai dû être transportée en urgence à l’hôpital pour un problème cardiaque. Il n’empêche que j’ai une petite idée de ce qui s’est passé ce soir-là. Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je suis persuadée que j’ai fait partie des 2500 femmes qui, tous les ans, ont un malheureux « accident » lié à la prise d’un contraceptif oral.

Je ne suis pas morte ce soir-là, et le lendemain j’ai repris le travail comme si de rien n’était. J’ai même continué à prendre Jasminelle pendant quelques années, parce que sur le coup j’ai suivi le conseil des médecins qui était de « ne pas se soucier » de cet événement isolé. Ce n’est que plus tard, début 2012 que j’ai commencé à me renseigner sur l’utilisation des contraceptifs oraux. Ce que j’ai trouvé n’était guerre réjouissant. D’ailleurs, en janvier 2013, lorsque tous ces scandales liés à la pilule commençaient à paraître au grand jour, cela faisait plus de 6 mois que j’avais arrêté ma pilule suite aux recherches que j’avais effectuées. J’étais, comme la plupart des femmes, je suppose, très heureuse de voir que l’on commençait à considérer ces 2500 « accidents » comme des vrais problèmes médicaux et non plus des simples « cas isolés ». On dira ce qu’on voudra sur les statistiques, il n’empêche que ça remet tout de suite les choses en perspective. En effet, tous les ans en France, 20 femmes décèdent suite à la prise d’une pilule contraceptive. 20 femmes, les gars, « allo quoi » !

pilule

4- Pourquoi arrêter

En ce qui me concerne, j’ai arrêté la pilule pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais l’impression de ne plus connaître mon corps. J’avais 29 ans, et j’avais passé plus de 10 ans sous pilule. Quand je l’avais prise pour la première fois, en 2001, mon cycle était très irrégulier. Peut-être était-il toujours aussi irrégulier ? Peut-être n’arriverai-je jamais à concevoir un enfant ? Et puis, ces questions d’embolie pulmonaire… tout ce que je lisais en ligne sur « Yaz », l’équivalent anglophone de Jasmine, ne me rassurait pas. J’avais 29 ans, et je ne supportais plus l’idée de mettre des hormones synthétique dans mon corps. Je payais entre 25-37 euros tous les 3 mois pour un médicament que je soupçonnait d’avoir été à l’origine d’un malaise quelques années auparavant. Je me sentais esclave. J’en avais marre. Je ne comprenais plus cette histoire de féminisme : la pilule rend libre, elle permet de s’épanouir sexuellement, bla bla bla. D’après moi et mes copines, la pilule était surtout dangereuse, chère (la plupart du temps à nos frais, merci le féminisme), elle pouvait rendre stérile, et chez de nombreuses femmes elle avait un effet négatif sur la libido… euh, quelqu’un a dit « féminisme » ?

J’avais envie d’en finir avec cette daube, mais que faire ce cette crise d’acné post-pilule ? J’en avais la chair de poule. Une amie à moi venait de faire la redoutable expérience post Diane 35. Elle en était sortie traumatisée : perte de cheveux, acné à ne plus savoir quoi en faire, sauts d’humeur, mais elle a été courageuse et elle n’a jamais cédé à la tentation de la reprendre. Les dérèglements hormonaux ont duré entre 6 mois et 1 an, mais ensuite tout est rentré dans l’ordre, et aujourd’hui elle a une superbe peau et elle a retrouvé sa chevelure splendide. Mais rien qu’à l’écouter me raconter tout cela j’avais les mains moites. Il fallait que je trouve un autre moyen de me sevrer de cette pilule. Ma copine avait arrêté sa plaquette du jour au lendemain, mais clairement cette méthode (préconisée par les médecins pourtant) n’était pas efficace contre l’acné et les dérèglements endocriniens. J’ai décidé d’emmerder les médecins et de n’en faire qu’à ma tête, après tout, c’est en partie à cause de l’ignorance de ma gynéco que j’ai fini à l’hôpital, pourquoi lui ferais-je confiance ?

desintox

5- La cure de desintox

Première étape : reconnaître qu’on est une droguée. La pilule est une drogue légale, certes, mais elle ne reste pas moins une drogue. Notre corps s’habitue à ne pas produire des hormones naturels, et peu à peu il devient « accro » à ces substances artificielle.

Deuxième étape : s’informer. Savez-vous ce que contient votre pilule ? Souvent elle est fabriquée à partir d’urine de cheval. Vous trouvez ça dégueu ? Vous avez raison, c’est dégueu. Connaissez-vous les statistiques en rapport avec le cancer du sein et la pilule ? Connaissez-vous le taux d’infertilité suite à une prise prolongée ? Connaissez-vous les différentes pilules, et savez-vous dire à quelle « génération » elles appartiennent ? Et plus important encore, connaissez-vous le fonctionnement de votre corps ? Qu’est-ce qu’une phase folliculaire, lutéale ? Connaissez-vous le nom des hormones responsables de l’ovulation ? Bref, qu’en savez-vous à propos de votre corps ? Perso, j’avais beau connaître plein de choses sur la santé et la nutrition, mes connaissances en matière de cycle féminin étaient minables. Et plus je me cultivais, plus j’avais la rage, car je me rendais compte de ce que j’avais mis dans mon corps pendant des années. Et plus j’avais la rage, plus j’avais envie d’en finir avec la contraception orale.

Dernière étape : élaborer une stratégie. Moi, j’ai décidé de me sevrer de la pilule petit à petit. J’ai décidé de réduire la dose graduellement. Je suis partie du principe que ce qui était à l’origine des troubles hormonaux était bel et bien le changement brutal ‘pilule – pas de pilule’, alors j’ai décidé de l’arrêter progressivement. J’ai acheté un cutter à papier, et chaque mois, pendant 6 mois, j’ai graduellement coupé ma pilule de sorte à réduire le dosage lentement. Pendant 2 mois, j’ai pris 3/4 de la dose, puis 1/2 de la dose pendant 2 mois, puis 1/4 de la dose pendant 2 mois. Au total, j’ai mis 6 mois à me sevrer. Ce n’était pas évident à couper les comprimés. Je respectais toujours l’arrêt de 7 jours entre les plaquettes, et bien entendu, j’utilisais d’autres moyens de contraception, car le fait de réduire la dose prescrite m’exposait à une grossesse non-désirée.

6- Est-ce que ça marche ?

ça marche!

Oui, oui, et re-oui ! Mon cycle était un peu détraqué pendant les 6 mois de sevrage, mais j’ai retrouvé un cycle tout à fait normal après avoir arrêté pour de bon en juillet dernier. Côté acné, je n’ai jamais eu le moindre bouton durant tout le sevrage et par la suite. Aujourd’hui, cela fait presque un an que je ne prends plus de contraception orale et ma peau est superbe. De plus, j’ai mes règles tous les mois.

Les filles, si vous êtes intéressée pour en savoir plus sur comment j’ai fait, laissez-moi un commentaire ou envoyez-moi un message privé. Je serais ravie de vous donner plus de détails. J’ai la rage contre le système médical, et je serais plus qu’heureuse de vous aider à vous libérer de cette daube ! Bonne chance, les nenettes !

Christelle

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Acheter bio quand on est pauvre…

Je suis pauvre. Pourtant, j’achète bio. Je sais, on vous a déjà raconté l’histoire du cheval qui était rare et cher. Et vous savez que l’agriculture biologique comparée à l’agriculture industrielle est plutôt rare, et donc vous vous doutez bien que plus c’est rare plus c’est cher. Hmm, il est un peu trop tôt pour les syllogismes, mais vous voyez ce que je veux dire ; le bio c’est cher, et ça c’est un fait.

On ne va pas revenir sur toutes les raisons qui obligent les agricultures biologiques à vendre leurs produits plus chers que les autres, et on ne va pas débattre sur la qualité des produits biologiques par rapport aux autres produits, parce que sinon on va y passer la nuit. Le bio ce n’est peut-être pas toujours parfait en termes de qualité, mais si c’est la perfection qu’on cherche… en ce monde pollué et corrompu… vous voyez où je veux en venir ? Dans le monde de Candide, chacun cultive son petit potager personnel, récupère l’eau de pluie, ne détruit jamais les aliments par la cuisson, suit un régime alcalinisant, n’utilise pas de téléphone portable car les ondes sont nuisibles ; dans le monde de Candide, le bio n’est pas un label, c’est un art, bref, moi j’aimerais vivre dans le monde de Candide, vraiment, mais je sais très bien que ce n’est pas possible aujourd’hui d’avoir une vie parfaitement saine. En revanche, je peux essayer de limiter les dégâts.

Quand je parle de produits bio, j’entends pas là des produits de bonne qualité, qui ne sont pas souillés par les pesticides et les hormones. Certains producteurs locaux n’ont pas les moyens d’investir dans le label « AB » mais leurs produits sont identiques d’un point de vue qualitatif. Le souci de cet article n’est pas de pinailler sur les tenants et les aboutissants du label AB et de ses critères, mais de donner quelques conseils pour pouvoir mieux choisir ses aliments même si on n’a pas trop les moyens. Rien ne vous empêche de parler avec votre marchand de fruits et légumes ou votre poissonnier ; posez-leur des questions, demandez-leur s’ils ont une charte à respecter, s’ils connaissent la provenance de leurs produits etc.

Toofruits – mon petit coin de paradis dans les Halles de Tours

Est-ce qu’il faut tout prendre bio ?

Non. Enfin, dans le monde de Candide peut-être, mais dans la vraie vie il n’est pas possible de tout prendre bio, à moins d’être le Baron de Rothschild. On peut se lamenter jusqu’à demain sur les inégalités dans le monde (et croyez-moi, j’adore le faire), mais en attendant il faut bien continuer à manger, non ? Et je ne sais pas vous, mais moi je n’ai pas envie de me nourrir n’importe comment. Je dois faire attention à mon portefeuille, oui, mais cela ne signifie pas que je dois me laisser aller et n’acheter que des produits industriels parce qu’ils sont moins chers. Mais j’ai conscience que je n’ai pas les moyens de tout acheter bio. Il faut faire des choix. Alors, j’ai décidé de procéder par élimination ; les produits « prioritaires » (de préférence bio, à moins qu’il soit impossible de faire autrement, i.e. c’est la fin du mois et on n’à plus un rond, ou c’est un jour férié et il n’y a rien d’autre sur les étagères et on crève la dalle, etc.) Voici ma devise anti-crise :

1 – Si le fruit ou légume ne peut être pelé, je le prends bio, sans aucune exception

Les fruits & légumes non-biologiques qui ne peuvent pas être pelés (blettes, salades, épinards, maïs, radis, fraises, framboises, etc.) sont exposés directement aux pesticides, herbicides, fongicides, engrais chimiques etc., et même après un lavage rigoureux au vinaigre, ils présentent des traces de ces substances. En les mangeant on ingère des petites quantités de ces produits hautement toxiques. Quand je dis « hautement toxiques », je ne rigole pas. Demandez aux agriculteurs ce qu’ils font pour éviter d’entrer en contact avec ces produits. Il n’y a qu’à observer les habits de ceux qui aspergent les champs pour se rendre compte du degré de nocivité des substances utilisées.

Marrant ça. Ce bonhomme est couvert de la tête aux pieds pour le protéger d’une substance qui est aspergé sur des aliments que nous mettons… hé oui, dans nos bouches. Cherchez l’erreur.

Je ne sais pas vous, mais moi je n’ai aucunement envie de polluer mon corps avec ces substances toxiques ; si le légume/fruit ne peut pas être pelé, il doit être issu de l’agriculture biologique, point. Tant pis si je n’en prends pas beaucoup, au moins je prends des produits de bonne qualité.

Les fruits et légumes qui peuvent être pelés (bananes, pommes, avocats, pommes de terre etc.) subissent les traitements chimiques, mais sont en quelque sorte protégés par leur peau. Idéalement il faudrait les prendre bio, mais si vous n’avez pas les moyens, pelez-les et lavez-les au vinaigre. C’est ce que je fais.

II – J’achète du lait bio et des oeufs bio

J’ai déjà écrit un article super-détaillé sur les produits laitiers sur beedizandboodiz.com, mais pour résumer, sachez que les produits laitiers non-biologiques sont bourrés d’hormones, d’anti-biotiques, et de pus. Je n’achète pas beaucoup de lait, mais si j’en prends il est hors de question d’acheter du lait non-bio.

Les oeufs non-biologiques sont pondus dans des cages étroites où les poules sont mal-traitées, mal-nourries, et apeurées. Acheter des oeufs non-biologiques c’est fermer les yeux sur la souffrance de ces animaux et en quelque sorte contribuer à la perpétration de celle-ci.

III – Quand je peux, j’achète de la viande bio

Tout le monde sait que la viande biologique est plus chère que la viande non-biologique. En ce qui me concerne, je ne mange pas beaucoup de viande, et donc quand j’en prends j’aime bien privilégier la qualité. Certains petits producteurs de bovins n’ont pas le label AB, mais nourrissent leurs bêtes avec de l’herbe (la viande d’une vache qui a été nourrie à l’herbe est très riche en omega 3). Faites un tour sur internet pour trouver votre producteur le plus proche. Souvent il faut commander une grande quantité (une demie bête, par exemple). Personne ne peut manger autant de viande en quelques jours, mais si vous vous mettez à plusieurs vous pourrez vous partager le morceau, et les frais (demandez qu’on vous le découpe), ou alors vous pouvez acheter une grande quantité et la congeler. Les prix sont souvent très avantageux, plus qu’on ne le pense, et la qualité est irréprochable.

N’oubliez pas que l’élevage intensif des animaux destinés à la consommation est un business cruel et glauque. Les animaux sont mal traités, terrorisés, entassés dans des boxes, nourris avec des farines chimiques, bourrés d’hormones de croissance et d’antibiotiques. Les pays occidentaux mangent énormément de viande, et à mon sens ils pourraient se passer d’en manger à tous les repas. Pourquoi ne pas privilégier la qualité et le sens éthique ? Les petits producteurs locaux ont souvent des moyens plus éthiques de tuer leurs bêtes, et puis si vous n’êtes pas convaincus, allez faire un tour dans une ferme locale. Posez toutes vos questions à l’éleveur. Assurez-vous de la qualité du produit et du traitement des bêtes avant de commander la viande.

Elevage intensif de poulets. Les animaux sont entassés les uns sur les autres, effrayés, malades parfois, agonisants parfois. Il n’y a là aucun respect pour la vie (ni pour la vie de l’animal, ni pour la vie du consommateur). Ces méthodes sont impropres et totalement indignes.

Depuis toujours, les fermiers ont fait paître leurs troupeaux dans des champs, à l’air frais. Aujourd’hui, la viande issue de l’élevage intensif provient de bêtes qui n’ont parfois jamais vu la lumière du jour. Et nous trouvons normal de consommer ces produits car nous ne voyons pas ce qui se passe réellement eu sein de ces élevages. Nous oublions qu’au de la de la souffrance que doivent endurer ces bêtes, la qualité de la viande issue de ces élevages est plus que médiocre. Comment imaginer qu’une bête qui a été nourrie avec des substances artificielles, qui n’a pas vu la lumière du jour de sa vie, et qui a été traitée contre un tas de maladies avec des antibiotiques dont les traces sont encore présents dans les filets qui atterrissent dans nos assiettes soit propre à la consommation ? C’est de la naïveté pure et dure.

IV – Je ne fais pas la difficile

Je profite des promos sur les produits bio. Les produits bio, du moins les fruits et légumes de saison, doivent être consommés rapidement, car ils ne sont pas traités avec des agents conservateurs. Si je vois une promo sur les cerises bio dans mon supermarché, je prends des cerises, si je vois une promo sur les aubergines, je prends des aubergines… vous voyez ce que je veux dire. Je ne fais pas la difficile, et en plus je mange des produits de saison !

Je profite également des offres « en gros ». Parfois les supermarchés font une promo sur des denrées non périssables telles que le riz ou le quinoa. A ce moment-là, j’en prends plusieurs car je sais qu’ils me dureront plus longtemps.

V – Je ne jure que par le savon noir pour nettoyer ma maison

A quoi ça sert de dépenser une fortune en produits ménagers toxiques quand on peut utiliser du savon noir naturel ?

Le savon noir est originaire du Maroc. Le vrai savon noir traditionnel Beldi est obtenu en mélangeant de l’huile d’olive avec des olives broyées et macérées dans du sel de la potasse.  Il est riche en vitamine E, et il est très doux. Dans les pays du Maghreb, il est utilisé dans les rituels du hammam. On peut également l’utiliser pour nettoyer la maison. Il n’est absolument pas toxique et si je le prends en magasin bio je suis sûre qu’il n’a pas été testé sur les animaux.

Je le trouve en magasin bio (mais aussi en supermarché – j’en ai trouvé il y a quelques mois dans un hypermarché). Une bouteille d’un litre me coûte 5 euros à tout casser, et je m’en sers pour nettoyer les sols, la baignoire, l’évier, les carreaux, etc.

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Il ya sûrement plein d’autres moyens de continuer à vivre sainement tout en faisant attention à l’argent, mais je vais m’arrêter là pour aujourd’hui. J’espère que vous avez trouvé ces quelques conseils utiles.

J’ai partagé ma « liste verte » avec vous. A votre tour de partager vos astuces pour vivre sainement tout en surveillant votre portefeuille…

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