Pour célébrer la rentrée, le blog Acerola débarque sur Twitter & Instagram!

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Salut les copains,

Et oui, l’été c’est fini. Pliez vos chaises longues et sortez vos cartables car c’est l’heure de reprendre la direction de l’école, de la fac, du boulot, de l’automne, de l’hiver… aaaah!

Que de choses à vous raconter… en fait, j’ai toujours des choses à vous dire ou à vous montrer, alors je me suis dit, parce que cela me trotte dans la tête depuis un moment maintenant (et que vous essayez de me convaincre depuis des mois dans vos coms/mails!), qu’il faudrait surement que je fasse mon come-back sur Twitter, et que je m’ouvre un compte Instagram. Ce sera bien plus simple pour nous tous de communiquer en temps-réel.

Voilà donc, c’est fait! Vous pouvez suivre le blog sur Twitter @GrandArtDeVivre et/ou sur Instagram @petitecerizacerola.

Je vous embrasse et je vous souhaite une belle semaine de rentrée!

C 💛

 

 

 

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Le paradoxe pilule – féminisme

Il y a 4 ans – j’avais lors 30 ans et je prenais la pilule depuis presque 12 ans – j’ai publié mon tout 1er article sur ma décision un peu hors-norme de me ‘sevrer’ de la pilule contraceptive sur une période de 6 mois au lieu de l’arrêter d’un coup net. Puis, j’ai publié le 2ème et le 3ème article dans lesquels je détaillais mon expérience somme toutes très encourageante. Loin de moi d’imaginer qu’en publiant ces articles je susciterais autant de réactions positives de la part de femmes qui, comme moi, se sentaient prises au piège par les hormones de synthèse.

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Je trouvais fascinants tous ces témoignages; toutes ces femmes, jeunes, moins jeunes; toutes ces expériences ratées… Je pensais que mes articles seraient vite lus, puis vite oubliés. Je pensais être un cas un peu rare, et je pensais que mon ‘expérience sevrage’ un peu obscur parlerait aux quelques autres rares femmes qui, comme moi, avaient envie d’arrêter la pilule, mais qui, comme moi, avaient la trouille de se retrouver couvertes de boutons ou moustachues, à attendre la venue de leurs règles pendant des mois, etc… 

En fait, nous étions nombreuses, super nombreuses même, à avoir vécu des espèces d’histoires d’horreur passées sous silence dans le discours mainstream (« ah bon?  – Mais non, non, ça ne peut pas venir de la pilule »). Pour certaines, l’horreur venait de la prise de la pilule elle-même; troubles de la digestion, dépression, libido en chute libre, acné, règles douloureuses, AVC, mort… ça va crescendo… Pour d’autres, la prise de pilule en soi n’était pas synonyme d’effroi, mais l’arrêt… ahh bon Dieu (c’était mon cas). Le dénominateur commun? – Aucune d’entre nous n’avait été prévenue de tous les effets rebond. On nous avait prescrit la pilule un peu comme on envoie un enfant chercher un pain au chocolat: ‘bonjour, merci… au suivant!’ On nous avait expliquées que bien des femmes avaient tout sacrifié pour que nous – la génération dite ‘libre’ – puissions jouir du choix que ces ‘martyrs’ n’avaient jamais eu. Alors on leur avait voué un culte, et tous les jours, à la même heure, on avait accompli le même rituel discret pensant être les plus chanceuses au monde de ne pas avoir à enfanter à chaque printemps.  

Nous, les gamines de 18 ans, qui étions davantage préoccupées par le désir de coucher avec notre chéri que par les graphiques de température basale censés nous aider à nous repérer dans notre cycle menstruel. Nous n’en avions que faire de savoir reconnaitre l’aspect de notre glaire cervicale afin de pouvoir détecter l’ovulation. Bla bla bla. La pilule c’était surtout sans prise de tête. Tu prends ton comprimé, tu n’ovules plus; tu peux vivre ta vie peinarde. Et puis Monsieur peut vivre peinard aussi! Trop cool pour lui! C’est madame qui paye sa propre contraception, ou alors elle est remboursée par la sécu si elle a de la chance, et monsieur peut profiter du corps de sa belle sans la moindre préoccupation… le pied.  

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Pour la génération ’68 il n’y rien de plus féministe que la pilule. Je peux comprendre. J’ai une amie soixante-huitarde qui se rappelle d’un monde où les femmes étaient privées de carrière, entretenues, et souvent laissées pour compte. Pour elle, la pilule représente LA gifle au visage de la domination masculine. Pour moi, la vérité est évolutive. Certains verront peut-être mon article comme le coup de gueule d’une gosse ingrate qui n’a jamais rien connu d’autre que le confort. À cela je répondrais qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis. Et si on s’entête à dire que toutes les inventions sont bonnes à garder alors on se met le doigt dans l’oeil. Parlons un peu du gros problème environmental qu’est le plastique. Eh beh oui, c’était funky de manger dans des assiettes en plexiglas et de s’habiller en nylon dans les années 70, mais maintenant nos océans et nos rivières sont pollués, nos hormones sont perturbés, et on commence à se dire que bon… tout compte fait le verre ce n’était pas si mal! La pilule est tout aussi dévastatrice pour l’environnement, et sans manquer de respect à ceux et celles qui nous ont précédés nous nous devons de tout remettre en question continuellement.

Attention, je ne dis pas que la pilule n’a pas sa place dans la société, mais peut-être qu’à l’ère du progrès j’aimerais que le discours sur la contraception à l’école considère les ‘contres’ aussi bien que les ‘pours’ quand il s’agit de parler de la prise d’hormones de synthèse. Nos filles, les mamans de demain, méritent de pouvoir faire des choix informés, non? Elles méritent d’être les maitres de leur propre santé, non? Perso, je trouve qu’on leur doit bien cela, et ce n’est pas gagné, car avant tout la pilule est une machine à pognon dont l’objectif primaire est de remplir les poches des grands laboratoires pharmaceutiques. N’oublions jamais cela lorsque nos médecins essayent de donner la pilule à nos ados pour qu’elle soient ‘mieux réglées’. Outre les rares cas de jeunes femmes souffrant de conditions que seule la pilule peut soulager (il y en a, je ne le nie pas, mais elles restent minoritaires), la plupart des jeunes verront leurs cycles se régulariser peu à peu sans l’aide de médicaments. La majorité des femmes ‘mal réglées’ ou même OPK peuvent parvenir à régulariser leurs cycles en adoptant une alimentation plus adaptée à leur métabolisme.

Je réitère: la pilule a bien sa place dans notre société mais elle doit être prescrite dans 2 cas de figure seulement:

1) la patiente a choisi ce moyen de contraception elle-même après avoir étudié toutes les options qui s’offrent à elle et après avoir pris connaissance de tous les risques encourus. Il ne suffit pas au médecin de recommander à la patiente de lire la notice du médicament; un vrai dialogue doit avoir lieu entre patiente et médecin. 

2) la patiente souffre d’une condition dont les symptômes ne peuvent être soulagés que par la prise d’un contraceptif oral. Encore une fois, la personne concernée doit être pleinement informée de tous les risques encourus.

Par ailleurs, la pilule ne doit jamais – ô grand jamais – être prescrite sans que la patiente n’ait subi un examen médical approfondi (analyses sanguines, antécédents familiaux, poids de la patiente, hygiène de vie, etc.). La plupart des AVC liés à la prise de contraceptifs oraux surviennent au cours de la 1ère année. Les patientes doivent donc à tout prix être suivies de près durant cette période à risque.

Personnellement, je n’ai eu aucun mal à me procurer la pilule. Il m’est arrivé plusieurs fois de voir un médecin de garde ou même d’aller dans une pharmacie pour demander qu’on me ‘dépanne’ (j’étais accro j’vous dis!). On me faisait la morale pendant 30 secondes (vous savez, mademoiselle, je ne devrais pas trop… en principe il faudrait passer par votre gynéco, etc…), puis, dès que je sortais mon porte-monnaie on me donnait ce que je voulais. Bon nombre de mes copines se sont fait prescrire leurs 1ères pilules au planning familial, où les examens médicaux étaient plus ou moins facultatifs.  Ce qui nous oblige à nous poser la question: si une femme libre de droits souhaite accéder à un moyen de contraception, peut-on lui refuser? Je n’en sais rien. Il y a 10 ans j’aurais trouvé cela scandaleux que l’on me refuse l’accès à la pilule sans examen médical, aujourd’hui je ne sais pas… Dans le serment d’Hippocrate il est dit: « je ne remettrai à personne du poison si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». Et si on s’en tient à l’expression anglophone: « one man’s meat is annoter man’s poison », on est forcés d’admettre que ce qui convient à une personne ne convient pas à une autre. Par conséquent, dans le souci de « s’abstenir de tout mal » (tous les ans en France 20 femmes meurent à cause de la pilule), je suis de plus en plus convaincue qu’à défaut d’avoir un bilan médical sous les yeux le médecin ne peut pas prescrire la pilule contraceptive à la jeune femme lambda qui voudrait qu’on la ‘dépanne’. 

Je suis peut-être trop idéaliste (ou pas assez cynique; certains me diront que 20 décès par an c’est un chiffre dérisoire comparé aux accidents de la route), mais en tant que femme je ne me sens pas satisfaite de la façon dont on me vend la pilule. La pilule est un médicament à haut risque et non pas un cachet magique qui me libère de la domination masculine. Pour que nous soyons vraiment égaux alors il faudrait que les hommes aient leur pilule, et d’après tout ce que j’ai pu lire à ce sujet il semblerait que nos amis masculins ne s’enflamment guère à l’idée de prendre des hormones de synthèse qui pourraient leur provoquer des effets secondaires (voyons!). 

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Le but de cet article n’est pas de nier l’utilité de la pilule mais simplement de la remettre à sa place. Peut-être qu’il est temps pour nous les femmes de repenser notre rapport au pouvoir et de nous demander si vraiment la pilule nous libère autant qu’on voudrait nous le faire croire. Lorsque je prenais la pilule j’étais totalement déconnectée du fonctionnement de mon corps. J’avais littéralement mis en suspens mes hormones. J’avais placé ma santé entre les mains d’un grand laboratoire allemand, et dès que j’essayais d’arrêter cette pilule que j’affectionnais de moins en moins je souffrais d’une horde de symptômes tellement désagréables que j’étais forcée de la reprendre. Aux yeux de la société j’étais peut-être ‘libre’ car je n’étais pas enceinte, mais dans mon for intérieur je me sentais complètement emprisonnée. 

Connaitre son cycle c’est un peu comme avoir son permis. Quand on sait conduire on n’est plus à la merci des transports en commun; en somme, on n’est plus à la merci des autres. Prendre la pilule c’est un peu comme ranger son permis au fond d’un placard; il n’y a aucun mal à cela… au moins on l’a, et si on en a besoin on peut le ressortir, le dépoussiérer, et prendre la route à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Trop souvent, la pilule est prescrite à des gamines qui ignorent complètement le fonctionnement de leur propre corps, et pendant des années elles sont totalement déconnectées des processus naturels de la vie. Pire, leurs choix et leurs ‘préférences’ sont subrepticement influencés par la prise d’hormones qui ne sont pas les leurs. Si c’est cela la défense de la ‘liberté de la femme’ alors j’ai un peu l’impression de m’être fait avoir!

Attention, je ne préconise pas la ‘méthode pull-out’ pour éviter les grossesses non-desirées. Faut pas déconner non plus! Honnêtement, je trouve que le meilleur moyen de contraception ça reste la bonne vieille capote et une bonne connaissance du cycle féminin. Et oui c’est clair que le préservatif est ‘moins confortable’ mais bon, tant que les hommes ne voudront pas prendre la pilule je ne vois pas pourquoi je serais obligée de sacrifier ma santé pour leur confort temporaire. Pour moi, c’est cela le féminisme moderne, et il y a beaucoup d’hommes qui sont totalement d’accord avec ce raisonnement. Le mien est hyper protecteur en ce qui concerne ma santé, et si ce n’était pas le cas j’avoue que je serais inquiète quant à l’avenir de notre relation.

Il y a une expression (tirée d’un texte religieux je crois, je ne sais plus lequel), qui dit que « tout est permis mais tout n’est pas utile ». À mon humble avis c’est de cette façon-là qu’il faut que nous considérions la pilule contraceptive aujourd’hui. Tout comme le plastique, qui a vu des débuts fulgurants de succès, la pilule a fait trop de ravages sur le plan environnemental pour que nous les balayions d’un revers de main. Je vous invite à effectuer vos propres recherches au sujet des contraceptifs oraux. Lisez des articles, parlez avec vos amies, vos mères, vos soeurs, vos filles, mais aussi avec vos mecs, vos frères, vos fils; demandez-leur de vous parler de leur expérience; osez tout remettre en question continuellement. Il nous appartient en tant que femmes de ne pas prendre comme argent comptant ce que le discours mainstream veut nous faire croire. Il nous appartient de poser des questions gênantes et de chambouler l’ordre du monde – les hommes ne le feront pas à notre place!

« Les femmes libres ne sont pas des femmes » Colette

 

Traiter et guérir une cystite sans antibiotiques. Fait ! 👍🏼

01-pee-health-uti-1N’étant pas particulièrement sujette aux infections urinaires je dois avouer que le jour où cela m’est tombé dessus à l’étranger j’ai tout de suite cru devoir courir chez le doc… seul hic, ici aux Etats-Unis la consulte peut coûter jusqu’à $200 et le traitement antibiotique $80 quand on n’est pas couvert par la sécu (ma cystite est survenue en décembre, mon assurance maladie débutait en janvier). L’idée de devoir suivre un traitement antibiotique ne m’enchantait déjà pas…. assise donc sur le pot entrain de grincer des dents pour trois petites gouttes d’urine je me suis dit qu’il devait bien exister un moyen de contourner le système…

J’ai donc testé pour vous la méthode alternative pour guérir une cystite, et devinez-quoi ? – Totale réussite ! Plus de cystite au bout de 3 jours, mais déjà au bout de 2 jours mes symptômes avaient beaucoup diminué. Je vous présente donc la méthode naturelle pour soigner une infection urinaire.

Avant de commencer je tiens absolument à clamer haut et fort que je ne suis pas médecin. Les infections urinaires persistantes peuvent entrainer de infections du rein (et quand une infection urinaire atteint le rein c’est super grave genre ‘direction l’hosto’ !), donc avant de tenter quoi que ce soit par vous même vous devez déterminer la gravité de votre état, et agir en conséquence. C’est bien beau d’être malin et de vouloir recourir aux méthodes naturelles, mais si c’est au détriment de votre santé cela ne sert strictement à rien. Au risque de sembler contradictoire je ne peux que stresser l’efficacité des traitements antibiotiques lorsqu’ils sont prescrits de façon raisonnable et appropriée. Voilà donc ma mise en garde…

Dans mon cas il s’agissait d’une cystite simple qui a commencé à pointer le bout de son nez un jeudi matin, la veille des vacances de fin d’année. Au début je croyais à une petite irritation, puis, à mesure que la journée avançait, les brûlures devenaient de plus en plus intenses, et j’ai terminé ma soirée sous la couette, certaine que dès le lendemain je serais obligée de prendre ce fout antibio et de payer une blinde pour la consulte. Agacée, j’ai donc pris mon ordi, et j’ai commencé à taper : « comment guérir une cystite naturellement » sur les sites anglophones. Ce que j’ai trouvé m’a intriguée…

Hygiène + Hygiène de Vie

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Je savais déjà que la plupart des cystites étaient causées par la bactérie e. coli (une bactérie qui se trouve dans les celles – eh oui, quand on parle science on ne parle pas toujours de papillons et de fleurs !), et – comme la plupart des femmes – je faisais systématiquement attention à bien me nettoyer de devant à derrière lorsque j’allais aux toilettes et à maintenir une hygiène intime impeccable. J’urinais systématiquement après l’amour afin de libérer les voies urinaires d’un éventuel contaminant, et j’avais vraiment l’impression que j’étais au top niveau prévention (la preuve, ce genre d’infections ne m’affectent que très rarement), mais là où je sais que j’ai été négligente c’est au niveau de mon hygiène de vie. Depuis la fin novembre avec les fêtes de Thanksgiving et toutes les sorties avec les amis j’avais pris l’habitude de me coucher tard, de dormir peu, de laisser le stress du boulot m’envahir, et je ne faisais plus trop attention à limiter ma consommation de sucre. La veille de ma cystite, pour couronner le tout, j’avais bu un seul verre d’eau en milieu de journée et j’étais rentrée à la maison déshydratée. Pour couronner le tout je me retenais d’uriner pour ne pas avoir à utiliser les toilettes publiques là où j’étais. Débile, je le sais. Inutile de dire que j’ai fini par payer pour tous ces déséquilibres.

AlimentationEat Your Greens

En effectuant mes recherches sur la meilleure façon de s’alimenter en cas d’infection urinaire je suis tombée sur une étude publiée par Cell Press en septembre 2016 qui montre des différences significatives dans les temps de guérison (voire même la possibilité de guérir tout court) dans des cas d’infections bactériennes ou virales selon la façon dont les sujets s’alimentent. Je m’explique : l’étude menée sur des souris (mais dont les résultats sont très prometteurs pour l’ensemble des mammifères) consistait à observer les réactions immunitaires des rongeurs en fonction des aliments qu’ils consommaient et selon le type d’infection. Les résultats ont démontré que les infections bactériennes guérissaient plus rapidement lorsque les sujets observaient un jeune temporaire. En revanche, les infections virales guérissaient plus rapidement lorsque les sujets étaient nourris (et, à l’inverse des sujets infectés par une bactérie, la mort pouvait survenir en cas de jeune pour les sujets infectés par un virus). Par ailleurs, le type d’aliments dont les sujet se nourrissaient influaient beaucoup sur leur réponse immunitaire. Il semblerait qu’en cas d’infection virale les cellules auraient besoin de glucose (autrement dit de ‘l’énergie facilement accessible’). En revanche, le glucose pouvait tuer les sujets qui luttaient contre une infection bactérienne. Il semblerait que les sujets infectés par une bactérie réagiraient bien mieux en ne consommant rien du tout, ou en ingérant de petites quantités de protéines et de graisses.

Forte de ce nouveau savoir, et sachant déjà que le cystites se développent particulièrement bien quand le terrain est acide, j’ai décidé de manger peu et régulièrement plutôt que de faire des gros repas. J’ai éliminé tous les aliments acides et/ou d’origine animale à l’exception du yaourt nature biologique (le yaourt est riche en probiotiques, nécessaires à la santé de la flore intestinale), et j’ai coupé tout sucre de mon alimentation, même les fruits et le miel. J’ai opté pour des soupes de légumes et des salades légères, agrémentées de graines, de noix, et assaisonnées seulement à l’huile d’olive (le vinaigre étant acide). Bon, j’avoue que ce n’était pas le régime le plus rock n’roll, mais comme mon corps était entrain de lutter je ne peux pas dire que j’étais affamée à la base.

H2Oripple-effectsBoire… boire… boire. Que dire de plus.

En cas de cystite, l’eau est votre meilleure amie ; le thé, le café, le chocolat chaud, les jus de fruit, pas trop. C’est très simple ; toutes les heures où vous êtes réveillée il faut boire au moins 1-2 verres d’eau du robinet filtrée ou de l’eau de bouteille pour nettoyer les voies urinaires. En temps normal il faut boire entre 6-8 verres par jour, mais en cas d’infection urinaire il faut augmenter votre consommation même si l’envie d’uriner est désagréable et  douloureuse. C’est votre meilleur moyen de purger votre corps des bactéries qui tentent de proliférer sur la paroi de votre vessie.

Ici en Californie du sud, l’eau du robinet est pourrie. On peut la boire mais la qualité est vraiment mauvaise (ils ont même trouvé du chrome hexavalent dans notre eau récemment – pour ceux qui l’ignorent il s’agit du poison retrouvée dans l’eau de la ville dans le film Erin Brockovich). Les Californiens le savent et beaucoup font installer des systèmes de filtration dans leurs maisons (hélas les filtres portables style carafe Brita ne sont pas assez puissants pour éliminer tous les toxines environnementaux). Etant donné que nous sommes locataires et que par conséquent cette option n’est pas possible pour nous la seule alternative reste de l’eau de source en bouteille, et c’est ce que nous faisons. Je prévois un long article sur l’eau et la pollution dans le monde moderne mais ce sera pour une autre discussion, pour l’heure je dirai juste ceci : buvez l’eau la plus pure possible, et buvez-en beaucoup.

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La vraie star de ce malheureux épisode ce fut le D-Mannose ; une molécule qui s’apparente au glucose et qui se trouve dans les baies de canneberge ou cranberry, les pommes, les oranges, les myrtilles, etc. On dit que la canneberge aide à lutter contre les infections urinaires, et bien que j’avais déjà fait des cures de canneberge ‘préventatives’ de façon un peu sporadique toutes les 3-4 ans je dois avouer que je n’étais que moyennement convaincue de leur efficacité. Les formules poudrées en sachet me semblaient bourrées de sucre, et n’étant pas une grande adepte des saveurs acides le jus de canneberge m’attirait peu. J’en avais conclus que ces cures étaient un peu une arnaque, et que la seule vraie solution aux infections de la vessie restait, hélas, l’antibiothérapie.

Recroquevillée dans mon canapé avec mon verre de flotte et ma bouillotte je me suis mise à fouiller le net en anglais pour des témoignages de personnes ayant pu éradiquer leur cystite sans aller chez le doc. Et là, bingo – en fait il y en avait plein ! Le point commun entre toutes ces histoires qui finissent bien : le D-Mannose. Je ne parle pas des soit-disant cures à base de cranberry en sachet que l’on trouve en pharmacie, ni du jus qui arrache la mâchoire ; je parle de la molécule de D-Mannose pure, concentrée, sous forme de capsules ou en poudre. La magie de cette molécule : sa structure tentaculaire qui, lorsqu’elle traverse le corps, attire à elle les bactéries néfastes, et telles des mouches dans une toile d’araignée ces dernières se retrouvent prises au piège et éliminées naturellement dans l’urine. C’est magnifique !

Le D-Mannose est un sucre pas comme les autres car sa structure moléculaire fait qu’il n’est pas facilement (voire pas du tout) absorbable par le corps. On peut donc en consommer à longueur de journée sans craindre des oscillations glycémiques ou la prise de poids.

Cool. J’étais séduite. J’ai donc pris mes clés de voiture et je suis partie illico à la pharmacie naturelle la plus proche pour voir s’ils en avaient. Le pot de 50 capsules m’a coûté environ $35 et sachant qu’il était indiqué sur la notice que je devais prendre entre 15 et 20 capsules par jour en cas d’infection active je ne peux pas dire que le traitement était donné, mais comparé à une consultation chez le médecin et la prescription d’antibiotiques, qui, ici m’auraient valu dans les $150-$200 mon choix était vite fait. J’ai consommé l’intégralité du pot en 2 jours et demi et ma cystite a totalement disparu. La préparatrice m’a conseillée de prendre un deuxième pot au cas où mais j’ai décliné. Ceci dit, je pense que je le ferai la prochaine fois, et je ferai en sorte d’avoir un pot sur moi systématiquement quand je voyage.

Le D-Mannose est sans effet secondaires pour la plupart des personnes, moi y compris. J’ai pris les comprimés comme on prendrait des multivitamines ; avec un verre d’eau. La prise est contraignante dans la mesure où il faut prendre 5 comprimés toutes les 3-4h et faire pipi le max possible (perso, j’ai préféré prendre 2 comprimés toutes les 2h car les comprimés sont gros et j’avais du mal à en avaler 5 d’un coup). Sûr, s’empiffrer de compléments alimentaires et uriner toutes les 2 minutes ce n’est pas la chose la plus pratique au bureau mais de toute manière quand on souffre d’une infection urinaire il ne faut surtout jamais se retenir d’uriner – c’est donc à vous de déterminer si votre boulot vous permet de prendre suffisamment de pauses-pipi ou s’il vaut mieux vous faire arrêter, au moins pendant que vos symptômes sont à leur apogée… la santé d’abord, les amis !

Un dernier mot au sujet du D-Mannose. La prise thérapeutique optimale en cas d’infection est de l’ordre de 8-20g/jour, et on ne peut pas faire une overdose de ce produit donc rien à craindre à ce niveau là (après, comme pour tout, je ne pense pas que ce soit très bon d’en consommer en grandes doses des semaines durant…). Mais plutôt que d’agir après coup (comme je l’ai fait !), prendre des petites doses de D-Mannose régulièrement peut aider à prévenir contre les infections, et prévenir c’est toujours mieux que guérir ! Une petite dose de 5-10g ou 2-4 comprimés avant ou après l’amour ou lorsque votre système immunitaire est fragile peut faire toute la différence. Perso, je compte en emporter avec moi systématiquement en cas de voyage long et je compte également effectuer des petites ‘cures’ toutes les 6-7 semaines en prenant une dose thérapeutique pendant une demi-journée pour bien nettoyer les voies urinaires.

Je ne suis absolument pas sponsorisée par ni affiliée à quelque compagnie/produit que ce soit mais au cas où vous ne trouverez pas ce produit en France vous pouvez faire votre choix parmi les différentes marques ici. Pour être complètement transparente, le produit exact que j’ai pris était celui-ci.

Je vous souhaite plein de belles choses pour 2017, et je serai de retour bientôt pour vous raconter mon nouveau projet professionnel de reconversion vers l’univers de la nutrition et de la santé naturelle. À suivre…

Bise a toutes et à tous

C 💚

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Nouveau post pour une nouvelle vie ☺️

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Coucou les loulous!

Aïe. Je vous ai abandonné(e)s, je sais, et pour ce je vous prie de bien vouloir me pardonner. Pour être tout à fait honnête je ne pensais pas que je pourrais rester aussi longtemps sans pondre un article, mais, croyez-moi, ma vie n’a jamais été aussi mouvementée.

Le dernier article un peu plus ‘perso’ que j’ai publié remonte à l’été 2014. Je vous expliquais à l’époque que je venais de vivre une rupture relationnelle super douloureuse, et que malgré la peine je reprenais peu à peu goût à la vie grâce à ma famille, à mes amis, et grâce aux plaisirs simples tels que les balades en forêt, les verres en terrasse, les câlins avec mes félins. Je venais d’emménager dans un nouvel appartement avec lesdits matous, et je commençais tout juste à me reconstruire après cinq ans de vie commune avec mon ex. Je vous disais en ce qui concernait l’avenir du blog que j’aspirais à plus de régularité, mais qu’en raison de mon boulot super prenant je vivrais ça un peu au jour le jour. Bon, et de fil en aiguille j’ai perdu la main.

En parallèle à cela ma vie personnelle a pris une tournure très inattendue. Quelques mois après ma rupture, un bon ami qui venait de vivre une déchirure amoureuse étrangement similaire à la mienne m’invitait à venir me changer les idées à quelques pas du Pacifique à San Diego aux Etats-Unis. J’ai accepté illico (les avantages du travail en free-lance!), et je suis allée me ressourcer dix jours au bord de l’eau. Smoothies verts, randonnées dans les canyons, couchers de soleil au guacamole, soirées passées à danser, à échanger avec des gens passionnés, fous-rires en voiture sur les autoroutes à six voies; rien de plus sympa pour se retaper une santé après un été un peu merdique. Oui, sauf que…

Le ‘destin’, on y croit ou on n’y croit pas. Chacun a sa propre conception de ce qui constitue la ‘magie’, et souvent l’aspect mystérieux d’une experience se perd totalement quand on essaye de la raconter dans des termes bassement matériaux. Je pourrais vous expliquer comment au bout de quatre jours sur place, à cohabiter dans la maison de mon ami comme si on s’était connus depuis des lustres; comment un matin, en plein petit-dej, entre le: « passe-moi le beurre, tu veux bien? », et le: « tiens, regarde ma marque d’oreiller en pleine face », on s’est dit: « mais en fait, il ne faut absolument plus qu’on se quitte ». On était tous les deux à vif suite à nos ruptures respectives, on était maigrichons, tristounets, et on s’était tous les deux jurés que les relations amoureuses étaient pour les « faibles », et que ce qu’il y avait de *vrai* dans la vie c’était le boulot, les amis, et la santé. Bon. J’ai donc débarqué chez lui sans trousse de maquillage, avec mes vieux pilous pour me recroqueviller sur mon petit oreiller dans la chambre d’amis, avec mes quinze bouquins et mon infusion à la camomille.

Comment vous dire…

Le cinquième jour, nageant en plein bonheur, la réalité nous rattrape enfin. « Ah oui c’est vrai, on vit sur deux continents différents… euh, on fait quoi maintenant? ». Lui ne parle pas français, et son boulot le retient en Californie. Moi, en revanche, je parle anglais, et mon boulot est une sorte de blague que j’entretiens férocement sous prétexte qu’en temps de crise on doit deja s’estimer heureux d’avoir un boulot tout court (je pourrais m’étendre longuement sur la relation un peu tumultueuse que j’entretenais avec mon boulot, mais ce n’est pas le propos de cet article). On finit donc par convenir que ce serait plus pratique pour moi de terminer mes contrats et de venir le rejoindre au US. J’estime en avoir pour à peu près six mois. Je pourrais donc arriver en février 2015.

Comment leur dire…

Ce qui est dingue, et plus j’y repense plus je me dis que c’est vraiment dingue, c’est le calme avec lequel on a pris toutes ces décisions franchement lourdes de conséquences; une nouvelle relation amoureuse, un déménagement international, une carrière professionnelle qui prend fin… c’est énorme, et pourtant, on est totalement sereins. Je sais au fond de moi, comme je ne l’ai jamais su jusqu’alors, que je fais le bon choix, pour moi, pour lui, pour mes pauvres petits chats qui commencent à péter les plombs à trois dans mon tout petit appartement, pour tous les membres de ma famille qui, je me dis, finiront par voir que tout ceci est un acte de sagesse et non pas un acte de folie.

Bon, ça c’est en théorie. En pratique ils ont tous un peu paniqué – ses parents, ma maman, nos amis… et comment leur en vouloir? – Il y a à peine quelques mois ils nous ramassaient à la petite cuillère, et on leur jurait, entre les filets de bave et les sanglots, que plus jamais on ne se laisserait prendre au piège de l’a-a-mour… Ma mère n’y comprend que-dalle. Ma meilleure amie tente de me raisonner en me rappelant que c’est statistiquement prouvé qu’il faut au moins la moitié du temps d’une relation déchue pour pouvoir s’en remettre, soit deux ans et demi pour une relation de cinq ans, et que même si ce mec était vraiment le bon, et beh il faudrait que j’attende au moins deux ans et demi avant d’entamer une relation avec lui car sinon je serais encore endeuillée et je trainerais mon bagage émotionnel dans cette nouvelle relation, et là ce serait la merde de chez merde parce que peut-être que j’aurais saboté ma seule et unique chance de connaître le vrai amour…

Entre temps, il me dit qu’il tient absolument à rencontrer ma famille. Il est venu passer dix jours avec moi en novembre, et il a rencontré les membres de ma famille immédiate, personne d’autre. Je n’en ai pas parlé à mes clients, j’en ai vaguement parlé à mes amis, et je n’ai surtout rien publié sur les réseaux sociaux, fermement convaincue que pour vivre heureux il fallait que nous vivions cachés, ou du moins en partie, ou du moins pour le moment. Dès que ma famille l’a rencontré toute la tension est redescendue. Ils ont su, comme moi je sais, et dès lors je n’ai eu que du soutien et de l’amour de leur part. Ma maman a proposé de prendre des deux minettes chez elle car elle a une grande maison avec un jardin, et mon ex a souhaité reprendre son cher matou, qui le suivait partout depuis le premier jour qu’il est arrivé émacié et errant sur le pas de notre porte. Bien sûr, j’ai pleuré à chaudes larmes de leur dire au revoir (même si je savais que je les reverrais). J’étais déchirée de devoir les laisser partir, mais tellement heureuse de les savoir plus heureux avec des personnes qu’ils connaissaient, et qui les aimaient.

J’ai donc pris l’avion le vendredi 13 février, on s’est fiancés le 1er mai 2015, et on a célébré notre mariage le 1er mai 1026, en France. C’est de loin la relation la plus simple que je n’ai jamais vécu. On est tout simplement les meilleurs amis et les meilleurs amants au monde. On a l’impression de s’être connus dans une autre vie. On se chamaille un peu quelques fois, mais on n’en vient jamais aux insultes, et on ne se fâche jamais pour des choses importantes telles que la confiance, la famille, l’argent, le sexe, le travail; en fait, on se respecte profondément, et on discute d’absolument tout. C’est la relation dont j’ai toujours rêvé, et elle est venue à un prix.

Quand il s’agit de donner des conseils en nutrition, ou sur le fameux ‘sevrage pilule’ je me sens complètement à l’aise. En ce qui concerne les histoires de coeur ou de vie personnelle c’est une toute autre affaire. J’ai commencé ce blog en 2012 dans le but de partager mes connaissances dans le domaine de la santé, et notamment dans le domaine des pratiques alternatives, mais je me suis toujours gardée d’en faire un site dédié au développement personnel. Mais plus ça va plus je me rends compte à quel point notre vie intérieure reflette notre vie extérieure, et même si on « plaque tout » pour « tout recommencer » dans le but de parvenir à un plus grand sentiment de bien être, c’est peine perdue si on est incapables d’opérer des changements fondamentaux au dedans de notre être.

Bien évidemment que ce serait mentir de vous dire qu’en quittant mon job, ma vie, et mon pays j’ai trouvé le bonheur. Suis-je heureuse? – Très. Serais-je heureuse en France? – Bien sûr. Est-ce facile de tout plaquer? – Pas du tout! La façon de vivre ici est très différente, et même si c’est agréable de côtoyer autant de personnes qui croquent la vie a pleine dents dès le réveil (dans l’ensemble les Californiens sont des optimistes invétérés, et c’est sûr que ça fait du bien après presque dix-huit ans en France où on a tendance à broyer du noir de façon collective), rien n’est jamais parfait. La misère existe ici aussi, même pire dans certains endroits car les Etats-Unis ont un gros gros problème de drogue. Et puis changer de pays c’est aussi perdre; certains amis m’on un peu tourné le dos, certains aspects de ma vie française me manquent terriblement, et certains jours j’ai le sentiment d’être une extra terrestre dans un monde où on ne pense qu’à la gratification immédiate et qu’aux plaisirs enfantins.

Conseillerais-je aux autres de tout quitter pour aller vivre à Bora Bora (ou en Californie dans mon cas)? – Bien sûr que non! – Mais pourquoi pas… Conseillerais-je aux autres de se fiancer au bout de quelques mois de relation amoureuse, et de se marier dans la foulée? – Bien sûr que non! – Mais là encore pourquoi pas… Et peut-être que c’est ça qui me répugne un peu dans la blogosphère; on essaye sans cesse de vendre notre propre style de vie comme si c’était un modèle à imiter. Ne m’y méprenez pas, je n’ai rien contre le fait de vouloir inspirer les autres; moi aussi j’aspire à cela par le biais de ce site, mais avant tout je crois que j’ai surtout envie d’entamer un dialogue…

Merci d’avoir lu jusqu’au bout, et merci d’avoir continué à lire, à commenter, et à échanger même quand moi j’étais en veille.

Je vous souhaite un excellent weekend, et un très beau mois de juillet!

C 💜

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Un temps pour se battre et un temps pour rendre les armes

 

calme dans la ville

Il y a une expression en français qui dit que ‘la vie est mal faite’. On était sur le point de décrocher le job de nos rêves, et puis hop, on se casse une jambe. On venait d’économiser pour s’acheter une nouvelle voiture, et puis hop, une tempête arrache notre toiture et voilà nos économies parties en sucettes… On dit également qu’un malheur ‘n’arrive jamais seul’. Et si je m’en tiens à ma propre expérience, je dirais qu’il y a une certaine vérité là dedans aussi; on fait tomber notre sac de courses, les oeufs se cassent, le shampooing se répand partout, et on se rend compte juste à ce moment-là qu’on a paumé nos clés d’appart… vous voyez ce que je veux dire?

La vie est loin d’être simple. En juin dernier, mon fiancé et moi avons mis un terme à notre relation de 5 ans. J’ai eu l’impression que mon monde s’effondrait. Je ne comprenais pas comment on en était arrivés là. Je voyais tous les efforts que j’avais faits pour que cela marche entre nous – le sang, la sueur, l’huile de coude, les nuits blanches passées dans l’angoisse, les projets – et je me disais que putain bordel de merde, ça ne pouvais pas s’arrêter si brutalement. Pendant 4 jours et 4 nuits suivant la rupture, j’ai déambulé dans le jardin chez ma mère comme un zombie. Je ne pouvais plus manger, je ne pouvais plus dormir, et je ne savais même pas par quel bout j’allais commencer à récupérer l’amas de lambeaux qu’était devenue mon existence. Cinq ans, nom d’un chien, c’est long. On était tellement proches. On essayait même d’avoir un enfant. Mon coeur était en mille morceaux.

Avant la rupture, tous les mois je notais ma température basale corporelle pour repérer l’ovulation. Tous les mois je ne comprenais pas pourquoi mon cycle était détraqué. J’avais mes règles, mais je faisais toujours du spotting avant, parfois pendant 7 jours, et après consultation en mai la gynéco avait fini par me prescrire de la progestérone car elle soupçonnait un manque lié « au stress ». « Quel stress? » Je lui rétorquais. « Tout va bien! » J’avais beau essayer de me convaincre moi-même et de convaincre les autres que tout était en bonne voie, je sentais bien que mon organisme n’obtempérait pas. Quoi que je faisais, entre le 21ème et le 27ème jour du mois je saignais – du sang noir. J’ai pris des vitamines du groupe B, de la vitamine C, de la spiruline, des enzymes, de l’huile de foie de morue, du jus de radis, du coeur d’ananas; j’ai lu tous les forums grossesse et j’ai posé 15000 questions à droite et à gauche; j’ai TOUT fait pour que ma vie de couple se passe bien, et pour que mon organisme soit en pleine forme en vue d’un petit bout de chou, d’une maison écolo dans les bois – les 3 chats, le labrador brun, et tout va bien qui finit bien – et malgré tous mes efforts, TOUS les mois le phénomène se reproduisait. Et puis, un soir, on s’est séparés. Les raisons étaient nombreuses. Ça n’allait plus. Il fallait savoir tirer un trait sur ce qu’on avait commencé ensemble.

Deux semaines après la rupture, fin juin, alors que j’étais en plein déménagement, mes règles sont arrivées. Tiens, bizarre – 3 jours de spotting, et puis un cycle hyper normal. Hmm. Et puis arrive le mois de juillet, et pareil – 2 jours de spotting avant l’arrivée des règles (hyper normales également). Hmm… peut-être que tout ceci était bel et bien lié au stress que j’éprouvais dans cette relation… Et puis, je passe un mois d’aout super zen. Je me suis remise à faire du dessin et de la peinture, j’ai vu beaucoup d’amis, j’ai marché au bord de l’eau, j’ai câliné mes chats, j’ai tissé des liens magnifiques et vécu des purs moments de bonheur. J’ai retrouvé le goût de la vie, le goût des aliments, et tout doucement j’ai recommencé à m’apprécier. J’ai lâché prise sur tout ce que j’avais vécu de beau et de moins beau avec cette personne que j’ai aimé à un moment donné, et j’ai capitulé. Et voilà, un beau jour mes règles sont arrivées, sans aucun phénomène de spotting. Et au lieu de durer 10 jours, elles ont duré 4 jours.

La vie n’est pas mal faite. Il faut juste savoir lutter quand il le faut, et rendre les armes quand il le faut, et avoir suffisamment de discernement pour reconnaître la différence entre un combat qui vaut la peine d’être mené de front, et un désir vain. C’est tellement cliché de dire que quand une porte se ferme une ‘meilleure’ porte s’ouvre, et pourtant il n’y a rien de plus juste! Il y a 2 mois presque jour pour jour j’étais affalée sur un tapis de Pilates sous le prunier chez ma mère, en plein soleil, en larmes, en lambeaux. À un moment donné j’ai même dit: « je crois bien que je n’ai jamais rien vécu d’aussi dur » (c’est faux; j’ai vécu des choses plus difficiles dans ma vie, mais quand on souffre on n’arrive pas à se souvenir des douleurs passées). J’avais l’impression que je ne pourrais plus jamais aimer, plus jamais donner de ma personne, plus jamais apprécier la simplicité de la vie. Et pourtant, ces deux derniers mois ont été tellement formateurs pour moi dans tous les domaines. J’ai appris à faire confiance à la vie. Des portes se sont ouvertes depuis cette rupture que je ne pouvais même pas soupçonner ni espérer. Ma vie a pris un tournant tellement inattendu. Et je me sens totalement remplie de joie et de gratitude. Les amies, je sais que ça paraît nunuche, mais parfois il faut savoir poser ses armes pour atteindre l’homéostasie. Certains combats valent la peine d’être menés, et d’autres sont des luttes vides de sens. À nous d’être totalement honnêtes avec nous-mêmes et de savoir choisir nos combats.

Je pense notamment à toutes celles parmi vous qui ont l’impression d’être hyper vigilantes côté alimentation, qui font du sport, qui ont le sentiment de tout faire bien et qui voient pourtant leur acné persister. Le corps est mystérieux, et il faut savoir tendre l’oreille pour entendre et interpréter les signaux qu’il nous envoie. Y’a-t-il un combat que tu mènes auquel il faudrait que tu renonces? Y’a-t-il un désir au fond de ton coeur que tu étouffes parce que c’est plus facile de vivre cette vie de manière ‘conventionnelle’? Cherches-tu à plaire à tes parents au détriment de ton bonheur?  Sois honnête avec toi-même. Est-ce que tu es réellement bien dans ta vie? Y’a-t-il des énergies négatives autour de toi qu’il faudrait que tu chasses? Traines-tu des anciennes blessures de guerre encore purulentes? As-tu pardonné à cette personne qui t’a égratigné? As-tu demandé pardon d’avoir offusqué cette personne que tu appréciais?  As-tu enterré cette relation qui s’est terminé dans le sang et les larmes? On croit qu’en prenant des compléments alimentaires et en mangeant ‘clean’ on va parvenir à la guérison, et ce n’est pas totalement faux, mais si on vit en se compromettant on entrave tout autant notre rétablissement.

Voilà. Petite pensée du jour. Je suis débordante de gratitude pour la manière dont ce blog a explosé, et tous les messages que vous m’adressez. Et je tiens à demander pardon à celles à qui je n’ai pas encore pu répondre. Je vous le dit franchement, ma vie est encore un peu bordélique, mais l’ordre revient tout doucement. Je ne vous oublie pas! 😀

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Vos mails, vos commentaires, et l’avenir du blog

 

soleil

Coucou les ami(e)s,

Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce site, à commenter les articles, à m’écrire des mails, et à participer aux discussions lancées par les un(e)s et les autres. Je tiens du fond du coeur à vous remercier pour tous ces retours favorables. Je n’imaginais pas que ces articles que j’écrivais un peu pour jeter un pavé dans la mare parleraient à autant de personnes.

Vous êtes très nombreuses à m’avoir envoyé des e-mails personnels, notamment au sujet des soucis que vous rencontrez à la suite de votre arrêt de pilule. Je n’ai pas encore pu répondre à tous vos mails – je vous expliquerai pourquoi dans un instant – mais je tenais à vous remercier pour la confiance que vous m’accordez tous les jours. Sachez que j’ai lu chaque e-mail avec attention, et que je vous répondrai dès que je le pourrai. Comme vous le savez bien, je ne suis pas un professionnel de la santé, et pour tous les soucis importants liés à votre santé reproductive je vous conseille de prendre rendez-vous avec vote médecin. Pour le reste, j’essayerai d’y apporter mon grain de sel 😉

Alors voilà, en ce moment je travaille beaucoup. Je suis formatrice indépendante (donc rien à voir avec le sujet des articles sur ce site), et je suis confrontée aux difficultés liées au travail en free-lance en France, à savoir les plafonds, les charges, et le risque à tout moment de ne plus avoir de travail. Actuellement j’ai beaucoup de contrats, mais demain qui sait… alors bon, je me demande si je ne vais pas changer de voie à la longue pour aller vers un emploi plus stable, avec une rémunération plus régulière.

Concernant le blog, j’ai envie de continuer cette aventure. Mais j’ai besoin de vous! J’ai besoin de vos suggestions pour des thèmes, des échanges des défis que l’on pourrait se lancer… je songe à créer une chaîne YouTube pour partager des astuces santé/style de vie avec vous (mais j’ai très peur d’être de ce côté-là de la caméra, alors il va me falloir beaucoup de courage pour me jeter à l’eau!)… je ne sais pas… je suis en pleine réflexion, et je voulais partager tout cela avec vous.

Mon amoureux et moi allons certainement déménager en août (il risque d’être muté, et une fois que l’on aura la réponse tout peut aller très vite). Moi, j’ai quelques contrats à terminer d’ici octobre-novembre et ensuite c’est le flou total côté carrière. L’été va certainement être mouvementé (sans le bon sens), et je voulais vous prévenir.

J’ai envie de continuer à poster, mais les articles seront peut-être plus courts, plus « droit au but ». D’ailleurs, si vous voulez m’envoyer vos contributions – témoignages/anecdotes/astuces santé, etc., j’en serais ravie, car en fait ce que j’essaye de dire depuis le début de cet article bien trop long et trop brouillon, c’est que ce blog c’est nous tous, pas juste moi. J’aime beaucoup lire vos mails, mais je suis comme vous; je cherche des réponses à mes questions, je tâtonne, et je partage. Ce n’est pas toujours évident de bien comprendre un problème précis par mail, surtout lorsque le mail est écrit avec beaucoup d’émotion et que le contexte n’est pas toujours clair. Il faudrait presque mettre un place un système sur Skype pour échanger en face à face… mais bon, j’avoue que là, avec tout le pain que j’ai sur la planche côté boulot/vie de famille ça risque d’être un peu compliqué. Enfin voilà, quelques réflexions…

En tout cas, merci à vous! Je vous souhaite un excellent dimanche, et un joyeux printemps! :-p

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Le cycle de la femme pour les nuls

cycle féminin

On croit tout savoir à propos du cycle féminin. On vit à l’ère de l’appli smartphone qui nous donne la date de nos prochaines règles, on vit à l’ère de la pilule à gogo, de la pilule du lendemain, de la liberté sexuelle, de l’info en continu, et pourtant, dans l’ensemble on reste ignorantes au sujet de ce qui se passe dans nos propres corps tous les mois.

Moi même, j’avais beau avoir suivi tous les cours de SVT en 3ème sur la reproduction, ce n’est qu’au moment où j’ai voulu arrêter ma pilule, à 29 ans, que je me suis enfin penchée sur ce qui se passait dans mon corps. J’ai pris un calepin, un stylo, j’ai surfé le net, et j’ai commencé à prendre des notes. Et plus j’apprenais, plus je me rendais compte qu’en matière de cycle reproductif, j’étais une vraie quiche. Je savais comment faire pour ne pas tomber enceinte, j’avais un minimum syndical de connaissances sur la reproduction, mais j’ignorais ma propre ignorance. Je pensais que j’étais bien documentée au sujet des hormones, mais franchement, je n’y connaissais rien. Et à mesure que cette aventure holistique avance sur la toile, et que je reçois des mails et des commentaires de lectrices déboussolées qui me demandent des infos sur leur propre cycle/pilule, etc., je m’aperçois qu’on est toutes aussi ignorantes les unes que les autres. Franchement, parfois les commentaires que je reçois sont dignes de gamines de 8 ans, et ils proviennent de femmes en âge d’être mères (certaines le sont!). Mais loin de moi l’idée de vouloir enfoncer mes lectrices. Je vous adore, vous le savez. C’est juste que je suis outrée, outrée par ma propre ignorance, outrée par la vôtre, outrée par le fait que nous faisons trop facilement confiance à la médecine pour savoir ce qui se passe dans nos corps alors que nous ne le savons pas nous-mêmes. Le pouvoir et la connaissance sont étroitement liés, et je suis convaincue qu’il ne suffit pas d’avoir accès à l’info; il faut savoir le mettre à bon escient!

Je vous fait donc part de tout ce que j’ai appris sur le cycle de la femme depuis mon arrêt de pilule en 2012. Je ne suis pas particulièrement savante; ces infos sont à la portée de tous. Je les ai recherchées sur internet, j’ai pris des notes, j’ai fait des croquis, j’ai observé mon propre cycle, et voilà un condensé (enfin, pas tant que ça, parce qu’il y a de la matière) de tout ce que j’ai appris. Voici donc, le cycle de la femme pour les nuls!

éducation femme

1- Le b. a. -ba du cycle féminin

La femme entre dans sa période fertile avec l’arrivée des premières règles (entre 8 et 16 ans, en général). On appelle cette période « puberté ». Les règles sont aussi appelées « menstruation ». Un cycle typique dure entre 21 et 35 jours en moyenne. Le premier jour des règles correspond au premier jour du cycle. L’ovulation a lieu à peu près au milieu du cycle (au 14ème jour pour celles qui ont un cycle de 28 jours, par exemple), mais il peut avoir lieu avant ou après dans certains cas.

On dit souvent que le cycle féminin a lieu en 2 « phases », mais en réalité il y a 3 phases : la phase folliculaire, l’ovulation, et la phase lutéale.

– Phase folliculaire : Le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles, c’est également le début de la phase folliculaire. Les règles surviennent à chaque cycle si l’ovule libéré au moment de l’ovulation n’a pas été fécondé par un spermatozoïde. L’endomètre – le sang qui recouvrait les parois de l’utérus en vue d’une éventuelle fécondation – est rejeté par le vagin, et l’utérus se prépare à fabriquer une nouvelle couche sanguine qui pourra éventuellement accueillir un embryon en cas de grossesse.

Après les règles, sous l’influence de l’hormone folliculostimulante (FSH), plusieurs follicules se « réveillent » dans les ovaires de la femme (les follicules ovariens sont présents dans l’organisme de la femme dès la naissance). Durant plusieurs jours ces follicules sont en compétition les uns avec les autres pour devenir le « follicule dominant » ou « Follicule de Graaf » – celui qui libérera l’ovule au moment de l’ovulation. Très vite, un follicule « dominant » se démarquera des autres – les autres follicules cesseront alors de grandir et « laisseront la place » au follicule mûr. Ce follicule finira par atteindre entre 1,8-3cm de diamètre (aux environs du 14ème jour du cycle). Une fois le processus de maturation achevé, la paroi du follicule se déchire et l’ovule est libéré dans les trompes de fallope. C’est ce que nous appelons « l’ovulation ». La première phase du cycle est dominée par l’oestrogène, libérée par les follicules ovariens.

cycle femme

– Ovulation : Lorsque le follicule de Graaf parvient à maturation, aux environs du 14ème jour du cycle, les récepteurs hormonaux sur le follicule envoient des signaux à l’hypothalamus. L’hypothalamus transmet cette info à l’hypophyse. Les ovaires cessent alors de produire autant d’oestrogène, et l’hypophyse se met à libérer l’hormone lutéinisante (LH). C’est cette hormone qui est recherchée dans les urines lorsque l’on effectue un test d’ovulation. L’hormone lutéinisante est en effet libérée en pic pendant une période variant de 24 à 48 heures. Au cours de cette période intense, le follicule de Graaf se déchire, l’ovule est aspirée dans les trompes de fallope, où il commencera son long chemin vers l’utérus, et le follicule déchiré est transformé en « corps jaune ». C’est ce corps jaune qui produira de la progestérone pendant la 3ème phase du cycle en vue d’une éventuelle grossesse.

L’hormone lutéinisante est un peu la star de cette phase du cycle. C’est cette hormone qui dicte l’ovulation, qui permet au follicule de se déchirer pour libérer son précieux contenu, puis de se transformer en corps jaune. C’est grâce à l’hormone lutéinisante que l’on peut détecter une ovulation à l’aide d’un kit acheté en pharmacie. Le pic de libération de l’hormone lutéinisante est très court : 24-48h. On appelle cette période la « fenêtre fertile ». La durée de vie de l’ovule évolue en fonction du pic de libération de l’hormone lutéinisante. Une fois ces 24-48h passées, la quantité d’hormone lutéinisante libérée par l’hypophyse redescend en flèche, et l’ovule meurt. Si la femme a un rapport sexuel non protégé avec un partenaire masculin au cours de cette période fertile, elle peut tomber enceinte. Au delà de cette période, les chances pour que cette femme tombe enceinte sont quasi nulles. Un rapport non protégé ayant eu lieu jusqu’à 6 jours avant l’ovulation peut entrainer une grossesse car les spermatozoïdes, dont la durée de vie dans le corps de la femme peut aller jusqu’à 6 jours, se positionnent dans les trompes de fallope en attendant que l’ovule soit libéré.

L’ovule est toujours fécondé dans les trompes de fallope, et non pas dans l’utérus, comme je l’ai déjà entendu dire. Une fois fécondé, le blastocyste (la cellule fécondée) continue sa descente vers l’utérus, où il s’implantera dans l’endomètre pour devenir un embryon. Si toutefois l’ovule ne rencontre aucun spermatozoïde au cours de son voyage vers l’utérus, il mourra et sera enfin expulsé avec l’endomètre usé au moment des règles. Je tiens à préciser que certaines femmes observent un léger saignement au moment de l’ovulation. À condition que ces saignements restent très minimes il n’y a absolument rien d’alarmant.

– Phase lutéale : La phase lutéale commence en même temps que l’ovulation. Le follicule de Graaf se déchire pour libérer l’ovule, qui commence son acheminement vers l’utérus. Pendant ce temps, dans les ovaires, le follicule vide, maintenant appelé « corps jaune » en raison de sa couleur, se met à produire de la progestérone; l’hormone de gestation. La température basale corporelle augmente légèrement, car la progestérone réchauffe l’organisme, et la paroi de l’utérus s’épaissit en vue d’une éventuelle grossesse. Si l’ovule n’est pas fécondé, l’endomètre commence à se désagréger, la température baisse, et les règles démarrent.

BBT

– La température corporelle basale (BBT) : Si vous avez un thermomètre chez vous, vous pouvez commencer à enregistrer votre température basale corporelle tous les jours et ainsi apprendre à connaître votre corps et vos cycles. Il s’agit de la méthode « BBT » – ou « Basal body température charting ». Vous prenez votre température au réveil le matin, préférablement à la même heure chaque jour. Idéalement, il faudrait avoir un thermomètre avec vous à côté de votre lit, et avant même de vous lever vous prenez votre température et vous l’enregistrez (il existe des applis smartphone qui permettent d’enregistrer les données et d’en faire des beaux graphiques, mais sinon, un stylo et un calepin suffiront amplement). Le mieux serait de créer un graphique un peu comme celui qui figure en haut du paragraphe. Vous notez les jours du cycle à l’horizontal en dessous de votre graphique (de 1 à 28, ou plus si vous avez un cycle plus long), puis la température sur le côté gauche, en faisant bien attention à inclure les 0,1, 0,2, 0,3, etc. pour pouvoir tracer des traits. Personnellement, j’utilise une appli nommée « Selene », qui me permet d’enregistrer plusieurs données à la fois (la température de base, la glaire cervicale, les symptômes et humeurs, etc.).

Pourquoi la température « basale »? En principe, le matin, votre température est au plus bas. Vous n’avez pas encore commencé à vous activer, les données ne sont donc pas polluées par des températures fluctuantes. Idéalement, on prend sa température le matin, à jeun (car la digestion donne chaud!), et on respecte le même créneau horaire. Personnellement, j’ai tendance à prendre ma température entre 6 et 7 heures le matin, avant de sortir du lit. J’ai toujours un thermomètre sur ma table de chevet (mon homme rigole quand j’allume ma lampe de chevet le matin et que je mets mon thermomètre dans ma bouche illico – c’est devenu un réflexe).

En règle général, les températures de la phase folliculaire – c’est à dire au cours de la première quinzaine du cycle – seront plus basses que les températures de la phase lutéale – ou deuxième quinzaine du cycle. Souvent, la température grimpe en flèche aux alentours du milieu de cycle. Ce pic survient souvent juste avant l’ovulation, soit le jour même soit le jour avant, et il est attribué à la production de progestérone qui démarre peu après l’ovulation. On peut donc dessiner un trait vertical au milieu du cycle pour indiquer l’ovulation afin de mieux déterminer dans quelle phase du cycle on se trouve. La température s’élève au cours de la phase lutéale grâce à l’action de la progestérone. C’est cette hormone qui permet à l’utérus de préparer l’endomètre à une éventuelle implantation. En principe, au cours de la phase lutéale la température reste élevée jusqu’à l’arrivée des règles. D’ailleurs, si votre température reste élevée et que vous avez un retard de règles, il y a de grandes chances que vous soyez enceinte car le taux de progestérone continue à grimper en cas de grossesse, provoquant un réchauffement de l’organisme. À l’inverse, si vos règles arrivent, les températures descendent progressivement (ou en flèche, selon les femmes) à mesure que les taux de progestérone diminuent.

Comment sait-on si notre température est élevée ou non? Et bien ça dépend! Au bout de quelques cycles à noter votre température basale corporelle vous verrez apparaître un schéma. Pour moi, la moyenne tourne autour de 36,5°C au cours de la phase folliculaire, et 36,8-9°C au cours de la phase lutéale, mais ça reste très approximatif. Cela fait quelques mois que j’observe ma courbe de température et je remarque qu’aucun cycle n’est exactement pareil que le précédent. Ce mois-ci, en milieu de cycle, j’ai attrapé la grippe (ouep, et j’en ai sué!), de fait ma température basale corporelle a été masquée par une forte fièvre pendant plusieurs jours. Je n’ai donc pas tenu compte de ma température pendant que j’étais malade, et j’ai repris mes enregistrements hier. En gros, il faut savoir être flexible et ne pas stresser si on loupe un jour. La méthode BBT n’est pas une science exacte (quoique!) et il faut être à l’écoute de son propre corps pour pouvoir observer des variations dans les courbes. En France, on a tendance à vouer un culte absolu au médecin qui, au gré de son stéthoscope et son tensiomètre sait, apparemment, nous prédire une longue vie, mais ailleurs – au Japon, par exemple, ainsi qu’aux USA, où la dimension sociale du système médical laisse fortement à désirer, les femmes prennent leur propre santé en main, et par conséquent elles sont souvent très savantes au sujet de leur santé hormonale. Au Japon, on trouve des petits calepins sur lequel on peut noter sa température basale tous les matins en vente libre dans les bureaux de tabac et dans les pharmacies; les médecins encouragent d’ailleurs leurs patients à tenir une courbe de température. Les Américaines et les Canadiennes sont très friandes du site FertilityFriend.com, un site en partie payant qui permet de noter un maximum de données et de symptômes – dont la courbe de température – afin d’aider à mieux connaître son cycle, éventuellement dans le but de tomber enceinte. Avec Fertility Friend on peut comparer son graphique avec d’autres afin d’éliminer une éventuelle anomalie, etc., un chouette site, à condition de bien maîtriser l’anglais.

D’ailleurs, lorsque je me rends sur les différents forums/blogs santé anglophones je suis souvent frappée par l’acuité avec laquelle les jeunes femmes parlent de leur santé et notamment de leur fertilité. Elles ont même élaboré tout un langage et tout un système d’abréviations pour parler de fertilité et de raconter leurs « TTC adventures » (« TTC » = « trying to conceive », ce qui se traduit par « on essaye de tomber enceinte »): entre autres, la « baby dance », ou « BD signifie le rapport sexuel non protégé en vue d’une grossesse; les jours suivant l’ovulation sont les « DPO » ou « days past ovulation », le « EWCM » ou « egg white cervical mucus » c’est la glaire cervicale qui ressemble à du blanc d’oeuf (et bon appétit!); le « BFN » et le « BFP » sont les tests de grossesse respectivement négatifs et positifs – « big fat negative » et « big fat positive ». C’est un passe temps dans le monde anglophone de vloguer au sujet de son cycle et de sa grossesse. J’avoue que ça peut nous paraître un peu mièvre vu d’ici, mais quand on parvient à passer outre le petit côté « moi et mon nombril » de la chose, on se dit que wow, ces petites fées du logis, impeccablement maquillées, se pavanant devant leur webcam pratiquent le féminisme autrement, et elles ne laissent personne interférer avec leur santé et leur fertilité. Attention, je ne dis pas qu’il faut absolument les prendre comme modèle; je pense juste qu’en France le féminisme est trop souvent associé à la pilule: « pilule = liberté sexuelle ». Très bien, mais à la lumière de toutes ces morts liées à la prise de contraceptifs oraux, à la lumière de l’infertilité et des dérèglements hormonaux qui suivent souvent l’arrêt de ces médicaments et dont personne ne nous parle en nous les prescrivant, à la lumière de tout ce qu’on dépense (parce que la pilule n’est pas forcément remboursée) pour que les hommes puisse profiter gratuitement de nos corps, je ne sais pas… je ne peux pas m’empêcher d’y voir-là une certaine forme d’ironie qui ternit la belle image de la femme soi-disant « libre ».

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– La glaire cervicale : Mouais, je sais, ça ne fait pas vraiment rêver. Autant la partie « température basale » ça peut susciter la curiosité, autant parler de glaire cervicale ça peut faire grincer des dents. Pourtant, si vous voulez bien connaître votre corps et votre cycle il peut être très utile de noter l’aspect de votre glaire. Allez les filles, on n’est pas faites en sucre! On est en France; ici on appelle un chat un chat; on parle ouvertement de règles, de sexe, de psychologie, bref, on ne va quand-même pas cligner des yeux et feindre de ne pas comprendre quand on fait mention de la glaire cervicale! Vous ne fermez quand-même pas les yeux quand vous retirez votre petite culotte? Bon, et bien remettez-vous de vos émotions parce que de toute façon je vais en parler!

La glaire cervicale, qu’est-ce que c’est, et à quoi ça sert? Et bien, la glaire est sécrétée au niveau du col de l’utérus. Durant la plus grande partie du cycle, notamment lorsque nous ne sommes pas en période fertile, la glaire protège notre canal utérin et notre vagin des agressions externes (sperme, bactéries, etc.). Mais, quelques jours avant l’ovulation, le col de l’utérus se met à produire une glaire cervicale plus fine, qui ressemble à du blanc d’oeuf. Vous voyez de quoi je parle? Et bien, cette glaire fine, translucide, mais pas totalement liquide signifie que votre corps se prépare à l’ovulation. Il n’est pas rare d’observer cette glaire pendant 3-4 jours avant l’ovulation et le jour même de l’ovulation. C’est cette glaire que les Anglaises appellent « EWCM » (ego white cervical mucus) en référence à son aspect. La glaire « blanc d’oeuf » est, à l’inverse de la glaire sécrétée pendant tout le reste du cycle, l’amie des spermatozoïdes. Elle favorise leur passage vers les trompes de fallope; elle sert même de « filtre » en anéantissant les spermatozoïdes qui nagent de manière irrégulière. Souvent, les femmes souhaitant tomber enceinte se ruent chez leur pharmacien pour acheter un test d’ovulation aux alentours du 14ème jour du cycle, alors qu’elles ont un kit d’ovulation gratuit à disposition dans leur petite culotte!

Une fois l’ovulation passée, la glaire redevient laiteuse, parfois crémeuse, blanchâtre ou jaunâtre, parfois collante. Chaque femme est un peu différente à ce niveau là, et si on veut connaître son corps et mieux savoir se repérer dans nos cycle,  il faut savoir observer les moindres détails car une variation dans l’aspect et/ou la quantité de la glaire à l’autre peut vous en dire long sur l’état de vos ovaires. Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, moi j’utilise l’appli Selene sur mon téléphone, et tous les jours l’appli me propose de choisir dans la liste des adjectifs pour décrire ma glaire cervicale: collante (et là j’ai une barre bleue, car la glaire collante n’indique pas que je suis fertile), crémeuse (là j’ai 2 barres bleues), liquide (3 barres bleues), et « blanc d’oeuf » (4 barres bleues, ce qui veut dire que c’est la fête aux spermatozoïdes!), autrement j’ai la possibilité d’indiquer la présence d’aucune glaire. Bref, la glaire est votre amie, alors arrêtez de faire vos prudes, et regardez bien au fond de votre culotte la prochaine fois que vous irez faire pipi! 🙂

– Quelques infos amusantes au sujet du cycle :

  • Selon une étude scientifique, les femmes seraient plus impulsives au cours de la phase lutéale, et plus susceptibles de céder à des envie de sucre, de gras, et même de shopping…
  • Les avis sont contradictoires au sujet de la longueur des phases du cycle. Certains scientifiques sont persuadés que la longueur de la phase folliculaire est toujours de 14 jours, mais que la phase lutéale connait des variations considérables selon les individus, et c’est ce qui explique pourquoi certaines femmes ont des cycles longs, et d’autres plus courts. D’autres scientifiques contestent cette thèse, et affirment qu’au contraire, soit que la phase lutéale est toujours de la même longueur – 14 jours – mais que l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Personnellement; depuis que j’observe mon propre cycle, et depuis que je passe mon temps à scruter les graphiques sur FertilityFriend.com, je suis de plus en plus convaincue qu’il y a autant de cycles et de variations qu’il y a de femmes…
  • La grossesse est un vrai miracle! Quand on considère tous les obstacles sur le chemin des spermatozoïdes, et quand on sait que la femme n’est fertile que 24-48h, on se dit que pour que le petit têtard atteigne l’ovule et le féconde sans difficulté, wow! Si on rajoute à cela toutes les difficultés liées à l’implantation et ensuite au maintien de la grossesse, on se dit qu’avoir un bébé c’est vraiment miraculeux! 🙂

Cet article vous a-t-il plu? Utilisez-vous la méthode BBT, ou connaissez-vous une autre méthode pour suivre votre cycle menstruel? Laissez-nous un commentaire dans la sécrétion prévue à cet effet!

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GUEST POST : Stéphanie a trouvé une solution naturelle à la crise d’acné post pilule!

plus d'acné

Coucou les amis,

Suite aux articles « Comment arrêter cette daube de pilule » qui ont été postés au printemps, de nombreuses internautes se sont tournées vers ce blog pour les aider à comprendre pourquoi leur arrêt de pilule a été aussi difficile à gérer (aussi bien d’un point de vue épidermique que d’un point de vue psychologique), et pour trouver un peu de réconfort auprès d’autres femmes traversant la même crise. Une lectrice, Stéphanie, a fini par trouver une solution naturelle à sa poussée d’acné post Diane 35. Ses commentaires ont été précieux pour les femmes qui subissaient la crise post-pilule et qui se sentaient à court de remèdes et à bout de nerfs, et je lui ai demandé si elle voulait bien faire un condensé de tous ses commentaires. Elle a très gentiment accepté. Voici donc son témoignage. Je souhaite qu’il vous soit utile. N’hésitez pas à contacter Stéphanie dans la section « commentaires » ci-dessous. 🙂

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Bonjour à toutes,

Suite à la proposition de Christelle, j’ai souhaité apporter mon témoignage quant à l’arrêt de la pilule Diane 35. Contrairement à Christelle, je n’ai (malheureusement) pas fait le sevrage qu’elle recommande. Au contraire, j’ai arrêté cette pilule du jour au lendemain. La semaine prochaine, je fêterai l’anniversaire de cet arrêt (un an). J’en ai vraiment bavé pendant plusieurs mois, mais aujourd’hui, le bilan est malgré tout positif et ma conclusion est la suivante: l’acné post-pilule n’est pas une fatalité!


DURÉE DE MA PRISE DE DIANE 35
J’ai commencé à prendre Diane 35 en 2004 suite à des problèmes d’acné provoqués par la pilule Minidril. Ce fut le début du cercle vicieux dont je commence seulement à sortir…En effet, je précise que j’avais 21 ans quand j’ai eu mes premiers problèmes d’acné hormonal causé par la prise de la pilule. Je n’avais jusque là jamais connu l’acné et j’étais totalement démunie face à ce phénomène.

J’ai pris Diane 35 jusqu’en janvier 2013, mais en essayant de l’arrêter à plusieurs reprises, car j’avais les effets secondaires suivants pendant sa prise: grosse baisse de libido, infections vaginales à répétitions, palpitations, migraines, etc.
Je soupçonne également que mon irritabilité était lié à la pilule, car je suis beaucoup moins irritable depuis que je l’ai arrêtée…

Je savais qu’arrêter Diane 35 serait difficile, car à chaque fois que j’avais essayé de le faire avant, l’acné revenait de plus belle au bout de 6 mois et je reprenais la pilule illico presto sur les « conseils » des médecins qui me décourageaient de l’arrêter. J’ai donc anticipé et j’ai pris cette fois-ci, dès l’arrêt, beaucoup de compléments alimentaires pour m’aider à passer ce cap. J’ignorais à ce moment l’enfer que je vivrais… je n’avais tout simplement jamais vécu ça, même avec Minidril.

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JOURNAL DE MA PEAU POST-DIANE 35
– Début janvier 2013: arrêt Diane 35
– Fin février: un kyste arrive et dure plusieurs semaines
– Mi-avril: premiers kystes occasionnels
– Fin mai: ma peau est déjà abîmée, ça me gêne beaucoup, mais j’ose encore sortir
– Fin juin: premières grosses poussées (plusieurs kystes d’un coup)
– Début juillet: début du cauchemar, mes joues sont maintenant couvertes de bosses: des kystes profonds et douloureux, des pustules et des croûtes. Je n’ai plus un jour sans boutons. Je ne peux plus toucher mon visage car j’ai trop mal. Mes cheveux sont huileux, ma libido est explosive (seul point positif), je commence à perdre mes cheveux en grosse quantitié, j’ai plus de pilosité, j’ai des bouffées de chaleur et des sautes d’humeur (je fonds en larmes même quand je me sens bien)… J’évite les lieux publics et je m’enferme chez moi. Comme je prends des plantes pour détoxifier mon corps, il est possible que cela a accentué le problème. Je deviens très complexée et déprimée, malgré mon tempérament habituellement combatif et positif. Je me trouve hideuse et repoussante.
– Mi-août: je commence la tisane d’ACHILLEE MILLEFEUILLE + Ergy Epur(artichaut, radis noir) + Ergy Desmodium
– Fin août: Eurêka! L’amélioration est déjà visible
– Début septembre: encore 3-4 boutons par semaine
– Fin septembre: poussées de plus en plus espacées et généralement 2 voire 1 seul bouton à la fois
– Octobre: 2-3 semaines d’affilée sans rien du tout (à part des cicatrices rouges)

– Novembre: peau de plus en plus belle, mais encore grasse et avec 1 bouton occasionnel
– Fin décembre: peau toujours grasse surtout au moment de l’ovulation, cicatrices toujours visibles mais qui s’estompent de plus en plus. Il est encore trop tôt pour moi pour sortir sans fond de teint,  mais je suis très à l’aise sans fond de teint en présence de ma famille. On me dit d’ailleurs que ce n’est pas trop visible.

Pour récapituler, la grosse crise a commencé fin juin (6 mois sans pilule) et s’est terminée mi-septembre (8 mois), avec un pic de juillet (6 mois) à mi-août (7 mois).

L’amélioration a été visible au 8e mois, les poussées étant de moins en fortes et de plus en plus espacées…

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MA SOLUTION

– usage interne: Je conseille de prendre de la tisane d’achillée millefeuille, qui a purement et simplement sauvé ma vie!! Elle m’a été recommandée par le Pr Henri Joyeux qui a dénoncé les effets pervers de la pilule dans un ouvrage. Il m’avait conseillé de boire une tasse le soir + 1 tasse de tisane de sauge le matin.Je buvais plusieurs tasses d’achillée par jour et en 2 semaines, les résultats étaient déjà là… même si j’étais encore loin d’être guérie.

Rien ne marchait avant (bardane, pensée sauvage, levure de bière, chrome, sélénium, huile d’onagre, etc.), peut-être parce que j’étais un cas extrême. Vu qu’il s’agit d’un problème hormonal, l’idéal est de s’attaquer à la racine du problème en prenant des plantes qui agiront sur les hormones: achillée millefeuille, sauge, vitex, compléments alimentaires ESTROSENSE, ESTROBLOCK.

– usage externe: crème Triacnéal (Avène) pour les cicatrices et les boutons +crème hydratante légère Avène – J’utilise depuis quelques jours un produit qui semble bien marcher Cicapeel de SVR (uniquement le soir).

achillée millefeuille

JOURNAL « DE BORD » ET PHOTOS

Je conseille vivement de prendre des photos et de noter l’évolution de votre acné. Ce sont de très bons outils permettant de voir les progrès. En effet, avec le temps, on oublie un peu les différentes étapes ou on n’a plus forcément de recul. On n’a pas forcément l’impression d’aller mieux, car on est découragé et déprimé, alors que les résultats sont déjà là et que l’on ne les voit pas. Cela permet aussi d’identifier quel produit a marché et au bout de combien de temps. On peut également garder une trace/preuve des dégâts…

CHUTE DE CHEVEUX

J’ai le malheur de continuer à perdre mes cheveux. J’ai donc dû les couper début novembre. J’avais de très beaux cheveux avant, très frisés et longs. Ils sont maintenant très fins, ternes et cassants. J’en ai également perdu une très grosse masse. Peu de gens s’en aperçoivent et beaucoup me disent que ça ne se voit pas et qu’ils sont beaux, mais il suffit que je leur montre des photos de moi avant pour que la différence devienne flagrante…

C’est important de s’écouter. Si vous avez l’impression de perdre beaucoup de cheveux, n’attendez pas. C’est qu’il y a un problème.

Je prends des compléments alimentaires depuis des mois, mais le traitement est très long. Je recommande des vitamines, de la B6, du zinc et éventuellement de la levure de bière.

Même si je suis en train de gagner la bataille contre l’acné, je sais que pour les cheveux, il faudra beaucoup de temps pour récupérer la masse que j’ai perdue, mais j’y arriverai, j’en suis certaine.

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COUP DE GUEULE!
Voici une suggestion qui me tient beaucoup à cœur: écrire aux services de pharmacovigilance (ANSM, Agence européenne du médicament, associations de consommateurs). Nous sommes des patientes et des consommatrices, et nous souffrons de problèmes de santé causés directement par un médicament autorisé à être mis sur le marché. Il n’est pas normal que nous soyons si nombreuses (partout dans le monde) à nous plaindre d’autant d’effets secondaires et que nous en souffrions en silence. Après tout, nous avons dépensé des fortunes pour acheter ce médicament qu’est la pilule et nous dépensons maintenant des fortunes pour soigner les troubles qu’il nous a causés. C’est tout simplement inadmissible. Plus nous serons nombreuses à signaler ces problèmes, plus ces derniers auront une chance d’être enfin pris au sérieux.
La pilule (et tout autre contraceptif hormonal) est selon moi un poison et les femmes souffrant de problèmes de santé à cause de ce produit sont très nombreuses. Ne fermons donc pas les yeux et n’acceptons pas de souffrir en silence!

femme qui écrit

COURAGE A TOUTES!
Je sais que c’est facile à dire, mais il ne faut pas céder et reprendre la pilule. Si on l’a arrêtée dans un premier temps, c’est pour une bonne raison. La reprendre, c’est reculer pour mieux sauter et c’est malheureusement ce que j’ai fait pendant des années à cause des conseils des médecins. Oui, j’ai vécu un ENFER après l’avoir arrêtée, et seules les personnes qui l’ont vécu peuvent comprendre, mais il faut garder en mémoire, que tôt ou tard, les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Notre corps reprend ses droits. Cela vaut donc vraiment le coup de s’accrocher et de patienter! Alors, courage! 🙂

Avez-vous déjà vécu une expérience similaire à celle de Stéphanie? Qu’avez-vous fait pour en venir à bout de votre acné? Luttez-vous encore contre l’acné? Laissez-nous un commentaire ci dessous…

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Le mythe animaux-saleté

chiot labrador

Qui n’a jamais entendu une maman rouspéter son enfant parce que l’enfant a touché un animal et ne s’est pas lavé les mains? Moi, je l’ai entendu depuis mon plus jeune âge. J’ai toujours eu des chats, et à chaque fois que je prenais mon matou dans mes bras devant mes grand parents, ils s’empressaient de me rappeler que le chat avait « trainé dehors » et qu’il était « dégoutant », et qu’il pouvait me transmettre tout un tas de maladies. Hmm, bizarre ça, parce que quand mes grand parents n’étaient pas là je ramassais le chat, je dormais avec le chat, le chat bavait dans ma bouche et me léchait la main, et je mangeais mes tartines de pain grillé sans me laver les mains, et je n’ai pas le moindre souvenir d’avoir contracté la moindre maladie après avoir été en contact avec mes chats. Et comme je suis une fan de chats, j’ai toujours caressé les chats partout où je les croisais; dans la rue, dans une allée, sur un rebord de fenêtre. Parfois je me lavais les mains, parfois non. Pareil avec les chiens. Bizarre, la théorie de mes grand parents ne tient pas debout!

Pourtant, l’autre jour, à la sortie d’un supermarché, j’ai surpris une mère rouspéter son enfant parce que l’enfant venait de caresser un chien et il avait mis ses mains dans sa bouche. Alors, certes, le chien ne devait pas sentir la rose, mais j’ai trouvé cela ironique que pendant que la dame enguirlandait la petite, derrière elle, son plus jeune bambin était debout dans le caddie entrain de sucer la poignée à pleine bouche.

Je pense donc que les gens associent toujours les animaux avec la saleté, et ils oublient que le plus grand transmetteur de microbes pouvant infecter l’être humain n’est autre que… l’être humain! Et oui! Le contact avec des personnes malades est un vecteur de transmission plus important qu’un chien ou un chat! Une poignée de mains et vous voilà avec la grippe! Un gamin qui a la gastro qui suce une poignée de caddie peut transmettre le virus à la ville entière! Une mère qui ramasse la tétine de son enfant tombée parterre, où les gens ont piétiné avec des chaussures qui ont marché dans des matières fécales de chien, du vomi, de la bouillasse, des détritus, et qui met la tétine dans sa bouche pour la « stériliser » est aussi sale sinon plus sale encore que l’enfant qui caresse le chien et qui met ses doigts dans sa bouche.

Attention, je ne dis pas que les animaux sont propres. On peut contracter des maladies après avoir été en contact avec des animaux – maladie de griffe du chat, toxoplasmose, etc., mais en cette période hivernale je tiens à rappeler que le plus gros transmetteur de maladies pouvant toucher l’homme n’est autre que l’homme lui même! 🙂

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Acerola – Suivez-moi sur Twitter! @GrandArtDeVivre

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Coucou les internautes !

L’aventure « Twitter » commence ! Mais alors je suis perdue (de chez perdue). Soyez indulgent(e)s, je fais mes premiers pas. J’espère vous bombarder de nouveautés très prochainement ! En attendant, abonnez-vous @GrandArtDeVivre pour avoir des mises à jour en live !

Je vous envoie plein d’amour et de joie 🙂

Christelle

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