Acné et pilule : comment arrêter de prendre cette daube de pilule sans passer par la crise de boutons et sans devenir une « crazy bitch »? PART 1

Dans le monde de Candide – pensez clip de Lana del Rey ; des mecs torse-poils en jean et des nanas en maillot de bain Eres se lançant des regards langoureux en buvant des Nespressos à la paille et en caressant des petits chatons tout mignons – les filles n’ont jamais entendu parler d’ac… d’ac… de… oula, allez, le me lance… d’ac.. d’acné (ouf, pendant tout un moment je croyais que je n’y arriverais pas!), elles ne prennent pas la pilule (non mais enfin, ce sont des hormones artificieeeels!), elles n’ont pas leurs règles, et encore moins les sauts d’humeur « crazy bitch » qui les accompagnent. Ouais, dans le monde de Candide, on badine avec l’amour, et on se fiche du flacon pourvu qu’on ait l’iPad. C’est sympa le monde le Candide, surtout quand on a 17 ans et qu’on se bat avec nos parents pour que notre petit copain ait le droit de dormir à la maison. En général tout cela se termine par un petit passage chez le médecin, et par la prescription de ce médicament tout rond, tout beau qui va nous permettre de « dormir » avec notre copain sans avoir à craindre l’autre petit passage chez le médecin pour l’autre médicament tout rond tout beau… enfin bref, vous m’avez compris.

1- La pilule et moi, une belle histoire d’amour

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Moi, je l’ai prise à 18 ans. Elle m’a été prescrite par mon médecin traitant parce que je me plaignais d’avoir des « boutons » (je tiens à préciser que ce que je qualifiais de « boutons à l’époque étaient 2-3 rougeurs par ci par là tous les quelques mois qui disparaissaient au bout de 24h), et parce que j’étais mal réglée. Pour faire court: j’ai demandé la pilule, on me l’a donnée. Elle s’appelait Diane 35, et je l’adorais. Ma peau était devenue parfaite, je savais quand mes règles allaient apparaitre, et ne risquais pas une grossesse imprévue, trop cool! Jusqu’ici tout va super super bien…

2- Euh oui… jusqu’au jour où…

3 ans plus tard, mon petit ami et moi rompons, et je décide d’arrêter la contraception. No problèm, me dit-on: au lieu de reprendre ta pilule après l’interruption obligatoire de 7 jours, tu ne la prends pas, et tu retrouveras ton cycle naturel en un rien de temps. Eh hem, bien sûr! Que dalle, oui! Alors, je compte, 28 jours depuis mes dernières règles, et je laisse la nature suivre son cours. Trop cool, j’ai arrêté de prendre la pilule (j’étais soulagée d’arrêter de la prendre parce qu’entre temps j’avais eu le temps de me documenter sur les effets négatifs des pilules telles que Diane 35)! Bon, le 28 ème jour arrive, et pas de règles… mais bon, pas grave, c’est normal, mon corps a juste un peu de mal à se réadapter. Je patiente… 32 jours… 2 mois… 3 mois… 4 mois… 5 mois… 6 mois. « Keuwa?! » Je vous entends de derrière vos écrans. Et oui, j’ai mis 6 mois à retrouver mon cycle, et ce n’est pas tout.

Tout à l’heure je vous expliquais que j’avais commencé à prendre la pilule par vanité (je ne voulais plus jamais avoir de « boutons). Bon, et bien à peu près 3 mois après avoir arrêté de prendre la Diane, j’ai commencé à voir quelques petites rougeurs apparaître sur mon visage. Rho, pas de souci! Mon corps se réadapte à mes hormones naturels (j’étais optimiste!). Sauf que, ces petites rougeurs se sont transformées en grosses rougeurs, et à mesure que les semaines passaient, les grosses rougeurs se transformaient en gros boutons cystiques, et bam, au bout de 4 mois et demi après l’arrêt de la pilule j’étais devenue méconnaissable. Bon, j’exagère un peu, mais pas tant que ça (mes copines sont sympas; elles me disent que ce n’était pas aussi horrible que je le prétends, mais elles avouent que c’était quand même une importante inflammation, et qu’elles ne m’avaient jamais vu dans cet état). Donc récapitulons: j’arrête ma pilule, ma gynéco me dit que tout va se remettre en place sans souci, mais je ne retrouve pas mon cycle, et mon visage est recouvert d’acné. Apart ça, la pilule ne détraque pas le cycle naturel !

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3- Un cercle vicieux

S’en suit une longue période de temps durant laquelle je n’ose pas arrêter la contraception orale. Je passe de Diane 35 à Jasmine – ma gynéco m’assure que ça se vend « comme des petits pains » aux USA. Étant trop flippée pour questionner ses dires, j’entame cette nouvelle plaquette illico. Puis, une après-midi, en juillet 2006 (j’avais 23 ans), alors que je fais du shopping, je sens que je peine à respirer. J’attribue ce malaise à la chaleur, et je continue mes achats. Un peu plus tard, je me trouve dans un autre magasin, climatisé pourtant, et la même sensation me prend, cette fois-ci accompagnée d’une légère gène dans la poitrine. Je suis entrain de m’acheter des chaussures. Je m’assieds sur un tabouret en attendant que la gène s’en aille, mais je sens que je peine à respirer et que même si je ne suis pas mourante ce n’est pas normal. J’appelle mon compagnon au téléphone. Il vient me chercher en voiture et me ramène à la maison. Arrivée chez moi, je m’allonge et je bois de l’eau. Je me sens soulagée d’être chez moi mais j’ai quand-même une lourdeur au milieu du dos, c’est discret mais ça ne s’en va pas. Mon compagnon trouve tout ceci bizarre et appelle SOS médecins. Ils envoient le SMUR, qui, une fois sur place, procèdent à un électro-cardiogramme. Ils trouvent le résultat « bizarre » également, et décident de me transporter aux urgences pour des examens plus approfondis.

Pour couper court une longue histoire, ce soir-là j’ai subi des examens cardiaques et veineux qui n’ont débouché sur rien. À ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été hospitalisée ; les résultats des examens sont restés à l’hôpital malgré plusieurs tentatives de les récupérer aux secrétariats des divers services dans lesquels j’ai subi les tests. Il n’empêche que quand j’ai évoqué l’incident lors d’une visite de contrôle chez ma gynéco, sa première réaction a été de nier la possibilité d’une réaction à ma pilule contraceptive, puis de me prescrire la pilule « d’en dessous », appelée Jasminelle, qui « contient moins d’hormones » que celle que je prenais au moment du malaise, Jasmine. Je me rends compte à ce moment-là qu’en fait ma gynéco tâtonne ; elle n’en sait pas plus que moi sur les dosages des pilules qu’elle me prescrit. Je ne peux pas lui en vouloir, mais je reste inquiète ; si le spécialiste ne connaît pas les vrais effets secondaires des nouvelles pilules, alors qui les connaît ? Et alors, si personne ne connaît les risques encourus par la prise de ces contraceptifs, que suis-je si ce n’est un cobaye ? Et si je suis un cobaye, et que personne ne peut m’informer sur les effets secondaires, alors je ne saurai jamais pourquoi, alors que j’avais 23 ans, que j’étais jeune, active, et heureuse, j’ai dû être transportée en urgence à l’hôpital pour un problème cardiaque. Il n’empêche que j’ai une petite idée de ce qui s’est passé ce soir-là. Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je suis persuadée que j’ai fait partie des 2500 femmes qui, tous les ans, ont un malheureux « accident » lié à la prise d’un contraceptif oral.

Je ne suis pas morte ce soir-là, et le lendemain j’ai repris le travail comme si de rien n’était. J’ai même continué à prendre Jasminelle pendant quelques années, parce que sur le coup j’ai suivi le conseil des médecins qui était de « ne pas se soucier » de cet événement isolé. Ce n’est que plus tard, début 2012 que j’ai commencé à me renseigner sur l’utilisation des contraceptifs oraux. Ce que j’ai trouvé n’était guerre réjouissant. D’ailleurs, en janvier 2013, lorsque tous ces scandales liés à la pilule commençaient à paraître au grand jour, cela faisait plus de 6 mois que j’avais arrêté ma pilule suite aux recherches que j’avais effectuées. J’étais, comme la plupart des femmes, je suppose, très heureuse de voir que l’on commençait à considérer ces 2500 « accidents » comme des vrais problèmes médicaux et non plus des simples « cas isolés ». On dira ce qu’on voudra sur les statistiques, il n’empêche que ça remet tout de suite les choses en perspective. En effet, tous les ans en France, 20 femmes décèdent suite à la prise d’une pilule contraceptive. 20 femmes, les gars, « allo quoi » !

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4- Pourquoi arrêter

En ce qui me concerne, j’ai arrêté la pilule pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais l’impression de ne plus connaître mon corps. J’avais 29 ans, et j’avais passé plus de 10 ans sous pilule. Quand je l’avais prise pour la première fois, en 2001, mon cycle était très irrégulier. Peut-être était-il toujours aussi irrégulier ? Peut-être n’arriverai-je jamais à concevoir un enfant ? Et puis, ces questions d’embolie pulmonaire… tout ce que je lisais en ligne sur « Yaz », l’équivalent anglophone de Jasmine, ne me rassurait pas. J’avais 29 ans, et je ne supportais plus l’idée de mettre des hormones synthétique dans mon corps. Je payais entre 25-37 euros tous les 3 mois pour un médicament que je soupçonnait d’avoir été à l’origine d’un malaise quelques années auparavant. Je me sentais esclave. J’en avais marre. Je ne comprenais plus cette histoire de féminisme : la pilule rend libre, elle permet de s’épanouir sexuellement, bla bla bla. D’après moi et mes copines, la pilule était surtout dangereuse, chère (la plupart du temps à nos frais, merci le féminisme), elle pouvait rendre stérile, et chez de nombreuses femmes elle avait un effet négatif sur la libido… euh, quelqu’un a dit « féminisme » ?

J’avais envie d’en finir avec cette daube, mais que faire ce cette crise d’acné post-pilule ? J’en avais la chair de poule. Une amie à moi venait de faire la redoutable expérience post Diane 35. Elle en était sortie traumatisée : perte de cheveux, acné à ne plus savoir quoi en faire, sauts d’humeur, mais elle a été courageuse et elle n’a jamais cédé à la tentation de la reprendre. Les dérèglements hormonaux ont duré entre 6 mois et 1 an, mais ensuite tout est rentré dans l’ordre, et aujourd’hui elle a une superbe peau et elle a retrouvé sa chevelure splendide. Mais rien qu’à l’écouter me raconter tout cela j’avais les mains moites. Il fallait que je trouve un autre moyen de me sevrer de cette pilule. Ma copine avait arrêté sa plaquette du jour au lendemain, mais clairement cette méthode (préconisée par les médecins pourtant) n’était pas efficace contre l’acné et les dérèglements endocriniens. J’ai décidé d’emmerder les médecins et de n’en faire qu’à ma tête, après tout, c’est en partie à cause de l’ignorance de ma gynéco que j’ai fini à l’hôpital, pourquoi lui ferais-je confiance ?

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5- La cure de desintox

Première étape : reconnaître qu’on est une droguée. La pilule est une drogue légale, certes, mais elle ne reste pas moins une drogue. Notre corps s’habitue à ne pas produire des hormones naturels, et peu à peu il devient « accro » à ces substances artificielle.

Deuxième étape : s’informer. Savez-vous ce que contient votre pilule ? Souvent elle est fabriquée à partir d’urine de cheval. Vous trouvez ça dégueu ? Vous avez raison, c’est dégueu. Connaissez-vous les statistiques en rapport avec le cancer du sein et la pilule ? Connaissez-vous le taux d’infertilité suite à une prise prolongée ? Connaissez-vous les différentes pilules, et savez-vous dire à quelle « génération » elles appartiennent ? Et plus important encore, connaissez-vous le fonctionnement de votre corps ? Qu’est-ce qu’une phase folliculaire, lutéale ? Connaissez-vous le nom des hormones responsables de l’ovulation ? Bref, qu’en savez-vous à propos de votre corps ? Perso, j’avais beau connaître plein de choses sur la santé et la nutrition, mes connaissances en matière de cycle féminin étaient minables. Et plus je me cultivais, plus j’avais la rage, car je me rendais compte de ce que j’avais mis dans mon corps pendant des années. Et plus j’avais la rage, plus j’avais envie d’en finir avec la contraception orale.

Dernière étape : élaborer une stratégie. Moi, j’ai décidé de me sevrer de la pilule petit à petit. J’ai décidé de réduire la dose graduellement. Je suis partie du principe que ce qui était à l’origine des troubles hormonaux était bel et bien le changement brutal ‘pilule – pas de pilule’, alors j’ai décidé de l’arrêter progressivement. J’ai acheté un cutter à papier, et chaque mois, pendant 6 mois, j’ai graduellement coupé ma pilule de sorte à réduire le dosage lentement. Pendant 2 mois, j’ai pris 3/4 de la dose, puis 1/2 de la dose pendant 2 mois, puis 1/4 de la dose pendant 2 mois. Au total, j’ai mis 6 mois à me sevrer. Ce n’était pas évident à couper les comprimés. Je respectais toujours l’arrêt de 7 jours entre les plaquettes, et bien entendu, j’utilisais d’autres moyens de contraception, car le fait de réduire la dose prescrite m’exposait à une grossesse non-désirée.

6- Est-ce que ça marche ?

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Oui, oui, et re-oui ! Mon cycle était un peu détraqué pendant les 6 mois de sevrage, mais j’ai retrouvé un cycle tout à fait normal après avoir arrêté pour de bon en juillet dernier. Côté acné, je n’ai jamais eu le moindre bouton durant tout le sevrage et par la suite. Aujourd’hui, cela fait presque un an que je ne prends plus de contraception orale et ma peau est superbe. De plus, j’ai mes règles tous les mois.

Les filles, si vous êtes intéressée pour en savoir plus sur comment j’ai fait, laissez-moi un commentaire ou envoyez-moi un message privé. Je serais ravie de vous donner plus de détails. J’ai la rage contre le système médical, et je serais plus qu’heureuse de vous aider à vous libérer de cette daube ! Bonne chance, les nenettes !

Christelle

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266 réponses sur « Acné et pilule : comment arrêter de prendre cette daube de pilule sans passer par la crise de boutons et sans devenir une « crazy bitch »? PART 1 »

  1. Bonjour j’ai 23 ans bientot 24 j’ai arreté la pilule jasminelle il y a 3 mois maintenant et j’ai une poussé d’acné sur le visage le cou et la poitrine j’ai pris 3kg et j’ai des troubles de sommeil hors que je n’en avais jamais eut et plus j’ai de bouton plus ca me stresse j’ai meme recommencé à la prendre 3 jours j’aufai voulu avoir des conseilles de votre part

    1. Bonjour Melissa, excuse-moi pour la réponse tardive. Je suis actuellement en voyage donc pas chez moi pour répondre en temps réel. Comment vas-tu depuis ton commentaire au niveau acné/prise de poids? – Il faut du temps après une prise de pilule pour retrouver l’équilibre hormonal donc à priori je ne m’inquiéterais pas outre mesure si tu vois des changements au cours des tous premiers mois… par contre si tout cela perdure il y a des petites choses à faire pour donner une coup de pousse à ton corps… Je t’envoie une bise de soutien (et on se tutoie hein!) 🙂

  2. Bonsoir, j’ai 21 ans et je prends la pilule depuis mes 17 ans. J’ai vite compris que quelque chose cloche avec la pilule depuis que l’idée de l’avaler me donne envie de vomir alors j’ai fais des recherches et je n’ai pas été déçue. Par contre, avec moi c’est le monde à l’envers j’ai de l’acte sous forme de microkyste depuis un an sous pilule. Je cherche à l’arrêté. Penses-tu que ce soit possible de faire un arrêt progressif en espaçant les prises plutôt que de couper les cachets ? Par exemple, un jour sur deux pendant 2 mois, puis un jour sur trois, etc… Je pensais me faire poser un stérilet en cuivre comme nouvelle contraception. Le mythe du « pas de stérilet pas d’enfant » étant résolu grâce à mes recherches aussi. Plus qu’à trouver un gynéco, un médecin ou une sage femme ok pour me le poser. Penses-tu que arrêt progressif de la pilule + stérilet soit compatible ou dois-je m’occuper de l’un après l’autre. Quelles méthodes de contraception as-tu utilisé pendant ton arrêt progressif ? Merci d’avance pour ton retour 🙂

    1. Salut Clara, tu as complètement raison – il y a bien quelque chose qui cloche avec la pilule et on est de plus en plus nombreuses à nous en apercevoir!
      Au sujet de l’arrêt ‘espacé’, je ne vois pas pourquoi cette méthode ne marcherait pas mais perso je ne l’ai jamais essayée. Je sais que pas mal de femmes l’ont tentée avec succès. Si tu décides de la suivre tiens-nous au courant! 🙂
      Par contre en ce qui concerne la pose du stérilet pendant le sevrage je ne peux hélas pas t’encourager. J’ai lu tellement d’histoires d’horreurs de femmes qui ont eu des saignements ininterrompus pendant des mois entiers en voulant combiner pilule/sevrage et stérilet. Du coup si tu peux attendre l’arrêt définitive de la pilule ce serait beaucoup mieux pour toi je pense.
      Pour la contraception au cours de mon sevrage, mon compagnon et moi utilisions le bon vieux préservatif. On a pleuré la 1ère semaine car – il faut le dire – c’est chiant comme tout – mais une fois qu’on s’était habitués de nouveau il n’y a plus eu de problème. C’est d’ailleurs cette méthode que j’utilise toujours aujourd’hui. 🙂
      Bon courage ma belle et tiens-nous au courant de l’évolution des choses…

  3. Bonjour,
    Est-ce que lors de ton premier arrêt tu avais la peau très grasse ?
    J’ai le nez qui ressemble à une boule à facette je viens de prendre la pilule il y a 3 mois mais elle met du temps à agir malgré une belle alimentation.

    1. Bonjour Marie et merci pour ton commentaire. 😊Je suis désolée, je ne comprends pas très bien si tu as repris la pilule ou si tu l’as arrêtée? Personnellement, en arrêtant la pilule (Diane 35) d’un coup net en 2004 ma peau fut affreuse – acné, peau grasse, aménorrhée, bref, la misère. Je l’ai reprise – forcément – au bout de 6 mois d’arrêt, et j’ai retrouvé une belle peau peu à peu sur les 4 mois qui ont suivi ma reprise. Lorsque je l’ai arrêtée progressivement en 2012, j’ai conservé une peau nette. Il m’est arrivé d’avoir la peau grasse un peu avant mes règles ou en période de stress intense, et même aujourd’hui cela peut m’arriver également. Le stress peut défaire tous nos efforts pour avoir une hygiène de vie propre! Par ailleurs, quand on élimine mal on peut souffrir d’acné même si par ailleurs on mange bien. Pour ma part le fait d’avoir ôté le blé de mon régime alimentaire a largement aidé ma digestion et mon transit, ce qui a largement aidé ma peau (pour d’autre le lait UHT, les oeufs, ou le soja peuvent être des irritants, pour moi ce n’est que le blé qui posait réellement souci). J’espère avoir pu répondre à ta question… Tiens-nous au courant pour la suite! Je t’envoie une bise de soutien!

  4. Bonjour. Je compte également arrêter la pullule Jasminelle, mais j’ai peur des conséquences sur ma peau, sachant que j’ai pris la pilule pour l’acné au moment de l’adolescence (j’aini aujourdhui 29 ans). Les gynécologues me disent d’arrêter la pilule d’un coup, indiquant que la pilule ne s’arrête pas progressivement car cela perturberait le cylcle. J’ai quand même envie d’arrêter progressivement… ton cycle était comment pendant ton sevrage ? Merci pour ton retour d’expérience !

    1. Coucou Kayla, et bienvenue sur le blog! 😊 Alors, je crois avoir décrit avec pas mal de précision dans les articles 1, 2, et 3 au sujet de mon arrêt progressif mais pour faire court, oui, mon cycle a été un peu perturbé mais pour moi cela en valait la peine. Par ailleurs, le spotting que j’ai eu au cours de mon arrêt n’avait aucune incidence sur ma santé, c’était simplement un saignement dû au taux réduit d’hormones. J’ai depuis eu de nombreux examens/consultations de routine chez ma gynéco et tous les résultats sont bons. Ma gynéco a qualifié la méthode de « plutôt originale » mais elle a clairement dit qu’elle n’y voyait aucun mal. J’ai choisi de ne rien dire tout le long de mon sevrage et j’ai fini par lui en parler l’année dernière bien après le fait. Voilà donc pour mon expérience. Je ne peux pas de conseiller dans un sens ou dans un autre car tu dois suivre ton coeur et faire ce qui est le mieux pour toi, toutefois si jamais tu optes pour cette méthode sevrage j’insiste fortement sur le fait que tu ne seras plus protégée contre les grossesses non désirées, donc une méthode alternative (préservatif, etc) est essentielle si tu ne souhaites pas tomber enceinte.
      Bon courage à toi et tiens-nous au courant de l’évolution des choses!

  5. Bonjour Christelle,
    Je te remercie pour tes articles, qui m’ont ouvert les yeux, et m’ont convaincue de tenter l’arrêt de ma pilule.
    Je n’ai pas de souhaits de grossesse pour le moment, je veux simplement retrouver un fonctionnement naturel de mon cycle, et en finir avec ses hormones et leurs effets néfastes sur mon organisme. En ce qui me concerne, je parle des sautes d’humeur, d’irritabilité, de baisse de libido, de chute et d’affinement des cheveux, de cellulite…
    j’ai commencé il y a 7 ans par triafemi, puis je suis passée à belara quelques mois seulement, et enfin il y a un an j’ai commencé Jasmine. Je n’ai jamais souffert d’acné avant la pilule, seulement quelques boutons par ci par la…
    Pour éviter tous les effets secondaires liés à l’arrêt de la pilule, je voudrais suivre la méthode du sevrage, sur deux, trois, ou six mois ? je ne sais pas encore. J’entends dire autour de mois que ça va complètement chambouler mes cycles, que je vais avoir des règles sans dessus dessous, et que si je n’avais pas trop de boutons avant la pilule, je ne devrais pas trop en avoir après l’arrêt.
    D’un autre coté, si j’arrête brutalement la pilule, et que je me retrouve couverte de boutons, je pense que je ne l’assumerai jamais et que je finirais par la reprendre…
    Je suis encore un peu indécise et souhaiterais avoir ton retour sur ma situation. Je te remercie d’avance de ton aide. 🙂

    1. Salut Célia, et bienvenue sur le blog! 😊Je te comprends… d’un côté tu crains une recrudescence de boutons mais tu penses retrouver un cycle normal, et de l’autre tu espères éviter la poussée d’acné mais tu crains d’avoir un cycle perturbé. Agh, quelle pourriture la pilule! 😬 La vérité est qu’aucune femme ne réagit de la même façon, et bien que j’aimerais te rassurer en te conseillant une avenue plus *sûre*, le fait est que tu n’as aucune garantie d’être tirée d’affaire côté cycle en arrêtant d’un coup net, ni côté acné en te sevrant. Certaines femmes ont quand-même souffert d’acné post-sevrage, et pour ma part lors de mon 1er arrêt net en 2004 j’ai eu une aménorrhée de 6 mois, alors que lors de mon sevrage en 2012 j’ai retrouvé mon cycle tout de suite. En fait, ceci est une experience sans aucun garantie de résultats. Je pourrais essayer de te ‘vendre’ ma méthode, mais ce serait complètement idiot et malhonnête de ma part. La seule raison pour laquelle j’ai opté pour le sevrage c’était pour permettre à mon corps de se défaire de l’emprise des hormones de synthèse graduellement. Pour moi cela a été une réussite ainsi que pour de nombreuses femmes qui ont eu de mauvaises experiences en interrompant la prise de pilule d’un coup sec. Cette poussée initiale d’acne/pilosité excessive, etc., après un arrêt brutal vient de la surcompensation du corps qui a longtemps été mis en ‘veille’. Quand on réduit le dosage progressivement on donne au corps le temps de voir venir et de mieux se preparer à faire ses propres hormones. Oui, on peut souffrir de spotting au cours du sevrage car quand on réduit la dose de pilule et bien le corps se met à saigner. Ces saignements sont plus gênants que méchants, mais pour certaines femmes c’est inconcevable de passer par là. Pour ma part j’y étais préparée mentalement, et bon, j’avoue que ce n’est pas le plus sexy pour la vie de couple mais j’en avais parlé à mon compagnon de l’époque et il l’avait très bien compris. C’est un peu un mal pour un bien car une fois que le sevrage était terminé mon cycle est revenu normalement (entre 25-29 jours tous les mois). Voilà voilà… je suis désolée de ne pas t’apporter une réponse plus absolue mais il me semble important d’insister sur le fait que ceci est surtout une étape sur le parcours de la vie *au naturel* et non pas une fin en soi. Les désagréments que l’on peut vivre au cours de cette étape sont passagers pour la majorité des femmes, et – ce n’est que mon humble avis, mais – je pense que la vraie question à te poser concerne ton objectif santé à long-terme. Que souhaites-tu? Et comment comptes-tu y parvenir? L’acné, comme l’eczema, le psoriasis, etc., n’est autre qu’un message du corps. Il signale que quelque part quelque chose ne va pas bien. C’est à nous, ensuite, de trouver la racine du mal afin d’y remédier, et bien souvent lorsqu’il s’agit de conditions épidermiques les causes sont multiples, ce qui renforce l’angoisse et le sentiment de n’avoir aucun contrôle sur ce qui est entrain de se produire. C’est pour cela que je ne conseille pas seulement le sevrage mais aussi une alimentation et un hygiene de vie sains. Cela permet de mettre toutes les chances de son côté. Voilà voilà… j’espère avoir pu te donner matière à reflexion, et je t’envoie tout mon soutien!

  6. Bonjour Miss,

    Merci beaucoup pour ton témoignage !
    Pour ma part, j’ai commencé la pilule à l’âge de 16 ans car je jugeais avoir trop de boutons et aussi parce que je n’avais pas des règles régulières.
    Aujourd’hui j’ai 30, et cela fait plus de 10 ans que je prends Jasmine.

    J’ai arrêté ma pilule il y a 2 ans car j’en avais marre de la prendre et hop ! Grosse poussée d’acné…. affreux… 4 mois plus tard, je l’ai prise.

    A 30 ans, je souhaite vraiment l’arrêter.
    Je n’ai pas encore d’enfants et j’aimerai en avoir.
    Quelle est ta recette miracle pour éviter les boutons ? J’avais déjà entendu parler qu’il fallait couper sa pilule en 2 pendant un certain moment de prise.
    Que me conseilles-tu ?

    Merci beaucoup !!

    Harmony

    1. Merci pour ton commentaire Harmony, et bienvenue. 😊 Je suis désolée d’apprendre que ta première tentative d’arrêt de pilule n’a pas marché. Je compatis pleinement car ce fut également mon cas. Ce qui m’inquiète un peu dans tes propos est le terme « recette miracle » car je dois te dire d’emblée que cette conception d’une recette miracle pour éviter l’acné est fausse (et si recette miracle il y a ce n’est pas moi qui en connais la formule – autrement je serais une femme richissime!). Je ne sais pas si tu as pris le temps de lire mes 2 autres articles (article 2 ici, puis article 3 ici) au sujet du sevrage de la pilule mais je pense que ce sera là un bon point de départ…
      Brièvement, je dirai ceci: l’acné est un symptôme d’un déséquilibre quelque part dans le corps. Pour certaines femmes ce déséquilibre peut être en lien avec leur production de testostérone, pour d’autres ce sera le symptôme d’une candidose, et pour d’autres encore ce sera un problème d’intolérance alimentaire qui se manifeste à travers la peau. Il y a mille et une raison d’avoir de l’acné, et l’une d’entre elle peut-être l’arrêt brusque des contraceptifs oraux. Le corps – longtemps en état de *veille* sous pilule – se réveille d’un coup quand on arrête la pilule du jour au lendemain, et il se met à fabriquer des hormones dans tous les sens… en gros il compense pour toutes ces années dormantes. C’est souvent là que nous traversons cette fameuse crise. Le but du sevrage est de *réveiller* le corps doucement en réduisant le dosage hormonal petit à petit. En ce qui concerne la méthode de sevrage elle-même (découpe comprimés etc.), j’ai tout détaillé dans les articles mentionnés donc je te laisse les lire pour en savoir plus. Ceci dit, si tu avais de l’acné avant de prendre la pilule il se peut que cela soit le cas après l’arrêt – même en effectuant un sevrage – et si c’est le cas (et tu ne pourras que le savoir en arrêtant) il faudra considérer cela comme un message de la part de ton corps pour signaler un déséquilibre quelque part. En soignant ton alimentation et ton hygiène de vie, en ‘nettoyant’ tes organes d’élimination, et/ou en ôtant de ton assiette d’éventuels irritants/toxines/allergens tu pourras soit éviter la crise d’acné tout court (ce qui a été mon cas), soit la guérir naturellement. Voilà voilà, je te souhaite plein de courage! Tiens-moi au courant de l’évolution des choses!

  7. Bonjour à toutes,

    J’avais laissé un commentaire il y a quelques mois sur mon état : après 10 ans de pilule Diane 35 j’ai arrêté d’un coup, sans sevrage. J’ai arrêté à cause de problèmes de circulation sanguine causé par la pilule notamment.

    5 mois après l’arrêt de la pilule : c’est le retour de l’acné en force, qui dure depuis maintenant plus d’un an…
    J’ai eu, en même temps un dérèglement de ma pilosité (beaucoup plus prononcée qu’avant) mais je pense que c’est normal puisque j’ai arrêté de prendre ma dose d’oestrogènes quotidienne ^^.

    Le BILAN 1,5 ans après l’arrêt de la pilule. L’acné est toujours bien présent, sur les joues et menton principalement. Sur les joues ce sont beaucoup des boutons sous la peau (petit) ou des gros sortis et sur-infectés. Je mange sainement et utilise des produits bios / bons pour ma peau (huile de jojoba en petite dose, gel nettoyant doux et bio). Je me lance dans la crème Effaclar Duo de La Roche Posay que je mets désormais tous les soirs.
    Et sinon je perds drastiquement mes cheveux en ce moment (après avoir connu une repousse). Je ne sais pas à quoi c’est dû (stress ? hormones ? carence ? psoriasis ?).

    Je commence à perdre patience, j’ai 27 ans, de l’acné, une mauvaise circulation sanguine et je perds mes cheveux 😦 Merci la pilule -_- !

    Je vais finir par me résigner à aller chez un dermatologue, malgré le fait qu’aucun d’entre eux n’a jamais réussit à me prouver l’efficacité d’un traitement… Quoi que, je serais presque même tentée d’essayer Roaccutane !

    Je vous invite à commenter si vous êtes ou vous avez été dans le même état pour qu’on se soutienne et conseille mutuellement 🙂

    Bon courage à toutes !

    1. Bonjour Chloé,

      Je n’ai pas beaucoup de temps pour t’écrire (le boulot m’attend) donc je vais être directe (ne prends pas ça pour de la froideur, je suis une fervente défenderesse des femmes et suis plutôt bienveillante et douce).

      – L’acné hormonale ne peut pas partir d’elle-même. Si tu avais de l’acné avant pilule, tu en as après (sauf si miracle de la vie, en prenant de l’âge tes hormones se régulent naturellement mais ça reste peu fréquent) ;
      – Si tu n’avais pas d’acné avant la pilule et que tu en as après alors que tu sais que ça ne correspond pas à ta nature de peau classique, c’est que ton corps ne s’est pas encore rééquilibré. Tu as alors deux options : 1- attendre 2- te traiter
      – Si tu attends, tu peux utiliser des moyens naturels ou de la cosmétique chimique (à laquelle je suis très opposée car lorsqu’on se penche sur les compositions, le plus souvent, les ingrédients ont plutôt une tendance à aggraver le problème, mais c’est un autre débat et comme je l’ai dit, j’ai peu de temps)
      – Si tu te traites, pour une acné hormonale (et ce surtout si elle était présente avant la pilule), il ne sert à rien de se tartiner de crèmes chimiques (qui ne feront qu’atténuer le problème pour un temps) ou de faire des traitements antibiotiques, qui à long terme détruisent la flore, y compris vaginale, et une fois arrêtés n’ont plus d’effets
      – La seule option actuelle ayant un effet démontré (j’espère que le progrès scientifique nous permettra d’évoluer) sur le long terme est roaccutane. Je le sais bien puisque je l’ai pris (ma petite histoire brève : pas d’acné hormonale ou autre à l’adolescence, tout au plus deux boutons avant mes règles, prise de jasmine pendant 7 années à partir de 21 ou 22 ans, arrêt de jasmine par sevrage, un mois plus tard, boutons partout car peau grasse, j’en passe et des meilleures). Je pense que si j’avais attendu, ma peau se serait normalisée et au bout de plusieurs mois/années, j’aurais eu une peau acceptable mais 1- je suis perfectionniste 2- j’exerce un métier « public » du coup je me voyais mal vivre comme ça avec des boutons pendant un temps indéterminé, d’ailleurs cela me rendait malheureuse, j’en faisais même des cauchemars. D’où roaccutane.

      On dit beaucoup de choses sur ce médicament et évidemment chaque cas est différent. je n’ai aucun pb de santé mais j’observe que tu indiques avoir des pb de circulation, par exemple. Toujours est-il qu’il ne faut pas exclure ce traitement sans y avoir réfléchi. Comme tout médicament, roaccutane a un rapport bénéfices / risques, chacun doit le soupeser pour prendre une décision personnelle appuyer par son médecin (qu’il faut choisir ouvert d’esprit).

      Il est vrai que je l’ai pris à faible dose (à ce sujet, je précise pour celles et ceux qui ne le savent que roaccutane peut être démarré le premier mois à 20mg soit en dessous des doses indiquées dans la notice pour commencer soft et que, pourtant les doses prises ce mois là sont à inclure dans la dose totale cumulée), j’ai eu des effets secondaires, c’est vrai mais 1- ils sont tous partis 2- ils étaient supportables au vue des bénéfices.

      Je tiens à ajouter qu’un traitement, ça s’arrête. Si tu ne le supportes pas, tu peux, au bout de quelques semaines, l’arrêter.

      L’essentiel est donc de peser le rapport bénéfices / risques de manière personnelle et de ne pas être dogmatique (ne pas être pro-roaccutane ou anti). Il faut aussi et tout simplement être bienveillant avec soi-même et s’accorder de l’attention et de la douceur pendant le traitement et s’assurer d’être suivi par un médecin attentif.

      En espérant que ça puisse t’aider, je te souhaite à toi et à toutes les femmes arrêtant les hormones (lesquelles sont aussi des médicaments dont curieusement on pèse bien moins le rapport bénéfices/risques avant de les prendre), beaucoup de courage, de douceur et de bienveillance.

      1. Bonjour Lupita,

        Merci beaucoup pour ton retour rapide !

        J’avais effectivement de l’acné avant ma pilule (c’est d’ailleurs l’une des raisons du commencement de la pilule, entre autre). Mon acné était situé sur la zone T (front, nez, menton) alors que désormais il est concentré sur les joues énormément (microkystes et pustules) et un peu le menton.

        Je suis également une adepte des méthodes naturelles pour soigner l’acné… mais je dois bien avouer que ma patience à des limites, à 27 ans ça commence à me pomper qu’on me prenne pour une ado pré-pubère. D’où le fait d’évoquer roaccutane, la solution ultime après des années de galère. Les risques liés à ce médicament sont nombreux et j’ai déjà pas mal de problèmes de santé et une sécheresse oculaire donc pas sure de pouvoir tenter mais j’ai vu des nanas ayant le même type d’acné que moi faire des vidéo youtube et le résultat est tentant ! Je pense encore essayer les méthodes « douces » de façon super rigoureuse pendant 1,5mois et faire un bilan hormonal… On verra pour consulter en Novembre.

        D’ailleurs, concernant la question du médecin : qu’il faut choisir « ouvert d’esprit », je viens de déménager et ne connais pas les médecins du coin donc ça va être dur… En tout cas, à mes yeux, jamais aucun dermatologue n’a fait ses preuves (j’ai bouffé de l’effizinc pendant 1 an et eu toutes les crèmes antibiotiques/chimiques du monde).

        Je suis complètement d’accord avec toi sur le calcul risque / bénéfice qui n’est pas assez bien expliqué quand on nous propose la pilule.

        Merci de ton soutient et de ta bienveillance 🙂

  8. Bonjour
    Vos articles sont pertinents. Je rencontre plusieurs problèmes de santé actuellement et j’ai vu un médecin (spécialisé en médecine chinoise) qui me dit d’arrêter la pilule tout de suite. J’ai 26 ans et mon corps « fatigue » vraiment… je souhaiterais arrêter la pilule et suivre vos conseils. Serait il possible que nous échangions en privé ?
    Merci beaucoup
    Serena

    1. Hello Diane, et bienvenue! On se dit « tu » hein! 😊Alors, d’emblée je dois signaler que je ne suis ni médecin ni naturopathe, et que mes ‘conseils’ ne peuvent donc pas être ‘suivis’ comme tu l’indiques. Ce site est simplement un moyen pour moi de partager mes connaissances au sujet des diverses questions qui ne semblent pas trop pris au sérieux par la communauté médicale. Voilà, je dis cela car nous vivons dans une société parsemé de ‘gurus’ qui voudraient que l’on ‘suive’ leurs ‘régimens’ santé/beauté, etc., or nos corps sont tous tellement uniques, et il est impératif que tu saisisses bien cela avant d’entamer un arrêt de pilule. Mon adresse mail est petitecerizacerola@gmail.com. Je suis, bien évidemment, d’accord pour échanger en privé, bien que je trouve souvent que les questions posées dans le fil des commentaires permettent aux femmes de se parler entre-elles et, par conséquent, briser des tabous autour des problèmes hormonaux. Voilà voilà… Je t’envoie plein de courage et te souhaite un bon weekend!

  9. Coucou!

    Je te contacte car ça fait 8 ans que je suis sous Jasmine pour mes problèmes d’acné. Aujourd’hui je souhaite arrêter de prendre la pillule mais la stopper nette me paraît trop brutal pour mon corps. Je suis intéressée par ton sevrage, peux-tu m’en dire un peu plus s’il te plaît ?

    Merci

  10. Bonjour,

    Tout d’abord merci pour la lueur d’espoir que vous m’avez donné.
    J’ai 21 ans, je prend Minerva depuis 2 ans et demie. J’ai commencé à prend la pilule pour traiter mon acné puis je m’en suis servie comme contraception également.
    Aujourd’hui je souhaite arrêter (pour de nombreuses raisons) mais j’ai extrêmement peur de l’effet que ça va avoir sur ma peau.
    L’acné est en effet mon plus gros complexe, j’en ai depuis des années, et encore aujourd’hui ma peau n’est pas parfaitement nette (j’ai toujours 2 ou 3 boutons surtout localisés vers la mâchoire).
    Ma question est la suivante: pensez-vous qu’ayant encore de l’acné sous pilule, l’arrêt (même avec le sevrage) va empirer les choses? Je sais bien évidemment que l’arrêt de la pilule ne va pas me donner une meilleure peau mais vu que j’ai encore de l’acné sous pilule est ce que l’arrêt ne va pas empirer les choses?

    Je vous remercie sincèrement de votre aide

    1. Hello Margot, et bienvenue! 😊On se tutoie hein… le vouvoiement est tellement ‘officiel’! Alors, je ne suis pas médecin/naturopathe, donc les conseils que je vais te donner sont simplement à prendre comme des astuces d’amie à amie. Ce que je sais sur l’acné dite ‘hormonale’, après avoir échangé avec des centaines (voire des milliers) de filles à ce sujet, c’est que les causes d’une poussée sont quasi toujours multiples – une incapacité de la part de l’organisme à éliminer l’excédant d’œstrogène… ou encore, une sensibilité à l’insuline qui à son tour affecte la production de testostérone… ou encore un problème thyroïdien si faible qu’il n’apparait pas dans les analyses sanguines. Parfois, l’origine est alimentaire ou digestive – une personne consomme du blé depuis des années sans jamais se douter qu’elle y est en fait allergique (elles est symptomatique… mis à part une acné récurrente, mais elle ne fait pas le lien). Mon conseil avant de tenter le sevrage serait de vraiment nettoyer ton alimentation – si tu fumes, arrêter, si tu bois de l’alcool, éviter, si tu consommes du sucre, éviter également. Pendant – disons – un mois, je ferais un ‘test’ éliminatoire qui consisterait à manger essentiellement des fruits et legumes frais (biologiques de préférence, et/ou locaux), des produits d’origine animale bio (je ne ferais pas de concession sur la qualité en ce qui concerne les produits animales) – viandes, oeufs, etc. Je réduirais fortement ma consommation de blé et de produits laitiers (je remplacerais le blé par le sarrasin, le seigle, la quinoa, le riz complet, et je mangerais des pommes de terre à la place du pain si possible), je ne consommerais jamais de soja, ni de café. Par ailleurs, je prendrais un probiotique (on en trouve au rayon frais des magasins bio), un complèxe vitaminique du groupe B pour venir compléter les carences causées par la pilule, de la vitamine D3 car si tu vis en France en pleine hiver tes besoins ne sont pas couverts, et c’est l’une des vitamines les plus importantes pour combattre les inflammations en tous genres (l’acné en est une), et des tisanes à l’achillée millefeuille ou à la bardane qui permettent au foie de se detoxifier. Déjà, en opérant ces changements, je verrais ce que ça donne au niveau de ma peau. Si tu constates une amélioration après un mois d’alimentation super clean, alors tu sauras que c’est un gros ‘facteur contribuant’. Si tu ne constates aucune amélioration au niveau de ton épiderme alors tu pourrais peut-être songer à consulter un endocrinologue pour faire des tests. Il n’est pas dit que l’arrêt de pilule provoque davantage d’acné… dans tous les cas je pense qu’un sevrage garantira un arrêt plus ‘doux’.
      Voilà ce que j’en pense (et bien sûr ce n’est qu’un avis parmi d’autres). N’hésite pas à me tenir au courant de ce que tu décides, et à relater ton expérience aux autres lectrices du blog car ces échanges sont une mine d’or pour celles qui, comme toi, sont en quête de réponses. Je t’envoie une grosse bise de soutien 😘

  11. Bonjour Christelle, j’espère que tu vas bien ! Mon cas est assez différent, ma gygy m’a prescrit 3 mois de Jasmine puis 6 mois de Duphaston chaque année, sauf que là au bout de 10 jours de prise de Jasmine j’en peux plus je suis devenue dépressive je pleurniche pour un rien, je saigne tout le temps, j’ai constamment mal à la poitrine et au ventre, c’est un calvaire ! Moi mon souci c’est que j’ai des ovaires polykystiques donc je suis obligée de prendre la pilule pour soit disons  » stoper 3 ovulations « . J’ai une peau grasse et acnéique, c’est vrai qu’avec Jasmine ma peau est limite photoshopée mais je dois t’avouer que je m’en fous que ça revienne du moment que je retrouve la pêche et la bonne humeur ( d’ailleurs j’utilise des masques a base d’argile verte, curcuma, farine de riz et bave d’escargot pour éliminer mon acné en douceur, et ça marchait très bien même avant la prise de la pilule ). Là je veux l’arrêter sans finir la plaquette parce que ça a foiré mon corps et ma vie et j’hésite 😦 Que me conseilles tu?
    Merci d’avance ❤

    1. Hello meumenette, et bienvenue! 😊 Je compatis de tout coeur. C’est déjà suffisamment difficile de devoir à gérer les effets néfastes des OPK, quand en plus on te dit de but en blanc que tu es « obligée » de prendre la pilule, je trouve cela juste sidérant. Dans la médecine occidentale on traite le symptôme plutôt que de traiter la cause, donc je vois bien la logique de ta gynécologue qui se dit, « plus d’ovulation, plus de problème ». Je trouve cela d’autant plus ironique que lorsqu’on souffre d’OPK on a justement du mal à ovuler naturellement, donc empêcher un procédé que le corps a du mal à effectuer en temps normal… mouais. Tout cela part sûrement d’une bonne intention, mais on sait aujourd’hui que le syndrome des ovaires polykystiques n’est pas simplement un problème ovarien, c’est une condition métabolique. Les personnes OPK font souvent de la résistance à l’insuline (tout comme les diabétiques T2, d’ailleurs c’est souvent un précurseur du diabète), et c’est justement la fabrication excessive d’insuline qui influe sur la production excessive d’androgènes (pilosité excessive, acné, etc.). Aujourd’hui, tu as 2 problèmes, le 1er: arrêter ou ne pas arrêter ta pilule en cours de prise, et le 2ème: comment gérer cet OPK.

      Concernant ton envie d’arrêter Jasmine en pleine plaquette, j’y vois 2 mises en garde. 1) Si tu as eu des rapports sexuels non protégés (sans préservatif) au cours de ces 10 derniers jours de prise tu n’es pas à l’abri d’une grossesse non-désirée. Les spermatozoïdes pouvant vivre jusqu’à 6 jours dans le corps d’une femme, si tu interromps ta plaquette et que tu ovules illico (ce qui est souvent le cas quand on arrête la pilule du jour au lendemain), et beh bingo, tu auras un tout autre problème à gérer! 2) Admettons que tu ne tombes pas enceinte en arrêtant ta pilule en pleine plaquette, tu risques de saigner abondamment dans les jours qui suivent l’arrêt. Ce n’est pas forcément un gros problème, il faut juste le savoir. Il m’est arrivé d’arrêter ma pilule au bout de la 2ème semaine de prise il y a 7 ans pour décaler mes règles en vue d’un voyage. C’est vrai que j’avais beaucoup saigné et j’ai eu pas mal de crampes, ce qui est super rare pour moi, mais ce n’était pas handicapant. C’est juste un paramètre à prendre en compte.

      Concernant OPK, j’ai une bonne nouvelle. On peut le gérer sans pilule en changeant ses habitudes alimentaires et son style de vie. Bien évidemment, si tu optes pour cette stratégie les résultats ne se feront pas voir du jour au lendemain, mais avec de la constance et de la discipline on peut retrouver un cycle normal et éliminer ces symptômes périphériques désagréables. Je ne sais pas si tu lis l’anglais… au cas où je me permets de te glisser ce lien vers l’excellent site de la naturopathe Lara Briden. Elle se base sur diverses etudes scientifiques menées sur cette condition ainsi que sur les résultats obtenus avec ses propres patientes. Elle explique qu’il existe 4 causes au syndrome OPK:
      1) La résistance à l’insuline
      2) L’arrêt de la pilule (temporaire – se résout souvent tout seul)
      3) L’inflammation chronique (vie haute en stress émotionnelle, intolérance au lactose ou au gluten par exemple, consommation excessive de produits chimiques – alcool, cigarette, produits industriels)
      4) La cause « cachée » (sensibilité au soja, desequilibre thyroïdien, carence en iode/zinc, régime végétarien ou pauvre en glucides complexes)

      Ce qui me donne beaucoup d’espoir dans tout cela c’est que quelqu’en soit la cause, beaucoup de femmes ont réussi à gérer leur OPK en adoptant des changements niveau alimentation/hygiène de vie sans pour autant recourir à la pilule. Je crois que dans ton cas il faudrait arriver à trouver la cause de cette condition. Peut-être es-tu allergique à quelque chose que tu consommes tous les jours (j’ai récemment appris que j’étais moi-même intolérante au blé après en avoir consommé toute ma vie… et le fait de le retirer de mon alimentation a été une veritable grace car j’ai vu disparaitre plein de petits désagréments que je ne pensais jamais être liés à ma tartine de pain!), peut-être es-tu hyper sensible au sucre… la résistance à l’insuline est d’ailleurs la number one cause du syndrome OPK. Il y a beaucoup de femmes qui ont adopté un régime à IG faible et qui ont retrouvé des cycles réguliers et normaux et une peau de bébé. Perso, à ta place, c’est ce que je tenterais en premier quelque soit ta decision au sujet de ta pilule (bon, j’avoue que je ne vais pas te conseiller de la prendre sur le long terme car à mon sens elle ne fait que ‘masquer’ les problèmes hormonaux sous-jacents). Il y a un site que je trouve formidable et qui est entièrement dédié à la confection de délicieux petits plats qui ne font pas trop bouger la glycémie sanguine. Voici le lien – le site s’appelle Megalow Food. La créatrice s’appelle Ella et je trouve vraiment joli ce qu’elle propose.

      Je te souhaite plein de courage dans tous les cas. J’espère que tu reviendras nous laisser un petit commentaire pour nous donner des nouvelles. Belle semaine à toi en attendant.

  12. Bonjour 🙂
    J’aimerais bien essaiyer ce méthode car il y a 10 ans que je prends le Diane, et c est l’heure de deviendre enceinte 🙂
    J ai SOPK, pense-tu que avec ce méthode de sevrage je pourrai avoir sous control l acné et la chute des cheveux? ou ces syntomes vont apparaitre independement du sevrage progressif de la pilule ? merciii 🙂

    1. Coucou Soni, et bienvenue! 🙂 Alors, dan ton commentaire tu ne me donnes pas beaucoup d’infos. Du coup, il m’est très difficile de prédire si oui ou non tu auras une crise après ton arrêt de pilule. Ce que je peux te dire avec certitude c’est que Diane 35 contient de la cyproterone, et ce composant rend accro. Le corps s’habitue très vite à cette molécule, et quand on l’arrête du jour au lendemain notre corps à tendance à produire beaucoup d’hormones mâles pour compenser l’effet anti-androgénique. Du coup, je ne peux que te conseiller de te sevrer pour éviter que tes hormones ne soient trop déséquilibres à l’arrêt. Par ailleurs, il faut savoir qu’il existe plusieurs type de SOPK. La médecine est justement entrain de revoir le definition de ce syndrome car il y a beaucoup trop de mauvais diagnostiques. Je suis moi aussi entrain de préparer un article sur le SOPK qui sera publié prochainement (si tu suis ce blog tu pourras être informée par mail quand il paraitra).

      J’ai quelques questions… pourquoi as-tu pris la pilule? – cycles irréguliers? – kystes ovariens? – contraception? – acné? Et pourquoi le médecin a-t-il prescrit Diane 35? Sais-tu si tu souffres d’une résistance à l’insuline? Et ta peau et tes cheveux sous Diane 35 – comment sont-ils? Toutes ces choses pourront nous aider à savoir comment procéder côté alimentation et style de vie…

      Je t’envoie plein d’ondes positives. À très vite!

      1. Bonjour 🙂 et merci pour la réponse.
        Bon, j’ai pris le Diane à cause de SOPK, j avais du acné sévère, des poils, mais pas des pertes de cheveux, c est juste maintenant que je souffre la perte.. et bien sur, mes cycles étaient irrégulieres, anarchiques 🙂
        J étais très bien avec le diane, mais il y a 9 ans que je le prends et c’est beaucoup de temps…
        en ce qui concerne avec la résistence à l insuline.. sincérement, je ne sais pas si je le souffre, j ai 50 kg
        Bon, maintenant je ne sais pas si le sevrage c’est la meilleure option après ce que tu m’as dit, je veux juste eviter l’effet-rebond parce que je ne veux pas deviendre pire qu’avant!
        De toute façon, si je décide de me sevrer, je te raconterai comment est tout allée.

      2. Merci pour les précisions, Soni. 🙂 On dirait que ton SOPK avant Diane 35 était un cas classique d’hyperandrogénie. Diane 35 a un effet inhibiteur sur les androgènes, et c’est pour cela que tu avais l’impression d’être bien. Tu as complètement raison, 9 ans ça fait long, et je comprends ton envie de l’arrêter, surtout si tu veux avoir un enfant. Pour certaines femmes, le SOPK semble s’effacer à l’âge adulte, et elles retrouvent des cycles réguliers. Pour d’autres, c’est la même galère après l’arrêt de la pilule. Chez quasi toutes les femmes qui ont le SOPK il existe une sensibilité à l’insuline. Tu dis peser 50kg, ce qui est très léger, donc la perte de poids ne te concerne pas, mais à ta place j’éviterais quand-même de manger des aliments à indice glycémique élevé tels que les sucres, les jus de fruits, les confitures, les gâteaux, etc., car le corps des femmes SOPK produit trop d’insuline, et c’est l’insuline qui influe sur la production excessive d’hormones mâles (acné, pilosité, perte de cheveux etc.), donc moins on mange sucré, moins on produit d’hormones mâles. Etant donné que tu es mince il faut absolument que tu continues à manger suffisamment en quantité sans avoir l’impression de faire un régime. Le mieux serait donc de remplacer les aliments sucrés par ce que l’on appelle des glucides complexes – le riz brun, le pain au sarrasin ou complet, les patates douces, les lentilles et autres légumineuses. Ce serait mon premier conseil. Et si tu as pris la pilule pendant 9 ans il y a de grandes chances que ta flore intestinale soit détruite car la pilule a tendance à abimer notre eco-système interne. Je te conseillerais de trouver un bon probiotique (en magasin bio, au rayon frais), ainsi qu’un complexe vitaminique du groupe B car la pilule empêche l’absorption de ces vitamines qui sont très importantes pour preparer le terrain à la grossesse. La vitamine B9 – ou « folate » est essentielle pour éviter les malformations dans les premieres semaines de grossesse. Les médecins prescrivent souvent de la vitamine B9 sous forme « d’acide folique », mais la science vient tout juste de démontrer que beaucoup de femmes n’arrivent pas a l’absorber sous cette forme pour des raisons génétiques. Il faut donc bien t’assurer que la B9 soit sous forme de « folate » car c’est la forme naturelle, reconnue et absorbée par le corps.

        Bon courage et oui, je veux bien que tu me tiennes au courant!

  13. moi j ai arrêté la pillule lutéran 10 mg en juin 2017 depuis j ai perdu plus de la moitié de mes cheveux alors que j avais une chevelure très épaisse et les cheveux qui poussaient très vite de plus ils sont devenus très cassants et aspect comme si on l ai avaient éffilés au rasoir pleins de boutons et kystes des rougeurs moi qui en n ait jamais eu la peau qui brule et je ne sais pas si c est lié mais apparitions de taches brunes naevus blanc pilosité plus excessive au visage retour des règles le seul point positive la libido est revenu je pense reprendre la pillule car au bout de 10 mois je continu a perdre mes cheveux et tout le reste

    1. Bonjour beaudart en bienvenue sur le blog. 🙂 Je suis désolée de savoir que tu passes par cette crise. Il faut savoir que Lutéran est une pilule dite ‘progestative’ – elle ne contient pas d’œstrogène synthétique, donc, seulement le progestatif, et elle est souvent prescrite pour des personnes qui ont une phase lutéale courte ou défectueuse. La chlormadinone a des propriétés légèrement anti-oestrogéniques, or l’alopécie peut être liée, justement, à des taux d’œstrogène faibles. La chlormadinone est un progestatif synthétique, ce qui signifie qu’il élimine la production naturelle de progestérone naturelle, et c’est cette hormone agissant en symbiose avec l’œstrogène naturelle qui favorise la pousse de cheveux chez la femme.
      À ta place je demanderais une prise de sang complète pour vérifier tes taux de vitamines et minéraux (le fer et le zinc sont hyper importants pour avoir une belle chevelure et il se peut que tu sois carencée quelque part). Je demanderais également un test hormonal avec vous les hormones sexuels + thyroïde. Les chutes de cheveux peuvent être liées à un excès androgénique, et il conviendrait de savoir si c’est le cas pour toi, pareil avec les hormones thyroïdiens qui peuvent détraquer la pousse de cheveux si elles sont en déséquilibre. Tu peux, bien sur, reprendre la pilule mais sache que tout ce que tu feras c’est masquer le déséquilibre sous-jacent. Tu seras tranquille pendant un temps mais la prochaine fois que tu auras envie de l’arrêter tu feras certainement face aux mêmes difficultés. Si toutefois tu décides de ne pas la reprendre je ne peux que t’encourager à envisager de retrouver l’équilibre hormonale naturellement via l’alimentation et le style de vie. Si ta prise de sang indique un excès d’hormones mâles (ce qui est une des causes principales de l’alopécie féminine) alors un régime à indice glycémique bas peut être très très efficace contre la chute de cheveux. Il faut savoir que c’est l’insuline sécrétée en excès qui à son tour influe sur la production excessive de testostérone. Pour faire simple : plus tu manges sucré plus ton corps produira de l’insuline, et si ton organisme est « résistant » alors tu produiras beaucoup d’insuline, et par un procédé complexe le corps se mettra à produire trop de testostérone, ce qui provoque des chutes de cheveux et de l’acné entre autres. Il se peut que ce ne soit pas ton cas, mais si j’étais à ta place au lieu de reprendre la pilule je commencerais par adopter un régime à indice glycémique bas histoire de voir si ça marche. Dans tous les cas il faudra donner du temps à ton corps car la phase de repousse des cheveux peut durer jusqu’à 6 mois (3 mois pour se remettre en route, et 3 mois pour voir les effets). Et alors en matière de produits que tu peux utiliser pour donner un coup de fouet à ton cuir chevelu, l’huile de ricin est excellente. L’an dernier j’ai commencé à l’utiliser avant de me laver les cheveux – je me « tartinais » le cuir chevelu d’huile (c’est une huile hyper épaisse), et je restais ainsi pendant 1-2h, puis je me lavais les cheveux. Et bien ma coiffeuse l’a remarqué au bout de 3 mois. J’ai depuis laissé tomber car j’oublie à chaque fois, mais je le mentionne au cas où tu aurais envie d’essayer. Peut-etre à éviter si tu as le cuir chevelu gras… pour ma part c’est le problème inverse, il est très sec. Bon courage en tous cas et tiens-moi au courant de ce que tu décides de faire stp!

  14. Bonjour Christelle 🙂
    Je reviens sur un commentaire que tu as écrit :
    « Les médecins prescrivent souvent de la vitamine B9 sous forme « d’acide folique », mais la science vient tout juste de démontrer que beaucoup de femmes n’arrivent pas a l’absorber sous cette forme pour des raisons génétiques. Il faut donc bien t’assurer que la B9 soit sous forme de « folate » car c’est la forme naturelle, reconnue et absorbée par le corps. »
    Il faut demander à notre médecin de la vitamine B9 sous forme folate ? j’ai lu qu’on peut la trouver naturellement dans les aliments mais qu’on peut la prendre avec des compléments alimentaires mais qui ne contiennent pas d’acide folique. Je n’en trouve pas sur Internet. Aurais-tu des compléments à nous conseiller stp ? Pourrais-tu faire un article sur des conseils alimentaires ou les vitamines à développer naturellement ou sous forme de compléments pour préparer une grossesse après prise de pilule diane 35 ou autres. Y a t-il des aliments à privilégier ? J’ai remarqué que je n’avais pas de glaire cervicale donc je pense que je n’ovule pas très bien. J’ai pris Diane pendant 7ans. J’ai un sopk (on voit pas de kyste à l’échographie mais j’ai de la pilosité et de l’acné). Est-ce que l’ovulation peut s’améliorer avec l’alimentation ?Je voudrais éviter de prendre des choses chimiques pour ovuler.
    Merci beaucoup de ton aide

    1. Salut Girly, et bienvenue! 😊Oui, j’aimerais tellement publier un post sur les aliments à favoriser pour tomber enceinte. Je suis en plein dans le sujet puisque je suis moi-même arrivée à l’âge où il convient de se demander si oui ou non on souhaite tomber enceinte, et j’effectue de nombreuses recherches à ce sujet justement. Hélas je manque cruellement de temps pour écrire. J’ai 2 posts en attente dont 1 sur le SOPK… je vais essayer de faire au mieux pour les publier au plus vite. En attendant si tu « suis » le blog en cliquant sur le lien en bas de page tu recevras un mail lors de la parution de nouveaux articles. Mais alors pour en revenir à tes questions : 1) Ai-je des compléments alimentaires à conseiller ? Oui et non. Je ne suis pas une grande adepte de compléments alimentaires car je préfère trouver les vitamines et minéraux dont j’ai besoin dans la nourriture, mais parfois on peut venir compléter ses besoins nutritionnels en prenant des compléments, à condition que ce soit pour une période bien définie (pour préparer son corps à la grossesse par exemple). Les études montrent que la vitamine B9/acide folique/folate(s), est excellente pour prévenir contre une malformation du tube neural du foetus. Une carence en folate(s) peut empêcher la bonne formation du système nerveux du futur bébé, et c’est au cours des premières semaines de grossesse que ce système se forme, donc maman doit absolument avoir des réserves de folate(s) même avant de concevoir. C’est pour cela quel les médecins prescrivent souvent de l’acide folique aux femmes souhaitant tomber enceinte. Le seul souci c’est que selon la forme de cette vitamine (acide folique/folate) le corps l’absorbe plus ou moins bien, et chez certaines personnes ayant des mutations génétiques tels que le gène MTHFR la B9 prise sous forme d’acide folique n’est pas absorbée, et pire, elle continue à circuler dans le sang à des taux dangereux. C’est le résultat surprenant de plusieurs études scientifiques récentes. Le problème c’est que les tests génétiques sont couteux et pas toujours prescrits, donc dans le doute mieux vaut opter pour la B9 sous forme de folate(s) car au moins on est sur de bien pouvoir l’absorber. Je ne peux pas te conseiller une marque particulière, mais je recommande simplement, lorsque tu iras en pharmacie ou en magasin bio pour chercher ce complément, que tu regardes bien sur l’étiquette pour t’assurer que la B9 vienne bien sous forme de folate(s). Par ailleurs, puisque les vitamines du groupe B travaillent souvent en symbiose je recommande un complexe Groupe B qui comprend toutes les vitamines de ce groupe histoire de donner un max de chances à ton corps. 2) J’ai PLEIN de conseils en matière d’alimentation, notamment pour aider les femmes au SOPK. Comme je le disais, je vais bientôt publier un article là dessus, mais la version courte = il existe plusieurs types de SOPK mais les plus courantes sont la résistance à l’insuline et l’inflammation. Le SOPK semble être étroitement lié à la production excessive d’androgènes (tu parles justement de pilosité excessive et d’acné qui en sont un symptôme), et la production excessive d’androgènes est elle même étroitement liée à la sécrétion excessive d’insuline. Tu me suis? Les cellules du corps chez une personne SOPK deviennent résistantes à l’insuline, et elles demandent à l’organisme d’en fabriquer davantage, ce qui crée une horde de problèmes en parallèle car l’excès androgénique empêche l’ovulation d’avoir lieu. Bon. Donc quand on est atteint d’un SOPK la première chose à faire c’est opter pour un régime alimentaire à indice glycémique bas… un peu comme le régime des personnes diabétiques – pas de sucre, peu de féculents raffinés, plus de protéines, plus de fibres. Souvent, les femmes SOPK qui adoptent ce régime se remettent à ovuler. Parfois les résultats sont époustouflants (en quelques semaines elles retrouvent leur cycle) soit cela peut prendre quelques mois, mais dans tous les cas ça marche quand on s’y tient. Je conseille le blog d’Ella qui est dédié justement à une alimentation à IG faible. La raison pur laquelle on contre-indique le sucré pour le SOPK c’est que le sucre/miel/dattes/confiture, etc., font grimper la glycémie, et le corps réagit en produisant trop d’insuline, bouclant la boucle et empêchant l’ovulation. L’inflammation est également étroitement liée au SOPK et peut empêcher l’ovulation aussi. Le lait de vache est hautement inflammatoire, ainsi que les produits industriels, les sodas, les chips, et même le blé moderne qui a subi de nombreuses mutations génétique depuis ses origines sauvages. Je te conseillerais d’éviter totalement les laitages (à la limite un peu de fromage/kéfir/yaourt de chèvre ou de brebis de temps en temps), d’essayer de substituer le blé avec des farines de riz complet, de châtaigne, de sarrasin, etc., de complètement éliminer le soja, qui a des effets oestrogéniques et qui peut détraquer les hormones davantage, et d’éliminer les produits industriels/empaquetés complètement. Inutile de dire que le café et le thé pris en grande quantité peuvent influer sur la production de cortisol, l’hormone du stress, donc les limiter un max, et si tu consommes du chocolat, favoriser le chocolat noir à 70+%. Pendant cette période de guérison j’éviterais également l’alcool (et la cigarette, mais bon cela va sans dire). Les fruits à IG bas comme les baies sont excellentes et bourrées d’antioxydants, donc ne t’en prive pas. Les grosses salades composées avec du poulet, du riz complet ou des lentilles, des graines de tournesol et de courge ; les soupes de légumes, les légumes poêlées maison, etc., sont excellentes pour aider ton corps à se refaire une santé après la pilule. J’essayerais de consommer un peu de protéines (bio) à chaque repas pour que ta glycémie reste stable. Les légumineuses (lentilles, haricots noirs, rouges, etc) sont excellentes pour le transit, et – on n’aime pas en parler mais c’est pourtant essentiel quand on essaye de guérir l’inflammation – il est impératif que l’organisme se ‘nettoie’. En matière d’huiles je choisirai des huiles à 1ère pression à froid (olive, lin) pour l’assaisonnement des salades, et pour la cuisson l’huile de noix de coco, d’arachide, et d’avocat peuvent supporter la chaleur (l’huile d’olive devient toxique quand elle est chauffée donc inflammatoire). Je dirais que 65-70% minimum de ton assiette devrait être composée de légumes crus ou cuits à chaque repas. Et si tu veux vraiment être hardcore tu peux te procurer un extracteur de jus et te faire des jus de légumes pour ajouter encore plus de vitamines et minéraux au mix… à toi de voir., mais déjà de commencer par éliminer les toxines et faire le plein de nutrition tu devrais te sentir beaucoup mieux. Je t’envoie une grosse bise de soutien et plein de courage pour ton projet bébé! Tiens-moi au courant stp!

      1. Merci beaucoup pour ces indications. Je me suis abonnée pour recevoir les nouveaux articles 😉
        Je ne sais pas de quel type de sopk je suis..je dirais la résistance à l’insuline mais en même temps sous pilule diane 35, j’avais des spasmes à l’intestin, je pense que j’ai le syndrôme du colon irritable (depuis que j’ai arrêté diane et le gluten plus aucune crise).
        J’ai déjà éliminé les produits laitiers et réduit le gluten et le sucre. J’ai pris du gattilier pour voir et ça m’a aidée à ovuler mais je voudrais ovuler naturellement ça voudrait dire que mes androgènes sont dans leur niveau correct et pas en excès.
        Je ne savais pas pour l’huile d’olive que j’utilise pour la cuisson, je vais changer cela. Je prends de l’huile de noix pour les salades.
        En fait en changeant mon alimentation (arrêter les produits laitiers, le gluten) et en arrêtant diane 35 qui a dû me faire prendre 3kg (retention d’eau et cellulite aussi) et ben j’ai perdu 10kg sans le vouloir, je suis passée de 57 à 47kg pour 1m62 et j’ai beau mangé, je ne prends pas un gramme. Du coup je me demande comment prendre du poids en mangeant sainement car en étant trop mince (petit IMC) je sais que ça n’aide pas également à l’ovulation (j’ai mes règles avec des cycles irréguliers).
        Je pense aussi changer mes casseroles, ustensiles de cuisine car ils sont en teflon..j’essaye d’éliminer les pertubateurs endocriniens petit à petit.
        Merci encore et hâte de lire ton article sur le SOPK même si tu m’en as déjà pas mal dit 🙂

      2. Hey Girlie, merci pour ton retour. Je comprends… moi aussi je fais partie des meufs super menues, et c’est parfois pénible parce que j’ai bon appétit mais j’ai du mal à prendre du poids également. Surtout quand on mange sainement et sans gluten (pour ma part je continue les laitages en faibles quantités car ils ne semblent pas avoir d’incidence sur ma peau/mon cycle, mais je suis gluten-free également). La différence c’est que je suis stable niveau poids depuis des années. Les fluctuations de poids peuvent temporairement dérégler la glande thyroïdienne, ce qui peut influer sur l’ovulation, donc avant tout stabiliser ton poids me semble très important. Je sais que beaucoup de femmes OPK ont peur des « carbs » (des glucides/féculents etc.) car elles craignent les pics d’insuline, mais il est impératif de continuer à en manger un peu. La quinoa, les patates douces, les pois-chiches, etc., sont excellents pour apporter du volume aux plats. Le système reproductif féminin est l’un des systèmes les plus fragiles dans le corps, et quand on y pense c’est hyper logique : le corps a besoin de savoir que l’environnement est stable et serein pour procréer. De fait, le moindre trouble, perte de poids, stress, etc., et boum, qu’est ce qui trinque ? – et oui, le système reproductif. C’est pour cela que je n’hésiterais pas à manger 4-5 fois par jour quitte à faire des collations, manger plus de féculents, te resservir des bonnes graisses (avocats, oléagineux, graines, etc.) à condition qu’ils soient complets/riche en fibres et en antioxydants… tout pour envoyer un message de sécurité à ton corps, pour lui dire que tout va bien, et qu’il peut se mettre à ovuler sans crainte.
        Très bonne idée de virer les casserole en teflon. Perso, j’ai investi dans une marmite Le Creuset en fonte/céramique (je ne suis pas sponsorisée je précise), et j’alterne entre ça, mes casseroles en acier inoxydable (sauf pour la cuisson d’aliments acides – sauce tomate etc., car la réaction entre l’acide et l’acier est toxique), et ma poêle en fonte qui peut aller au four également. Et je n’utilise que des assiettes en verre Duralex (encore une fois no sponsor) pour éviter le plomb des revêtements de la vaisselle classique. Ahh, dans quel monde vit-on où il faut faire gaffe à tout ! 😅 Courage en tout cas… tu es sur la bonne voie !

  15. Bonjour Christelle ! J’aimerai avoir ton avis ! J’ai arrêté de prendre Yaz que j’évite prenais depuis plusieurs années (autant pour la contraception que pour l’acné) et je dois dire que j’avais dire qe javais une superbe peau. Mais voilà, prise de conscience oblige, j’ai décidé de l’arrêter il y a environs 2 mois. Ça n’annonce mis que 2 semaines pour redenir un véritable clafoutis… l’horreur !!! J’arrive plus a le regarder dans la glace…
    Et c’est bien sûr après coups que j’ai commencé à m’informer sur l’arrêt de la pilule! (Dont aucun médecin de ne parle jamais …!). Ce n’est pas la première lecture ou je constate que lé débitages progressif semble fonctionner. Ma question est la suivante : ayant arrêté, est ce que je peux reprendre la pilule quelque temps pour que mon corps arrête de me faire payer le manque avec mon visage? Et envisager après quelques mois (le temps que au peau redevienne acceptable) d’arrêter progressivement ?
    Je ne suis pas certaine que la médecine saura me répondre et j’ai peur de perdre mon corps (un coup je te file des hormones, un coup non, un coup oui…)
    Merci pour ta réponse!!

    1. Salut Yuko, et bienvenue. 😊Je compatis. Il semblerait que Yaz, Jasminelle, et Diane 35 soient les pilules dont l’arrêt est le plus hardcore côté acné. Tu es donc en pleine crise. Bon. Effectivement, il y a plusieurs lectrices de ce site qui ont eu de bons résultats en reprenant leurs pilules après un arrêt difficile pour ensuite s’en sevrer. J’inclus le lien vers l’article de Chloé qui a réussi à se sevrer de Diane 35 avec succès après une première tentative vaine. Elle l’a reprise le temps de faire disparaitre l’acné, puis elle a diminué le dosage progressivement. N’hésite pas à lui poser des questions dans le fil des commentaires car je pense qu’elle sera plus en mesure de répondre à tes questions que moi, ayant suivi justement le procédé que tu contemples. La seule mise en garde que je me dois de te donner concerne le risque d’AVC qui est toujours plus accru la première année de prise/reprise de pilule, surtout avec les pilules de 3ème-4ème générations de pilule telles que Yaz. Voilà, donc n’hésite pas à consulter un médecin pour la reprise si toutefois tu décides de passer par là.

      Tu dis : « j’ai peur de perdre mon corps ». Je crois que c’est un sentiment complètement normal, surtout quand on prend conscience des dérèglements causés par plusieurs années de prise de contraceptifs oraux, mais sache que ton corps veut trouver l’homéostasie, et même si tu as l’impression qu’il fait n’importe quoi, l’acné est un message externe d’un dysfonctionnement interne. Je te conseillerais vivement de te focaliser autant sur ton alimentation et ton hygiène de vie que sur les réactions de ton corps à la pilule elle-même. Tu peux limiter la poussée d’acné et même guérir l’acné tout court en choisissant des aliments anti-inflammatoires (l’acné = inflammation). Je ne connais pas ton régime alimentaire ou tes habitudes, mais si tu fumes, si tu bois de l’alcool, et/ou si tu bois beaucoup de café + thé je dirais que c’est le moment de limiter ces choses (pour la cigarette je dirais même qu’il vaudrait mieux l’arrêter tout court), pareil pour les produits empaquetés qui contiennent beaucoup de toxines, mauvais pour l’organisme. Les laitages (surtout le lait de vache) sont inflammatoires, donc mieux vaut en réduire sa consommation et si possible l’éliminer complètement au moins pendant un temps. Perso, pendant cette période de crise et dorénavant je ferais le plein de légumes crus et cuits, de fruits pour remplacer les gâteaux, sucres, etc., et j’essayerais de me procurer un complexe vitaminique de vitamines du groupe B car ce sont les vitamines « beaux cheveux, beaux ongles, belle peau ». J’essayerais également de trouver un bon probiotique pour aider ta flore intestinale. Si tu consommes de la viande, mieux vaut la choisir locale/bio, pareil pour les oeufs, et bien sûr favoriser le poisson sauvage plutôt que d’élevage (consommer avec modération malgré tout en raison des métaux lourds et PCB). Certaines femmes ne jurent que par les tisanes d’achillée millefeuille pour aider le corps à se nettoyer. Je n’ai jamais essayé, mais j’aime beaucoup le chardon-marie pour donner un coup de boost au foie. Je t’envoie plein de courage. Tiens-nous au courant de ce que tu décides par la suite!

  16. Bonjour Christelle, et merci pour ton partage d’experience !
    Pour ma part ça fait plus de 11 ans que je prends la pilule. J’ai commencé par Diane 35 puis quand elle a été interdite, je suis passée à Jasminelle puis Yaz. Quand les scandales concernant la pilule ont commencé à sortir, je me suis posée des questions, j’en ai parlé avec mon Gynéco qui m’a assuré qu’il n’y avait absolument pas d’inquiétude à avoir, et non pas de réels problèmes non plus du côté des pilules de 3ème et 4ème génération. Donc je continue, en me disant que après tout c’est lui le médecin. Mais de plus en plus l’envie d’arrêter me trotte dans la tête, mais je n’ai encore jamais fais le grand pas. Et puis là, gros ras le bol, je prends ma décision et fais quelques recherches sur internet, plus pour savoir comment l’arreter correctement sans tomber directement enceinte. Et là je découvre avec horreur les « joies » de l’arret brusque. J’avais entendu dire qu’on pouvait avoir quelques boutons en arrêtant sa pilule, mais je ne m’étais jamais imaginé le cauchemar que ça pouvait être. Je compte donc suivre ta méthode d’arret progressif, mais d’après ce que j’ai compris il y a quand même des risques d’acné même avec cette méthode ? Toi tu n’as vraiment eu aucun problème avec cette méthode ? Je me marie dans 1 an et l’idee de ressembler à un sapin de noel pour mon mariage ne me réjouis pas du tout. Alors c’est sur, je peux toujours continuer de prendre ma pilule pendant 1 an, mais j’en ai marre de me pourrir le corps aux hormones ! Je suis vraiment dégoûtée qu’on nous fasse croire que la pilule c’est magique et qu’il n’y a que ça de vrai…
    Merci de ta réponse 🙂

    1. Coucou Juju! Bienvenue, et désolée pour la réponse tardive. 🙂 Oui, oui, et oui, je partage ton ras-le-bol du discours mainstream qui fait passer la pilule pour un espèce de cachet miracle. Il n’y a pas un jour qui passe où je ne regrette pas mon choix de l’avoir prise tout court, et de l’avoir prise aussi longtemps.

      Je trouve cela étonnant que ton gynéco ait choisi de te faire passer de Jasminelle à Jaz sachant que Yaz est plus fortement dosée en ethinylestradiol. Normalement c’est l’inverse qui se passe – on fait prendre Yaz à la patiente, puis on réduit le dosage en passant à Jasminelle. Bref, de toute façon si tu souhaites t’en sevrer peu importe.

      Alors, si je comprends bien tu aimerais être rassurée sur les risques du sevrage, notamment en ce qui concerne l’acné en vue de ton mariage l’an prochain? – Je ne peux, bien sur, absolument pas garantir que le sevrage sera sans acné… ce serait absurde et mensonger de ma part, mais ce que je peux garantir c’est que tu peux, par tes choix alimentaires et ton hygiene de vie, largement améliorer le résultat final de ton sevrage. Déjà en te sevrant de la pilule plutôt qu’en l’arrêtant d’un coup net ton corps sera moins stressé car tu auras réduit le dosage progressivement , lui donnant la possibilité de s’habituer à fabriquer ses propres hormones sexuels. Mais en adoptant un régime anti-inflammatoire tu ajoutes une couche de protection.

      À mon sens le premier pas à faire serait d’éliminer tous les aliments « à risque » (qui risquent de provoquer de l’inflammation au niveau de tes intestins et/ou de ta peau), à savoir le lait de vache et ses dérivés, le gluten, le soja, l’alcool, le tabac, et le sucre. Je trouve que les laits/fromages de chèvre et de brebis sont moins inflammatoires. J’opterais pour une alimentation bio/locavore si possible, et je troquerais les aliments à indice glycémique élevés contre des fruits frais et les jus de fruit contre des jus de légumes.
      J’opterais pour un sevrage plutôt long si tu crains une réaction pour bien laisser le temps à ton corps de réagir, et si tu ne souhaites pas tomber enceinte il ne faudra pas oublier d’utiliser des préservatifs.

      Je ne suis pas médecin, donc tout cela ne constitue qu’un « avis d’amie », mais j’espère avoir pu t’aider un peu. Je te souhaite plein de courage, et une belle année de prépa-mariage!

  17. Coucou, je te remercie pour cet article, je pense depuis plus de deux ans à arrêter Diane35 progressivement et j’ai (enfin !) décidé de commencer dès ma prochaine plaquette.. J’ai un peu la trouille, j’avoue. Tu dis que ton cycle est déréglé pendant tes 6 mois de sevrage, et c’est (entre autre) ce qui me fait un peu peur ; qu’est ce que tu entends par là ? Est ce que tes règles surviennent n’importe quand, pendant longtemps, plusieurs fois par mois, etc.. ? Bon en tout cas je préfère ça plutôt que la tête de pizza avec l’arrêt net 😦
    Merci !

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