Le paradoxe pilule – féminisme

Il y a 4 ans – j’avais lors 30 ans et je prenais la pilule depuis presque 12 ans – j’ai publié mon tout 1er article sur ma décision un peu hors-norme de me ‘sevrer’ de la pilule contraceptive sur une période de 6 mois au lieu de l’arrêter d’un coup net. Puis, j’ai publié le 2ème et le 3ème article dans lesquels je détaillais mon expérience somme toutes très encourageante. Loin de moi d’imaginer qu’en publiant ces articles je susciterais autant de réactions positives de la part de femmes qui, comme moi, se sentaient prises au piège par les hormones de synthèse.

200.gif

Je trouvais fascinants tous ces témoignages; toutes ces femmes, jeunes, moins jeunes; toutes ces expériences ratées… Je pensais que mes articles seraient vite lus, puis vite oubliés. Je pensais être un cas un peu rare, et je pensais que mon ‘expérience sevrage’ un peu obscur parlerait aux quelques autres rares femmes qui, comme moi, avaient envie d’arrêter la pilule, mais qui, comme moi, avaient la trouille de se retrouver couvertes de boutons ou moustachues, à attendre la venue de leurs règles pendant des mois, etc… 

En fait, nous étions nombreuses, super nombreuses même, à avoir vécu des espèces d’histoires d’horreur passées sous silence dans le discours mainstream (« ah bon?  – Mais non, non, ça ne peut pas venir de la pilule »). Pour certaines, l’horreur venait de la prise de la pilule elle-même; troubles de la digestion, dépression, libido en chute libre, acné, règles douloureuses, AVC, mort… ça va crescendo… Pour d’autres, la prise de pilule en soi n’était pas synonyme d’effroi, mais l’arrêt… ahh bon Dieu (c’était mon cas). Le dénominateur commun? – Aucune d’entre nous n’avait été prévenue de tous les effets rebond. On nous avait prescrit la pilule un peu comme on envoie un enfant chercher un pain au chocolat: ‘bonjour, merci… au suivant!’ On nous avait expliquées que bien des femmes avaient tout sacrifié pour que nous – la génération dite ‘libre’ – puissions jouir du choix que ces ‘martyrs’ n’avaient jamais eu. Alors on leur avait voué un culte, et tous les jours, à la même heure, on avait accompli le même rituel discret pensant être les plus chanceuses au monde de ne pas avoir à enfanter à chaque printemps.  

Nous, les gamines de 18 ans, qui étions davantage préoccupées par le désir de coucher avec notre chéri que par les graphiques de température basale censés nous aider à nous repérer dans notre cycle menstruel. Nous n’en avions que faire de savoir reconnaitre l’aspect de notre glaire cervicale afin de pouvoir détecter l’ovulation. Bla bla bla. La pilule c’était surtout sans prise de tête. Tu prends ton comprimé, tu n’ovules plus; tu peux vivre ta vie peinarde. Et puis Monsieur peut vivre peinard aussi! Trop cool pour lui! C’est madame qui paye sa propre contraception, ou alors elle est remboursée par la sécu si elle a de la chance, et monsieur peut profiter du corps de sa belle sans la moindre préoccupation… le pied.  

200-1.gif

Pour la génération ’68 il n’y rien de plus féministe que la pilule. Je peux comprendre. J’ai une amie soixante-huitarde qui se rappelle d’un monde où les femmes étaient privées de carrière, entretenues, et souvent laissées pour compte. Pour elle, la pilule représente LA gifle au visage de la domination masculine. Pour moi, la vérité est évolutive. Certains verront peut-être mon article comme le coup de gueule d’une gosse ingrate qui n’a jamais rien connu d’autre que le confort. À cela je répondrais qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis. Et si on s’entête à dire que toutes les inventions sont bonnes à garder alors on se met le doigt dans l’oeil. Parlons un peu du gros problème environmental qu’est le plastique. Eh beh oui, c’était funky de manger dans des assiettes en plexiglas et de s’habiller en nylon dans les années 70, mais maintenant nos océans et nos rivières sont pollués, nos hormones sont perturbés, et on commence à se dire que bon… tout compte fait le verre ce n’était pas si mal! La pilule est tout aussi dévastatrice pour l’environnement, et sans manquer de respect à ceux et celles qui nous ont précédés nous nous devons de tout remettre en question continuellement.

Attention, je ne dis pas que la pilule n’a pas sa place dans la société, mais peut-être qu’à l’ère du progrès j’aimerais que le discours sur la contraception à l’école considère les ‘contres’ aussi bien que les ‘pours’ quand il s’agit de parler de la prise d’hormones de synthèse. Nos filles, les mamans de demain, méritent de pouvoir faire des choix informés, non? Elles méritent d’être les maitres de leur propre santé, non? Perso, je trouve qu’on leur doit bien cela, et ce n’est pas gagné, car avant tout la pilule est une machine à pognon dont l’objectif primaire est de remplir les poches des grands laboratoires pharmaceutiques. N’oublions jamais cela lorsque nos médecins essayent de donner la pilule à nos ados pour qu’elle soient ‘mieux réglées’. Outre les rares cas de jeunes femmes souffrant de conditions que seule la pilule peut soulager (il y en a, je ne le nie pas, mais elles restent minoritaires), la plupart des jeunes verront leurs cycles se régulariser peu à peu sans l’aide de médicaments. La majorité des femmes ‘mal réglées’ ou même OPK peuvent parvenir à régulariser leurs cycles en adoptant une alimentation plus adaptée à leur métabolisme.

Je réitère: la pilule a bien sa place dans notre société mais elle doit être prescrite dans 2 cas de figure seulement:

1) la patiente a choisi ce moyen de contraception elle-même après avoir étudié toutes les options qui s’offrent à elle et après avoir pris connaissance de tous les risques encourus. Il ne suffit pas au médecin de recommander à la patiente de lire la notice du médicament; un vrai dialogue doit avoir lieu entre patiente et médecin. 

2) la patiente souffre d’une condition dont les symptômes ne peuvent être soulagés que par la prise d’un contraceptif oral. Encore une fois, la personne concernée doit être pleinement informée de tous les risques encourus.

Par ailleurs, la pilule ne doit jamais – ô grand jamais – être prescrite sans que la patiente n’ait subi un examen médical approfondi (analyses sanguines, antécédents familiaux, poids de la patiente, hygiène de vie, etc.). La plupart des AVC liés à la prise de contraceptifs oraux surviennent au cours de la 1ère année. Les patientes doivent donc à tout prix être suivies de près durant cette période à risque.

Personnellement, je n’ai eu aucun mal à me procurer la pilule. Il m’est arrivé plusieurs fois de voir un médecin de garde ou même d’aller dans une pharmacie pour demander qu’on me ‘dépanne’ (j’étais accro j’vous dis!). On me faisait la morale pendant 30 secondes (vous savez, mademoiselle, je ne devrais pas trop… en principe il faudrait passer par votre gynéco, etc…), puis, dès que je sortais mon porte-monnaie on me donnait ce que je voulais. Bon nombre de mes copines se sont fait prescrire leurs 1ères pilules au planning familial, où les examens médicaux étaient plus ou moins facultatifs.  Ce qui nous oblige à nous poser la question: si une femme libre de droits souhaite accéder à un moyen de contraception, peut-on lui refuser? Je n’en sais rien. Il y a 10 ans j’aurais trouvé cela scandaleux que l’on me refuse l’accès à la pilule sans examen médical, aujourd’hui je ne sais pas… Dans le serment d’Hippocrate il est dit: « je ne remettrai à personne du poison si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». Et si on s’en tient à l’expression anglophone: « one man’s meat is annoter man’s poison », on est forcés d’admettre que ce qui convient à une personne ne convient pas à une autre. Par conséquent, dans le souci de « s’abstenir de tout mal » (tous les ans en France 20 femmes meurent à cause de la pilule), je suis de plus en plus convaincue qu’à défaut d’avoir un bilan médical sous les yeux le médecin ne peut pas prescrire la pilule contraceptive à la jeune femme lambda qui voudrait qu’on la ‘dépanne’. 

Je suis peut-être trop idéaliste (ou pas assez cynique; certains me diront que 20 décès par an c’est un chiffre dérisoire comparé aux accidents de la route), mais en tant que femme je ne me sens pas satisfaite de la façon dont on me vend la pilule. La pilule est un médicament à haut risque et non pas un cachet magique qui me libère de la domination masculine. Pour que nous soyons vraiment égaux alors il faudrait que les hommes aient leur pilule, et d’après tout ce que j’ai pu lire à ce sujet il semblerait que nos amis masculins ne s’enflamment guère à l’idée de prendre des hormones de synthèse qui pourraient leur provoquer des effets secondaires (voyons!). 

200w-1.gif

Le but de cet article n’est pas de nier l’utilité de la pilule mais simplement de la remettre à sa place. Peut-être qu’il est temps pour nous les femmes de repenser notre rapport au pouvoir et de nous demander si vraiment la pilule nous libère autant qu’on voudrait nous le faire croire. Lorsque je prenais la pilule j’étais totalement déconnectée du fonctionnement de mon corps. J’avais littéralement mis en suspens mes hormones. J’avais placé ma santé entre les mains d’un grand laboratoire allemand, et dès que j’essayais d’arrêter cette pilule que j’affectionnais de moins en moins je souffrais d’une horde de symptômes tellement désagréables que j’étais forcée de la reprendre. Aux yeux de la société j’étais peut-être ‘libre’ car je n’étais pas enceinte, mais dans mon for intérieur je me sentais complètement emprisonnée. 

Connaitre son cycle c’est un peu comme avoir son permis. Quand on sait conduire on n’est plus à la merci des transports en commun; en somme, on n’est plus à la merci des autres. Prendre la pilule c’est un peu comme ranger son permis au fond d’un placard; il n’y a aucun mal à cela… au moins on l’a, et si on en a besoin on peut le ressortir, le dépoussiérer, et prendre la route à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Trop souvent, la pilule est prescrite à des gamines qui ignorent complètement le fonctionnement de leur propre corps, et pendant des années elles sont totalement déconnectées des processus naturels de la vie. Pire, leurs choix et leurs ‘préférences’ sont subrepticement influencés par la prise d’hormones qui ne sont pas les leurs. Si c’est cela la défense de la ‘liberté de la femme’ alors j’ai un peu l’impression de m’être fait avoir!

Attention, je ne préconise pas la ‘méthode pull-out’ pour éviter les grossesses non-desirées. Faut pas déconner non plus! Honnêtement, je trouve que le meilleur moyen de contraception ça reste la bonne vieille capote et une bonne connaissance du cycle féminin. Et oui c’est clair que le préservatif est ‘moins confortable’ mais bon, tant que les hommes ne voudront pas prendre la pilule je ne vois pas pourquoi je serais obligée de sacrifier ma santé pour leur confort temporaire. Pour moi, c’est cela le féminisme moderne, et il y a beaucoup d’hommes qui sont totalement d’accord avec ce raisonnement. Le mien est hyper protecteur en ce qui concerne ma santé, et si ce n’était pas le cas j’avoue que je serais inquiète quant à l’avenir de notre relation.

Il y a une expression (tirée d’un texte religieux je crois, je ne sais plus lequel), qui dit que « tout est permis mais tout n’est pas utile ». À mon humble avis c’est de cette façon-là qu’il faut que nous considérions la pilule contraceptive aujourd’hui. Tout comme le plastique, qui a vu des débuts fulgurants de succès, la pilule a fait trop de ravages sur le plan environnemental pour que nous les balayions d’un revers de main. Je vous invite à effectuer vos propres recherches au sujet des contraceptifs oraux. Lisez des articles, parlez avec vos amies, vos mères, vos soeurs, vos filles, mais aussi avec vos mecs, vos frères, vos fils; demandez-leur de vous parler de leur expérience; osez tout remettre en question continuellement. Il nous appartient en tant que femmes de ne pas prendre comme argent comptant ce que le discours mainstream veut nous faire croire. Il nous appartient de poser des questions gênantes et de chambouler l’ordre du monde – les hommes ne le feront pas à notre place!

« Les femmes libres ne sont pas des femmes » Colette

 

Le cycle de la femme pour les nuls

cycle féminin

On croit tout savoir à propos du cycle féminin. On vit à l’ère de l’appli smartphone qui nous donne la date de nos prochaines règles, on vit à l’ère de la pilule à gogo, de la pilule du lendemain, de la liberté sexuelle, de l’info en continu, et pourtant, dans l’ensemble on reste ignorantes au sujet de ce qui se passe dans nos propres corps tous les mois.

Moi même, j’avais beau avoir suivi tous les cours de SVT en 3ème sur la reproduction, ce n’est qu’au moment où j’ai voulu arrêter ma pilule, à 29 ans, que je me suis enfin penchée sur ce qui se passait dans mon corps. J’ai pris un calepin, un stylo, j’ai surfé le net, et j’ai commencé à prendre des notes. Et plus j’apprenais, plus je me rendais compte qu’en matière de cycle reproductif, j’étais une vraie quiche. Je savais comment faire pour ne pas tomber enceinte, j’avais un minimum syndical de connaissances sur la reproduction, mais j’ignorais ma propre ignorance. Je pensais que j’étais bien documentée au sujet des hormones, mais franchement, je n’y connaissais rien. Et à mesure que cette aventure holistique avance sur la toile, et que je reçois des mails et des commentaires de lectrices déboussolées qui me demandent des infos sur leur propre cycle/pilule, etc., je m’aperçois qu’on est toutes aussi ignorantes les unes que les autres. Franchement, parfois les commentaires que je reçois sont dignes de gamines de 8 ans, et ils proviennent de femmes en âge d’être mères (certaines le sont!). Mais loin de moi l’idée de vouloir enfoncer mes lectrices. Je vous adore, vous le savez. C’est juste que je suis outrée, outrée par ma propre ignorance, outrée par la vôtre, outrée par le fait que nous faisons trop facilement confiance à la médecine pour savoir ce qui se passe dans nos corps alors que nous ne le savons pas nous-mêmes. Le pouvoir et la connaissance sont étroitement liés, et je suis convaincue qu’il ne suffit pas d’avoir accès à l’info; il faut savoir le mettre à bon escient!

Je vous fait donc part de tout ce que j’ai appris sur le cycle de la femme depuis mon arrêt de pilule en 2012. Je ne suis pas particulièrement savante; ces infos sont à la portée de tous. Je les ai recherchées sur internet, j’ai pris des notes, j’ai fait des croquis, j’ai observé mon propre cycle, et voilà un condensé (enfin, pas tant que ça, parce qu’il y a de la matière) de tout ce que j’ai appris. Voici donc, le cycle de la femme pour les nuls!

éducation femme

1- Le b. a. -ba du cycle féminin

La femme entre dans sa période fertile avec l’arrivée des premières règles (entre 8 et 16 ans, en général). On appelle cette période « puberté ». Les règles sont aussi appelées « menstruation ». Un cycle typique dure entre 21 et 35 jours en moyenne. Le premier jour des règles correspond au premier jour du cycle. L’ovulation a lieu à peu près au milieu du cycle (au 14ème jour pour celles qui ont un cycle de 28 jours, par exemple), mais il peut avoir lieu avant ou après dans certains cas.

On dit souvent que le cycle féminin a lieu en 2 « phases », mais en réalité il y a 3 phases : la phase folliculaire, l’ovulation, et la phase lutéale.

– Phase folliculaire : Le premier jour du cycle correspond au premier jour des règles, c’est également le début de la phase folliculaire. Les règles surviennent à chaque cycle si l’ovule libéré au moment de l’ovulation n’a pas été fécondé par un spermatozoïde. L’endomètre – le sang qui recouvrait les parois de l’utérus en vue d’une éventuelle fécondation – est rejeté par le vagin, et l’utérus se prépare à fabriquer une nouvelle couche sanguine qui pourra éventuellement accueillir un embryon en cas de grossesse.

Après les règles, sous l’influence de l’hormone folliculostimulante (FSH), plusieurs follicules se « réveillent » dans les ovaires de la femme (les follicules ovariens sont présents dans l’organisme de la femme dès la naissance). Durant plusieurs jours ces follicules sont en compétition les uns avec les autres pour devenir le « follicule dominant » ou « Follicule de Graaf » – celui qui libérera l’ovule au moment de l’ovulation. Très vite, un follicule « dominant » se démarquera des autres – les autres follicules cesseront alors de grandir et « laisseront la place » au follicule mûr. Ce follicule finira par atteindre entre 1,8-3cm de diamètre (aux environs du 14ème jour du cycle). Une fois le processus de maturation achevé, la paroi du follicule se déchire et l’ovule est libéré dans les trompes de fallope. C’est ce que nous appelons « l’ovulation ». La première phase du cycle est dominée par l’oestrogène, libérée par les follicules ovariens.

cycle femme

– Ovulation : Lorsque le follicule de Graaf parvient à maturation, aux environs du 14ème jour du cycle, les récepteurs hormonaux sur le follicule envoient des signaux à l’hypothalamus. L’hypothalamus transmet cette info à l’hypophyse. Les ovaires cessent alors de produire autant d’oestrogène, et l’hypophyse se met à libérer l’hormone lutéinisante (LH). C’est cette hormone qui est recherchée dans les urines lorsque l’on effectue un test d’ovulation. L’hormone lutéinisante est en effet libérée en pic pendant une période variant de 24 à 48 heures. Au cours de cette période intense, le follicule de Graaf se déchire, l’ovule est aspirée dans les trompes de fallope, où il commencera son long chemin vers l’utérus, et le follicule déchiré est transformé en « corps jaune ». C’est ce corps jaune qui produira de la progestérone pendant la 3ème phase du cycle en vue d’une éventuelle grossesse.

L’hormone lutéinisante est un peu la star de cette phase du cycle. C’est cette hormone qui dicte l’ovulation, qui permet au follicule de se déchirer pour libérer son précieux contenu, puis de se transformer en corps jaune. C’est grâce à l’hormone lutéinisante que l’on peut détecter une ovulation à l’aide d’un kit acheté en pharmacie. Le pic de libération de l’hormone lutéinisante est très court : 24-48h. On appelle cette période la « fenêtre fertile ». La durée de vie de l’ovule évolue en fonction du pic de libération de l’hormone lutéinisante. Une fois ces 24-48h passées, la quantité d’hormone lutéinisante libérée par l’hypophyse redescend en flèche, et l’ovule meurt. Si la femme a un rapport sexuel non protégé avec un partenaire masculin au cours de cette période fertile, elle peut tomber enceinte. Au delà de cette période, les chances pour que cette femme tombe enceinte sont quasi nulles. Un rapport non protégé ayant eu lieu jusqu’à 6 jours avant l’ovulation peut entrainer une grossesse car les spermatozoïdes, dont la durée de vie dans le corps de la femme peut aller jusqu’à 6 jours, se positionnent dans les trompes de fallope en attendant que l’ovule soit libéré.

L’ovule est toujours fécondé dans les trompes de fallope, et non pas dans l’utérus, comme je l’ai déjà entendu dire. Une fois fécondé, le blastocyste (la cellule fécondée) continue sa descente vers l’utérus, où il s’implantera dans l’endomètre pour devenir un embryon. Si toutefois l’ovule ne rencontre aucun spermatozoïde au cours de son voyage vers l’utérus, il mourra et sera enfin expulsé avec l’endomètre usé au moment des règles. Je tiens à préciser que certaines femmes observent un léger saignement au moment de l’ovulation. À condition que ces saignements restent très minimes il n’y a absolument rien d’alarmant.

– Phase lutéale : La phase lutéale commence en même temps que l’ovulation. Le follicule de Graaf se déchire pour libérer l’ovule, qui commence son acheminement vers l’utérus. Pendant ce temps, dans les ovaires, le follicule vide, maintenant appelé « corps jaune » en raison de sa couleur, se met à produire de la progestérone; l’hormone de gestation. La température basale corporelle augmente légèrement, car la progestérone réchauffe l’organisme, et la paroi de l’utérus s’épaissit en vue d’une éventuelle grossesse. Si l’ovule n’est pas fécondé, l’endomètre commence à se désagréger, la température baisse, et les règles démarrent.

BBT

– La température corporelle basale (BBT) : Si vous avez un thermomètre chez vous, vous pouvez commencer à enregistrer votre température basale corporelle tous les jours et ainsi apprendre à connaître votre corps et vos cycles. Il s’agit de la méthode « BBT » – ou « Basal body température charting ». Vous prenez votre température au réveil le matin, préférablement à la même heure chaque jour. Idéalement, il faudrait avoir un thermomètre avec vous à côté de votre lit, et avant même de vous lever vous prenez votre température et vous l’enregistrez (il existe des applis smartphone qui permettent d’enregistrer les données et d’en faire des beaux graphiques, mais sinon, un stylo et un calepin suffiront amplement). Le mieux serait de créer un graphique un peu comme celui qui figure en haut du paragraphe. Vous notez les jours du cycle à l’horizontal en dessous de votre graphique (de 1 à 28, ou plus si vous avez un cycle plus long), puis la température sur le côté gauche, en faisant bien attention à inclure les 0,1, 0,2, 0,3, etc. pour pouvoir tracer des traits. Personnellement, j’utilise une appli nommée « Selene », qui me permet d’enregistrer plusieurs données à la fois (la température de base, la glaire cervicale, les symptômes et humeurs, etc.).

Pourquoi la température « basale »? En principe, le matin, votre température est au plus bas. Vous n’avez pas encore commencé à vous activer, les données ne sont donc pas polluées par des températures fluctuantes. Idéalement, on prend sa température le matin, à jeun (car la digestion donne chaud!), et on respecte le même créneau horaire. Personnellement, j’ai tendance à prendre ma température entre 6 et 7 heures le matin, avant de sortir du lit. J’ai toujours un thermomètre sur ma table de chevet (mon homme rigole quand j’allume ma lampe de chevet le matin et que je mets mon thermomètre dans ma bouche illico – c’est devenu un réflexe).

En règle général, les températures de la phase folliculaire – c’est à dire au cours de la première quinzaine du cycle – seront plus basses que les températures de la phase lutéale – ou deuxième quinzaine du cycle. Souvent, la température grimpe en flèche aux alentours du milieu de cycle. Ce pic survient souvent juste avant l’ovulation, soit le jour même soit le jour avant, et il est attribué à la production de progestérone qui démarre peu après l’ovulation. On peut donc dessiner un trait vertical au milieu du cycle pour indiquer l’ovulation afin de mieux déterminer dans quelle phase du cycle on se trouve. La température s’élève au cours de la phase lutéale grâce à l’action de la progestérone. C’est cette hormone qui permet à l’utérus de préparer l’endomètre à une éventuelle implantation. En principe, au cours de la phase lutéale la température reste élevée jusqu’à l’arrivée des règles. D’ailleurs, si votre température reste élevée et que vous avez un retard de règles, il y a de grandes chances que vous soyez enceinte car le taux de progestérone continue à grimper en cas de grossesse, provoquant un réchauffement de l’organisme. À l’inverse, si vos règles arrivent, les températures descendent progressivement (ou en flèche, selon les femmes) à mesure que les taux de progestérone diminuent.

Comment sait-on si notre température est élevée ou non? Et bien ça dépend! Au bout de quelques cycles à noter votre température basale corporelle vous verrez apparaître un schéma. Pour moi, la moyenne tourne autour de 36,5°C au cours de la phase folliculaire, et 36,8-9°C au cours de la phase lutéale, mais ça reste très approximatif. Cela fait quelques mois que j’observe ma courbe de température et je remarque qu’aucun cycle n’est exactement pareil que le précédent. Ce mois-ci, en milieu de cycle, j’ai attrapé la grippe (ouep, et j’en ai sué!), de fait ma température basale corporelle a été masquée par une forte fièvre pendant plusieurs jours. Je n’ai donc pas tenu compte de ma température pendant que j’étais malade, et j’ai repris mes enregistrements hier. En gros, il faut savoir être flexible et ne pas stresser si on loupe un jour. La méthode BBT n’est pas une science exacte (quoique!) et il faut être à l’écoute de son propre corps pour pouvoir observer des variations dans les courbes. En France, on a tendance à vouer un culte absolu au médecin qui, au gré de son stéthoscope et son tensiomètre sait, apparemment, nous prédire une longue vie, mais ailleurs – au Japon, par exemple, ainsi qu’aux USA, où la dimension sociale du système médical laisse fortement à désirer, les femmes prennent leur propre santé en main, et par conséquent elles sont souvent très savantes au sujet de leur santé hormonale. Au Japon, on trouve des petits calepins sur lequel on peut noter sa température basale tous les matins en vente libre dans les bureaux de tabac et dans les pharmacies; les médecins encouragent d’ailleurs leurs patients à tenir une courbe de température. Les Américaines et les Canadiennes sont très friandes du site FertilityFriend.com, un site en partie payant qui permet de noter un maximum de données et de symptômes – dont la courbe de température – afin d’aider à mieux connaître son cycle, éventuellement dans le but de tomber enceinte. Avec Fertility Friend on peut comparer son graphique avec d’autres afin d’éliminer une éventuelle anomalie, etc., un chouette site, à condition de bien maîtriser l’anglais.

D’ailleurs, lorsque je me rends sur les différents forums/blogs santé anglophones je suis souvent frappée par l’acuité avec laquelle les jeunes femmes parlent de leur santé et notamment de leur fertilité. Elles ont même élaboré tout un langage et tout un système d’abréviations pour parler de fertilité et de raconter leurs « TTC adventures » (« TTC » = « trying to conceive », ce qui se traduit par « on essaye de tomber enceinte »): entre autres, la « baby dance », ou « BD signifie le rapport sexuel non protégé en vue d’une grossesse; les jours suivant l’ovulation sont les « DPO » ou « days past ovulation », le « EWCM » ou « egg white cervical mucus » c’est la glaire cervicale qui ressemble à du blanc d’oeuf (et bon appétit!); le « BFN » et le « BFP » sont les tests de grossesse respectivement négatifs et positifs – « big fat negative » et « big fat positive ». C’est un passe temps dans le monde anglophone de vloguer au sujet de son cycle et de sa grossesse. J’avoue que ça peut nous paraître un peu mièvre vu d’ici, mais quand on parvient à passer outre le petit côté « moi et mon nombril » de la chose, on se dit que wow, ces petites fées du logis, impeccablement maquillées, se pavanant devant leur webcam pratiquent le féminisme autrement, et elles ne laissent personne interférer avec leur santé et leur fertilité. Attention, je ne dis pas qu’il faut absolument les prendre comme modèle; je pense juste qu’en France le féminisme est trop souvent associé à la pilule: « pilule = liberté sexuelle ». Très bien, mais à la lumière de toutes ces morts liées à la prise de contraceptifs oraux, à la lumière de l’infertilité et des dérèglements hormonaux qui suivent souvent l’arrêt de ces médicaments et dont personne ne nous parle en nous les prescrivant, à la lumière de tout ce qu’on dépense (parce que la pilule n’est pas forcément remboursée) pour que les hommes puisse profiter gratuitement de nos corps, je ne sais pas… je ne peux pas m’empêcher d’y voir-là une certaine forme d’ironie qui ternit la belle image de la femme soi-disant « libre ».

superwoman

– La glaire cervicale : Mouais, je sais, ça ne fait pas vraiment rêver. Autant la partie « température basale » ça peut susciter la curiosité, autant parler de glaire cervicale ça peut faire grincer des dents. Pourtant, si vous voulez bien connaître votre corps et votre cycle il peut être très utile de noter l’aspect de votre glaire. Allez les filles, on n’est pas faites en sucre! On est en France; ici on appelle un chat un chat; on parle ouvertement de règles, de sexe, de psychologie, bref, on ne va quand-même pas cligner des yeux et feindre de ne pas comprendre quand on fait mention de la glaire cervicale! Vous ne fermez quand-même pas les yeux quand vous retirez votre petite culotte? Bon, et bien remettez-vous de vos émotions parce que de toute façon je vais en parler!

La glaire cervicale, qu’est-ce que c’est, et à quoi ça sert? Et bien, la glaire est sécrétée au niveau du col de l’utérus. Durant la plus grande partie du cycle, notamment lorsque nous ne sommes pas en période fertile, la glaire protège notre canal utérin et notre vagin des agressions externes (sperme, bactéries, etc.). Mais, quelques jours avant l’ovulation, le col de l’utérus se met à produire une glaire cervicale plus fine, qui ressemble à du blanc d’oeuf. Vous voyez de quoi je parle? Et bien, cette glaire fine, translucide, mais pas totalement liquide signifie que votre corps se prépare à l’ovulation. Il n’est pas rare d’observer cette glaire pendant 3-4 jours avant l’ovulation et le jour même de l’ovulation. C’est cette glaire que les Anglaises appellent « EWCM » (ego white cervical mucus) en référence à son aspect. La glaire « blanc d’oeuf » est, à l’inverse de la glaire sécrétée pendant tout le reste du cycle, l’amie des spermatozoïdes. Elle favorise leur passage vers les trompes de fallope; elle sert même de « filtre » en anéantissant les spermatozoïdes qui nagent de manière irrégulière. Souvent, les femmes souhaitant tomber enceinte se ruent chez leur pharmacien pour acheter un test d’ovulation aux alentours du 14ème jour du cycle, alors qu’elles ont un kit d’ovulation gratuit à disposition dans leur petite culotte!

Une fois l’ovulation passée, la glaire redevient laiteuse, parfois crémeuse, blanchâtre ou jaunâtre, parfois collante. Chaque femme est un peu différente à ce niveau là, et si on veut connaître son corps et mieux savoir se repérer dans nos cycle,  il faut savoir observer les moindres détails car une variation dans l’aspect et/ou la quantité de la glaire à l’autre peut vous en dire long sur l’état de vos ovaires. Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, moi j’utilise l’appli Selene sur mon téléphone, et tous les jours l’appli me propose de choisir dans la liste des adjectifs pour décrire ma glaire cervicale: collante (et là j’ai une barre bleue, car la glaire collante n’indique pas que je suis fertile), crémeuse (là j’ai 2 barres bleues), liquide (3 barres bleues), et « blanc d’oeuf » (4 barres bleues, ce qui veut dire que c’est la fête aux spermatozoïdes!), autrement j’ai la possibilité d’indiquer la présence d’aucune glaire. Bref, la glaire est votre amie, alors arrêtez de faire vos prudes, et regardez bien au fond de votre culotte la prochaine fois que vous irez faire pipi! 🙂

– Quelques infos amusantes au sujet du cycle :

  • Selon une étude scientifique, les femmes seraient plus impulsives au cours de la phase lutéale, et plus susceptibles de céder à des envie de sucre, de gras, et même de shopping…
  • Les avis sont contradictoires au sujet de la longueur des phases du cycle. Certains scientifiques sont persuadés que la longueur de la phase folliculaire est toujours de 14 jours, mais que la phase lutéale connait des variations considérables selon les individus, et c’est ce qui explique pourquoi certaines femmes ont des cycles longs, et d’autres plus courts. D’autres scientifiques contestent cette thèse, et affirment qu’au contraire, soit que la phase lutéale est toujours de la même longueur – 14 jours – mais que l’ovulation peut avoir lieu n’importe quand. Personnellement; depuis que j’observe mon propre cycle, et depuis que je passe mon temps à scruter les graphiques sur FertilityFriend.com, je suis de plus en plus convaincue qu’il y a autant de cycles et de variations qu’il y a de femmes…
  • La grossesse est un vrai miracle! Quand on considère tous les obstacles sur le chemin des spermatozoïdes, et quand on sait que la femme n’est fertile que 24-48h, on se dit que pour que le petit têtard atteigne l’ovule et le féconde sans difficulté, wow! Si on rajoute à cela toutes les difficultés liées à l’implantation et ensuite au maintien de la grossesse, on se dit qu’avoir un bébé c’est vraiment miraculeux! 🙂

Cet article vous a-t-il plu? Utilisez-vous la méthode BBT, ou connaissez-vous une autre méthode pour suivre votre cycle menstruel? Laissez-nous un commentaire dans la sécrétion prévue à cet effet!

N’oubliez pas de suivre ce blog pour être informé(e) par mail lorsqu’un nouvel article paraît

GUEST POST : Stéphanie a trouvé une solution naturelle à la crise d’acné post pilule!

plus d'acné

Coucou les amis,

Suite aux articles « Comment arrêter cette daube de pilule » qui ont été postés au printemps, de nombreuses internautes se sont tournées vers ce blog pour les aider à comprendre pourquoi leur arrêt de pilule a été aussi difficile à gérer (aussi bien d’un point de vue épidermique que d’un point de vue psychologique), et pour trouver un peu de réconfort auprès d’autres femmes traversant la même crise. Une lectrice, Stéphanie, a fini par trouver une solution naturelle à sa poussée d’acné post Diane 35. Ses commentaires ont été précieux pour les femmes qui subissaient la crise post-pilule et qui se sentaient à court de remèdes et à bout de nerfs, et je lui ai demandé si elle voulait bien faire un condensé de tous ses commentaires. Elle a très gentiment accepté. Voici donc son témoignage. Je souhaite qu’il vous soit utile. N’hésitez pas à contacter Stéphanie dans la section « commentaires » ci-dessous. 🙂

……………………………………………………….

Bonjour à toutes,

Suite à la proposition de Christelle, j’ai souhaité apporter mon témoignage quant à l’arrêt de la pilule Diane 35. Contrairement à Christelle, je n’ai (malheureusement) pas fait le sevrage qu’elle recommande. Au contraire, j’ai arrêté cette pilule du jour au lendemain. La semaine prochaine, je fêterai l’anniversaire de cet arrêt (un an). J’en ai vraiment bavé pendant plusieurs mois, mais aujourd’hui, le bilan est malgré tout positif et ma conclusion est la suivante: l’acné post-pilule n’est pas une fatalité!


DURÉE DE MA PRISE DE DIANE 35
J’ai commencé à prendre Diane 35 en 2004 suite à des problèmes d’acné provoqués par la pilule Minidril. Ce fut le début du cercle vicieux dont je commence seulement à sortir…En effet, je précise que j’avais 21 ans quand j’ai eu mes premiers problèmes d’acné hormonal causé par la prise de la pilule. Je n’avais jusque là jamais connu l’acné et j’étais totalement démunie face à ce phénomène.

J’ai pris Diane 35 jusqu’en janvier 2013, mais en essayant de l’arrêter à plusieurs reprises, car j’avais les effets secondaires suivants pendant sa prise: grosse baisse de libido, infections vaginales à répétitions, palpitations, migraines, etc.
Je soupçonne également que mon irritabilité était lié à la pilule, car je suis beaucoup moins irritable depuis que je l’ai arrêtée…

Je savais qu’arrêter Diane 35 serait difficile, car à chaque fois que j’avais essayé de le faire avant, l’acné revenait de plus belle au bout de 6 mois et je reprenais la pilule illico presto sur les « conseils » des médecins qui me décourageaient de l’arrêter. J’ai donc anticipé et j’ai pris cette fois-ci, dès l’arrêt, beaucoup de compléments alimentaires pour m’aider à passer ce cap. J’ignorais à ce moment l’enfer que je vivrais… je n’avais tout simplement jamais vécu ça, même avec Minidril.

woman_hiding_face

JOURNAL DE MA PEAU POST-DIANE 35
– Début janvier 2013: arrêt Diane 35
– Fin février: un kyste arrive et dure plusieurs semaines
– Mi-avril: premiers kystes occasionnels
– Fin mai: ma peau est déjà abîmée, ça me gêne beaucoup, mais j’ose encore sortir
– Fin juin: premières grosses poussées (plusieurs kystes d’un coup)
– Début juillet: début du cauchemar, mes joues sont maintenant couvertes de bosses: des kystes profonds et douloureux, des pustules et des croûtes. Je n’ai plus un jour sans boutons. Je ne peux plus toucher mon visage car j’ai trop mal. Mes cheveux sont huileux, ma libido est explosive (seul point positif), je commence à perdre mes cheveux en grosse quantitié, j’ai plus de pilosité, j’ai des bouffées de chaleur et des sautes d’humeur (je fonds en larmes même quand je me sens bien)… J’évite les lieux publics et je m’enferme chez moi. Comme je prends des plantes pour détoxifier mon corps, il est possible que cela a accentué le problème. Je deviens très complexée et déprimée, malgré mon tempérament habituellement combatif et positif. Je me trouve hideuse et repoussante.
– Mi-août: je commence la tisane d’ACHILLEE MILLEFEUILLE + Ergy Epur(artichaut, radis noir) + Ergy Desmodium
– Fin août: Eurêka! L’amélioration est déjà visible
– Début septembre: encore 3-4 boutons par semaine
– Fin septembre: poussées de plus en plus espacées et généralement 2 voire 1 seul bouton à la fois
– Octobre: 2-3 semaines d’affilée sans rien du tout (à part des cicatrices rouges)

– Novembre: peau de plus en plus belle, mais encore grasse et avec 1 bouton occasionnel
– Fin décembre: peau toujours grasse surtout au moment de l’ovulation, cicatrices toujours visibles mais qui s’estompent de plus en plus. Il est encore trop tôt pour moi pour sortir sans fond de teint,  mais je suis très à l’aise sans fond de teint en présence de ma famille. On me dit d’ailleurs que ce n’est pas trop visible.

Pour récapituler, la grosse crise a commencé fin juin (6 mois sans pilule) et s’est terminée mi-septembre (8 mois), avec un pic de juillet (6 mois) à mi-août (7 mois).

L’amélioration a été visible au 8e mois, les poussées étant de moins en fortes et de plus en plus espacées…

woman-looking-in-mirror1

MA SOLUTION

– usage interne: Je conseille de prendre de la tisane d’achillée millefeuille, qui a purement et simplement sauvé ma vie!! Elle m’a été recommandée par le Pr Henri Joyeux qui a dénoncé les effets pervers de la pilule dans un ouvrage. Il m’avait conseillé de boire une tasse le soir + 1 tasse de tisane de sauge le matin.Je buvais plusieurs tasses d’achillée par jour et en 2 semaines, les résultats étaient déjà là… même si j’étais encore loin d’être guérie.

Rien ne marchait avant (bardane, pensée sauvage, levure de bière, chrome, sélénium, huile d’onagre, etc.), peut-être parce que j’étais un cas extrême. Vu qu’il s’agit d’un problème hormonal, l’idéal est de s’attaquer à la racine du problème en prenant des plantes qui agiront sur les hormones: achillée millefeuille, sauge, vitex, compléments alimentaires ESTROSENSE, ESTROBLOCK.

– usage externe: crème Triacnéal (Avène) pour les cicatrices et les boutons +crème hydratante légère Avène – J’utilise depuis quelques jours un produit qui semble bien marcher Cicapeel de SVR (uniquement le soir).

achillée millefeuille

JOURNAL « DE BORD » ET PHOTOS

Je conseille vivement de prendre des photos et de noter l’évolution de votre acné. Ce sont de très bons outils permettant de voir les progrès. En effet, avec le temps, on oublie un peu les différentes étapes ou on n’a plus forcément de recul. On n’a pas forcément l’impression d’aller mieux, car on est découragé et déprimé, alors que les résultats sont déjà là et que l’on ne les voit pas. Cela permet aussi d’identifier quel produit a marché et au bout de combien de temps. On peut également garder une trace/preuve des dégâts…

CHUTE DE CHEVEUX

J’ai le malheur de continuer à perdre mes cheveux. J’ai donc dû les couper début novembre. J’avais de très beaux cheveux avant, très frisés et longs. Ils sont maintenant très fins, ternes et cassants. J’en ai également perdu une très grosse masse. Peu de gens s’en aperçoivent et beaucoup me disent que ça ne se voit pas et qu’ils sont beaux, mais il suffit que je leur montre des photos de moi avant pour que la différence devienne flagrante…

C’est important de s’écouter. Si vous avez l’impression de perdre beaucoup de cheveux, n’attendez pas. C’est qu’il y a un problème.

Je prends des compléments alimentaires depuis des mois, mais le traitement est très long. Je recommande des vitamines, de la B6, du zinc et éventuellement de la levure de bière.

Même si je suis en train de gagner la bataille contre l’acné, je sais que pour les cheveux, il faudra beaucoup de temps pour récupérer la masse que j’ai perdue, mais j’y arriverai, j’en suis certaine.

images

COUP DE GUEULE!
Voici une suggestion qui me tient beaucoup à cœur: écrire aux services de pharmacovigilance (ANSM, Agence européenne du médicament, associations de consommateurs). Nous sommes des patientes et des consommatrices, et nous souffrons de problèmes de santé causés directement par un médicament autorisé à être mis sur le marché. Il n’est pas normal que nous soyons si nombreuses (partout dans le monde) à nous plaindre d’autant d’effets secondaires et que nous en souffrions en silence. Après tout, nous avons dépensé des fortunes pour acheter ce médicament qu’est la pilule et nous dépensons maintenant des fortunes pour soigner les troubles qu’il nous a causés. C’est tout simplement inadmissible. Plus nous serons nombreuses à signaler ces problèmes, plus ces derniers auront une chance d’être enfin pris au sérieux.
La pilule (et tout autre contraceptif hormonal) est selon moi un poison et les femmes souffrant de problèmes de santé à cause de ce produit sont très nombreuses. Ne fermons donc pas les yeux et n’acceptons pas de souffrir en silence!

femme qui écrit

COURAGE A TOUTES!
Je sais que c’est facile à dire, mais il ne faut pas céder et reprendre la pilule. Si on l’a arrêtée dans un premier temps, c’est pour une bonne raison. La reprendre, c’est reculer pour mieux sauter et c’est malheureusement ce que j’ai fait pendant des années à cause des conseils des médecins. Oui, j’ai vécu un ENFER après l’avoir arrêtée, et seules les personnes qui l’ont vécu peuvent comprendre, mais il faut garder en mémoire, que tôt ou tard, les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Notre corps reprend ses droits. Cela vaut donc vraiment le coup de s’accrocher et de patienter! Alors, courage! 🙂

Avez-vous déjà vécu une expérience similaire à celle de Stéphanie? Qu’avez-vous fait pour en venir à bout de votre acné? Luttez-vous encore contre l’acné? Laissez-nous un commentaire ci dessous…

N’oubliez pas de suivre ce blog pour être informé(e) par mail lorsqu’un nouvel article paraît

Et si votre acné était causé par une candidose ?

gros bidon

« Candi-quoi ? » Vous entend-je marmonner. « Moi, j’ai de l’acné, et l’autre elle me parle de candidose, c’est quoi le rapport ? »

Bon alors, première mise en garde. Ne cherchez jamais le terme « candidose » dans « Google Images », parce que je viens de le faire pour pouvoir illustrer mon propos, et franchement j’ai bien failli rendre mon déjeuner.

C’est bon, vous êtes bien dégoûtés ? Et bien, je vais en rajouter une couche : vous aussi êtes porteur de la levure responsable de la candidose, le candida albicans.

Mais, euh, quoi qu’est-ce ?!!!

Vous connaissez la levure ? On en utilise pour faire gonfler le pain, ou pour fabriquer de la bière… certains d’entre vous connaissent sans doute la levure de bière en comprimés ou en flocons (à côté des barres « minceur » et autres horreurs de ce type dans la plupart des grandes surfaces). Et bien, notre organisme est le siège de plusieurs types de levures. En temps normal ils sont totalement inoffensifs et ils passent totalement inaperçus. Mais parfois un dérèglement vient chambouler l’équilibre de la flore – intestinale, vaginale, buccale, etc. et on se retrouve avec une candidose latente. Souvent, cette infection reste relativement indécelable, et on ne s’en rend compte que lorsqu’elle commence à se voir ou lorsque la douleur commence à se faire sentir. La levure généralement responsable des candidoses est, comme je le disais un peu plus haut, le candida albicans. C’est un tout petit champignon qui se propage très vite s’il n’est pas contrebalancé par d’autres bactéries résidant dans l’organisme.

Lorsqu’il devient incontrôlable, le candida albicans provoque des petites tâches blanchâtres et des rougeurs sur les parties infectées. On donne à cette affectation des noms tantôt sympas – « muguet » pour les petites tâches dans la bouche des nourrissons – en anglais on dit « thrush » (rossignol) – tantôt moins sympas – « mycose », « champignon », « infection fongique » pour parler des urétrites, vulvites, vaginites qu’elle provoque. Il paraît que 70-80% de la population mondiale souffrirait, à un moment donné de leur vie, d’une infection fongique, c’est dire à quel point ce problème est fréquent.

muguet

« Quel est le rapport entre la candidose et l’acné ? »

Pour comprendre le rapport entre la candidose et la poussée d’acné, il faut savoir que l’acné est une manière pour le corps d’essayer d’éliminer les toxines. En fait, l’acné est, en quelque sorte, un appel au secours. C’est ainsi que le corps fait savoir qu’il y a un souci. Peut-être que les organes responsables de l’élimination des toxines sont fainéants, ou saturés, ou alors ils peinent à fonctionner tant la quantité de toxines dans l’organisme est importante. Si on croit que le corps est un ensemble, un « tout », et non pas une machine – comme voudrait nous faire croire la médecine occidentale – alors il faut comprendre que chaque organe, chaque membre du corps fonctionne en corrélation avec le reste de l’organisme, de telle sorte à ce que, si un problème survient d’un côté, il n’affecte pas seulement l’organe concerné, mais il se répercute sur le reste de l’organisme.

Le candida albicans peut être à l’origine d’une poussée d’acné pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le déséquilibre de la flore intestinale rend l’absorption des nutriments essentiels difficile et crée des sensibilités alimentaires. Si le tract digestif est couvert de candida, comment peut-il acheminer les aliments correctement ? Les aliments restent donc trop longtemps dans les intestins, et leur fermentation libère des toxines, qui, ne pouvant pas être éliminés par le foie – soit parce que cet organe est trop fainéant, soit parce que la quantité de toxines est trop importante – sont reconduits vers l’épiderme, et bonjour les dégâts ! Les candidoses sont fréquentes chez les sujets dont le système immunitaire est faible. De fait, la personne est plus sujette à l’inflammation chronique, dont les poussées d’acné (inflammation de l’épiderme).

« Mais alors comment se retrouve-t-on avec une candidose? »

antibiotiqueL’organisme humain contient une pléthore de bactéries. Chez un sujet sain, ces bactéries interagissent afin d’aider l’organisme à fonctionner correctement. Lorsqu’un « agresseur » tel que le candida albicans s’emballe un peu et se met à « attaquer » la paroi intestinale, des bactéries arrivent en renfort pour « maîtriser » le débordement. Je vulgarise le processus, mais c’est pour vous expliquer que l’équilibre de la flore dépend de diverses souches de bactéries et de l’interaction entre ces dernières. Chez un sujet sain, donc, le candida albicans ne pourrait pas se multiplier de façon incontrôlable car il serait rapidement maîtrisé par la flore intestinale. Les problèmes surviennent lorsqu’il n’y a pas assez de « bonnes bactéries » dans l’intestin pour contrer une infestation de candida.

Malheureusement, aujourd’hui, la plupart des aliments que nous trouvons en grande surface sont traités avec des agents conservateurs qui détruisent toutes les bactéries bénéfiques à notre flore. Le lait est stérilisé de manière à pouvoir éviter les listérioses et les salmonelloses, mais en tuant les bactéries qui seraient éventuellement responsables des empoisonnements, les « bonnes bactéries » sont également supprimées. Nous nous retrouvons donc avec un produit certes moins susceptible de nous rendre malade, mais finalement moins riche sur le plan nutritionnel. Les légumes en conserve sont également stérilisés de manière à pouvoir les garder en rayon plus longtemps, sauf que, une fois dans l’assiette, ces aliments sont totalement dénués de nutriments et de « bonnes bactéries ». Autrefois, pour conserver les légumes, on les faisait fermenter (vous connaissez la choucroute ? Et bien la choucroute n’est autre que du chou lacto-fermenté). Les légumes fermentés contenaient plein de « bonnes bactéries » qui permettaient de maintenir l’équilibre de la flore. On les mangeait crus pour pouvoir en tirer un maximum de bénéfices. Aujourd’hui la société a tellement peur des aliments vivants – le yaourt doit être stérilisé, le lait doit être pasteurisé, les légumes doivent être bouillis et re-bouillis au cas où ils ne contiendraient quelque chose de nocif. Sauf qu’à force de tout stériliser, on finit avec une flore intestinale dépeuplée. Et si on rajoute à cela une série ou deux d’antibiotiques, on peut être certain que notre flore intestinale ressemble à la surface de Mars, car les antibiotiques opèrent en tuant TOUTES les bactéries, les bonnes comme les mauvaises. Le candida intervient pour essayer d’aider le corps après que la flore ait été détruite, mais sans aucune bactérie pour la contrer, il devient rapidement ingérable.

Il y a 8 ans, j’ai souffert de cystites à répétition, et pour me soigner on m’a prescrit plusieurs séries d’antibiotiques. Mon système immunitaire ne devait pas être au top à l’époque, et la bactérie responsable de mes cystites ne cédait pas. Après 1 mois et demi d’antibiotiques, mon médecin a fini par trouver un antibiotique efficace, et les cystites sont parties (à mon grand soulagement !). Sauf qu’à la place des cystites je me suis retrouvée avec des mycoses vaginales à répétition. Sympa ! Mais logique ! À force d’endurer des traitements antibiotiques, ma flore intestinale et vaginale était totalement dépeuplée et le candida albicans pouvait y proliférer ! À la base, le candida albicans est utile à l’organisme. Il est censé l’aider à se détoxiquer des métaux lourds et à « donner un coup de pousse » à la flore intestinale lorsqu’elle est fortement dépeuplée. Mais voilà, à la base, le candida albicans ne devrait pas intervenir car cette flore devrait déjà être riche et saine !

Hélas, les antibiotiques, la stérilisation massive des aliments, la peur de manger des légumes et autres aliments fermentés, l’utilisation massive de la pilule contraceptive (ah oui, j’oubliais : la pilule dépeuple la flore intestinale et vaginale, et il n’est pas rare que les femmes sous pilules souffrent de mycoses chroniques).

Plus triste encore, lorsqu’un bébé naît, il débute dans la vie avec la flore intestinale de sa maman. Ce n’est que plus tard qu’il développe sa propre flore et ses propres défenses immunitaires, alors, naître avec un « muguet du nourrisson » est loin d’être un trouble mineur, car ce muguet traduit un vrai dérèglement et un manque de système immunitaire solide pour ce tout petit être. Si par dessus le marché on traite les maladies qu’il attrape en raison de son système immunitaire fragile avec des antibiotiques, cela devient un cercle vicieux qui se traduit par des maladies coup sur coup et des visites tous les quatre matins chez le pédiatre.

« Comment savoir si on est atteint de candidose? »

sucre

Les symptômes peuvent varier selon les personnes, mais voici une liste non-exhaustive de symptômes pouvant être liés à un excès de candida albicans dans l’organisme :

  • Envie de sucré – Les personnes atteintes de candidose sont accros au sucre, et pour cause : le sucre est au candida albicans ce que l’essence est à la voiture. Les candidoses se nourrissent de sucre, même de fructose. Si vous avez des envies incontrôlables d’aliments sucrés, vous souffrez peut-être de candidose.
  • Envie d’aliments fermentés – fromages, pain, vinaigre, alcool, cornichons, etc. Le candida est une levure. Il a besoin de levure pour proliférer.
  • Mycoses – des ongles, pieds, mycoses vaginales, mycoses à répétition, etc.
  • Envie de se gratter – La candidose pique !
  • Problèmes de peau – acné, psoriasis, eczéma, dermatomycose, etc.
  • Ballonnements/Douleurs abdominales – La candidose fait mal au ventre, surtout après l’ingestion d’aliments sucrés ou de féculents. Les troubles du transit (constipation/diarrhée/coliques) peuvent être dus à une candidose.
  • La goutte au nez – Si vous avez des allergies respiratoires, le candida albicans peut les aggraver. Souvent, les gens souffrants de candidose ont la goutte au nez en permanence.
  • « Une impression de brouillard dans la tête » – La candidose provoque une sensation de fatigue, parfois extrême, ainsi qu’une impression d’être un peu saoul, ou un peu « ailleurs », cela provient des toxines dans le sang.
  • Infections chroniques des muqueuses – rhumes à répétition, otites, cystites, sinusites, etc.
  • Les mains froides et des sueurs nocturnes – La candidose rend les extrémités sensibles au froid. Paradoxalement, les personnes souffrant de candidose ont tendance à suer la nuit.
  • Problèmes de poids – difficultés à prendre ou à perdre du poids.

Un enfant atteint de candidose peut souffrir de troubles divers :

  • Troubles du sommeil – Si l’enfant peine à trouver le sommeil, ou à l’inverse, se réveille trop tard le matin, il se peut que cela soit lié à le présence de candida albicans dans son organisme.
  • Envie de sucré, de féculents – Si votre enfant ne veut rien manger d’autre que des pâtes, des pommes de terre, du riz, du pain, ou des gâteaux, peut-être souffre-t-il de candidose.
  • Infections à répétition – otites, sinusites, gastros, rhumes, bronchites, bref, les infections à répétition peuvent indiquer que son système immunitaire est faible, peut-être en raison d’une candidose.
  • Traitements antibiotiques – Si l’enfant a été traité avec des antibiotiques plus d’une fois au cours des premières années de sa vie, il y a de grandes chances que sa flore intestinale ait été détruite.
  • Problèmes de poids – difficultés à prendre ou à perdre du poids.
  • Agressivité 
  • Problèmes de concentration
  • Allergies, notamment au lait de vache

Il y en a d’autres, mais déjà, ces quelques symptômes peuvent vous indiquer un dérèglement.

« Peut-on s’en débarrasser, et si oui, comment ? »

happy

Tout d’abord, OUI, on peut se débarrasser d’une candidose. Ça ne se fait pas du jour au lendemain. Ça se fait en plusieurs étapes. Mais c’est largement possible, et oh combien libérateur !

Lorsque j’avais eu mes vaginites à répétition il y a quelques années, mon médecin m’avait prescrit des ovules anti-fongiques. Je les utilisais parce que franchement je n’en pouvais plus, mais au bout de 4-5 mycoses à répétition j’avais commencé à me demander si ce traitement était si efficace que cela. Un soir, alors que j’étais allongée sur le canapé chez ma maman, un ovule entre mes jambes, la tête en coton, ma mère (à fond dans les remèdes naturels) me file un bouquin qui parle du « régime anti-candida ». Hmm… intéressant. Ils parlent de régime sans-sucre, et je trouve ça hyper logique. Si le candida se nourrit de sucre, alors il faut le priver de carburant ! Je retiens bien les infos, mais je persiste à croire en mon médecin. D’ailleurs, je vais lui en parler, tiens ! Prochaine vaginite (fallait bien que cela arrive, j’étais abonnée à l’époque), je lui parle du livre de ma mère. Il sourit doucement, ma prochaine prescription « ovule » dans la main, et me regarde avec des airs de : « prends-le donc ton tic-tac si tu as l’impression que ça te fait du bien ». La queue entre les jambes (ou plutôt l’ovule), je repars avec le sentiment d’être la dernière des connes, mais je me dis: essayons, ça ne peut pas faire de mal ! Et ça a marché HYPER HYPER BIEN !

Le truc c’est que voilà, ça ne se fait pas du jour au lendemain. Quand la candidose prend le dessus dans un organisme, il faut y aller franco pour l’éliminer. Ça se fait en plusieurs étapes, et il faut être prêt(e) à ne pas céder aux envies de sucré pendant la phase détox.

Les ovules, les traitements anti-fongiques, etc. n’attaquent pas le mal à la racine. Ils tuent le champignon à l’endroit où l’infestation est la plus importante, mais si le terrain est favorable à la prolifération de ce champignon, crois-moi qu’il se fera une joie de revenir dès que le traitement sera terminé, peut-être ailleurs dans l’organisme.

Alors que faire ?

  • ETAPE 1 – ATTAQUER LE MAL À LA RACINE !

famine!

Le candida se nourrit de sucre. Alors, si vous voulez le tuer, il va falloir le priver de ce carburant. C’est la phase la plus décisive, car le candida va essayer de contre-attaquer. Plus vous allez le priver de sucre, plus il va crier famine. Les premiers jours voire les premières semaines sont les plus dures car quand on est accro on est accro ! Ceux qui ont déjà arrêté de fumer savent à quel point il est difficile d’entamer le sevrage, mais oh combien nécessaire !

Les aliments à proscrire (pendant la durée de la cure, pas à vie !) sont :

Les sucres rapides – sucre, bonbons, caramels, chocolat, confiture, miel, biscuits, gâteaux, nutella, dates, etc.

Les fruits – Les fruits contiennent du fructose, et même si pour un sujet sain il est conseillé d’en manger entre 3 et 5 par jour, pour un sujet ayant un terrain favorable aux candidoses, les fruits doivent être évités, au moins pendant la durée de la cure (remplacez-les par des légumes colorés crus !).

Les sucres lents raffinés – le pain blanc, le riz blanc, les pommes de terre, les pâtes blanches, etc. Les féculents raffinés sont certes moins « sucrés » que les bonbons, mais le candida albicans se sert des sucres rapides pour proliférer quand il n’a pas de ressources à bases de sucres rapides sous le coude.

Si possible, essayer d’éviter ou de limiter votre consommation d’aliments fermentés (à l’exception du yaourt et du kéfir, je vous expliquerai pourquoi dans un instant) – vinaigre, pain, fromage, etc. – car la fermentation nourrit également les candidoses.

Observez votre réaction. Si vous commencez à vous sentir épuisé(e), agacé(e), et que vos envies de sucré ne passent pas, vous pouvez être sûr(e) que vous souffrez de candidose. En fait, c’est souvent lorsqu’on coupe l’herbe sous les pieds à ce fameux candida que l’on commence à se rendre compte à quel point ce petit champignon dirigeait notre vie !

  • ETAPE 2 – GÉRER LA RÉACTION DÉTOX

detox

La réaction détox dépend du degré de « contamination » (si j’ose dire). C’est simple, plus on a de candida dans le corps, plus on souffre. Perso, les premiers jours après avoir entamé mon régime sans-sucre, j’étais crevée. Je bossais jusqu’à 20h, et quand je rentrais je m’effondrais. J’étais presque inquiète d’être aussi naze, car d’habitude je suis dynamique et pleine d’énergie. Pour moi, je dirais que la vraie détox a duré entre 1 et 2 semaines. Après cela j’ai très rapidement retrouvé ma forme habituelle, et même davantage. J’étais plus réactive, plus endurante, moins fatiguée… forcément !

La réaction détox est un peu inévitable pour plusieurs raisons :

1) On a fonctionné au sucre pendant longtemps – cafés sucrés, biscuits en guise d’en-cas, bonbons, chocolat (mon péché mignon !), toast le matin, pâtes le soir, bref, notre corps ne sait plus utiliser d’autres carburants que les sucres rapides ou raffinés. C’est une véritable rééducation qu’il entame avec ce régime sans sucre !

2) Quand le candida albicans meurt, il libère un paquet de toxines dans l’organisme. Déjà qu’il avait tendance à intoxiquer le corps quand il se propageait ! Là, les organes d’élimination fonctionnent à 300% pour essayer d’éliminer un maximum de toxines. Résultat, on n’a qu’une envie : dormir ! Le corps se renouvelle lorsqu’on dort, donc pas étonnant que c’est ce que notre organisme nous réclame quand on de la désintox !

3) Quand on a carburé au sucre/féculents pendant longtemps, on ne sait plus quoi manger, et on a faim tout le temps ! C’était un peu mon cas au début de la cure. À défaut d’avoir envie de sucre, je me tournais vers les tartines de pain grillé, vers les biscottes etc. sauf que, tut tut, ça aussi c’était interdit, alors j’avais faaaaaiiiiiim ! Peu à peu, j’ai commencé à trouver d’autres astuces : je me faisais des avocats en guise d’en-cas, des tomates à l’huile d’olive et au sel marin, des lamelles de céleri et des carottes au tahini, des noix de pécan… Au début, on croirait mourir d’ennui, mais faites-moi confiance, on devient inventif quand on est obligé de l’être ! Il fallait juste être organisée parce que moi je travaillais en même temps, et j’étais obligée d’apporter mes repas/en-cas sur mon lieu de travail pour ne pas céder à la tentation d’aller m’acheter une part de flan à la boulangerie du coin. C’est possible, ça demande juste un peu de réflexion et de préparation à l’avance. C’est un peu chiant et pas très spontané, je sais, mais on finit par s’y faire, et puis on sait que ce n’est pas pour toujours, seulement quelques semaines/mois (selon les personnes).

MISEZ TOUT SUR LES PROBIOTIQUES ! Vous connaissez le kéfir de lait, la choucroute fermentée, le yaourt maison, le kombucha ? Non ? Et bien qu’attendez-vous ! Tapez ces termes dans la barre de recherche Google, et procurez-vous ces aliments sans tarder !

Les aliments contenant des probiotiques sont des aliments vivants. Oui, ça fait peur, mais non, ça ne devrait pas ! En fait, toutes les petites bactéries bénéfiques dans ces aliments sont votre grâce salvatrice car ce sont elles qui vont re-peupler la flore intestinale et qui vont vous permettre de combattre la candidose !

À défaut de pouvoir tolérer la choucroute crue (ah oui, j’avais oublié de le mentionner : les probiotiques n’aiment pas être réchauffés, en fait, chauffés, ils meurent, alors la choucroute chaude avec des saucisses c’est non merci !) vous pouvez vous procurer des probiotiques en comprimés dans la plupart des pharmacies et dans les magasins « bios ».

Moi, je fais plusieurs cures de probiotiques par an (tous les 6 mois à peu près). Il est également conseillé de prendre des probiotiques lorsqu’on voyage dans des pays où l’hygiène est douteuse… mais cela fera l’objet d’un futur article ! 🙂

« Justement, combien de temps doit-on tenir sans sucre et sans féculents ? »

Honnêtement, il n’y a pas de remède miracle. Vous le sentirez. Sur le blog http://www.thelovevitamin.com (blog que j’adore !), Tracy organise des Candida Cleanse (ou « cures anti-candidose ») tous les mois depuis quelques temps, et ça a l’air de bien marcher. Les gens s’inscrivent pour 7 jours sans sucre, et parfois cela suffit à bien mettre un coup de pied dans les côtes du candida.

Ceci dit, personnellement, j’aurais tendance à encourager les gens à tenir bon sur plusieurs mois. Je pense qu’en « cure d’entretien » les 7 jours sans sucre tous les mois peuvent se montrer très efficaces, mais si vous avez des problèmes persistants tels que de l’acné hyper résistant à d’autres traitements, de l’inflammation chronique, etc. je conseillerais d’opter pour le régime à la dure, histoire d’en venir à bout. Moi, j’avais suivi ce régime pendant 3-4 mois, et c’était super. Au début, c’était franchement dur, mais une fois les symptômes de manque passés c’était du gâteau (euh, enfin sans le gâteau du coup !). J’ai, d’ailleurs, lu plein de témoignages sur le web de personnes ayant de l’acné qui ont pu éradiquer leur poussée d’acné en quelques jours voire une semaine en suivant ce régime, alors réfléchissez-y car peut-être que c’est là votre remède miracle !

Le prochain article parlera des aliments que l’on peut utiliser pour remplacer le sucre et les féculents rapides lorsqu’on suit un régime anti-candida !

Avez-vous trouvé cet article utile ? Laissez-moi un commentaire en dessous pour me raconter votre expérience !

N’oubliez pas de suivre ce blog pour être informé(e) par mail lorsqu’un nouvel article paraît

Acné et Pilule – Comment arrêter cette daube de pilule, PART 2

Ceux qui ont lu PART 1 de « Comment arrêter cette daube de pilule », savent que je déconseille fortement ce moyen de contraception. Ayant moi-même pris plusieurs pilules en l’espace de dix ans, et ayant déjà fait un malaise que je soupçonne d’avoir été lié à la prise de ce médicament, je pense être bien placée pour en parler. Pour résumer mon article précédent en quelques mots, j’ai décidé d’arrêter ma contraception en janvier dernier, et j’ai mis en place un système de « sevrage » pour réduire le dosage hormonal graduellement plutôt que de terminer ma plaquette d’un coup et d’attendre que mon cycle naturel reprenne son cours. J’ai fait ceci sans consulter ma gynéco ni mon médecin traitant, car j’étais persuadée qu’ils ne verraient pas cette méthode d’un oeil favorable, et puis parce que très franchement ils avaient perdu ma confiance. Cela faisait un moment que je voulais arrêter de prendre la pilule, mais j’avais eu une très mauvaise expérience en arrêtant Diane 35 en 2004 (aménorrhée pendant plus de 6 mois, acné à ne plus savoir quoi en faire, dépression, sauts d’humeur, crampes abdominales, pertes de cheveux, etc.) et il était hors de question de repasser par là. Donc, vous imaginez bien, dès que mes règles sont revenues, après 6 mois d’absence, j’ai sauté sur l’occasion pour reprendre la pilule, et je ne l’ai plus lâchée jusqu’en juillet 2012.

De janvier à juillet 2012, j’ai utilisé un simple cutter à papier pour couper mes comprimés de telle sorte à ne pas provoquer un changement hormonal brusque. De fait, pendant 2 mois, j’ai pris mes 21 jours de pilules comme d’habitude, sauf que je n’ai pas pris le comprimé en entier ; au lieu de prendre toute la dose, j’ai pris 3/4 du comprimé en respectant l’arrêt thérapeutique de 7 jours entre les plaquettes. Ensuite, pendant les 2 mois suivants, j’ai pris 1/2 du comprimé, puis 1/4 pendant deux mois, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus rien à prendre. La bonne nouvelle est que cette fois-ci mon cycle est revenu tout de suite, et que je n’ai jamais souffert d’acné, ni durant le processus de « sevrage », ni par la suite. Aujourd’hui cela fait presque un an que je ne prends aucun contraceptif oral, et je revis. Voici donc le récit en détail:

addict

1- Pourquoi fait-on une crise d’acné après l’arrêt de la pilule ?

C’est marrant parce que j’ai l’impression que pour beaucoup de professionnels de santé cette crise d’acné qui suit l’arrêt du contraceptif oral n’existe pas. Alors, soit elle ne fait pas partie des symptômes reconnus, soit les spécialistes préfèrent la nier plutôt que d’avoir à l’expliquer. En tout cas, la crise d’acné que j’ai eu après avoir tenté d’arrêter Diane 35 il y a 9 ans était loin d’être fictive. Mes amies ont constaté qu’il y avait un vrai problème ; je perdais mes cheveux, je m’enfermais dans ma chambre pendant des heures sans vouloir voir personne, j’étais devenue sensible et tendue, et mon visage était recouvert de gros boutons – des kystes presque – rouges et douloureux, incrustés sous la peau. Ces symptômes ne peuvent être rattachés à quoi que ce soit en dehors de l’arrêt de ce médicament. J’étais heureuse, je venais d’obtenir ma licence, j’avais décroché un travail qui me plaisait… alors le coup de l’étudiante stressée, franchement non.

La décision d’arrêter Diane 35 a été prise un soir de novembre 2003. Je venais de rompre avec mon petit ami du moment, et je souhaitais tout simplement retrouver mon cycle naturel. J’ai donc en tout état de logique terminé la plaquette que je prenais, puis au lieu de reprendre la plaquette suivante, j’ai laissé la nature faire son oeuvre. Au bout d’un mois, pas de règles. Je ne m’inquiète pas, parce qu’avant de prendre la pilule j’avais des cycles irréguliers. Je me dis donc que ça va bien finir par se mettre en place. Sauf qu’au lieu de retrouver mon cycle, les mois passent, et mes règles ne viennent pas. Au bout de trois mois « au naturel », je commence à voir des rougeurs sur mon visage. Un par ici, un par là ; rien de bien méchant. Mais je remarque que ma peau devient grasse au toucher, et quand je passe mes doigts sur mon front il y a comme des grosses bosses douloureuses sous l’épiderme. Peu à peu les bosses deviennent énormes, et l’état de ma peau se détériore. J’appelle ma gynéco.

boutons

Au bout du fil je pleure. Je ne me reconnais plus. Je suis triste tout le temps. Je suis fatiguée. Je n’ai plus d’appétit, et plus envie de voir mes amis. Mes règles sont absentes, et je perds mes cheveux. Au secours ! Elle reste là un instant. « Ah bon ? » Me répond-elle, presque amusée de m’entendre raconter ces symptômes étranges. Elle n’a « jamais entendu parler » d’une telle réaction. Plus tard, en me documentant sur le web, je m’aperçois que ce cas de figure est très fréquent, notamment chez les femmes ayant pris soit Diane 35, soit d’autres pilules contenant des suppresseurs d’androgènes.

Alors, parlons un peu de Diane 35. Bien sûr, aujourd’hui cette pilule n’est plus vendue en France à cause du scandale qu’elle a provoquée en début d’année, mais parlons-en quand même. Tout d’abord, que contient Diane 35 ? Je n’ai pas besoin d’être un Prix Nobel pour lire une notice : cyprotérone acétate 2mg/ethinestradiol 0.035mg. Alors, qu’est ce que la cyprotérone, et qu’est ce que l’ethinestradiol ?

L’Ethin estradiol est une substance synthétique qui remplace l’hormone naturel « estradiol ». Pratiquement toutes les pilules contraceptives sur le marché en contiennent. 

La cyprotérone est un anti-androgène steroïdien. C’est à dire qu’il supprime les effets de la testostérone. Il est utilisé pour traiter certains cancers de la prostate chez l’homme, l’hirsutisme chez la femme, ainsi que pour traiter d’autres maladies en rapport avec la production excessive de testostérone. Fun fact, c’est également la cyprotérone que l’on utilise dans les cas de « castration chimique », utilisée pour diminuer les pulsions sexuelles chez les violeurs. Dans le cas de Diane 35, il est utilisé en tant que progestatif synthétique (l’autre composant des pilules contraceptives). Il est utilisé en tant que traitement contre l’acné chez la femme car il supprime la production d’androgènes, souvent responsables de l’acné et du syndrome des ovaires poly-kystiques. 

Bon, tout cela est bien joli, mais quel est le rapport entre ces composants et la crise d’acné qui suit leur arrêt brutale. J’ai du mal à comprendre. J’émets plusieurs hypothèses… le fait que le corps se retrouve à produire ses propres hormones après avoir été « au repos » pendant plusieurs années ? Je décide d’explorer cette piste, et je tape « cyprotérone » dans Google. Sur les sites en français, je trouve des informations sur ce composant, notamment le fait que mélangé à de l’ethin estradiol il aggrave le risque d’accident cardio-vasculaire, bon, là encore j’étais déjà au courant. Alors, je tape « cyproterone » en anglais, et je lis la pagé Wiki (ouais, je sais, Wiki quoi, mais bon, justement, Wiki quoi !) en anglais dédiée à ce composant, et là, bingo. Au milieu de la page il est écrit, sous l’entête « Withdrawal Effects », qui signifie en français « Sympômes de Sevrage », « abrupt withdrawal of cyproterone can be harmful », ce qui, traduit mot pour mot, équivaut à : « les symptômes de sevrage de la cyprotérone peuvent être nuisibles ». Je poursuis ma lecture.

comprimé

Il s’avèrerait que la cyprotérone rendrait dépendant. Première nouvelle. Paraît-il que le laboratoire qui fabrique ces pilules, à savoir Bayer Healthcare, préconise de ne pas interrompre la prise de ce médicament du jour au lendemain, mais de réduire le dosage progressivement. Ceci est applicable pour les traitements hautement dosés en cyprotérone, je pense aux traitements contre le cancer de la prostate etc., mais en ce qui concerne la pilule, on considère certainement que la dose est trop faible pour procéder à un sevrage progressif. De ce fait, lorsqu’une patiente souhaite (ou doit, pour des raisons médicales) arrêter de prendre cette pilule, le gynécologue lui dit de l’arrêter du jour au lendemain, sans – je suppose – se douter que cette discontinuation abrupte provoquera une pléthore de symptômes nuisibles, dont l’acné, car lorsque l’on cesse d’absorber de la cyprotérone, le corps, qui s’est habitué à ce substitut hormonal, se met à produire des androgènes en masse.

Ceci est, bien sûr, une explication très vulgarisée. Si vous souhaitez mentionner quelque chose que j’ai omis, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en dessous. Enfin voilà, j’ai enfin réussi à comprendre pourquoi j’avais eu une grosse poussée d’acné lorsque j’avais arrêté Diane 35 du jour au lendemain, et à comprendre pourquoi personne ne m’a conseillé de réduire le dosage graduellement.

2- Mais alors, qu’en est-il des autres contraceptifs orales, car on sait que Diane 35 n’est plus commercialisée en France ?

Perso, après avoir pris Diane 35 pendant environ 5 ans (!!!), ma gynéco m’a prescrit Jasmine. Tout comme Diane 35, Jasmine contient un ingrédient anti-androgénique, à savoir la drospirénone. Mais, je vous entends me dire, qu’est ce que la drospirénone ?

La drospirénone est un progestatif synthétique utilisé dans les fameuses pilules contraceptives 4ème génération. Elle a des effets anti-androgéniques. Outre le fait que la drospirénone aggrave le risque d’accidents cardio-vasculaires chez ses utilisatrices de 600% par rapport aux femmes qui ne prennent aucun contraceptif oral, rien n’est indiqué quant au développement d’une éventuelle dépendance à ce médicament. Il est souvent utilisé avec l’ethin estradiol.

Rien de mieux qu’internet finalement pour trouver des renseignements. Alors, je me dirige vers des forums santé pour voire ce que les internautes ont à dire au sujet de Jasmine/Jasminelle, et notamment au sujet de l’acné qui suit l’arrêt de médicament. Et ça ne loupe pas ! En fait, vous êtes hyper nombreuses à souffrir d’acné après avoir arrêté cette pilule. Une internaute outrée dit, en à peu près ces termes : « je ne comprends pas, on m’a prescrit Jasmine pour traiter un dérèglement hormonal, ça devrait aller mieux une fois que je l’arrête ! ». Une autre souhaite repasser à une « pilule normale » car elle n’a plus de libido. Encore une autre a substitué Jasmine par Androcur, un médicament à base de cyprotérone… et vous voyez, le cercle vicieux repart.

En tout cas, j’ai bien vu que même les pilules qui ne contiennent pas de cyprotérone peuvent provoquer une crise d’acné quand on les interrompt brutalement. Certaines filles échappent à cette crise, et je suis très heureuse pour elles, mais malheureusement pour trop de filles l’arrêt de la pilule rime avec acné, déprime, solitude, incompréhension, et souvent reprise de pilule ou, pire, prise de médicaments anti-androgéniques telles que Androcur ou Spironolactone, ou des antibiotiques, qui ne sont que des bombes à retardement pour l’acné.

3- La Solution

La solution s’effectue en plusieurs temps. Tout d’abord, elle existe, et avant de se jeter corps et âme dans la spirale infernale pilule-arrêt-acné-médocs-acné-déprime-re-pilule, il faut s’arrêter un instant et s’instruire.

La première chose que j’ai compris en me documentant sur la pilule, c’est que personne, ni même les médecins, n’y connaît quoi que ce soit. Les médecins ne sont que les pantins des géants de l’industrie pharmaceutique. Ils ne sont pas plus informés que vous et moi. Finalement, les infos sont là pour celui ou celle qui veut les chercher, dans les ouvrages de médecine, sur internet, même vulgarisés sur Wiki les gars, alors pas d’excuse ! Donc voilà, la première chose à faire pour une personne qui veut arrêter la pilule et retrouver son cycle normal est de S’INSTRUIRE ! Tu es le maître de ton corps. Dans cette vie, tu n’as pas le contrôle sur la météo ou sur la situation économique du monde, mais bordel, tu as le contrôle sur ce que tu mets dans ton corps ! Ne laisse personne, ni les médecins, ni les médias te convaincre du contraire. Un bon choix est un choix informé, alors avant de gober les comprimés qu’on te prescrit, INFORME-TOI ! Que contient-ils ?  Est-ce que les ingrédients sont nocifs ?  Etc. Etc.

lecture

La deuxième étape consiste à élaborer une stratégie pour arrêter la pilule en douceur. Si tu prends un contraceptif oral depuis un moment, sache que ton corps s’y est certainement habitué, et que tu risques fortement de faire une crise d’acné si tu l’arrêtes brutalement.

Moi, j’ai décidé de réduire le dosage progressivement en diminuant la dose un petit peu plus chaque moi pendant 6 mois. Pour ce faire, je me suis munie d’un cutter à papier :

cutter à papier

d’une petite planche en bois que j’utilisais seulement pour couper mes pilules (je vous expliquerai pourquoi après) :

planche

d’un petit sac congélateur :

sac plastique

– Pendant les 2 premiers moi, j’ai pris ma planche en bois, j’ai placé mon petit comprimé dessus, et à l’aide de mon cutter à papier, j’ai coupé mon comprimé en 2. Ensuite, j’ai coupé un côté en deux, et j’ai mis un quart de la dose dans mon petit sac congélateur. J’ai avalé les 3/4 qui restaient sur la planche.

3/4

La raison pour laquelle j’ai mis le quart de pilule superflu dans le sac congélateur plutôt qu’à la poubelle est parce qu’il ne faut jamais jeter des médicaments contenant des hormones dans la poubelle ou l’évier. C’est très nocif pour l’environnement. Mieux vaut les conserver dans un sac plastique et ensuite les déposer dans une pharmacie, où ils sauront comment s’en débarrasser. Pareil pour la planche en bois ; les hormones que je libère en coupant mes comprimés sont nocifs, et je veux éviter de contaminer des aliments avec. Je me sers donc d’une planche en bois spéciale pour ma petite opération !

– Pendant les 2 mois suivants, j’ai fait la même chose, mais au lieu d’avaler 3/4 de pilule, j’avalais 1/2 du comprimé, et je plaçais l’autre moitié dans le sac en plastique.

– Pendant les 2 derniers mois, j’ai fait de même, mais j’e n’ai pris qu’un quart du comprimé, et j’ai placé le reste dans le sac.

4- Quelques mises en garde…

warning

J’ai choisi de ne pas informer ma gynéco et mon médecin traitant de ma stratégie. Bien sûr, je n’ai pas trop le droit de vous encourager à aller derrière le dos de votre professionnel de santé, donc voilà, si vous êtes suivis par quelqu’un de confiance, parlez-en avec lui, qui sait, peut-être vous encouragera-t-il à procéder ce cette manière.

Durant ces mois de sevrage, mes règles ont été un peu anarchiques. Elle arrivaient souvent une semaine trop tôt, et elles duraient plus longtemps que d’habitude. Parfois, elles étaient plus abondantes, et un peu plus douloureuses. Perso, j’ai un seuil de tolérance à la douleur assez élevé, donc pour moi cela n’a posé aucun problème, et puis, j’avais tellement envie d’en finir avec cette pilule que je n’en avais que faire. D’ailleurs, j’ai eu raison, parce que depuis que je ne prends plus de pilule du tout mon cycle s’est régularisé et tout est rentré dans l’ordre.

Ne pas prendre toute la dose = risque de grossesse. En ce qui me concerne, avant même de commencer à me « sevrer » de la pilule, mon compagnon et moi avons eu une discussion évaluant tous les risques possibles et imaginables. Nous avons décidé d’utiliser un autre moyen de contraception pour éviter les surprises, et nous avons parlé de la possibilité de tomber enceinte. Nous avons convenu que si cela arrivait, même sans que cela soit prévu ou souhaité, nous serions finalement très heureux. Donc voilà, pas de coups vicieux le dos de votre copain, les nénettes ! Et protégez-vous, parce que la pilule n’agit pas contre les MST !

Bon sevrage à celles qui veulent tenter le coup. Entre temps, j’ai vu ma gynéco, qui m’a confirmé que tout fonctionnait bien, et que j’avais le feu vert si je souhaitais mettre en route un petit bout de chou… affaire à suivre !

Bientôt, j’écrirai PART 3 de « Comment arrêter cette daube de pilule » pour vous donner la liste des compléments alimentaires et des changements nutritionnels que j’ai effectués pour aider à régulariser mon cycle… 

N’oubliez pas de suivre ce blog pour être informé(e) par mail dès qu’un nouvel article paraît

Acné et pilule : comment arrêter de prendre cette daube de pilule sans passer par la crise de boutons et sans devenir une « crazy bitch »? PART 1

Dans le monde de Candide – pensez clip de Lana del Rey ; des mecs torse-poils en jean et des nanas en maillot de bain Eres se lançant des regards langoureux en buvant des Nespressos à la paille et en caressant des petits chatons tout mignons – les filles n’ont jamais entendu parler d’ac… d’ac… de… oula, allez, le me lance… d’ac.. d’acné (ouf, pendant tout un moment je croyais que je n’y arriverais pas!), elles ne prennent pas la pilule (non mais enfin, ce sont des hormones artificieeeels!), elles n’ont pas leurs règles, et encore moins les sauts d’humeur « crazy bitch » qui les accompagnent. Ouais, dans le monde de Candide, on badine avec l’amour, et on se fiche du flacon pourvu qu’on ait l’iPad. C’est sympa le monde le Candide, surtout quand on a 17 ans et qu’on se bat avec nos parents pour que notre petit copain ait le droit de dormir à la maison. En général tout cela se termine par un petit passage chez le médecin, et par la prescription de ce médicament tout rond, tout beau qui va nous permettre de « dormir » avec notre copain sans avoir à craindre l’autre petit passage chez le médecin pour l’autre médicament tout rond tout beau… enfin bref, vous m’avez compris.

1- La pilule et moi, une belle histoire d’amour

ado maquillage

Moi, je l’ai prise à 18 ans. Elle m’a été prescrite par mon médecin traitant parce que je me plaignais d’avoir des « boutons » (je tiens à préciser que ce que je qualifiais de « boutons à l’époque étaient 2-3 rougeurs par ci par là tous les quelques mois qui disparaissaient au bout de 24h), et parce que j’étais mal réglée. Pour faire court: j’ai demandé la pilule, on me l’a donnée. Elle s’appelait Diane 35, et je l’adorais. Ma peau était devenue parfaite, je savais quand mes règles allaient apparaitre, et ne risquais pas une grossesse imprévue, trop cool! Jusqu’ici tout va super super bien…

2- Euh oui… jusqu’au jour où…

3 ans plus tard, mon petit ami et moi rompons, et je décide d’arrêter la contraception. No problèm, me dit-on: au lieu de reprendre ta pilule après l’interruption obligatoire de 7 jours, tu ne la prends pas, et tu retrouveras ton cycle naturel en un rien de temps. Eh hem, bien sûr! Que dalle, oui! Alors, je compte, 28 jours depuis mes dernières règles, et je laisse la nature suivre son cours. Trop cool, j’ai arrêté de prendre la pilule (j’étais soulagée d’arrêter de la prendre parce qu’entre temps j’avais eu le temps de me documenter sur les effets négatifs des pilules telles que Diane 35)! Bon, le 28 ème jour arrive, et pas de règles… mais bon, pas grave, c’est normal, mon corps a juste un peu de mal à se réadapter. Je patiente… 32 jours… 2 mois… 3 mois… 4 mois… 5 mois… 6 mois. « Keuwa?! » Je vous entends de derrière vos écrans. Et oui, j’ai mis 6 mois à retrouver mon cycle, et ce n’est pas tout.

Tout à l’heure je vous expliquais que j’avais commencé à prendre la pilule par vanité (je ne voulais plus jamais avoir de « boutons). Bon, et bien à peu près 3 mois après avoir arrêté de prendre la Diane, j’ai commencé à voir quelques petites rougeurs apparaître sur mon visage. Rho, pas de souci! Mon corps se réadapte à mes hormones naturels (j’étais optimiste!). Sauf que, ces petites rougeurs se sont transformées en grosses rougeurs, et à mesure que les semaines passaient, les grosses rougeurs se transformaient en gros boutons cystiques, et bam, au bout de 4 mois et demi après l’arrêt de la pilule j’étais devenue méconnaissable. Bon, j’exagère un peu, mais pas tant que ça (mes copines sont sympas; elles me disent que ce n’était pas aussi horrible que je le prétends, mais elles avouent que c’était quand même une importante inflammation, et qu’elles ne m’avaient jamais vu dans cet état). Donc récapitulons: j’arrête ma pilule, ma gynéco me dit que tout va se remettre en place sans souci, mais je ne retrouve pas mon cycle, et mon visage est recouvert d’acné. Apart ça, la pilule ne détraque pas le cycle naturel !

effets Diane 35

3- Un cercle vicieux

S’en suit une longue période de temps durant laquelle je n’ose pas arrêter la contraception orale. Je passe de Diane 35 à Jasmine – ma gynéco m’assure que ça se vend « comme des petits pains » aux USA. Étant trop flippée pour questionner ses dires, j’entame cette nouvelle plaquette illico. Puis, une après-midi, en juillet 2006 (j’avais 23 ans), alors que je fais du shopping, je sens que je peine à respirer. J’attribue ce malaise à la chaleur, et je continue mes achats. Un peu plus tard, je me trouve dans un autre magasin, climatisé pourtant, et la même sensation me prend, cette fois-ci accompagnée d’une légère gène dans la poitrine. Je suis entrain de m’acheter des chaussures. Je m’assieds sur un tabouret en attendant que la gène s’en aille, mais je sens que je peine à respirer et que même si je ne suis pas mourante ce n’est pas normal. J’appelle mon compagnon au téléphone. Il vient me chercher en voiture et me ramène à la maison. Arrivée chez moi, je m’allonge et je bois de l’eau. Je me sens soulagée d’être chez moi mais j’ai quand-même une lourdeur au milieu du dos, c’est discret mais ça ne s’en va pas. Mon compagnon trouve tout ceci bizarre et appelle SOS médecins. Ils envoient le SMUR, qui, une fois sur place, procèdent à un électro-cardiogramme. Ils trouvent le résultat « bizarre » également, et décident de me transporter aux urgences pour des examens plus approfondis.

Pour couper court une longue histoire, ce soir-là j’ai subi des examens cardiaques et veineux qui n’ont débouché sur rien. À ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été hospitalisée ; les résultats des examens sont restés à l’hôpital malgré plusieurs tentatives de les récupérer aux secrétariats des divers services dans lesquels j’ai subi les tests. Il n’empêche que quand j’ai évoqué l’incident lors d’une visite de contrôle chez ma gynéco, sa première réaction a été de nier la possibilité d’une réaction à ma pilule contraceptive, puis de me prescrire la pilule « d’en dessous », appelée Jasminelle, qui « contient moins d’hormones » que celle que je prenais au moment du malaise, Jasmine. Je me rends compte à ce moment-là qu’en fait ma gynéco tâtonne ; elle n’en sait pas plus que moi sur les dosages des pilules qu’elle me prescrit. Je ne peux pas lui en vouloir, mais je reste inquiète ; si le spécialiste ne connaît pas les vrais effets secondaires des nouvelles pilules, alors qui les connaît ? Et alors, si personne ne connaît les risques encourus par la prise de ces contraceptifs, que suis-je si ce n’est un cobaye ? Et si je suis un cobaye, et que personne ne peut m’informer sur les effets secondaires, alors je ne saurai jamais pourquoi, alors que j’avais 23 ans, que j’étais jeune, active, et heureuse, j’ai dû être transportée en urgence à l’hôpital pour un problème cardiaque. Il n’empêche que j’ai une petite idée de ce qui s’est passé ce soir-là. Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je suis persuadée que j’ai fait partie des 2500 femmes qui, tous les ans, ont un malheureux « accident » lié à la prise d’un contraceptif oral.

Je ne suis pas morte ce soir-là, et le lendemain j’ai repris le travail comme si de rien n’était. J’ai même continué à prendre Jasminelle pendant quelques années, parce que sur le coup j’ai suivi le conseil des médecins qui était de « ne pas se soucier » de cet événement isolé. Ce n’est que plus tard, début 2012 que j’ai commencé à me renseigner sur l’utilisation des contraceptifs oraux. Ce que j’ai trouvé n’était guerre réjouissant. D’ailleurs, en janvier 2013, lorsque tous ces scandales liés à la pilule commençaient à paraître au grand jour, cela faisait plus de 6 mois que j’avais arrêté ma pilule suite aux recherches que j’avais effectuées. J’étais, comme la plupart des femmes, je suppose, très heureuse de voir que l’on commençait à considérer ces 2500 « accidents » comme des vrais problèmes médicaux et non plus des simples « cas isolés ». On dira ce qu’on voudra sur les statistiques, il n’empêche que ça remet tout de suite les choses en perspective. En effet, tous les ans en France, 20 femmes décèdent suite à la prise d’une pilule contraceptive. 20 femmes, les gars, « allo quoi » !

pilule

4- Pourquoi arrêter

En ce qui me concerne, j’ai arrêté la pilule pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais l’impression de ne plus connaître mon corps. J’avais 29 ans, et j’avais passé plus de 10 ans sous pilule. Quand je l’avais prise pour la première fois, en 2001, mon cycle était très irrégulier. Peut-être était-il toujours aussi irrégulier ? Peut-être n’arriverai-je jamais à concevoir un enfant ? Et puis, ces questions d’embolie pulmonaire… tout ce que je lisais en ligne sur « Yaz », l’équivalent anglophone de Jasmine, ne me rassurait pas. J’avais 29 ans, et je ne supportais plus l’idée de mettre des hormones synthétique dans mon corps. Je payais entre 25-37 euros tous les 3 mois pour un médicament que je soupçonnait d’avoir été à l’origine d’un malaise quelques années auparavant. Je me sentais esclave. J’en avais marre. Je ne comprenais plus cette histoire de féminisme : la pilule rend libre, elle permet de s’épanouir sexuellement, bla bla bla. D’après moi et mes copines, la pilule était surtout dangereuse, chère (la plupart du temps à nos frais, merci le féminisme), elle pouvait rendre stérile, et chez de nombreuses femmes elle avait un effet négatif sur la libido… euh, quelqu’un a dit « féminisme » ?

J’avais envie d’en finir avec cette daube, mais que faire ce cette crise d’acné post-pilule ? J’en avais la chair de poule. Une amie à moi venait de faire la redoutable expérience post Diane 35. Elle en était sortie traumatisée : perte de cheveux, acné à ne plus savoir quoi en faire, sauts d’humeur, mais elle a été courageuse et elle n’a jamais cédé à la tentation de la reprendre. Les dérèglements hormonaux ont duré entre 6 mois et 1 an, mais ensuite tout est rentré dans l’ordre, et aujourd’hui elle a une superbe peau et elle a retrouvé sa chevelure splendide. Mais rien qu’à l’écouter me raconter tout cela j’avais les mains moites. Il fallait que je trouve un autre moyen de me sevrer de cette pilule. Ma copine avait arrêté sa plaquette du jour au lendemain, mais clairement cette méthode (préconisée par les médecins pourtant) n’était pas efficace contre l’acné et les dérèglements endocriniens. J’ai décidé d’emmerder les médecins et de n’en faire qu’à ma tête, après tout, c’est en partie à cause de l’ignorance de ma gynéco que j’ai fini à l’hôpital, pourquoi lui ferais-je confiance ?

desintox

5- La cure de desintox

Première étape : reconnaître qu’on est une droguée. La pilule est une drogue légale, certes, mais elle ne reste pas moins une drogue. Notre corps s’habitue à ne pas produire des hormones naturels, et peu à peu il devient « accro » à ces substances artificielle.

Deuxième étape : s’informer. Savez-vous ce que contient votre pilule ? Souvent elle est fabriquée à partir d’urine de cheval. Vous trouvez ça dégueu ? Vous avez raison, c’est dégueu. Connaissez-vous les statistiques en rapport avec le cancer du sein et la pilule ? Connaissez-vous le taux d’infertilité suite à une prise prolongée ? Connaissez-vous les différentes pilules, et savez-vous dire à quelle « génération » elles appartiennent ? Et plus important encore, connaissez-vous le fonctionnement de votre corps ? Qu’est-ce qu’une phase folliculaire, lutéale ? Connaissez-vous le nom des hormones responsables de l’ovulation ? Bref, qu’en savez-vous à propos de votre corps ? Perso, j’avais beau connaître plein de choses sur la santé et la nutrition, mes connaissances en matière de cycle féminin étaient minables. Et plus je me cultivais, plus j’avais la rage, car je me rendais compte de ce que j’avais mis dans mon corps pendant des années. Et plus j’avais la rage, plus j’avais envie d’en finir avec la contraception orale.

Dernière étape : élaborer une stratégie. Moi, j’ai décidé de me sevrer de la pilule petit à petit. J’ai décidé de réduire la dose graduellement. Je suis partie du principe que ce qui était à l’origine des troubles hormonaux était bel et bien le changement brutal ‘pilule – pas de pilule’, alors j’ai décidé de l’arrêter progressivement. J’ai acheté un cutter à papier, et chaque mois, pendant 6 mois, j’ai graduellement coupé ma pilule de sorte à réduire le dosage lentement. Pendant 2 mois, j’ai pris 3/4 de la dose, puis 1/2 de la dose pendant 2 mois, puis 1/4 de la dose pendant 2 mois. Au total, j’ai mis 6 mois à me sevrer. Ce n’était pas évident à couper les comprimés. Je respectais toujours l’arrêt de 7 jours entre les plaquettes, et bien entendu, j’utilisais d’autres moyens de contraception, car le fait de réduire la dose prescrite m’exposait à une grossesse non-désirée.

6- Est-ce que ça marche ?

ça marche!

Oui, oui, et re-oui ! Mon cycle était un peu détraqué pendant les 6 mois de sevrage, mais j’ai retrouvé un cycle tout à fait normal après avoir arrêté pour de bon en juillet dernier. Côté acné, je n’ai jamais eu le moindre bouton durant tout le sevrage et par la suite. Aujourd’hui, cela fait presque un an que je ne prends plus de contraception orale et ma peau est superbe. De plus, j’ai mes règles tous les mois.

Les filles, si vous êtes intéressée pour en savoir plus sur comment j’ai fait, laissez-moi un commentaire ou envoyez-moi un message privé. Je serais ravie de vous donner plus de détails. J’ai la rage contre le système médical, et je serais plus qu’heureuse de vous aider à vous libérer de cette daube ! Bonne chance, les nenettes !

Christelle

N’oubliez pas de suivre ce blog pour être informé(e) par mail dès qu’un nouvel article paraît