Le paradoxe pilule – féminisme

Il y a 4 ans – j’avais lors 30 ans et je prenais la pilule depuis presque 12 ans – j’ai publié mon tout 1er article sur ma décision un peu hors-norme de me ‘sevrer’ de la pilule contraceptive sur une période de 6 mois au lieu de l’arrêter d’un coup net. Puis, j’ai publié le 2ème et le 3ème article dans lesquels je détaillais mon expérience somme toutes très encourageante. Loin de moi d’imaginer qu’en publiant ces articles je susciterais autant de réactions positives de la part de femmes qui, comme moi, se sentaient prises au piège par les hormones de synthèse.

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Je trouvais fascinants tous ces témoignages; toutes ces femmes, jeunes, moins jeunes; toutes ces expériences ratées… Je pensais que mes articles seraient vite lus, puis vite oubliés. Je pensais être un cas un peu rare, et je pensais que mon ‘expérience sevrage’ un peu obscur parlerait aux quelques autres rares femmes qui, comme moi, avaient envie d’arrêter la pilule, mais qui, comme moi, avaient la trouille de se retrouver couvertes de boutons ou moustachues, à attendre la venue de leurs règles pendant des mois, etc… 

En fait, nous étions nombreuses, super nombreuses même, à avoir vécu des espèces d’histoires d’horreur passées sous silence dans le discours mainstream (« ah bon?  – Mais non, non, ça ne peut pas venir de la pilule »). Pour certaines, l’horreur venait de la prise de la pilule elle-même; troubles de la digestion, dépression, libido en chute libre, acné, règles douloureuses, AVC, mort… ça va crescendo… Pour d’autres, la prise de pilule en soi n’était pas synonyme d’effroi, mais l’arrêt… ahh bon Dieu (c’était mon cas). Le dénominateur commun? – Aucune d’entre nous n’avait été prévenue de tous les effets rebond. On nous avait prescrit la pilule un peu comme on envoie un enfant chercher un pain au chocolat: ‘bonjour, merci… au suivant!’ On nous avait expliquées que bien des femmes avaient tout sacrifié pour que nous – la génération dite ‘libre’ – puissions jouir du choix que ces ‘martyrs’ n’avaient jamais eu. Alors on leur avait voué un culte, et tous les jours, à la même heure, on avait accompli le même rituel discret pensant être les plus chanceuses au monde de ne pas avoir à enfanter à chaque printemps.  

Nous, les gamines de 18 ans, qui étions davantage préoccupées par le désir de coucher avec notre chéri que par les graphiques de température basale censés nous aider à nous repérer dans notre cycle menstruel. Nous n’en avions que faire de savoir reconnaitre l’aspect de notre glaire cervicale afin de pouvoir détecter l’ovulation. Bla bla bla. La pilule c’était surtout sans prise de tête. Tu prends ton comprimé, tu n’ovules plus; tu peux vivre ta vie peinarde. Et puis Monsieur peut vivre peinard aussi! Trop cool pour lui! C’est madame qui paye sa propre contraception, ou alors elle est remboursée par la sécu si elle a de la chance, et monsieur peut profiter du corps de sa belle sans la moindre préoccupation… le pied.  

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Pour la génération ’68 il n’y rien de plus féministe que la pilule. Je peux comprendre. J’ai une amie soixante-huitarde qui se rappelle d’un monde où les femmes étaient privées de carrière, entretenues, et souvent laissées pour compte. Pour elle, la pilule représente LA gifle au visage de la domination masculine. Pour moi, la vérité est évolutive. Certains verront peut-être mon article comme le coup de gueule d’une gosse ingrate qui n’a jamais rien connu d’autre que le confort. À cela je répondrais qu’il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis. Et si on s’entête à dire que toutes les inventions sont bonnes à garder alors on se met le doigt dans l’oeil. Parlons un peu du gros problème environmental qu’est le plastique. Eh beh oui, c’était funky de manger dans des assiettes en plexiglas et de s’habiller en nylon dans les années 70, mais maintenant nos océans et nos rivières sont pollués, nos hormones sont perturbés, et on commence à se dire que bon… tout compte fait le verre ce n’était pas si mal! La pilule est tout aussi dévastatrice pour l’environnement, et sans manquer de respect à ceux et celles qui nous ont précédés nous nous devons de tout remettre en question continuellement.

Attention, je ne dis pas que la pilule n’a pas sa place dans la société, mais peut-être qu’à l’ère du progrès j’aimerais que le discours sur la contraception à l’école considère les ‘contres’ aussi bien que les ‘pours’ quand il s’agit de parler de la prise d’hormones de synthèse. Nos filles, les mamans de demain, méritent de pouvoir faire des choix informés, non? Elles méritent d’être les maitres de leur propre santé, non? Perso, je trouve qu’on leur doit bien cela, et ce n’est pas gagné, car avant tout la pilule est une machine à pognon dont l’objectif primaire est de remplir les poches des grands laboratoires pharmaceutiques. N’oublions jamais cela lorsque nos médecins essayent de donner la pilule à nos ados pour qu’elle soient ‘mieux réglées’. Outre les rares cas de jeunes femmes souffrant de conditions que seule la pilule peut soulager (il y en a, je ne le nie pas, mais elles restent minoritaires), la plupart des jeunes verront leurs cycles se régulariser peu à peu sans l’aide de médicaments. La majorité des femmes ‘mal réglées’ ou même OPK peuvent parvenir à régulariser leurs cycles en adoptant une alimentation plus adaptée à leur métabolisme.

Je réitère: la pilule a bien sa place dans notre société mais elle doit être prescrite dans 2 cas de figure seulement:

1) la patiente a choisi ce moyen de contraception elle-même après avoir étudié toutes les options qui s’offrent à elle et après avoir pris connaissance de tous les risques encourus. Il ne suffit pas au médecin de recommander à la patiente de lire la notice du médicament; un vrai dialogue doit avoir lieu entre patiente et médecin. 

2) la patiente souffre d’une condition dont les symptômes ne peuvent être soulagés que par la prise d’un contraceptif oral. Encore une fois, la personne concernée doit être pleinement informée de tous les risques encourus.

Par ailleurs, la pilule ne doit jamais – ô grand jamais – être prescrite sans que la patiente n’ait subi un examen médical approfondi (analyses sanguines, antécédents familiaux, poids de la patiente, hygiène de vie, etc.). La plupart des AVC liés à la prise de contraceptifs oraux surviennent au cours de la 1ère année. Les patientes doivent donc à tout prix être suivies de près durant cette période à risque.

Personnellement, je n’ai eu aucun mal à me procurer la pilule. Il m’est arrivé plusieurs fois de voir un médecin de garde ou même d’aller dans une pharmacie pour demander qu’on me ‘dépanne’ (j’étais accro j’vous dis!). On me faisait la morale pendant 30 secondes (vous savez, mademoiselle, je ne devrais pas trop… en principe il faudrait passer par votre gynéco, etc…), puis, dès que je sortais mon porte-monnaie on me donnait ce que je voulais. Bon nombre de mes copines se sont fait prescrire leurs 1ères pilules au planning familial, où les examens médicaux étaient plus ou moins facultatifs.  Ce qui nous oblige à nous poser la question: si une femme libre de droits souhaite accéder à un moyen de contraception, peut-on lui refuser? Je n’en sais rien. Il y a 10 ans j’aurais trouvé cela scandaleux que l’on me refuse l’accès à la pilule sans examen médical, aujourd’hui je ne sais pas… Dans le serment d’Hippocrate il est dit: « je ne remettrai à personne du poison si on m’en demande, ni ne prendrai l’initiative d’une pareille suggestion ». Et si on s’en tient à l’expression anglophone: « one man’s meat is annoter man’s poison », on est forcés d’admettre que ce qui convient à une personne ne convient pas à une autre. Par conséquent, dans le souci de « s’abstenir de tout mal » (tous les ans en France 20 femmes meurent à cause de la pilule), je suis de plus en plus convaincue qu’à défaut d’avoir un bilan médical sous les yeux le médecin ne peut pas prescrire la pilule contraceptive à la jeune femme lambda qui voudrait qu’on la ‘dépanne’. 

Je suis peut-être trop idéaliste (ou pas assez cynique; certains me diront que 20 décès par an c’est un chiffre dérisoire comparé aux accidents de la route), mais en tant que femme je ne me sens pas satisfaite de la façon dont on me vend la pilule. La pilule est un médicament à haut risque et non pas un cachet magique qui me libère de la domination masculine. Pour que nous soyons vraiment égaux alors il faudrait que les hommes aient leur pilule, et d’après tout ce que j’ai pu lire à ce sujet il semblerait que nos amis masculins ne s’enflamment guère à l’idée de prendre des hormones de synthèse qui pourraient leur provoquer des effets secondaires (voyons!). 

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Le but de cet article n’est pas de nier l’utilité de la pilule mais simplement de la remettre à sa place. Peut-être qu’il est temps pour nous les femmes de repenser notre rapport au pouvoir et de nous demander si vraiment la pilule nous libère autant qu’on voudrait nous le faire croire. Lorsque je prenais la pilule j’étais totalement déconnectée du fonctionnement de mon corps. J’avais littéralement mis en suspens mes hormones. J’avais placé ma santé entre les mains d’un grand laboratoire allemand, et dès que j’essayais d’arrêter cette pilule que j’affectionnais de moins en moins je souffrais d’une horde de symptômes tellement désagréables que j’étais forcée de la reprendre. Aux yeux de la société j’étais peut-être ‘libre’ car je n’étais pas enceinte, mais dans mon for intérieur je me sentais complètement emprisonnée. 

Connaitre son cycle c’est un peu comme avoir son permis. Quand on sait conduire on n’est plus à la merci des transports en commun; en somme, on n’est plus à la merci des autres. Prendre la pilule c’est un peu comme ranger son permis au fond d’un placard; il n’y a aucun mal à cela… au moins on l’a, et si on en a besoin on peut le ressortir, le dépoussiérer, et prendre la route à n’importe quelle heure du jour ou de la nuit. Trop souvent, la pilule est prescrite à des gamines qui ignorent complètement le fonctionnement de leur propre corps, et pendant des années elles sont totalement déconnectées des processus naturels de la vie. Pire, leurs choix et leurs ‘préférences’ sont subrepticement influencés par la prise d’hormones qui ne sont pas les leurs. Si c’est cela la défense de la ‘liberté de la femme’ alors j’ai un peu l’impression de m’être fait avoir!

Attention, je ne préconise pas la ‘méthode pull-out’ pour éviter les grossesses non-desirées. Faut pas déconner non plus! Honnêtement, je trouve que le meilleur moyen de contraception ça reste la bonne vieille capote et une bonne connaissance du cycle féminin. Et oui c’est clair que le préservatif est ‘moins confortable’ mais bon, tant que les hommes ne voudront pas prendre la pilule je ne vois pas pourquoi je serais obligée de sacrifier ma santé pour leur confort temporaire. Pour moi, c’est cela le féminisme moderne, et il y a beaucoup d’hommes qui sont totalement d’accord avec ce raisonnement. Le mien est hyper protecteur en ce qui concerne ma santé, et si ce n’était pas le cas j’avoue que je serais inquiète quant à l’avenir de notre relation.

Il y a une expression (tirée d’un texte religieux je crois, je ne sais plus lequel), qui dit que « tout est permis mais tout n’est pas utile ». À mon humble avis c’est de cette façon-là qu’il faut que nous considérions la pilule contraceptive aujourd’hui. Tout comme le plastique, qui a vu des débuts fulgurants de succès, la pilule a fait trop de ravages sur le plan environnemental pour que nous les balayions d’un revers de main. Je vous invite à effectuer vos propres recherches au sujet des contraceptifs oraux. Lisez des articles, parlez avec vos amies, vos mères, vos soeurs, vos filles, mais aussi avec vos mecs, vos frères, vos fils; demandez-leur de vous parler de leur expérience; osez tout remettre en question continuellement. Il nous appartient en tant que femmes de ne pas prendre comme argent comptant ce que le discours mainstream veut nous faire croire. Il nous appartient de poser des questions gênantes et de chambouler l’ordre du monde – les hommes ne le feront pas à notre place!

« Les femmes libres ne sont pas des femmes » Colette

 

GUEST POST : Stéphanie a trouvé une solution naturelle à la crise d’acné post pilule!

plus d'acné

Coucou les amis,

Suite aux articles « Comment arrêter cette daube de pilule » qui ont été postés au printemps, de nombreuses internautes se sont tournées vers ce blog pour les aider à comprendre pourquoi leur arrêt de pilule a été aussi difficile à gérer (aussi bien d’un point de vue épidermique que d’un point de vue psychologique), et pour trouver un peu de réconfort auprès d’autres femmes traversant la même crise. Une lectrice, Stéphanie, a fini par trouver une solution naturelle à sa poussée d’acné post Diane 35. Ses commentaires ont été précieux pour les femmes qui subissaient la crise post-pilule et qui se sentaient à court de remèdes et à bout de nerfs, et je lui ai demandé si elle voulait bien faire un condensé de tous ses commentaires. Elle a très gentiment accepté. Voici donc son témoignage. Je souhaite qu’il vous soit utile. N’hésitez pas à contacter Stéphanie dans la section « commentaires » ci-dessous. 🙂

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Bonjour à toutes,

Suite à la proposition de Christelle, j’ai souhaité apporter mon témoignage quant à l’arrêt de la pilule Diane 35. Contrairement à Christelle, je n’ai (malheureusement) pas fait le sevrage qu’elle recommande. Au contraire, j’ai arrêté cette pilule du jour au lendemain. La semaine prochaine, je fêterai l’anniversaire de cet arrêt (un an). J’en ai vraiment bavé pendant plusieurs mois, mais aujourd’hui, le bilan est malgré tout positif et ma conclusion est la suivante: l’acné post-pilule n’est pas une fatalité!


DURÉE DE MA PRISE DE DIANE 35
J’ai commencé à prendre Diane 35 en 2004 suite à des problèmes d’acné provoqués par la pilule Minidril. Ce fut le début du cercle vicieux dont je commence seulement à sortir…En effet, je précise que j’avais 21 ans quand j’ai eu mes premiers problèmes d’acné hormonal causé par la prise de la pilule. Je n’avais jusque là jamais connu l’acné et j’étais totalement démunie face à ce phénomène.

J’ai pris Diane 35 jusqu’en janvier 2013, mais en essayant de l’arrêter à plusieurs reprises, car j’avais les effets secondaires suivants pendant sa prise: grosse baisse de libido, infections vaginales à répétitions, palpitations, migraines, etc.
Je soupçonne également que mon irritabilité était lié à la pilule, car je suis beaucoup moins irritable depuis que je l’ai arrêtée…

Je savais qu’arrêter Diane 35 serait difficile, car à chaque fois que j’avais essayé de le faire avant, l’acné revenait de plus belle au bout de 6 mois et je reprenais la pilule illico presto sur les « conseils » des médecins qui me décourageaient de l’arrêter. J’ai donc anticipé et j’ai pris cette fois-ci, dès l’arrêt, beaucoup de compléments alimentaires pour m’aider à passer ce cap. J’ignorais à ce moment l’enfer que je vivrais… je n’avais tout simplement jamais vécu ça, même avec Minidril.

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JOURNAL DE MA PEAU POST-DIANE 35
– Début janvier 2013: arrêt Diane 35
– Fin février: un kyste arrive et dure plusieurs semaines
– Mi-avril: premiers kystes occasionnels
– Fin mai: ma peau est déjà abîmée, ça me gêne beaucoup, mais j’ose encore sortir
– Fin juin: premières grosses poussées (plusieurs kystes d’un coup)
– Début juillet: début du cauchemar, mes joues sont maintenant couvertes de bosses: des kystes profonds et douloureux, des pustules et des croûtes. Je n’ai plus un jour sans boutons. Je ne peux plus toucher mon visage car j’ai trop mal. Mes cheveux sont huileux, ma libido est explosive (seul point positif), je commence à perdre mes cheveux en grosse quantitié, j’ai plus de pilosité, j’ai des bouffées de chaleur et des sautes d’humeur (je fonds en larmes même quand je me sens bien)… J’évite les lieux publics et je m’enferme chez moi. Comme je prends des plantes pour détoxifier mon corps, il est possible que cela a accentué le problème. Je deviens très complexée et déprimée, malgré mon tempérament habituellement combatif et positif. Je me trouve hideuse et repoussante.
– Mi-août: je commence la tisane d’ACHILLEE MILLEFEUILLE + Ergy Epur(artichaut, radis noir) + Ergy Desmodium
– Fin août: Eurêka! L’amélioration est déjà visible
– Début septembre: encore 3-4 boutons par semaine
– Fin septembre: poussées de plus en plus espacées et généralement 2 voire 1 seul bouton à la fois
– Octobre: 2-3 semaines d’affilée sans rien du tout (à part des cicatrices rouges)

– Novembre: peau de plus en plus belle, mais encore grasse et avec 1 bouton occasionnel
– Fin décembre: peau toujours grasse surtout au moment de l’ovulation, cicatrices toujours visibles mais qui s’estompent de plus en plus. Il est encore trop tôt pour moi pour sortir sans fond de teint,  mais je suis très à l’aise sans fond de teint en présence de ma famille. On me dit d’ailleurs que ce n’est pas trop visible.

Pour récapituler, la grosse crise a commencé fin juin (6 mois sans pilule) et s’est terminée mi-septembre (8 mois), avec un pic de juillet (6 mois) à mi-août (7 mois).

L’amélioration a été visible au 8e mois, les poussées étant de moins en fortes et de plus en plus espacées…

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MA SOLUTION

– usage interne: Je conseille de prendre de la tisane d’achillée millefeuille, qui a purement et simplement sauvé ma vie!! Elle m’a été recommandée par le Pr Henri Joyeux qui a dénoncé les effets pervers de la pilule dans un ouvrage. Il m’avait conseillé de boire une tasse le soir + 1 tasse de tisane de sauge le matin.Je buvais plusieurs tasses d’achillée par jour et en 2 semaines, les résultats étaient déjà là… même si j’étais encore loin d’être guérie.

Rien ne marchait avant (bardane, pensée sauvage, levure de bière, chrome, sélénium, huile d’onagre, etc.), peut-être parce que j’étais un cas extrême. Vu qu’il s’agit d’un problème hormonal, l’idéal est de s’attaquer à la racine du problème en prenant des plantes qui agiront sur les hormones: achillée millefeuille, sauge, vitex, compléments alimentaires ESTROSENSE, ESTROBLOCK.

– usage externe: crème Triacnéal (Avène) pour les cicatrices et les boutons +crème hydratante légère Avène – J’utilise depuis quelques jours un produit qui semble bien marcher Cicapeel de SVR (uniquement le soir).

achillée millefeuille

JOURNAL « DE BORD » ET PHOTOS

Je conseille vivement de prendre des photos et de noter l’évolution de votre acné. Ce sont de très bons outils permettant de voir les progrès. En effet, avec le temps, on oublie un peu les différentes étapes ou on n’a plus forcément de recul. On n’a pas forcément l’impression d’aller mieux, car on est découragé et déprimé, alors que les résultats sont déjà là et que l’on ne les voit pas. Cela permet aussi d’identifier quel produit a marché et au bout de combien de temps. On peut également garder une trace/preuve des dégâts…

CHUTE DE CHEVEUX

J’ai le malheur de continuer à perdre mes cheveux. J’ai donc dû les couper début novembre. J’avais de très beaux cheveux avant, très frisés et longs. Ils sont maintenant très fins, ternes et cassants. J’en ai également perdu une très grosse masse. Peu de gens s’en aperçoivent et beaucoup me disent que ça ne se voit pas et qu’ils sont beaux, mais il suffit que je leur montre des photos de moi avant pour que la différence devienne flagrante…

C’est important de s’écouter. Si vous avez l’impression de perdre beaucoup de cheveux, n’attendez pas. C’est qu’il y a un problème.

Je prends des compléments alimentaires depuis des mois, mais le traitement est très long. Je recommande des vitamines, de la B6, du zinc et éventuellement de la levure de bière.

Même si je suis en train de gagner la bataille contre l’acné, je sais que pour les cheveux, il faudra beaucoup de temps pour récupérer la masse que j’ai perdue, mais j’y arriverai, j’en suis certaine.

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COUP DE GUEULE!
Voici une suggestion qui me tient beaucoup à cœur: écrire aux services de pharmacovigilance (ANSM, Agence européenne du médicament, associations de consommateurs). Nous sommes des patientes et des consommatrices, et nous souffrons de problèmes de santé causés directement par un médicament autorisé à être mis sur le marché. Il n’est pas normal que nous soyons si nombreuses (partout dans le monde) à nous plaindre d’autant d’effets secondaires et que nous en souffrions en silence. Après tout, nous avons dépensé des fortunes pour acheter ce médicament qu’est la pilule et nous dépensons maintenant des fortunes pour soigner les troubles qu’il nous a causés. C’est tout simplement inadmissible. Plus nous serons nombreuses à signaler ces problèmes, plus ces derniers auront une chance d’être enfin pris au sérieux.
La pilule (et tout autre contraceptif hormonal) est selon moi un poison et les femmes souffrant de problèmes de santé à cause de ce produit sont très nombreuses. Ne fermons donc pas les yeux et n’acceptons pas de souffrir en silence!

femme qui écrit

COURAGE A TOUTES!
Je sais que c’est facile à dire, mais il ne faut pas céder et reprendre la pilule. Si on l’a arrêtée dans un premier temps, c’est pour une bonne raison. La reprendre, c’est reculer pour mieux sauter et c’est malheureusement ce que j’ai fait pendant des années à cause des conseils des médecins. Oui, j’ai vécu un ENFER après l’avoir arrêtée, et seules les personnes qui l’ont vécu peuvent comprendre, mais il faut garder en mémoire, que tôt ou tard, les choses finissent par rentrer dans l’ordre. Notre corps reprend ses droits. Cela vaut donc vraiment le coup de s’accrocher et de patienter! Alors, courage! 🙂

Avez-vous déjà vécu une expérience similaire à celle de Stéphanie? Qu’avez-vous fait pour en venir à bout de votre acné? Luttez-vous encore contre l’acné? Laissez-nous un commentaire ci dessous…

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Acné et Pilule – Comment arrêter de prendre cette daube de pilule ? PART 3

Si vous n’avez pas encore lu PART 1 & PART 2 de ce post, je vous conseille de le faire avant de lire ce prochain article.

Pour faire court, après une première tentative il y a 9 ans, j’ai finalement arrêté ma pilule pour de bon l’an dernier (en juillet 2012). Lors de ma première tentative j’avais arrêté du jour au lendemain – j’avais suivi ma plaquette jusqu’au bout, puis, au lieu de reprendre la plaquette suivante j’avais laissé faire la nature (comme l’indiquait la notice). Sauf que tout cela s’était terminé par une aménorrhée de 6 mois, de l’acné à ne plus savoir quoi en faire, un état dépressif, et une grande solitude, car bien sûr aucun médecin ne voulait acquiescer le problème. J’avais fini par reprendre ma pilule, pensant devoir en être prisonnière à vie. Après ce malheureux incident je croyais ne jamais pouvoir arrêter la pilule un jour sans passer par la case « boutons ». Mais l’an dernier, après avoir effectué pas mal de recherches en ligne, j’ai trouvé une méthode plus douce pour arrêter les contraceptifs oraux sans avoir à subir tous les effets néfastes dus aux changements hormonaux brusques. Cette fois-ci je n’ai pas demandé conseil à ma gynéco ni à mon médecin traitant.

En l’espace de 6 mois j’ai graduellement réduit le dosage de la pilule. Pendant 2 mois j’ai pris 3/4 de la dose prescrite, pendant les 2 mois suivants j’ai pris 1/2 dose, et pendant les 2 derniers mois j’ai pris 1/4 de pilule. Chaque soir, au moment de prendre ma pilule, je coupais mes comprimés au cutter à papier, et je ne prenais que la dose souhaitée. Petit à petit je suis donc passée d’un comprimé entier à rien du tout.

Cette méthode s’est avérée très efficace. Je n’ai jamais souffert d’acné durant tout le temps du sevrage ni par la suite, et depuis j’ai retrouvé un cycle régulier. Pour plus d’info, lisez PART 1 & PART 2 de ce post. Ces deux derniers articles ont été rédigés après avoir constaté que nous étions nombreuses à avoir eu une mauvaise expérience suite à la discontinuation abrupte de la pilule.

Je suis, aujourd’hui, contre ce moyen de contraception, qui, a mon sens, n’est pas du tout – contrairement à ce que l’on prétend depuis des décennies – la solution féministe aux grossesses non désirées.

De nombreuses femmes m’ont contactée suite à la lecture de ces 2 derniers articles, me remerciant pour toutes ces infos et me demandant conseil. Je ne suis pas médecin, et je n’ai pas les qualifications nécessaires pour pouvoir donner des conseils thérapeutiques. En revanche, je crois qu’en matière de santé on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et qu’à l’exception des conditions graves nécessitant une intervention médicale il est possible d’éviter les médicaments pharmaceutiques, notamment les contraceptifs oraux, prescrits à tout va.

On m’a beaucoup demandé si durant toute la période du « sevrage » et par la suite j’avais pris des compléments alimentaires ou « fait des choses » pour booster mon organisme et réduire les chances de refaire face à une crise d’acné. Voici donc quelques astuces pour vous aider dans votre aventure au naturel :

1- Mon petit nombril

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La pilule a tendance à tuer les bonnes bactéries dans l’intestin. J’ai donc investi dans un bon probiotique (on en trouve en pharmacie et dans les magasins bio). Je l’ai pris pendant les 6 mois de sevrage, et je fais des petites « cures » tous les quelques mois depuis que j’ai arrêté la pilule tout court. Des déséquilibres de la flore intestinale peuvent conduire à des mycoses à répétition, et à la malabsorption de nutriments essentiels au bien être de la peau, des cheveux, et des ongles. Le probiotique aide la flore à se reconstituer et permet une meilleure digestion et une meilleure absorption des nutriments. Pour celles qui disposent d’un peu plus de temps, le kéfir de lait ou de noix de coco est un excellent probiotique fait-maison. La choucroute fermentée crue est également une excellente source de bonnes bactéries.

2 – Les anti-inflammatoires

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Durant tout le temps du sevrage et depuis que j’ai arrêté la pilule j’ai radicalement augmenté ma consommation de légumes à feuilles verts et de fruits et légumes colorés. Les légumes verts foncés sont une superbe source d’antioxydants. Les tomates, les carottes, les baies telles que les myrtilles et la canneberge sont très efficaces contre l’inflammation, et on sait tous que l’acné n’est autre qu’une inflammation de l’épiderme…

Et pour celles qui souhaitent retrouver leur cycle naturel en vue d’une grossesse, les épinards et les légumes à feuilles vertes contiennent plein d’acide folique, une vitamine nécessaire au bon développement du foetus, surtout en début de grossesse.

3 – Le curcuma

TurmericCette racine orange est bourrée d’antioxydants et elle est bien connue pour ses vertues guérissantes. On en trouve dans les épiceries exotiques et parfois en grande surface. Si vous ne parvenez pas à trouver de la racine de curcuma la poudre est presque toute aussi efficace pour réduire l’inflammation. Perso, je la saupoudre sur mes salades, riz, légumes – je l’ajoute à ma vinaigrette, bref, il y a plein de manières de l’inclure dans vos repas.

4 – Le bio

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On peut débattre midi à 14h sur les avantages et les désavantages de l’agriculture biologique, il n’empêche que les producteurs de produits animales bio n’utilisent pas d’hormones synthétiques ni d’antibiotiques pour soigner leurs animaux. Je conseille donc aux femmes souhaitant retrouver un équilibre hormonal d’éviter de consommer des produits animales (viande/lait/oeufs etc.) d’origine non-biologique car les substances utilisées pour traiter les animaux destinés à la consommation se retrouvent dans notre organisme et peuvent détraquer nos hormones.

5 – Adieu le sucre

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Vous aimez le sucre ? Moi aussi ! C’est ma bête noire (ou blanche plutôt !). Mais cette cocaïne douce est un véritable poison et je recommande à toutes celles qui souhaitent retrouver leur cycle (surtout celles qui souffrent du syndrôme des ovaires polykystiques ou celles qui ont un cycle irrégulier) d’éviter à tout prix les aliments sucrés. Le sucre dans le sang a tendance a faire grimper les taux de testostérone, ce qui à son tour aggrave l’acné et peut provoquer des chutes de cheveux, de la pilosité faciale, et des kystes ovariens (rien que ça !), alors bon, il vaut mieux couper court au sucre.

Et j’ajouterai sous cette rubrique que cela ne sert à rien de couper le sucre si vous continuez à fumer comme des pompiers et à boire comme des trous. Utilisez votre bon sens et arrêtez tous ces poisons, et votre cycle et votre peau vous en remerciera !

6 – H 2 O

verre d'eau

Boire de l’eau permet au corps d’éliminer les toxines. Il vaut mieux boire de l’eau que des jus de fruits sucrés ou des sodas. Si possible, prenez de l’eau de bouteille, et faites en sorte que les bouteilles soient en verre. Le bisphénol A contenu dans les emballages en plastique est très mauvais pour le système endocrinien.

7 – N’en faites pas trop

visage

Arrêtez de vous laver le visage comme des malades ! Je sais comment ça se passe ! Vous avez la peau qui graisse, vous la savonnez avec un tas de produits décapants, et au bout de quelques heures vous recommencez. Ça, les filles, c’est la recette du désastre ! Plus vous allez vous laver la peau et la décaper, plus votre peau va se re-graisser. Je sais que vous n’avez pas envie de l’entendre mais il va falloir cesser d’utiliser des produits antiseptiques que votre peau.

Durant tout le temps du sevrage j’ai dit non au savon. J’ai opté pour la méthode la plus douce qui soit : de l’eau froide, un peu sur mon visage tous les matins, et basta ! Au début ma peau n’était pas habituée, car avant j’aimais bien me frotter le visage avec du savon, mais aujourd’hui je ne troquerais plus jamais ma routine beauté contre des soi-disant « nettoyants » – même « naturels ».

8 – L’huile de jojoba

Jojoba

Si vraiment vous n’arrivez pas à vous passer de crème du jour, faites une exception pour l’huile de jojoba. La composition moléculaire de cette huile est étonnamment proche de notre propre huile épidermique – le fameux sébum – et, petit astuce rigolo – quand vous utilisez cette huile les récepteurs nerveux pensent que c’est votre propre peau qui produit suffisamment de sébum. Du coup, le cerveau arrête de demander à votre peau de produire autant de graisse, et votre peau se régule naturellement ! Magique !

Perso, j’utilise une ou deux gouttes le matin sur mon visage et mon cou, et c’est tout. Le soir, il m’arrive de me démaquiller avec.

9 – ZZZZZZZzzzzzzz

dormir

Si on parle de « sevrage » c’est que vous êtes « dépendantes ». Votre corps s’est habitué à ingérer des hormones synthétiques, et à mesure que vous lui ôtez il va devoir apprendre à se « débrouiller tout seul ». Il faut vous ménager. Prenez le temps de vous reposer. Soyez à l’écoute de votre corps. Si vous êtes énervée, faites un « break » (mais ne prenez pas de kit-kat hein !), faites une sieste. Et essayez d’être disciplinée avec le sommeil (7h/nuit c’est l’idéal).

10 – Yes you can !!!

rando

Le sport aide le corps à se détoxifier. Les bienfaits du sport sur le cycle féminin sont innombrables. Même si vous n’aimez pas trop le sport, donnez vous des petits défis : un tour de quartier, 15 minutes de yoga, un aller-retour au marché en vélo plutôt qu’en voiture…

Perso, je ne suis pas une grande fan du sport, et étant mince naturellement je n’ai pas la motivation de celles qui souhaitent garder leur ligne ou perdre des kilos. Mais cette année je me suis obligée à aller à la piscine de temps en temps, et là je vais m’inscrire à 10 séances de Pilates, histoire de commencer en douceur ! C’est toujours un investissement de faire du sport en club, mais je me dis que c’est mieux de de fumer ou de claquer mon salaire dans des cocktails, et c’est plus motivant de le faire en groupe que de le faire toute seule !

11 – Le vitex/agnus-castus/herbe à gattilier/arbre de chasteté 

vitex

Tant d’appellations pour un seul et même produit, le vitex est une plante utilisée depuis le moyen âge pour traiter les troubles du cycle chez la femme. À l’époque on l’appelait « l’arbre de chasteté » car il aidait les curés ayant des penchants charnels à vaincre la tentation. Il est plus efficace quand il est pris à moyen-long terme. Personnellement, j’ai pris 400mg/jour pendant 1 an et j’ai trouvé ça génial. J’ai eu mes règles tous les mois (aux alentours de 28 jours), ce qui pour moi était inespérée (j’étais très mal réglée avant de prendre la pilule), et j’ai eu l’impression ne moins souffrir de syndrôme prémenstruel quand je le prenais.

Aujourd’hui je prends une capsule tous les quelques jours. Certaines femmes disent ne pas sentir les effets de ce complément, et d’autres ne jurent que par ça. Tout ce que je sais c’est qu’il s’agit d’une solution 100% naturelle et sans risque aux troubles du cycle. Le vitex agit sur le cerveau, aidant ainsi le corps à mieux réguler les quantités d’hormones qu’il produit. Ainsi, ce complément aidera une femme à produire plus de progestérone si elle n’en produit pas assez, et il en aidera une autre à produire moins de testostérone si elle en produit trop. En soi, le vitex ne contient aucune hormone. Contrairement au soja qui est oestrogénique, le vitex ne risque pas de détraquer vos hormones davantage car il n’en contient pas.

12 – La bardane

bardane

La bardane possède des vertus purifiantes. On peut la boire en tisane ou en décoction ou la prendre en capsules. Elle aide le corps à se purger des toxines. Elle est donc l’alliée des belles peaux. Il est conseillé de faire des cures régulières de bardane mais de ne pas en prendre tous les jours de l’année comme on peut le faire avec le vitex. Il n’est pas rare de faire une petite poussée d’acné au début de la cure, c’est la preuve que l’organisme se purge des toxines. Souvent cette crise d’acné ne dure pas.

Si la poussée d’acné persiste il serait peut-être temps de prendre rendez-vous chez un naturopathe. Normalement, les toxines sont censés passer par le foie et les reins, puis les intestins et la vessie avant d’être excrétées par le corps. Si ces organes sont trop toxiques ou « fainéants » c’est la peau qui prend le relai car il faut bien que le corps trouve un moyen de se débarrasser des poisons. La bardane agit sur les organes d’élimination afin d’ôter ce fardeau à l’épiderme. En général on voit rapidement les bienfaits de la bardane sur la peau. Personnellement, j’ai fait plusieurs cures l’an dernier pendant mon « sevrage », et à ma grande surprise je n’ai pas eu d’acné. Comme quoi ce n’est pas systématique.

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Bonne chance à toutes ! Laissez moi un commentaire pour me dire si ces infos vous ont été utiles…

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Acné et pilule : comment arrêter de prendre cette daube de pilule sans passer par la crise de boutons et sans devenir une « crazy bitch »? PART 1

Dans le monde de Candide – pensez clip de Lana del Rey ; des mecs torse-poils en jean et des nanas en maillot de bain Eres se lançant des regards langoureux en buvant des Nespressos à la paille et en caressant des petits chatons tout mignons – les filles n’ont jamais entendu parler d’ac… d’ac… de… oula, allez, le me lance… d’ac.. d’acné (ouf, pendant tout un moment je croyais que je n’y arriverais pas!), elles ne prennent pas la pilule (non mais enfin, ce sont des hormones artificieeeels!), elles n’ont pas leurs règles, et encore moins les sauts d’humeur « crazy bitch » qui les accompagnent. Ouais, dans le monde de Candide, on badine avec l’amour, et on se fiche du flacon pourvu qu’on ait l’iPad. C’est sympa le monde le Candide, surtout quand on a 17 ans et qu’on se bat avec nos parents pour que notre petit copain ait le droit de dormir à la maison. En général tout cela se termine par un petit passage chez le médecin, et par la prescription de ce médicament tout rond, tout beau qui va nous permettre de « dormir » avec notre copain sans avoir à craindre l’autre petit passage chez le médecin pour l’autre médicament tout rond tout beau… enfin bref, vous m’avez compris.

1- La pilule et moi, une belle histoire d’amour

ado maquillage

Moi, je l’ai prise à 18 ans. Elle m’a été prescrite par mon médecin traitant parce que je me plaignais d’avoir des « boutons » (je tiens à préciser que ce que je qualifiais de « boutons à l’époque étaient 2-3 rougeurs par ci par là tous les quelques mois qui disparaissaient au bout de 24h), et parce que j’étais mal réglée. Pour faire court: j’ai demandé la pilule, on me l’a donnée. Elle s’appelait Diane 35, et je l’adorais. Ma peau était devenue parfaite, je savais quand mes règles allaient apparaitre, et ne risquais pas une grossesse imprévue, trop cool! Jusqu’ici tout va super super bien…

2- Euh oui… jusqu’au jour où…

3 ans plus tard, mon petit ami et moi rompons, et je décide d’arrêter la contraception. No problèm, me dit-on: au lieu de reprendre ta pilule après l’interruption obligatoire de 7 jours, tu ne la prends pas, et tu retrouveras ton cycle naturel en un rien de temps. Eh hem, bien sûr! Que dalle, oui! Alors, je compte, 28 jours depuis mes dernières règles, et je laisse la nature suivre son cours. Trop cool, j’ai arrêté de prendre la pilule (j’étais soulagée d’arrêter de la prendre parce qu’entre temps j’avais eu le temps de me documenter sur les effets négatifs des pilules telles que Diane 35)! Bon, le 28 ème jour arrive, et pas de règles… mais bon, pas grave, c’est normal, mon corps a juste un peu de mal à se réadapter. Je patiente… 32 jours… 2 mois… 3 mois… 4 mois… 5 mois… 6 mois. « Keuwa?! » Je vous entends de derrière vos écrans. Et oui, j’ai mis 6 mois à retrouver mon cycle, et ce n’est pas tout.

Tout à l’heure je vous expliquais que j’avais commencé à prendre la pilule par vanité (je ne voulais plus jamais avoir de « boutons). Bon, et bien à peu près 3 mois après avoir arrêté de prendre la Diane, j’ai commencé à voir quelques petites rougeurs apparaître sur mon visage. Rho, pas de souci! Mon corps se réadapte à mes hormones naturels (j’étais optimiste!). Sauf que, ces petites rougeurs se sont transformées en grosses rougeurs, et à mesure que les semaines passaient, les grosses rougeurs se transformaient en gros boutons cystiques, et bam, au bout de 4 mois et demi après l’arrêt de la pilule j’étais devenue méconnaissable. Bon, j’exagère un peu, mais pas tant que ça (mes copines sont sympas; elles me disent que ce n’était pas aussi horrible que je le prétends, mais elles avouent que c’était quand même une importante inflammation, et qu’elles ne m’avaient jamais vu dans cet état). Donc récapitulons: j’arrête ma pilule, ma gynéco me dit que tout va se remettre en place sans souci, mais je ne retrouve pas mon cycle, et mon visage est recouvert d’acné. Apart ça, la pilule ne détraque pas le cycle naturel !

effets Diane 35

3- Un cercle vicieux

S’en suit une longue période de temps durant laquelle je n’ose pas arrêter la contraception orale. Je passe de Diane 35 à Jasmine – ma gynéco m’assure que ça se vend « comme des petits pains » aux USA. Étant trop flippée pour questionner ses dires, j’entame cette nouvelle plaquette illico. Puis, une après-midi, en juillet 2006 (j’avais 23 ans), alors que je fais du shopping, je sens que je peine à respirer. J’attribue ce malaise à la chaleur, et je continue mes achats. Un peu plus tard, je me trouve dans un autre magasin, climatisé pourtant, et la même sensation me prend, cette fois-ci accompagnée d’une légère gène dans la poitrine. Je suis entrain de m’acheter des chaussures. Je m’assieds sur un tabouret en attendant que la gène s’en aille, mais je sens que je peine à respirer et que même si je ne suis pas mourante ce n’est pas normal. J’appelle mon compagnon au téléphone. Il vient me chercher en voiture et me ramène à la maison. Arrivée chez moi, je m’allonge et je bois de l’eau. Je me sens soulagée d’être chez moi mais j’ai quand-même une lourdeur au milieu du dos, c’est discret mais ça ne s’en va pas. Mon compagnon trouve tout ceci bizarre et appelle SOS médecins. Ils envoient le SMUR, qui, une fois sur place, procèdent à un électro-cardiogramme. Ils trouvent le résultat « bizarre » également, et décident de me transporter aux urgences pour des examens plus approfondis.

Pour couper court une longue histoire, ce soir-là j’ai subi des examens cardiaques et veineux qui n’ont débouché sur rien. À ce jour, je ne sais toujours pas pourquoi j’ai été hospitalisée ; les résultats des examens sont restés à l’hôpital malgré plusieurs tentatives de les récupérer aux secrétariats des divers services dans lesquels j’ai subi les tests. Il n’empêche que quand j’ai évoqué l’incident lors d’une visite de contrôle chez ma gynéco, sa première réaction a été de nier la possibilité d’une réaction à ma pilule contraceptive, puis de me prescrire la pilule « d’en dessous », appelée Jasminelle, qui « contient moins d’hormones » que celle que je prenais au moment du malaise, Jasmine. Je me rends compte à ce moment-là qu’en fait ma gynéco tâtonne ; elle n’en sait pas plus que moi sur les dosages des pilules qu’elle me prescrit. Je ne peux pas lui en vouloir, mais je reste inquiète ; si le spécialiste ne connaît pas les vrais effets secondaires des nouvelles pilules, alors qui les connaît ? Et alors, si personne ne connaît les risques encourus par la prise de ces contraceptifs, que suis-je si ce n’est un cobaye ? Et si je suis un cobaye, et que personne ne peut m’informer sur les effets secondaires, alors je ne saurai jamais pourquoi, alors que j’avais 23 ans, que j’étais jeune, active, et heureuse, j’ai dû être transportée en urgence à l’hôpital pour un problème cardiaque. Il n’empêche que j’ai une petite idée de ce qui s’est passé ce soir-là. Je ne peux pas l’affirmer avec certitude, mais je suis persuadée que j’ai fait partie des 2500 femmes qui, tous les ans, ont un malheureux « accident » lié à la prise d’un contraceptif oral.

Je ne suis pas morte ce soir-là, et le lendemain j’ai repris le travail comme si de rien n’était. J’ai même continué à prendre Jasminelle pendant quelques années, parce que sur le coup j’ai suivi le conseil des médecins qui était de « ne pas se soucier » de cet événement isolé. Ce n’est que plus tard, début 2012 que j’ai commencé à me renseigner sur l’utilisation des contraceptifs oraux. Ce que j’ai trouvé n’était guerre réjouissant. D’ailleurs, en janvier 2013, lorsque tous ces scandales liés à la pilule commençaient à paraître au grand jour, cela faisait plus de 6 mois que j’avais arrêté ma pilule suite aux recherches que j’avais effectuées. J’étais, comme la plupart des femmes, je suppose, très heureuse de voir que l’on commençait à considérer ces 2500 « accidents » comme des vrais problèmes médicaux et non plus des simples « cas isolés ». On dira ce qu’on voudra sur les statistiques, il n’empêche que ça remet tout de suite les choses en perspective. En effet, tous les ans en France, 20 femmes décèdent suite à la prise d’une pilule contraceptive. 20 femmes, les gars, « allo quoi » !

pilule

4- Pourquoi arrêter

En ce qui me concerne, j’ai arrêté la pilule pour plusieurs raisons. Tout d’abord, j’avais l’impression de ne plus connaître mon corps. J’avais 29 ans, et j’avais passé plus de 10 ans sous pilule. Quand je l’avais prise pour la première fois, en 2001, mon cycle était très irrégulier. Peut-être était-il toujours aussi irrégulier ? Peut-être n’arriverai-je jamais à concevoir un enfant ? Et puis, ces questions d’embolie pulmonaire… tout ce que je lisais en ligne sur « Yaz », l’équivalent anglophone de Jasmine, ne me rassurait pas. J’avais 29 ans, et je ne supportais plus l’idée de mettre des hormones synthétique dans mon corps. Je payais entre 25-37 euros tous les 3 mois pour un médicament que je soupçonnait d’avoir été à l’origine d’un malaise quelques années auparavant. Je me sentais esclave. J’en avais marre. Je ne comprenais plus cette histoire de féminisme : la pilule rend libre, elle permet de s’épanouir sexuellement, bla bla bla. D’après moi et mes copines, la pilule était surtout dangereuse, chère (la plupart du temps à nos frais, merci le féminisme), elle pouvait rendre stérile, et chez de nombreuses femmes elle avait un effet négatif sur la libido… euh, quelqu’un a dit « féminisme » ?

J’avais envie d’en finir avec cette daube, mais que faire ce cette crise d’acné post-pilule ? J’en avais la chair de poule. Une amie à moi venait de faire la redoutable expérience post Diane 35. Elle en était sortie traumatisée : perte de cheveux, acné à ne plus savoir quoi en faire, sauts d’humeur, mais elle a été courageuse et elle n’a jamais cédé à la tentation de la reprendre. Les dérèglements hormonaux ont duré entre 6 mois et 1 an, mais ensuite tout est rentré dans l’ordre, et aujourd’hui elle a une superbe peau et elle a retrouvé sa chevelure splendide. Mais rien qu’à l’écouter me raconter tout cela j’avais les mains moites. Il fallait que je trouve un autre moyen de me sevrer de cette pilule. Ma copine avait arrêté sa plaquette du jour au lendemain, mais clairement cette méthode (préconisée par les médecins pourtant) n’était pas efficace contre l’acné et les dérèglements endocriniens. J’ai décidé d’emmerder les médecins et de n’en faire qu’à ma tête, après tout, c’est en partie à cause de l’ignorance de ma gynéco que j’ai fini à l’hôpital, pourquoi lui ferais-je confiance ?

desintox

5- La cure de desintox

Première étape : reconnaître qu’on est une droguée. La pilule est une drogue légale, certes, mais elle ne reste pas moins une drogue. Notre corps s’habitue à ne pas produire des hormones naturels, et peu à peu il devient « accro » à ces substances artificielle.

Deuxième étape : s’informer. Savez-vous ce que contient votre pilule ? Souvent elle est fabriquée à partir d’urine de cheval. Vous trouvez ça dégueu ? Vous avez raison, c’est dégueu. Connaissez-vous les statistiques en rapport avec le cancer du sein et la pilule ? Connaissez-vous le taux d’infertilité suite à une prise prolongée ? Connaissez-vous les différentes pilules, et savez-vous dire à quelle « génération » elles appartiennent ? Et plus important encore, connaissez-vous le fonctionnement de votre corps ? Qu’est-ce qu’une phase folliculaire, lutéale ? Connaissez-vous le nom des hormones responsables de l’ovulation ? Bref, qu’en savez-vous à propos de votre corps ? Perso, j’avais beau connaître plein de choses sur la santé et la nutrition, mes connaissances en matière de cycle féminin étaient minables. Et plus je me cultivais, plus j’avais la rage, car je me rendais compte de ce que j’avais mis dans mon corps pendant des années. Et plus j’avais la rage, plus j’avais envie d’en finir avec la contraception orale.

Dernière étape : élaborer une stratégie. Moi, j’ai décidé de me sevrer de la pilule petit à petit. J’ai décidé de réduire la dose graduellement. Je suis partie du principe que ce qui était à l’origine des troubles hormonaux était bel et bien le changement brutal ‘pilule – pas de pilule’, alors j’ai décidé de l’arrêter progressivement. J’ai acheté un cutter à papier, et chaque mois, pendant 6 mois, j’ai graduellement coupé ma pilule de sorte à réduire le dosage lentement. Pendant 2 mois, j’ai pris 3/4 de la dose, puis 1/2 de la dose pendant 2 mois, puis 1/4 de la dose pendant 2 mois. Au total, j’ai mis 6 mois à me sevrer. Ce n’était pas évident à couper les comprimés. Je respectais toujours l’arrêt de 7 jours entre les plaquettes, et bien entendu, j’utilisais d’autres moyens de contraception, car le fait de réduire la dose prescrite m’exposait à une grossesse non-désirée.

6- Est-ce que ça marche ?

ça marche!

Oui, oui, et re-oui ! Mon cycle était un peu détraqué pendant les 6 mois de sevrage, mais j’ai retrouvé un cycle tout à fait normal après avoir arrêté pour de bon en juillet dernier. Côté acné, je n’ai jamais eu le moindre bouton durant tout le sevrage et par la suite. Aujourd’hui, cela fait presque un an que je ne prends plus de contraception orale et ma peau est superbe. De plus, j’ai mes règles tous les mois.

Les filles, si vous êtes intéressée pour en savoir plus sur comment j’ai fait, laissez-moi un commentaire ou envoyez-moi un message privé. Je serais ravie de vous donner plus de détails. J’ai la rage contre le système médical, et je serais plus qu’heureuse de vous aider à vous libérer de cette daube ! Bonne chance, les nenettes !

Christelle

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