« Au secours, je perds mes cheveux ! » – Le Mystère de l’Alopécie féminine

cheveux

Quand Papi affiche sa splendide couronne argentée le terme « calvitie » ne nous vient même pas à l’esprit ; bien au contraire, le petit crâne luisant du Papi tant adoré fait parti des murs. Quand il s’agit de Thomas, 29 ans, on reconnait que ce n’est pas cool de perdre ses cheveux aussi jeune, mais bon, Thomas se rase la tête, porte un bonnet en hiver, une casquette en été, et à force de le voir on finit même par oublier qu’en réalité Thomas est presque totalement chauve. Socialement parlant, l’alopécie masculine est, certes, un désagrément pour le sujet concerné, mais d’un point de vue social, une fois le choc initial passé – « Dis-donc, tu te souviens de Thomas du lycée ? Ça faisait 10 ans qu’on ne s’était pas vus. Et bah il n’a plus un cheveu sur le caillou ! » « Ah ouais ? Et sinon tu as lu le dernier Houellebecq ? » – on finit par ne plus y prêter attention. L’un des paradoxes de la société occidentale est qu’en dépit de la liberté que nous avons, en tant que femmes, d’arborer la coiffure qui nous plaît (courte, longue, multicolore, dreadlocks, crâne rasé, etc.), il existe une sorte de loi implicite (fruit de siècles et de siècles de conditionnement social) qui laisse entendre qu’une ‘femme’, une ‘vraie’, ça ‘a des cheveux’, et que, donc, par opposition, une femme souffrant de calvitie n’est pas ‘vraiment’ une ‘femme’. Quand on y pense, c’est vrai que cette attitude est assez déplorable, mais le but de cet article n’est pas de faire une étude psycho-sociale. Il s’avère que certaines femmes souffrent de calvitie, et elles en souffrent psychologiquement pour les raisons évoquées ci-dessus. Il s’avère par ailleurs que les causes de la calvitie ne sont pas toujours les mêmes chez la femme et l’homme. Cet article va se concentrer essentiellement sur le problème de la chute de cheveux chez la femme.

Depuis que j’ai posté mes articles (Part 1, Part 2, et Part 3) sur la méthode peu orthodoxe du « sevrage de pilule » ou « arrêt progressif » que j’ai suivie il y a 3 ans dans le but d’éviter d’éventuels déséquilibres hormonaux j’ai reçu beaucoup de questions sur l’alopécie féminine, car de nombreuses lectrices sont tombées sur mes articles après avoir arrêté leur pilule du jour au lendemain (comme le préconisent les médecins), et se sont retrouvées, quelques mois plus tard, à perdre leurs cheveux par poignées.

J’ai mis une plombe avant de rédiger cet article (que je vous avais pourtant promis il y a fort longtemps), et je vous prie de m’en excuser. Pour tout vous dire, ce ‘sujet’ m’a posé quelques problèmes du fait de la nébulosité des informations accessibles au grand public. Il semblerait qu’en dehors des industriels qui cherchent à tout prix à vendre leur produit ‘repousse miraculeuse’ les scientifiques ne parviennent pas vraiment à s’accorder sur un seul ‘facteur’ pouvant engendrer une chute de cheveux chez la femme.  Même les dermatologues spécialistes de la chute de cheveux disent que pour maximiser ses chances de retrouver une belle chevelure il vaut mieux adopter une stratégie multi-facette en combinant tel ou tel produit, tel ou tel cacheton, et telle ou telle approche ‘nutritionnel’. Quand j’entends ça je me dis que mouais… en fait eux non plus n’y comprennent pas grand chose. Du coup, ça m’a redonné du courage pour poster cet article, car s’il y a autant de facteurs causaux qu’il y a de cas de calvitie féminine dans le monde, peut-être que ces infos trouvées au gré de différentes lectures – sur le web, mais aussi dans les livres – pourront au moins venir en aide à quelques personnes.

Les Racines du Mal

Joconde chauve

Il ne faut pas sous-estimer les effets d’un choc physique sur l’organisme. Lorsque l’on subit un traumatisme physique nos taux d’hormones de stress fusent, et malheureusement c’est souvent notre cuir chevelu qui en fait les frais. Dans de nombreux cas cette chute de cheveux ne se fait pas tout de suite après le choc – bien souvent les répercussions sur le cuir chevelu commencent à se manifester 3-4 mois après avoir vécu l’événement traumatique. La bonne nouvelle ? – Ce genre d’alopécie est fréquent et réversible. Une fois que le corps a encaissé le choc et retrouvé un certain équilibre les cheveux commencent à repousser et tout rentre dans l’ordre. Parfois le *choc* est facilement re-traçable – un accouchement, par exemple (et oui, ce n’est pas rien de donner naissance à un enfant ! Le corps doit s’en remettre !), un régime draconien, une maladie grave ou même une grippe carabinée, une carence alimentaire évidente (on vient de participer à Koh Lanta et on n’a rien bouffé pendant 40 jours… par exemple), etc., mais parfois il est moins facile de déterminer exactement ce qui a pu provoquer ce fameux *choc* – un changement de saison ou d’environnement, par exemple, et ce peut être une source d’angoisse car on cherche à remonter à la *racine* du problème (je sais, c’était trop tentant! 😉 ).

La première chose à faire quand vous constatez que vous commencez à prendre vos cheveux : ne pas paniquer ! 😀 Nous perdons tous nos cheveux à des degrés différents selon les saisons, les moments de la vie, etc. Par ailleurs, tous les jours nous en perdons naturellement, lorsque nous les peignons/coiffons, secouons la tête…  Certains jours nous en perdons beaucoup, et d’autres jours nous en perdons moins. En fait, il est tout à fait NORMAL de perdre ses cheveux. Il FAUT même que nous en perdions puisque cela permet aux jeunes cheveux tous frais tous neufs de reprendre le relai.

Pour bien comprendre le processus de vie d’un cheveu, il faut commencer au tout début :

La phase anagène

Cette phase dure entre 3 et 7 ans, selon notre disposition génétique/un ensemble de facteurs externes, et elle correspond à la ‘poussée initiale’. Durant cette phase le cheveu pousse en continu. En moyenne un cheveu en phase anagène pousse entre 0,7cm-2cm par mois. Vous pouvez vous amuser à mesurer vos cheveux tous les mois pour avoir une idée de combien vos cheveux poussent en moyenne.

La phase catagène

Autrement dit, la ‘mort’ d’un cheveu. Cette phase est bien plus courte que la première. Elle dure en moyenne entre 1 à 2 semaines durant lesquels le cheveu cesse de pousser. Il a, en quelque sorte, atteint sa longueur maximale (attention, cela ne veut pas dire que le cheveu en phase catagène est ‘long’ ; si nous sommes allé(e)s chez le coiffeur pour les épointer nous ne pouvons pas déterminer quels cheveux sont en phase anagène/catagène). Au cours de cette phase le cheveu reste attaché au cuir chevelu, simplement, il ne pousse plus.

La phase télogène

Pensez aux arbres à feuilles caduques. À la fin de l’été les feuilles commencent à jaunir, à rougir, à brunir (autrement dit : elles meurent, tout en restant accrochées aux branches), puis, quelques semaines plus tard, à l’automne, elles se mettent à tomber. Et bien la phase télogène est assez similaire au processus de chute des feuilles en l’automne. Le cheveu, déjà mort, reste attaché au cuir chevelu pendant environ 3 mois, et seulement ensuite se met-il à tomber. On appelle cette chute effluvium télogène.

En cas de choc, donc, le cheveu peut passer très rapidement de la phase anagène à la phase télogène, précipitant ainsi la chute du cheveu. Il s’agit d’une sorte de ‘mort prématurée’ du cheveu si vous préférez. Mais comme le cheveu ne tombe pas tout de suite après avoir ‘rendu l’âme’, on ne prend conscience du phénomène que plusieurs mois après l’enclenchement du processus. Le plus dur dans tout cela reste l’identification de la cause car il faut remonter l’échelle du temps et essayer d’analyser les divers facteurs environnementaux ayant pu mener à ce résultat. Dans le meilleur des cas la chute de cheveux ne dure que quelques jours/semaines, et tout rentre dans l’ordre sans assistance médicale. Mais parfois le problème perdure et s’accentue, et c’est là qu’une analyse du terrain peut s’avérer utile.

Au secours, je perds mes cheveux ! Que dois-je faire ?

bilan sanguin

Ok, cela fait plusieurs semaines que vous perdez vos cheveux, et vous constatez une réduction de votre masse capillaire, il est donc temps de réagir. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine de ce phénomène, alors pour en savoir plus la première chose à faire est de demander un bilan sanguin complet. Cela permettra de mettre un exergue une éventuelle carence alimentaire et vous pourrez ainsi y remédier au plus vite.

Sachez par ailleurs qu’il est tout à fait normal pour une femme ayant mis au monde un enfant de souffrir d’effluvium télogène significative dans les mois suivant l’accouchement, et je fais une courte parenthèse pour adresser ce point. Le corps d’une femme qui vient d’accoucher a subi d’énormes fluctuations hormonales, et il n’est pas rare de voir sa masse capillaire diminuer après la naissance d’un bébé, ou suite à une fausse couche ou un avortement. Parfois même la texture du cheveu change et une femme aux cheveux bouclées peut se retrouver avec des cheveux plus lisses, et vice-versa, une femme aux cheveux raides peut voir ses cheveux devenir plus souples. La plupart du temps ce phénomène est passager et de courte durée. Certaines femmes en souffrent également après et/ou pendant les semaines/mois d’allaitement.

En cas de carence alimentaire il faudra s’armer de patience et de ténacité. Quand on manque de fer ou de magnésium (par exemple) il faut du temps à l’organisme pour réapprovisionner les stocks, surtout si ces derniers sont en chute libre depuis un moment. Il est impératif en cas de carence de suivre un régime alimentaire complet afin de ne pas causer davantage de déséquilibres en compensant d’un côté tout en se privant de l’autre.

Si la chute de cheveux est survenue suite à un régime draconien alors il est temps de se poser les bonnes questions : est-ce que je me nourris suffisamment, et est-ce que je me nourris suffisamment bien ? Toutes les calories ne se valent pas, et lorsque l’on cherche à perdre du poids il vaut mieux opter pour la salade de lentilles germées, tomates, concombre, roquette, avec une vinaigrette au citron et à l’huile d’olive, qu’avaler une barre substitut de repas et un espresso sucré à l’aspartame en guise de déjeuner ; pour le même nombre de calories vous avez un repas sain et nourrissant.

Les carences les plus fréquemment associées à l’effluvium télogène sont :

– Le Magnésium : On parle tout le temps du calcium et de notre grand besoin de consommer des produits laitiers afin de ne surtout pas manquer de calcium (petite digression pour souligner l’absurdité de ce propos quand on sait que l’on trouve plus de ce fameux calcium dans les légumes à feuilles vertes que l’on n’en trouve dans le lait – d’ailleurs c’est en mangeant de l’herbe et non pas en buvant du lait que la vache elle-même s’approvisionne en calcium) mais on a tendance à bouder le magnésium. Pourtant, c’est aussi grâce au magnésium que l’on peut mieux lutter contre l’anxiété, la fatigue, les troubles du cycle et du sommeil, et la pousse des cheveux.

Les aliments à privilégier : les légumes à feuilles vertes comme les épinards, le kale, etc., les graines de courges, le poisson, les bananes, les oléagineux, le cacao, les céréales complètes…

– Le Zinc : Sans zinc, les follicules capillaires ne peuvent pas se développer correctement. En cas de chute prolongée il est impératif de s’assurer que nous consommons suffisamment d’aliments contenant du zinc ou que nous prenions une multivitamine qui en contient.

Les aliments à privilégier : les huitres, les jaunes d’oeuf, les noix, le germe de blé, les champignons, les légumineuses, les céréales complètes…

– Le Fer : L’anémie (ou la diminution du taux de globules rouges dans le sang) peut être le résultat d’une carence en fer (assez fréquente chez les femmes sujettes aux règles abondantes) et elle se manifeste – entre autres – par une grande apathie, des chutes de tension et des vertiges, un essoufflement, des troubles digestifs, et des chutes de cheveux. Les médecins ont tendance à prescrire du fer concentré en pastilles aux femmes anémiées, ce qui peut provoquer des troubles digestifs. Le meilleur remède à l’anémie (et je ne parle pas des anémies chroniques de type drépanocytose qui, elles, nécessitent un suivi médical sur le long-terme) reste le cocktail miraculeux ‘fer + vitamine C’. La vitamine C aide le corps à absorber le fer. La vitamine C, elle, est mieux absorbée lorsqu’elle est prise avec un aliment ‘gras’… de l’huile d’olive ou de noix de coco par exemple.

Les aliments (associations) à privilégier : persil + citron + huile d’olive / jus d’orange pressée + salade d’épinards + huile de sésame / boudin noir + tomates / lentilles + coriandre ciselée + huile de noix de coco…

– L’Iode : Je reviendrai sur le rapport entre la santé thyroïdienne et l’alopécie, mais il me semble important d’inclure l’iode dans la liste des oligo-éléments à privilégier en cas de chutes de cheveux. Aujourd’hui, le sel de table est souvent fortifié en iode, ce qui est à l’origine de débats houleux dans les cercles nébuleux des spécialistes de la nutrition ; d’un côté, ceux qui soulignent la difficulté pour tous ceux qui vivent loin de la mer de trouver des sources d’iode fraiches, et de l’autre, ceux qui, justement, pensent que l’iode ne doit être consommé que dans les aliments qui en contiennent naturellement. La glande thyroïdienne a besoin d’iode pour bien fonctionner, et c’est cette glande qui produit  des hormones essentiels au bon fonctionnement de nos organes internes. Une chute de cheveux peut révéler un dysfonctionnement de la thyroïde.

Les aliments à privilégier : les crustacées, le cabillaud, les algues, le lait, les pommes de terres rôties avec la peau

Les Vitamines du Groupe B : Quand on pense à la santé des ongles, de la peau, et des cheveux, on pense aux vitamines du groupe B. Elles travaillent en harmonie pour assurer le bien être de notre épiderme, la solidité de nos ongles, et la santé de nos cheveux et notre cuir chevelu. Je pourrais rédiger tout un paragraphe sur les différentes vitamines du groupe B ainsi que leurs fonctions mais ce sera l’objet d’un futur article. Personnellement, je pense qu’il est bon de faire des ‘cures’ de vitamines du groupe B tous les ans ou tous les 6 mois. C’est un petit investissement car les compléments sont quelque peu coûteux, mais je suis d’avis que la santé n’a pas de prix, et vos cheveux n’en seront que plus heureux !

Les aliments à privilégier : le jaune d’oeuf, le foie, les pommes de terre, les légumes à feuilles vertes, le saumon, les céréales complètes, levure de bière (si vous êtes sujette aux candidoses la levure est à éviter car elle encourage la prolifération de levures nocives telles que le candida albicans)… 

Parfois les pertes de cheveux ne sont pas dues à des carences alimentaires mais plutôt à des troubles hormonaux. On a parlé un peu plus haut du cas des femmes qui viennent d’accoucher, mais cela peut également être le cas lorsque l’on interrompt notre contraceptif oral.

Le rapport testostérone – alopécie

pilule

C’est bien connu : quand on arrête sa contraception orale du jour au lendemain on ouvre grand la porte au ‘choc hormonal’. Le corps n’y comprend plus rien, surtout après une prise longue. Tout à coup l’organisme doit tout gérer tout seul – les dosages hormonaux, l’ovulation, les règles, etc. C’est bien moins simple que d’avoir une pilule magique qui lui donne des directives. Comment lui en vouloir donc lorsque, quelques semaines/mois après l’arrêt du traitement, on se retrouve le visage boutonneux et les cheveux en lambeaux ? Bon, on l’admet, c’est hyper agaçant, surtout quand la gynéco ne nous prévient pas, ou pire, quand il/elle nie le lien causal entre l’arrêt de la pilule et les troubles hormonaux qui s’en suivent.

Souvent le coupable s’appelle ‘pilule anti-acné’. Il n’est pas rare de souffrir d’acné ou d’effluvium télogène à la suite d’un arrêt de pilule, mais les réactions sont souvent plus sévères après la prise d’une pilule dite ‘anti-acné’ telle que Diane 35 ou Yaz. Si ces pilules provoquent de telles réactions adverses c’est à cause des progestatifs qu’elles contiennent, à savoir des molécules qui inhibent la sécrétion d’hormones mâles (ou « androgènes »). Je crois avoir déjà mentionné cela dans un article passé mais je le répète : la cyprotérone (progestatif, composant de Diane 35) est également utilisée pour traiter les cancers de la prostate chez l’homme. Ces types de cancers ont tendance à proliférer sous l’effet de la testostérone, une hormone mâle, et donc pour les traiter on prescrit des puissants anti-androgènes tels que la cyprotérone. Chez la femme, une production excessive d’hormones mâles peut causer des symptômes tels que des poussées d’acné, des chutes de cheveux, une pilosité corporelle ou faciale abondante, des kystes ovariens, et parfois des problèmes d’infertilité. Quand on consulte un gynéco pour ce genre de problème, la réaction la plus habituelle consiste à prescrire un anti-androgène – parfois deux anti-androgènes combinés (Diane 35 + spironolactone, par exemple) pour contrer les symptômes, mais malheureusement ces traitements ne font que masquer le problème, et lorsqu’on les interrompt de façon abrupte le corps réagit violemment en produisant massivement des androgènes pour compenser. L’un des symptômes d’un excès de testostérone est l’alopécie, souvent accompagnée d’une pilosité corporelle et/ou faciale excessive. On note également que l’excès de testostérone et le syndrome des ovaires polykystiques sont intimement liés.

En règle générale, un bilan sanguin suffit pour identifier le problème, mais parfois il passe inaperçu pendant longtemps, et c’est assez frustrant pour une personne qui cherche à comprendre ce qui se passe. On sait qu’un choc physique – tel qu’un arrêt de pilule du jour au lendemain – peut engendrer une chute de cheveux temporaire et réparable ; on sait aussi qu’un déséquilibre hormonal tel qu’un excès de testostérone peut provoquer une perte de cheveux, plus insidieuse et chronique… comment savoir, donc, lorsqu’on se met à perdre ses cheveux suite à un arrêt de pilule, lequel de ces maux nous concerne personnellement ?

Pour être tout à fait honnête, j’ai parcouru le web et les revues médicales à la recherche d’une réponse à cette question, et il semblerait que les scientifiques ne s’accordent pas tous. À défaut d’avoir une solution toute faite, l’idéal serait donc d’adopter une stratégie multi-facette en vous faisant régulièrement suivre par un endocrinologue, tout en soignant votre hygiène de vie et votre alimentation de façon à booster votre système immunitaire et ainsi permettre à votre organisme de retrouver l’équilibre le plus rapidement possible.

Les visites chez l’endocrinologue vous permettront de mettre en relief un éventuel excès de testostérone chronique et ainsi de mieux appréhender votre guérison. Sachez par ailleurs que l’insuline régule les taux de testostérone dans le corps, et donc en cas de résistance à l’insuline (l’état ‘pré-diabétique’) le corps à tendance à produire plus de testostérone, ce qui, à son tour, peut engendrer une pléthore de problèmes de santé dont l’alopécie, l’acné, et les kystes ovariens.

On conseille également fortement aux personnes souffrant de résistance à l’insuline de surveiller leur IMC car plus on est en surpoids plus on est susceptible de développer le diabètes de type 2, et cet état pré-diabétique est intimement lié à l’alopécie androgénique car c’est ce rapport insuline-testostérone qui est au centre du débat. Jusqu’alors, on a toujours pensé qu’un régime pauvre en sucres rapides était le meilleur moyen de prévenir contre le diabète – on disait par ailleurs que le diabète était irréversible. Il semblerait qu’il y ait eu des avancées assez spectaculaires dans la recherche au cours de ces dernières années, et pour toutes ceux/celles qui disposent d’un peu de temps et qui ont une bonne compréhension de l’anglais, le speech donné par Neal Barnard, un médecin particulièrement engagé dans la lutte contre ce fléau, à TED-Fremont, est très intéressant (la version rapide : le vrai coupable n’est pas tant le sucre mais la graisse. En éliminant les produits animales de notre alimentation et en réduisant dramatiquement notre consommation d’aliments gras on peut parvenir à rééquilibrer nos hormones et ainsi renverser la résistance à l’insuline… ).

le rapport hormones thyroïdiens – alopécie

sel

Le rapport hormones thyroïdiens-alopécie est très complexe et ce serait mentir que de dire que je maîtrise parfaitement le sujet, mais voici ce que j’ai pu découvrir.

Tout d’abord, il semblerait que la clé de la guérison serait le diagnostique du déséquilibre lui-même. J’ai lu un article écrit par une femme souffrant d’hypothyroïdie qui disait qu’elle perdait ses cheveux, même en suivant un traitement à base de thyroxine, mais qu’elle a vu le problème se résorber en intégrant une très petite quantité de triiodothyronine à son traitement classique. Elle disait que certaines personnes ne parviennent pas à convertir la thyroxine en triiodothyronine et qu’il peut être bon de suivre un traitement combiné. Hélas, certaines personnes disent que les médicaments prescrits par les médecins pour traiter les déséquilibres de la thyroïde peuvent également être à l’origine de chutes de cheveux temporaires ou permanents selon la durée de la prise du traitement.

Par ailleurs, il semblerait que les personnes qui souffrent de troubles thyroïdiens seraient plus atteints également par un manque d’acidité dans l’estomac. Il serait donc difficile pour ces personnes de digérer les protéines, ce qui pourrait continuer à aggraver les problèmes d’alopécie. Et comme on le sait, les cheveux sont composés de protéines… Dans ce cas de figure il peut être bon de prendre du vinaigre de cidre tous les matins au réveil, dilué dans un peu d’eau. Idéalement, il faudrait utiliser une paille pour l’ingérer car le vinaigre peut être corrosif pour les dents.

Concernant le rapport thyroïde-alopécie, j’avoue ne pas y connaître un rayon. Je serais très intéressée d’en apprendre plus, et je lance un peu un pavé dans la mare avec ces quelques infos trouvées au gré de mes lectures diverses et variées. Si vous en savez plus, n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous…

En vous souhaitant de trouver au plus vite une solution durable à votre alopécie. Ce site n’est pas un site de spécialistes ni de médecins, mais plutôt une communauté de personnes soucieuses de prendre soin de leur santé en évitant de passer par la case ‘traitement lourd’. Tous vos commentaires seront appréciés. 🙂

N’oubliez pas de suivre ce blog pour être informé(e) par mail lorsqu’un nouvel article paraît

Publicités