Traiter et guérir une cystite sans antibiotiques. Fait ! 👍🏼

01-pee-health-uti-1N’étant pas particulièrement sujette aux infections urinaires je dois avouer que le jour où cela m’est tombé dessus à l’étranger j’ai tout de suite cru devoir courir chez le doc… seul hic, ici aux Etats-Unis la consulte peut coûter jusqu’à $200 et le traitement antibiotique $80 quand on n’est pas couvert par la sécu (ma cystite est survenue en décembre, mon assurance maladie débutait en janvier). L’idée de devoir suivre un traitement antibiotique ne m’enchantait déjà pas…. assise donc sur le pot entrain de grincer des dents pour trois petites gouttes d’urine je me suis dit qu’il devait bien exister un moyen de contourner le système…

J’ai donc testé pour vous la méthode alternative pour guérir une cystite, et devinez-quoi ? – Totale réussite ! Plus de cystite au bout de 3 jours, mais déjà au bout de 2 jours mes symptômes avaient beaucoup diminué. Je vous présente donc la méthode naturelle pour soigner une infection urinaire.

Avant de commencer je tiens absolument à clamer haut et fort que je ne suis pas médecin. Les infections urinaires persistantes peuvent entrainer de infections du rein (et quand une infection urinaire atteint le rein c’est super grave genre ‘direction l’hosto’ !), donc avant de tenter quoi que ce soit par vous même vous devez déterminer la gravité de votre état, et agir en conséquence. C’est bien beau d’être malin et de vouloir recourir aux méthodes naturelles, mais si c’est au détriment de votre santé cela ne sert strictement à rien. Au risque de sembler contradictoire je ne peux que stresser l’efficacité des traitements antibiotiques lorsqu’ils sont prescrits de façon raisonnable et appropriée. Voilà donc ma mise en garde…

Dans mon cas il s’agissait d’une cystite simple qui a commencé à pointer le bout de son nez un jeudi matin, la veille des vacances de fin d’année. Au début je croyais à une petite irritation, puis, à mesure que la journée avançait, les brûlures devenaient de plus en plus intenses, et j’ai terminé ma soirée sous la couette, certaine que dès le lendemain je serais obligée de prendre ce fout antibio et de payer une blinde pour la consulte. Agacée, j’ai donc pris mon ordi, et j’ai commencé à taper : « comment guérir une cystite naturellement » sur les sites anglophones. Ce que j’ai trouvé m’a intriguée…

Hygiène + Hygiène de Vie

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Je savais déjà que la plupart des cystites étaient causées par la bactérie e. coli (une bactérie qui se trouve dans les celles – eh oui, quand on parle science on ne parle pas toujours de papillons et de fleurs !), et – comme la plupart des femmes – je faisais systématiquement attention à bien me nettoyer de devant à derrière lorsque j’allais aux toilettes et à maintenir une hygiène intime impeccable. J’urinais systématiquement après l’amour afin de libérer les voies urinaires d’un éventuel contaminant, et j’avais vraiment l’impression que j’étais au top niveau prévention (la preuve, ce genre d’infections ne m’affectent que très rarement), mais là où je sais que j’ai été négligente c’est au niveau de mon hygiène de vie. Depuis la fin novembre avec les fêtes de Thanksgiving et toutes les sorties avec les amis j’avais pris l’habitude de me coucher tard, de dormir peu, de laisser le stress du boulot m’envahir, et je ne faisais plus trop attention à limiter ma consommation de sucre. La veille de ma cystite, pour couronner le tout, j’avais bu un seul verre d’eau en milieu de journée et j’étais rentrée à la maison déshydratée. Pour couronner le tout je me retenais d’uriner pour ne pas avoir à utiliser les toilettes publiques là où j’étais. Débile, je le sais. Inutile de dire que j’ai fini par payer pour tous ces déséquilibres.

AlimentationEat Your Greens

En effectuant mes recherches sur la meilleure façon de s’alimenter en cas d’infection urinaire je suis tombée sur une étude publiée par Cell Press en septembre 2016 qui montre des différences significatives dans les temps de guérison (voire même la possibilité de guérir tout court) dans des cas d’infections bactériennes ou virales selon la façon dont les sujets s’alimentent. Je m’explique : l’étude menée sur des souris (mais dont les résultats sont très prometteurs pour l’ensemble des mammifères) consistait à observer les réactions immunitaires des rongeurs en fonction des aliments qu’ils consommaient et selon le type d’infection. Les résultats ont démontré que les infections bactériennes guérissaient plus rapidement lorsque les sujets observaient un jeune temporaire. En revanche, les infections virales guérissaient plus rapidement lorsque les sujets étaient nourris (et, à l’inverse des sujets infectés par une bactérie, la mort pouvait survenir en cas de jeune pour les sujets infectés par un virus). Par ailleurs, le type d’aliments dont les sujet se nourrissaient influaient beaucoup sur leur réponse immunitaire. Il semblerait qu’en cas d’infection virale les cellules auraient besoin de glucose (autrement dit de ‘l’énergie facilement accessible’). En revanche, le glucose pouvait tuer les sujets qui luttaient contre une infection bactérienne. Il semblerait que les sujets infectés par une bactérie réagiraient bien mieux en ne consommant rien du tout, ou en ingérant de petites quantités de protéines et de graisses.

Forte de ce nouveau savoir, et sachant déjà que le cystites se développent particulièrement bien quand le terrain est acide, j’ai décidé de manger peu et régulièrement plutôt que de faire des gros repas. J’ai éliminé tous les aliments acides et/ou d’origine animale à l’exception du yaourt nature biologique (le yaourt est riche en probiotiques, nécessaires à la santé de la flore intestinale), et j’ai coupé tout sucre de mon alimentation, même les fruits et le miel. J’ai opté pour des soupes de légumes et des salades légères, agrémentées de graines, de noix, et assaisonnées seulement à l’huile d’olive (le vinaigre étant acide). Bon, j’avoue que ce n’était pas le régime le plus rock n’roll, mais comme mon corps était entrain de lutter je ne peux pas dire que j’étais affamée à la base.

H2Oripple-effectsBoire… boire… boire. Que dire de plus.

En cas de cystite, l’eau est votre meilleure amie ; le thé, le café, le chocolat chaud, les jus de fruit, pas trop. C’est très simple ; toutes les heures où vous êtes réveillée il faut boire au moins 1-2 verres d’eau du robinet filtrée ou de l’eau de bouteille pour nettoyer les voies urinaires. En temps normal il faut boire entre 6-8 verres par jour, mais en cas d’infection urinaire il faut augmenter votre consommation même si l’envie d’uriner est désagréable et  douloureuse. C’est votre meilleur moyen de purger votre corps des bactéries qui tentent de proliférer sur la paroi de votre vessie.

Ici en Californie du sud, l’eau du robinet est pourrie. On peut la boire mais la qualité est vraiment mauvaise (ils ont même trouvé du chrome hexavalent dans notre eau récemment – pour ceux qui l’ignorent il s’agit du poison retrouvée dans l’eau de la ville dans le film Erin Brockovich). Les Californiens le savent et beaucoup font installer des systèmes de filtration dans leurs maisons (hélas les filtres portables style carafe Brita ne sont pas assez puissants pour éliminer tous les toxines environnementaux). Etant donné que nous sommes locataires et que par conséquent cette option n’est pas possible pour nous la seule alternative reste de l’eau de source en bouteille, et c’est ce que nous faisons. Je prévois un long article sur l’eau et la pollution dans le monde moderne mais ce sera pour une autre discussion, pour l’heure je dirai juste ceci : buvez l’eau la plus pure possible, et buvez-en beaucoup.

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La vraie star de ce malheureux épisode ce fut le D-Mannose ; une molécule qui s’apparente au glucose et qui se trouve dans les baies de canneberge ou cranberry, les pommes, les oranges, les myrtilles, etc. On dit que la canneberge aide à lutter contre les infections urinaires, et bien que j’avais déjà fait des cures de canneberge ‘préventatives’ de façon un peu sporadique toutes les 3-4 ans je dois avouer que je n’étais que moyennement convaincue de leur efficacité. Les formules poudrées en sachet me semblaient bourrées de sucre, et n’étant pas une grande adepte des saveurs acides le jus de canneberge m’attirait peu. J’en avais conclus que ces cures étaient un peu une arnaque, et que la seule vraie solution aux infections de la vessie restait, hélas, l’antibiothérapie.

Recroquevillée dans mon canapé avec mon verre de flotte et ma bouillotte je me suis mise à fouiller le net en anglais pour des témoignages de personnes ayant pu éradiquer leur cystite sans aller chez le doc. Et là, bingo – en fait il y en avait plein ! Le point commun entre toutes ces histoires qui finissent bien : le D-Mannose. Je ne parle pas des soit-disant cures à base de cranberry en sachet que l’on trouve en pharmacie, ni du jus qui arrache la mâchoire ; je parle de la molécule de D-Mannose pure, concentrée, sous forme de capsules ou en poudre. La magie de cette molécule : sa structure tentaculaire qui, lorsqu’elle traverse le corps, attire à elle les bactéries néfastes, et telles des mouches dans une toile d’araignée ces dernières se retrouvent prises au piège et éliminées naturellement dans l’urine. C’est magnifique !

Le D-Mannose est un sucre pas comme les autres car sa structure moléculaire fait qu’il n’est pas facilement (voire pas du tout) absorbable par le corps. On peut donc en consommer à longueur de journée sans craindre des oscillations glycémiques ou la prise de poids.

Cool. J’étais séduite. J’ai donc pris mes clés de voiture et je suis partie illico à la pharmacie naturelle la plus proche pour voir s’ils en avaient. Le pot de 50 capsules m’a coûté environ $35 et sachant qu’il était indiqué sur la notice que je devais prendre entre 15 et 20 capsules par jour en cas d’infection active je ne peux pas dire que le traitement était donné, mais comparé à une consultation chez le médecin et la prescription d’antibiotiques, qui, ici m’auraient valu dans les $150-$200 mon choix était vite fait. J’ai consommé l’intégralité du pot en 2 jours et demi et ma cystite a totalement disparu. La préparatrice m’a conseillée de prendre un deuxième pot au cas où mais j’ai décliné. Ceci dit, je pense que je le ferai la prochaine fois, et je ferai en sorte d’avoir un pot sur moi systématiquement quand je voyage.

Le D-Mannose est sans effet secondaires pour la plupart des personnes, moi y compris. J’ai pris les comprimés comme on prendrait des multivitamines ; avec un verre d’eau. La prise est contraignante dans la mesure où il faut prendre 5 comprimés toutes les 3-4h et faire pipi le max possible (perso, j’ai préféré prendre 2 comprimés toutes les 2h car les comprimés sont gros et j’avais du mal à en avaler 5 d’un coup). Sûr, s’empiffrer de compléments alimentaires et uriner toutes les 2 minutes ce n’est pas la chose la plus pratique au bureau mais de toute manière quand on souffre d’une infection urinaire il ne faut surtout jamais se retenir d’uriner – c’est donc à vous de déterminer si votre boulot vous permet de prendre suffisamment de pauses-pipi ou s’il vaut mieux vous faire arrêter, au moins pendant que vos symptômes sont à leur apogée… la santé d’abord, les amis !

Un dernier mot au sujet du D-Mannose. La prise thérapeutique optimale en cas d’infection est de l’ordre de 8-20g/jour, et on ne peut pas faire une overdose de ce produit donc rien à craindre à ce niveau là (après, comme pour tout, je ne pense pas que ce soit très bon d’en consommer en grandes doses des semaines durant…). Mais plutôt que d’agir après coup (comme je l’ai fait !), prendre des petites doses de D-Mannose régulièrement peut aider à prévenir contre les infections, et prévenir c’est toujours mieux que guérir ! Une petite dose de 5-10g ou 2-4 comprimés avant ou après l’amour ou lorsque votre système immunitaire est fragile peut faire toute la différence. Perso, je compte en emporter avec moi systématiquement en cas de voyage long et je compte également effectuer des petites ‘cures’ toutes les 6-7 semaines en prenant une dose thérapeutique pendant une demi-journée pour bien nettoyer les voies urinaires.

Je ne suis absolument pas sponsorisée par ni affiliée à quelque compagnie/produit que ce soit mais au cas où vous ne trouverez pas ce produit en France vous pouvez faire votre choix parmi les différentes marques ici. Pour être complètement transparente, le produit exact que j’ai pris était celui-ci.

Je vous souhaite plein de belles choses pour 2017, et je serai de retour bientôt pour vous raconter mon nouveau projet professionnel de reconversion vers l’univers de la nutrition et de la santé naturelle. À suivre…

Bise a toutes et à tous

C 💚

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