Acné et Pilule – Comment arrêter cette daube de pilule, PART 2

Ceux qui ont lu PART 1 de « Comment arrêter cette daube de pilule », savent que je déconseille fortement ce moyen de contraception. Ayant moi-même pris plusieurs pilules en l’espace de dix ans, et ayant déjà fait un malaise que je soupçonne d’avoir été lié à la prise de ce médicament, je pense être bien placée pour en parler. Pour résumer mon article précédent en quelques mots, j’ai décidé d’arrêter ma contraception en janvier dernier, et j’ai mis en place un système de « sevrage » pour réduire le dosage hormonal graduellement plutôt que de terminer ma plaquette d’un coup et d’attendre que mon cycle naturel reprenne son cours. J’ai fait ceci sans consulter ma gynéco ni mon médecin traitant, car j’étais persuadée qu’ils ne verraient pas cette méthode d’un oeil favorable, et puis parce que très franchement ils avaient perdu ma confiance. Cela faisait un moment que je voulais arrêter de prendre la pilule, mais j’avais eu une très mauvaise expérience en arrêtant Diane 35 en 2004 (aménorrhée pendant plus de 6 mois, acné à ne plus savoir quoi en faire, dépression, sauts d’humeur, crampes abdominales, pertes de cheveux, etc.) et il était hors de question de repasser par là. Donc, vous imaginez bien, dès que mes règles sont revenues, après 6 mois d’absence, j’ai sauté sur l’occasion pour reprendre la pilule, et je ne l’ai plus lâchée jusqu’en juillet 2012.

De janvier à juillet 2012, j’ai utilisé un simple cutter à papier pour couper mes comprimés de telle sorte à ne pas provoquer un changement hormonal brusque. De fait, pendant 2 mois, j’ai pris mes 21 jours de pilules comme d’habitude, sauf que je n’ai pas pris le comprimé en entier ; au lieu de prendre toute la dose, j’ai pris 3/4 du comprimé en respectant l’arrêt thérapeutique de 7 jours entre les plaquettes. Ensuite, pendant les 2 mois suivants, j’ai pris 1/2 du comprimé, puis 1/4 pendant deux mois, jusqu’à ce qu’il ne me reste plus rien à prendre. La bonne nouvelle est que cette fois-ci mon cycle est revenu tout de suite, et que je n’ai jamais souffert d’acné, ni durant le processus de « sevrage », ni par la suite. Aujourd’hui cela fait presque un an que je ne prends aucun contraceptif oral, et je revis. Voici donc le récit en détail:

addict

1- Pourquoi fait-on une crise d’acné après l’arrêt de la pilule ?

C’est marrant parce que j’ai l’impression que pour beaucoup de professionnels de santé cette crise d’acné qui suit l’arrêt du contraceptif oral n’existe pas. Alors, soit elle ne fait pas partie des symptômes reconnus, soit les spécialistes préfèrent la nier plutôt que d’avoir à l’expliquer. En tout cas, la crise d’acné que j’ai eu après avoir tenté d’arrêter Diane 35 il y a 9 ans était loin d’être fictive. Mes amies ont constaté qu’il y avait un vrai problème ; je perdais mes cheveux, je m’enfermais dans ma chambre pendant des heures sans vouloir voir personne, j’étais devenue sensible et tendue, et mon visage était recouvert de gros boutons – des kystes presque – rouges et douloureux, incrustés sous la peau. Ces symptômes ne peuvent être rattachés à quoi que ce soit en dehors de l’arrêt de ce médicament. J’étais heureuse, je venais d’obtenir ma licence, j’avais décroché un travail qui me plaisait… alors le coup de l’étudiante stressée, franchement non.

La décision d’arrêter Diane 35 a été prise un soir de novembre 2003. Je venais de rompre avec mon petit ami du moment, et je souhaitais tout simplement retrouver mon cycle naturel. J’ai donc en tout état de logique terminé la plaquette que je prenais, puis au lieu de reprendre la plaquette suivante, j’ai laissé la nature faire son oeuvre. Au bout d’un mois, pas de règles. Je ne m’inquiète pas, parce qu’avant de prendre la pilule j’avais des cycles irréguliers. Je me dis donc que ça va bien finir par se mettre en place. Sauf qu’au lieu de retrouver mon cycle, les mois passent, et mes règles ne viennent pas. Au bout de trois mois « au naturel », je commence à voir des rougeurs sur mon visage. Un par ici, un par là ; rien de bien méchant. Mais je remarque que ma peau devient grasse au toucher, et quand je passe mes doigts sur mon front il y a comme des grosses bosses douloureuses sous l’épiderme. Peu à peu les bosses deviennent énormes, et l’état de ma peau se détériore. J’appelle ma gynéco.

boutons

Au bout du fil je pleure. Je ne me reconnais plus. Je suis triste tout le temps. Je suis fatiguée. Je n’ai plus d’appétit, et plus envie de voir mes amis. Mes règles sont absentes, et je perds mes cheveux. Au secours ! Elle reste là un instant. « Ah bon ? » Me répond-elle, presque amusée de m’entendre raconter ces symptômes étranges. Elle n’a « jamais entendu parler » d’une telle réaction. Plus tard, en me documentant sur le web, je m’aperçois que ce cas de figure est très fréquent, notamment chez les femmes ayant pris soit Diane 35, soit d’autres pilules contenant des suppresseurs d’androgènes.

Alors, parlons un peu de Diane 35. Bien sûr, aujourd’hui cette pilule n’est plus vendue en France à cause du scandale qu’elle a provoquée en début d’année, mais parlons-en quand même. Tout d’abord, que contient Diane 35 ? Je n’ai pas besoin d’être un Prix Nobel pour lire une notice : cyprotérone acétate 2mg/ethinestradiol 0.035mg. Alors, qu’est ce que la cyprotérone, et qu’est ce que l’ethinestradiol ?

L’Ethin estradiol est une substance synthétique qui remplace l’hormone naturel « estradiol ». Pratiquement toutes les pilules contraceptives sur le marché en contiennent. 

La cyprotérone est un anti-androgène steroïdien. C’est à dire qu’il supprime les effets de la testostérone. Il est utilisé pour traiter certains cancers de la prostate chez l’homme, l’hirsutisme chez la femme, ainsi que pour traiter d’autres maladies en rapport avec la production excessive de testostérone. Fun fact, c’est également la cyprotérone que l’on utilise dans les cas de « castration chimique », utilisée pour diminuer les pulsions sexuelles chez les violeurs. Dans le cas de Diane 35, il est utilisé en tant que progestatif synthétique (l’autre composant des pilules contraceptives). Il est utilisé en tant que traitement contre l’acné chez la femme car il supprime la production d’androgènes, souvent responsables de l’acné et du syndrome des ovaires poly-kystiques. 

Bon, tout cela est bien joli, mais quel est le rapport entre ces composants et la crise d’acné qui suit leur arrêt brutale. J’ai du mal à comprendre. J’émets plusieurs hypothèses… le fait que le corps se retrouve à produire ses propres hormones après avoir été « au repos » pendant plusieurs années ? Je décide d’explorer cette piste, et je tape « cyprotérone » dans Google. Sur les sites en français, je trouve des informations sur ce composant, notamment le fait que mélangé à de l’ethin estradiol il aggrave le risque d’accident cardio-vasculaire, bon, là encore j’étais déjà au courant. Alors, je tape « cyproterone » en anglais, et je lis la pagé Wiki (ouais, je sais, Wiki quoi, mais bon, justement, Wiki quoi !) en anglais dédiée à ce composant, et là, bingo. Au milieu de la page il est écrit, sous l’entête « Withdrawal Effects », qui signifie en français « Sympômes de Sevrage », « abrupt withdrawal of cyproterone can be harmful », ce qui, traduit mot pour mot, équivaut à : « les symptômes de sevrage de la cyprotérone peuvent être nuisibles ». Je poursuis ma lecture.

comprimé

Il s’avèrerait que la cyprotérone rendrait dépendant. Première nouvelle. Paraît-il que le laboratoire qui fabrique ces pilules, à savoir Bayer Healthcare, préconise de ne pas interrompre la prise de ce médicament du jour au lendemain, mais de réduire le dosage progressivement. Ceci est applicable pour les traitements hautement dosés en cyprotérone, je pense aux traitements contre le cancer de la prostate etc., mais en ce qui concerne la pilule, on considère certainement que la dose est trop faible pour procéder à un sevrage progressif. De ce fait, lorsqu’une patiente souhaite (ou doit, pour des raisons médicales) arrêter de prendre cette pilule, le gynécologue lui dit de l’arrêter du jour au lendemain, sans – je suppose – se douter que cette discontinuation abrupte provoquera une pléthore de symptômes nuisibles, dont l’acné, car lorsque l’on cesse d’absorber de la cyprotérone, le corps, qui s’est habitué à ce substitut hormonal, se met à produire des androgènes en masse.

Ceci est, bien sûr, une explication très vulgarisée. Si vous souhaitez mentionner quelque chose que j’ai omis, n’hésitez pas à me laisser un commentaire en dessous. Enfin voilà, j’ai enfin réussi à comprendre pourquoi j’avais eu une grosse poussée d’acné lorsque j’avais arrêté Diane 35 du jour au lendemain, et à comprendre pourquoi personne ne m’a conseillé de réduire le dosage graduellement.

2- Mais alors, qu’en est-il des autres contraceptifs orales, car on sait que Diane 35 n’est plus commercialisée en France ?

Perso, après avoir pris Diane 35 pendant environ 5 ans (!!!), ma gynéco m’a prescrit Jasmine. Tout comme Diane 35, Jasmine contient un ingrédient anti-androgénique, à savoir la drospirénone. Mais, je vous entends me dire, qu’est ce que la drospirénone ?

La drospirénone est un progestatif synthétique utilisé dans les fameuses pilules contraceptives 4ème génération. Elle a des effets anti-androgéniques. Outre le fait que la drospirénone aggrave le risque d’accidents cardio-vasculaires chez ses utilisatrices de 600% par rapport aux femmes qui ne prennent aucun contraceptif oral, rien n’est indiqué quant au développement d’une éventuelle dépendance à ce médicament. Il est souvent utilisé avec l’ethin estradiol.

Rien de mieux qu’internet finalement pour trouver des renseignements. Alors, je me dirige vers des forums santé pour voire ce que les internautes ont à dire au sujet de Jasmine/Jasminelle, et notamment au sujet de l’acné qui suit l’arrêt de médicament. Et ça ne loupe pas ! En fait, vous êtes hyper nombreuses à souffrir d’acné après avoir arrêté cette pilule. Une internaute outrée dit, en à peu près ces termes : « je ne comprends pas, on m’a prescrit Jasmine pour traiter un dérèglement hormonal, ça devrait aller mieux une fois que je l’arrête ! ». Une autre souhaite repasser à une « pilule normale » car elle n’a plus de libido. Encore une autre a substitué Jasmine par Androcur, un médicament à base de cyprotérone… et vous voyez, le cercle vicieux repart.

En tout cas, j’ai bien vu que même les pilules qui ne contiennent pas de cyprotérone peuvent provoquer une crise d’acné quand on les interrompt brutalement. Certaines filles échappent à cette crise, et je suis très heureuse pour elles, mais malheureusement pour trop de filles l’arrêt de la pilule rime avec acné, déprime, solitude, incompréhension, et souvent reprise de pilule ou, pire, prise de médicaments anti-androgéniques telles que Androcur ou Spironolactone, ou des antibiotiques, qui ne sont que des bombes à retardement pour l’acné.

3- La Solution

La solution s’effectue en plusieurs temps. Tout d’abord, elle existe, et avant de se jeter corps et âme dans la spirale infernale pilule-arrêt-acné-médocs-acné-déprime-re-pilule, il faut s’arrêter un instant et s’instruire.

La première chose que j’ai compris en me documentant sur la pilule, c’est que personne, ni même les médecins, n’y connaît quoi que ce soit. Les médecins ne sont que les pantins des géants de l’industrie pharmaceutique. Ils ne sont pas plus informés que vous et moi. Finalement, les infos sont là pour celui ou celle qui veut les chercher, dans les ouvrages de médecine, sur internet, même vulgarisés sur Wiki les gars, alors pas d’excuse ! Donc voilà, la première chose à faire pour une personne qui veut arrêter la pilule et retrouver son cycle normal est de S’INSTRUIRE ! Tu es le maître de ton corps. Dans cette vie, tu n’as pas le contrôle sur la météo ou sur la situation économique du monde, mais bordel, tu as le contrôle sur ce que tu mets dans ton corps ! Ne laisse personne, ni les médecins, ni les médias te convaincre du contraire. Un bon choix est un choix informé, alors avant de gober les comprimés qu’on te prescrit, INFORME-TOI ! Que contient-ils ?  Est-ce que les ingrédients sont nocifs ?  Etc. Etc.

lecture

La deuxième étape consiste à élaborer une stratégie pour arrêter la pilule en douceur. Si tu prends un contraceptif oral depuis un moment, sache que ton corps s’y est certainement habitué, et que tu risques fortement de faire une crise d’acné si tu l’arrêtes brutalement.

Moi, j’ai décidé de réduire le dosage progressivement en diminuant la dose un petit peu plus chaque moi pendant 6 mois. Pour ce faire, je me suis munie d’un cutter à papier :

cutter à papier

d’une petite planche en bois que j’utilisais seulement pour couper mes pilules (je vous expliquerai pourquoi après) :

planche

d’un petit sac congélateur :

sac plastique

– Pendant les 2 premiers moi, j’ai pris ma planche en bois, j’ai placé mon petit comprimé dessus, et à l’aide de mon cutter à papier, j’ai coupé mon comprimé en 2. Ensuite, j’ai coupé un côté en deux, et j’ai mis un quart de la dose dans mon petit sac congélateur. J’ai avalé les 3/4 qui restaient sur la planche.

3/4

La raison pour laquelle j’ai mis le quart de pilule superflu dans le sac congélateur plutôt qu’à la poubelle est parce qu’il ne faut jamais jeter des médicaments contenant des hormones dans la poubelle ou l’évier. C’est très nocif pour l’environnement. Mieux vaut les conserver dans un sac plastique et ensuite les déposer dans une pharmacie, où ils sauront comment s’en débarrasser. Pareil pour la planche en bois ; les hormones que je libère en coupant mes comprimés sont nocifs, et je veux éviter de contaminer des aliments avec. Je me sers donc d’une planche en bois spéciale pour ma petite opération !

– Pendant les 2 mois suivants, j’ai fait la même chose, mais au lieu d’avaler 3/4 de pilule, j’avalais 1/2 du comprimé, et je plaçais l’autre moitié dans le sac en plastique.

– Pendant les 2 derniers mois, j’ai fait de même, mais j’e n’ai pris qu’un quart du comprimé, et j’ai placé le reste dans le sac.

4- Quelques mises en garde…

warning

J’ai choisi de ne pas informer ma gynéco et mon médecin traitant de ma stratégie. Bien sûr, je n’ai pas trop le droit de vous encourager à aller derrière le dos de votre professionnel de santé, donc voilà, si vous êtes suivis par quelqu’un de confiance, parlez-en avec lui, qui sait, peut-être vous encouragera-t-il à procéder ce cette manière.

Durant ces mois de sevrage, mes règles ont été un peu anarchiques. Elle arrivaient souvent une semaine trop tôt, et elles duraient plus longtemps que d’habitude. Parfois, elles étaient plus abondantes, et un peu plus douloureuses. Perso, j’ai un seuil de tolérance à la douleur assez élevé, donc pour moi cela n’a posé aucun problème, et puis, j’avais tellement envie d’en finir avec cette pilule que je n’en avais que faire. D’ailleurs, j’ai eu raison, parce que depuis que je ne prends plus de pilule du tout mon cycle s’est régularisé et tout est rentré dans l’ordre.

Ne pas prendre toute la dose = risque de grossesse. En ce qui me concerne, avant même de commencer à me « sevrer » de la pilule, mon compagnon et moi avons eu une discussion évaluant tous les risques possibles et imaginables. Nous avons décidé d’utiliser un autre moyen de contraception pour éviter les surprises, et nous avons parlé de la possibilité de tomber enceinte. Nous avons convenu que si cela arrivait, même sans que cela soit prévu ou souhaité, nous serions finalement très heureux. Donc voilà, pas de coups vicieux le dos de votre copain, les nénettes ! Et protégez-vous, parce que la pilule n’agit pas contre les MST !

Bon sevrage à celles qui veulent tenter le coup. Entre temps, j’ai vu ma gynéco, qui m’a confirmé que tout fonctionnait bien, et que j’avais le feu vert si je souhaitais mettre en route un petit bout de chou… affaire à suivre !

Bientôt, j’écrirai PART 3 de « Comment arrêter cette daube de pilule » pour vous donner la liste des compléments alimentaires et des changements nutritionnels que j’ai effectués pour aider à régulariser mon cycle… 

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368 réflexions sur “Acné et Pilule – Comment arrêter cette daube de pilule, PART 2

  1. En réponse à Cécile:
    Ne te décourage pas car même si l’arrêt de Diane 35 te donne de l’acné impressionnante cela va passer une fois que les hormones de ton corps se seront régulées. Oui ça prend du temps quand on a pris Diane pendant longtemps (perso plus de 10 ans!) mais ça passe. Et surtout ne triture pas tes boutons même petits car sinon une fois l’acné partie il y a les cicatrices à gérer… Je ne sais pas quelle est ta routine de soin du visage mais personnellement le rhassoul et l’huile de jojoba et l’hydrolat de rose ou brumisateur d’eau thermale m’ont bcp bcp aidée avec en alternance creme lavante surgras moussant sans savon de Uriage Ainsi qu’une modification de l’alimentation au moment des grosses crises ( diminution des sucres rapides et produits transformés, diminution du pain blanc etc) et je peux jurer que cela fesait une différence!
    (Cf professeur Joyeux et ses conseils sur l’alimentation)
    Voilà moi je ne reprendrai JAMAIS la pilule ou autre hormone. Cela m’a ruiné la peau et le moral pendant 2 ans suite à l’arrêt et je m’en sors enfin donc courage ça va aller mieux pour toi aussi. Si tu as des questions n’hésites pas.

  2. Bonjour,

    Je suis tombée sur ton blog en faisant des recherches concernant à la base la purge du foie avec de l’eau tiède et du citron, et de fil en aiguille, je suis parvenue ici, avec l’impression que j’ai peut-être enfin trouvé une solution à mon problème d’acné…
    Pour résumer :
    J’ai 27 ans, et j’ai toujours eu de l’acné depuis le collège…. =(
    J’ai pris le générique de Diane 35 à mes 18 ans quand j’ai eu mon 1er petit copain…
    Mais je me suis décidée trop tardivement à changer de pilule après avoir connu les effets néfastes de la Diane 35…Donc en tout, j’ai dû la prendre pendant 8 ans….
    Depuis presque 1 an, je suis passé à la « Optimizette » qui est une pilule à prendre en continu, donc depuis que je la prend (fin 2014) je n’ai plus eu de règles du tout.
    Etant célibataire depuis quelques mois… je me suis tâté plusieurs fois à arrêter la pilule… mais je n’ai pas encore franchi le cap…
    Après ce que j’ai pu lire de tes articles (je n’ai pas encore tout lu en entier, je le ferais dès que j’aurais plus de temps) je suis déterminée à arrêter car de toutes façons, concernant mon acné, je n’arrive pas à en venir à bout malgré les crèmes dermato ou autres… =(
    J’ai plusieurs questions à te poser j’espère que tu sauras y répondre =) et je t’en remercie d’avance :

    – Vu que c’est un pilule en continu, à ton avis pour le sevrage, Est-ce que je peux procéder comme toi? pour couper les comprimés?
    (Tu arrive à ne pas te couper avec le cutter? tu mets un gants spécial pour la main qui tient le comprimé?)

    – La maman d’une amie qui a eu de l’acné rosacée après un cancer du sein me conseille d’aller voir un médecin qui pratique la médecine traditionnelle chinoise.
    J’ai fait quelques recherches à ce sujet… il y en a qui parlent d’acupuncture, mais bon… je ne sais pas trop si je dois me diriger vers ça en 1er lieu….
    Et donc elle me conseille aussi de me purger le foie avec de l’eau tiède et du citron à jeun le matin.

    Du coup j’ai pu voir sur le net qu’on peut aussi faire une cure de radis noir.
    Et j’ai pu voir aussi que l’achillée millefeuille en infusion (et en goutte pour le visage) était très efficace?
    Sais-tu si je peux ou ce que je peux associer pour débuter une cure en même temps que mon sevrage de pilule?
    J’ai très envie de commencer avec l’infusion d’achillée millefeuille, mais puis-je combiner avec l’eau+citron ou le radis noir?

    – Est-il nécessaire de faire quand même un bilan hormonal? ou un bilan complet? j’ai lu qu’on pouvait faire ça, mais faut-il s’adresser à son médecin traitant pour cela?
    Est-ce que c’est grace à ce/ces billan(s) que l’on peut connaitre la nature de notre acné?
    Pour savoir si on a le syndrome des ovaires polykystiques, a qui doit-on s’adresser pour faire un examen?

    Je suis désolée j’en demande peut-être trop, et encore, j’en oubli peut-être tellement je suis perdue…
    Je suis véritablement désespérée par cet acné qui me pourrit la vie depuis toutes ces années =(
    Je me dis souvent que la vie est injuste… je ne bois pas, ne fume pas, je fais de temps en temps du sport et je mange plutôt sainement, mise à part le matin où je mange mes 2 tartines de Nutella…
    Niveau routine j’ai testé les huiles de jojoba et de noisette, mais cela m’a empiré mon acné…
    (Acné localisé sur le menton, les joues, et parfois le front et le cou même si c’est plus rare)

    Je te remercie d’avance du temps que tu consacrera à ma lecture et à ma réponse.

    Bonne après-midi à toi

  3. Oups désolée j’ai oublié de te demander si les morceaux de comprimés que tu coupe (par exemple surtout lorsque ce sont des moitiés), peux-tu conserver le morceau coupé pour le lendemain?
    Ou Est-ce qu’il faut absolument jeter le morceau coupé et non ingéré?

    Encore merci

  4. Salut,

    Comme il n’y a pas énormément de témoignage je vais faire le mien. Pour info je suis sous jasmine depuis 4/5 ans et j’en suis à mon 3e mois de sevrage.

    J’ai commencé à avoir de l’acne au collège. après de nombreux traitements chez la dermato (antibio, zinc, crèmes… -je n’ai jamais pris roaccutane-), en fin de lycée elle a proposé de me prescrire la pilule, Jasmine donc. Tout allait « bien » pendant 2ans, quand d’un coup je ne sais pas ce qui s’est passé l’acne est revenu sous forme de gros boutons douloureux et très rouge sur le menton. Alors la rebelotte, rdv chez le médecin, la dermato prise de egery, tretralisal (presque 1 an ! Attention ça jaunit les dents..) puis par désespoir Ery gé rien y faisait j’avais sans cesse ces gros boutons douloureux, sans compter les petits un peu partout sur le visage. Je n’aii pas une acné très importante ! De l’ordre de 2/3 gros boutons et 0 à une dizaine de petits boutons, mais assez pour me miner le morale, m’enfermer chez moi refuser des sorties et rater des cours..
    Puis âpres une énième crise, j’en ai eu marre de me réveiller CHAQUE matin en inspectant mon visage attendant le prochain gros bouton douloureux qui arriverait.. je suis allé chez une dermato… sans succès elle m’a à peine regarde ! MAIS m’a donné quelques échantillons dee « neoliss 15 » (une crème aux AHA qui est vendu comme une sorte d’anti rides). Et une prescription pour epiduo gel (peroxide de benzoyle). Je les ai commencé avant mon sevrage. Alors concernant epiduo j’en mettait avant alors je suis habitué mais neolisse je n’ai pas pu échapper à la poussée de bouton du début..(1semaine après avoir commencer environ 6 gros boutons rouges très douloureux), j’alterne neoliss et epiduo et depuis… UN gros bouton sur 4mois ! (a note que le premier. Mois après la pousse j’ai eu quelque petits boutons sous cutané douloureux) mais plus rien à voir avec ce que j’avais avant ! En parallèle je prend une gélule de zinc, une de vitamine D (1000) les soirs. ça m’a change la vie !

    Sinon pour en revenir au sevrage, je viens de finir mon 3e mois. Je n’ai pas eu d’effets secondaires pour le moment, à part mon coeur qui battait très vite au début du 3e mois quand je suis passée à 1/2 comprimé. Niveau boutons quelque petits le premier mois, le deuxième un gros le seul que j’ai eu depuis 4mois, puis quelque moyens par ci par là totalement gerables (mais que je triture donc ça les rend horrible). Règles normales, rien à vraiment changé pour moi pour le moment ! Mini spotting hier juste avant mon dernière demi comprimé du mois.
    Donc pour le moment tout va bien !

    • Salut,
      Je viens donner quelques nouvelles.. Alors tout allait plutot bien jusqu’à mon 5e mois de sevrage de Jasmine. J’ai commencé à avoir de gros boutons douloureux sur les joue (un par semaine pendant 1mois et demi je dirais). Ils ont mis énormément de temps à juste s’atténuer, j’ai encore les cicatrices, ils sont tous encore rouges en ce moment.. Puis ça s’est calmé, je n’en ai plus eu depuis, je pense que c’était le changement de palier. J’ai eu mes règles une semaines avant la semaine d’arrêt. Suite à ça pas de soucis peau « nickel » (à savoir pour moi pas de bouton actif, juste des cicatrices – chose que je n’avais jamais eu en 10ans d’acné en passant-). Puis petit problème j’ai du prendre la pilule du lendemain et depuis moyenne poussée sur tout le visage, je me suis cachée une semaine tellement j’avais honte, partout sur le front, des moyens sur le menton alors que depuis que j’utilise neoliss je n’en avais eu qu’un, et des boutons douloureux sur les joues encore, même si plus petits qu’en septembre (et seulement 3/4 je ne veux pas vous affoler). Bref, j’espère que c’est juste la pilule du lendemain, en attendant j’ai décidé d’arrêté là mon arrêt progressif, soit à 5mois. J’ai pris mon dernier quart de pilule vers le 28 octobre, la pilule du lendemain vers le 7 novembre. Ma peau est très grasse, elle se soigne de sa dernière poussée actuellement. Si j’y pense je viendrais compléter mon témoignage. Bonne chance à celles qui se lance dans l’arrêt progressif !

  5. Bonjour,. Je me permets de vous contacter 1 an après votre message pour savoir si quelqu’un qui a eu le même problème que moi a testé le sevrage ? Etant jeune je souffrais d’acné et de règles hémorragiques et j’ai été mise sous diane 35 et j’ai pris énormément de poids. J’ai été mise ensuite sous androcur seul (c’est à dire sans oestrogènes en compléments) pendant 7 ans. Impec. J’ai ensuite arrêté pour 1 grossesse et ensuite reprise d’androcur seul mais avec cette fois ci chute de cheveux énorme pendant la prise, toujours sans oestrogènes. Je suis passée ensuite à Jasmine pendant 4 ans puis arrêt pour deuxième grossesse. Reprise de jasmine mais cette fois ci sans la supporter (nausée, essoufflement etc…). J’ai pris la décision de tout arrêter (sans seuvrage) mais retour de l’acné et chute de cheveux comme jamais et pilosité. On m’a donc conseillé Belara, 2 semaines après, super, tout est revenu dans l’ordre. Cela fait un an que je la prends et malheureusement depuis 2 mois, la peau redevient grasse et la chute de cheveux recommence (modérément), même sous pilule belara. Je passe des examens en ce moments pour comprendre pourquoi mon corps fabrique de plus en plus d’androgènes. Mon endocrino me dit que cela peut venir d’androcur, je l’aurais pris tellement longtemps (en plus sans oestrogènes, quelle catastrophe) que mon corps en serait devenu dépendant… Avez vous tenté le sevrage et quels ont été les résultats, notamment sur la chute de cheveux ? (c’est ce que je redoute le plus) Peuvent ils vraiment arrêter de tomber sans anti androgènes ? Merci beaucoup de prendre le temps de me lire et j’espère me répondre….

  6. Bonjour Christelle
    Je suis à la fin de mon sevrage que j’ai étalé sur 9 mois.
    Je me suis faite posée un stérilet en cuivre pour ne plus avoir d’hormones et tout de même avoir une contraception.
    Cependant, le stérilet ne me convient pas, j’ai des symptomes depuis 1 semaines qui ne cessent pas (constipations, envie fréquente d’uriner, mal pendant les rapports)
    Je n’ai pas d’infection urinaire donc je dois faire une échographie dans la semaine
    Si ces symptomes ne passent pas je pense retirer le stérilet qui ne me convient pas.
    Je n’aurai donc pas d’autre choix de retourner à la pilule.
    Cependant cette idée m’inquiète beaucoup et le choix de pilule est très difficile
    Dois-je opter pour une pilule progestative (j’ai peur qu’elle favorise l’acné) ou une pilule combinée ? un implant ?
    Merci de ton avis

    • Bonsoir a toutes,
      Je compte arreter la pilule et je pense opter pour larret progressif. Cependant, que ce soit dans l’article ou dans les commentaires, aucune de vous ne parle de perte de cheveux. Avez vous perdu vos cheveux plus que d’habitude pendant ce processus d’arret?
      autre question: pourquoi reduire la dose tous les 2 mois et non pas tous les mois?

  7. Bonjour,

    Je viens d’arrêter la yasmin depuis 1 mois après avoir pris la pilule anticonceptionnelle pendant 28 ans. Ce n est peut etre qu une coïncidence mais j ai mal partout au jointure…hanche…bras ect..et je me sens enflé. .les cheveux ternes et quelques bouton. Je suis inquiète des effets de l arrêt à long terme. J’ai arreter la pilule car je veux voir si mes vertiges de nuits assez violent depuis 12 ans sont relié a la pilule. J’aimerais avoir votre opinion. Merci. Line

  8. Bonjour!

    Merci pour ces articles qui redonnent espoir.J’ai eu 19 ans récemment et j’ai de l’acné depuis mes 12 ans. Au début c’était léger (uniquement sur le front), c’est devenu une catastrophe à mes 16 ans, j’en avais plein le visage, je n’étais plus qu’une pustule sur pattes, sans rire, on voyait à peine ma peau. Moral en baisse évidemment, mode pot de peinture activé, zéro confiance en soi… et là on m’a prescrit Diane 35. Miracle!! Très vite, tout est parti. Cependant, au bout de 4 mois, j’ai dû arrêter net (dépression, grosse prise de poids, problèmes veineux…), en plus, c’était début 2013, avec la médiatisation de masse, donc bon.
    J’allais vraiment mieux jusqu’à ce qu’au bout de 2 mois d’arrêt à peine, tout mon acné était revenu. J’avais pourtant fait attention à mon alimentation et à mes routines (je suivais le blog beauté-pure). Découragée, j’ai pris une nouvelle pilule, et cela fait désormais 2 ans que je suis sous Yaz. Moins dosée que Diane, j’ai de temps en temps 2/3 boutons et une peau plutot grasse, mais ca ne me gêne pas, puisque j’ai tellement connu pire.
    Seulement, j’ai de plus en plus de problèmes de santé qui seraient dus à cette pilule (une grosse anémie qui a des conséquences importantes) et j’ai conscience que ca ne va plus… Il faut vraiment que j’arrête cette saloperie, mais j’ai très peur de faire une rechute. Les quelques boutons qui résistent à Yaz me montrent que je n’en ai pas fini avec l’acné.
    Avais tu toi aussi quelques boutons sous pilule et une peau légèrement grasse? Quand tu dis que tu as eu beaucoup d’acné en arrêtant Diane, c’était à quel niveau ? Très sévère ? Désolée pour ces questions mais personne n’en était à mon stade d’acné dans mon entourage, j’étais vraiment un cas d’école, et en plus j’ai l’impression de partir avec une épine dans le pied puisque j’ai toujours un peu de boutons, même sous pilule. Du coup, c’est peut être bête, mais j’ai peur que mon acné soit trop fort et que même en sevrant, ca ne soit pas suffisant pour le faire disparaitre. J’hésite à en parler à un medecin et suivre un traitement antibiotique dans le même temps que j’arrête la pilule.
    En tout cas, je suis motivée à l’arrêter mais ca va demander beaucoup de préparation aha! Encore merci, je vais sûrement bientôt passer le cap.

    • Coucou emilou,

      Courage, je suis passée par là aussi après l’arrêt de Diane 35. Cest pas facile mais il faut vraiment arrêter la pilule. La pilule est un poison pour le foie, ce qui provoque des anemies. L’acné est un symptôme d’élimination. Pour ma part la meilleure méthode à été de ne rien faire. L’eau du robinet et les produits la peau du visage. Tu peux utiliser de leau minérale pour te rincer le visage et de l’huile essentielle d’arbre à thé pour calmer les plus gros boutons. Maintenant je ne met plus rien sur mon visage et il est très beau. Soutient au max l’élimination de ton corps (boire eau, transpiration, plusieurs fois a la selle par jour) et soutien ton foie.

      Melanie

  9. Bonjour les filles,

    Voilà deux ans que je suis vos commentaires et certaines d’entre vous me connaissent. Après un arrêt de pilule, j’ai vécu la même chose que vous. Rattrapée par une grossesse extra-utérine, j’ai fini par reprendre YAZ. Mon copain et moi avons le projet de faire un bébé cette année. Je voulais donc commencer mon sevrage dans un mois. Rendez-vous gynéco hier soir, je lui parle de mon intention de sevrage sur six mois. Et là, j’ai eu droit à quelques remontrances. Elle m’explique que je ne ferais qu’aggraver ma situation. En ne prenant pas les comprimés entièrement, elle m’a expliqué que mes ovaires ne fonctionneraient pas normalement, et que je risquais de faire des kystes, et donc aggraver mon acné.
    Pour faire simple, c’est soit j’arrête ma pilule d’un coup, soit je ne l’arrête pas. Je suis perdue les filles.

    • Hey Séverine,

      Waouh, ta gynéco a l’art de bien faire flipper ses patientes. Je ne suis pas gynéco, donc certainement pas qualifiée pour contredire ses propos, mais j’avoue que je me demande bien sur quoi elle base son raisonnement. Je ne vois pas comment elle arrive à établir un lien entre la formation de kystes et le fait de réduire le dosage de la pilule contraceptive. La science a réussi à établir un lien entre l’état pré-diabétique/la résistance à l’insuline et la formation de kystes ovariens (ou syndrome des ovaires polykystiques), et on sait aujourd’hui que lorsqu’on réduite de façon significative sa consommation de sucre et de graines raffinées on peut parvenir à des résultats assez spectaculaires chez des femmes qui, soi-disant, n’arrivaient pas à concevoir ou avaient des cycles particulièrement irréguliers.
      Je comprends qu’après ton expérience très traumatisante tu n’aies pas envie de tâtonner dans le noir dans le domaine holistique, et si tu choisis de suivre les conseils de ta gynéco – à savoir interrompre Yaz du jour au lendemain – pour éviter d’éventuelles complications, je respecte à 100% ta décision. En cas d’arrêt brutale surtout pas de panique. Ton corps est ton ami, et il ne cherche qu’à retrouver un état stable. Perso, si je devais arrêter ma pilule du jour au lendemain je procéderais de la façon suivante:
      1- Côté alimentation je ferais un grand ménage. Adieu le sucre et tous les aliments industriels – sans pitié. Adieu les produits animales non bio, et je limiterais drastiquement ma consommation de graines (blé, riz, orge, etc., surtout les graines raffinées). Mon alimentation consisterait essentiellement de viandes bio et au moins une fois toutes les quinzaines de jours des organes tels que le foie (je sais, pas cool, mais très très bon pour la santé… il existe des façons de dissimuler le goût, faudra juste les rechercher…), de légumes et fruits (bio pour la plupart) cuits, crus, et fermentés, de yaourts/laitages fermentés, d’oeufs, etc. Je ferais bien attention à inclure des graisses saturées (essentiels à la formation du cerveau de l’enfant) – beurre bio/production locale, huile de noix de coco.
      2- Côté stimulants, je commencerais à remplacer le café, le thé, et le chocolat par des jus de fruits et de légumes pressés frais. Et à ce propos, si tu as les moyens de te procurer une centrifugeuse je pense que les effets bénéfiques des jus fraichement pressés valent bien le prix de l’appareil – et justement, les soldes ont commencé en France 😉 …
      2- Adieu le soja. Le soja contient des phyto-oestrogènes, et le corps à tendance à les confondre avec l’oestrogène fabriqué dans l’organisme. Perso, je suis très sensible au soja, et dès que j’en consomme trop mes cycles peuvent être perturbés.
      3- Commencer à introduire des aliments fermentés riches en probiotiques et à prendre des capsules probiotiques afin de reconstruire la flore intestinale et vaginale détruites en partie par la pilule. Par ailleurs, le bébé reçoit la flore de la maman, et il est impératif que celle-ci soit saine (une flore saine peut aider à prévenir contre de gros problèmes psychologiques et physiques tels que l’eczéma, l’asthme, et même l’autisme).
      4- J’utiliserais des préservatifs pendant quelques mois, juste le temps que le corps retrouve un rythme régulier. Ensuite, j’essayerais de tracer mes cycles avec la méthode de température basale corporelle.
      5 – Si toutefois j’optais pour une herbe ou un tonique je choisirais le gattilier/vitex pour aider à régulariser mes cycles. Et si je tombais enceinte à l’aide du vitex, je continuerais à en prendre tout au long du premier trimestre (le gattilier aide le corps à produire suffisamment de progestérone pour maintenir une grossesse. Quand on interrompt la prise de gattilier abruptement on risque de provoquer une fausse couche car les niveaux de progestérone peuvent chuter). En gros avec le gattilier il faut faire le choix avant de tomber enceinte – soit on le prend en continu, soit on n’en prend pas et on laisse les cycles se régulariser. Sur les capsules de gattilier il est recommandé d’éviter la prise pendant le grossesse car il n’existe pas assez d’études pour prouver que sa prise est sans risque, mais de nombreuses femmes depuis le Moyen Age ont eu recours à cette herbe pour les aider à concevoir, et il existe pas mal de témoignages vantant les mérites de cette plante même pendant la grossesse, et aucune étude n’a permis de démontrer que le gattilier est nocif, que ce soit pour la maman ou pour l’enfant. Voilà. À méditer donc…

      En tout cas je te souhaite tout plein de courage et de chance pour ton beau projet bout de chou, et je t’envoie une grosse bise! 🙂

      • Merci Christelle, vraiment ! Au moins, avec toi, je me sens soutenue. Elle m’a fait grave flippé, c’est tout à fait ça ! Je vois mon médecin acupuncteur lundi 18/01, je vais lui en parler pour voir ce qu’il en pense.
        Dans tous les cas, c’est clair qu’il y aura du changement côté alimentation.
        Si je décide de faire mon sevrage, comment faisais-tu pour couper tes comprimés ?

      • Je t’en prie. On est toutes là pour se soutenir! 🙂 Et oui, je pense que c’est une bonne idée d’en parler à ton médecin acupuncteur. D’ailleurs, beaucoup de personnes ne jurent que par l’acupuncture pour la guérison de troubles hormonaux. Mon fiancé connaît une femme qui ne pouvait pas concevoir, et pendant 4 ans elle a galéré sans savoir quoi faire, et après une seule séance d’acupuncture elle a réussi à tomber enceinte… perso je n’ai jamais essayé, mais je crois que ça peut être très efficace.
        Sinon, pour couper mes comprimés je prenais une petite planche en bois que j’avais acheté exprès et que je mettais de côté justement pour ça, et à l’aide d’un cutteur je coupais mes comprimés, tout simplement. Parfois ils s’effritaient, et alors j’ai entendu dire que l’enrobage ne doit jamais être fissuré car l’absorption des hormones ne peut pas se faire correctement, mais honnêtement après toutes ces années de prise de pilule je n’en avais pas grand chose à faire, et bien que j’essayais d’être le plus précise possible dans ma découpe, quand le comprimé se fissurait je prenais les morceaux cassés avec un peu d’eau, et basta. Et alors pour les morceaux restants je mettais ça dans un sac congélation plutôt que directement dans l’évier car la pollution de l’eau liée aux contraceptifs oraux est assez significative, donc mieux vaut rassembler les déchets dans un sac ou un récipient spécial, et les donner à ta pharmacie – peu importe qu’ils comprennent ou pas ce que tu fais (ils ne devraient pas trop poser de questions; beaucoup de personnes coupent leurs comprimés, et certaines pharmacies vendent même des outils spéciaux pour couper les médicaments de façon précise, alors n’hésite pas à demander dans ta pharmacie locale), au moins ils savent comment en disposer de façon moins polluante… Voiliou! Si tu as d’autres questions n’hésite pas.
        Je te souhaite tout plein de courage, et je t’envoie une grosse bise de soutien!

      • Bonne question, alors pour ma part j’utilisais une planche à couper spéciale prévue à cet effet, ainsi qu’un cutter. 🙂 Idéalement il faudrait mettre de côté les morceaux restants et les déposer dans une pharmacie. Ils savent s’en débarrasser sans polluer davantage (ce qui serait le cas si tu les jetais dans les ordures classique ou dans l’évier). Perso, je coupais à peu près… je faisais au mieux pour respecter les dosages que je m’étais fixés (3/4 pendant 2 mois, puis 1/2, puis 1/4), mais si je merdais et le comprimé se fissurait je faisais au mieux. J’ai lu qu’il ne fallait surtout jamais avaler un comprimé dont l’enrobage pelliculaire était fissuré, mais perso j’étais tellement prête à me sevrer de la pilule que je n’en avais pas grand chose à faire de l’enrobage pelliculaire… après, forcément, je ne peux pas trop conseiller aux autres de faire comme moi, car j’ai fait tout cela sans demander conseil à mon médecin. Il ne m’est rien arrivé, et le sevrage a été bien plus efficace que l’arrêt brutal pour moi, mais ce n’est que MON expérience, et j’ai voulu partager ça en écrivant ces articles il y a quelques années. Voiliou ma belle. J’espère avoir répondu au mieux à ta question! Bonne chance et plein de courage pour la suite!

      • Coucou Christelle,

        J’espère que tout va pour le mieux de ton côté ?
        Je reviens vers toi car j’ai enfin sauté le pas.
        J’ai pris le dernier comprimé de ma pilule hier soir et j’arrête (du jour au lendemain, sans sevrage donc) et je me souviens très bien de tes conseils.
        Mes seules questions sont: à quel moment prendre le gatillier ? est-ce que je le prend dès le premier cycle suite à l’arrêt de la pilule ?
        Et est-ce que tu connais une adresse où je peux me fournir sans y mettre une fortune ?

        Je ne peux pas m’empêcher de penser que d’ici 3 mois, je vais vivre un calvaire parce que j’aurais une peau affreuse…

      • Coucou Séverine, désolée pour le retard. Alors, au sujet du gattilier je l’avais acheté (à l’époque – en 2012) sur le site iherb.com. Ça s’appelle « Vitex ». Je ne me rappelle pas du tout du prix, mais je ne crois pas que c’était trop honéreux… J’en prenais à raison de 400mg/jour en capsules. Le vitex est surtout efficace après plusieurs mois de prise, donc il ne faut pas te décourager si tu ne vois pas d’effets immédiats (ceci dit de nombreuses femmes disent en ressentir les effets dès 14 jours de prise – cycle régulier, peau nette; certaines ovulent après de nombreux cycles anovulatoires; certaines sont même tombées enceinte après seulement 1 semaine de prise… alors bon, on est toutes différentes). Certaines femmes prennent une dose plus forte (entre 800mg-1200mg) les premiers mois de prise, mais moi j’étais chochotte et j’ai préféré y aller doucement. 🙂 Tiens-nous au courant de l’évolution des choses! Je t’envoie une grosse bise!

  10. coucou christelle, tu dis qu ‘avec le gatillier tu as eu tes règles tous les j28 chaque mois????? car moi je le prend depuis 5 mois chaque jours et mon cylce varie sans cesse la je suis à j34 et toujours rien

  11. Bonjour,
    Je suis sous Diane 35 (enfin l’un des génériques). J’aimerais me faire poser un implant sans hormones. Pensez vous qu’il est possible que je me sevre de la Diane tout en ayant cette implant étant donné qu’il n’a pas d’hormone? Merci de votre aide.

    • Salut Ade, pardonne-moi pour cette réponse tardive. Je viens aux nouvelles? J’avoue ne rien y connaître aux divers implants contraceptifs, et je me demande bien en quoi l’implant *sans hormones* doit bien consister? Etant donné que je ne suis pas spécialiste en la matière je veux bien que les lectrices plus informées nous filent un petit coup de main en répondant à ta question. Ceci étant, je déconseille par principe d’utiliser autre chose que les préservatifs pendant le sevrage. Les préservatifs protègent très bien contre les MST et contre les grossesses non désirées, et quand on se sèvre de la pilule on court forcément un risque d’ovulation. Courage en tout cas, et tiens-nous au courant! 🙂

  12. Bonjour,

    Alors déjà merci pour ces articles (partie 1 et 2 et 2 ) parce que ça fait un bien fou de lire autre chose que  » la pilule c’est génial  » ! Et puis ensuite pour le coup j’aurais une petite question sur le moyen de diminuer les doses, penses tu que de commencer en prenant un comprimé sur deux ( au lieu des 3/4) aurait le même effet, genre les 2 premiers mois 1 comprimé sur 2 et puis les 2 mois d’après 1 comprimé sur 3 et ainsi de suite ?

    Merci encore en tout cas pour tes articles !

  13. Bonjour,

    Alors déjà merci pour cet article. N’ayant plus confiance dans les médecins, je me sens rassurée en lisant des articles qui me font me sentir moins seule, lol.
    Je prends la pilule ludeal gé (générique de minidril – 2eme génération), j’ai adopté un mode de vie plus sain depuis 1 ou 2 ans, et voilà, comment avoir une vie saine et continuer à me flinguer la santé avec des hormones? Ça ne va pas ensemble. J’envisage d’arrêter depuis un moment déjà, mais manque de courage, peur d’une grossesse non désirée (je ne tiens pas vraiment à mettre un stérilet en cuivre…), peur de changements non voulus, peur de perdre mes habitudes tout simplement, d’autant plus que je n’ai pas vraiment d’effets indésirables avec ludeal, à part une libido moyenne peut être… Beaucoup d’articles me motivent, puis la peur me demotive. Le fait d’avoir une pilule moins « dangereuse » me fait douter dans mon choix.
    En tous cas c’est en me posant la question, à savoir comment arrêter la pilule que je suis tombée sur ton blog et d’autres qui proposent l’arrêt progressif. Ma question est, l’arrêt progressif est-il nécessaire avec ma pilule mini dosée? J’entends énormément parler de Diane et Jasmine, du coup je ne sais pas trop si je dois me sentir concernée?
    En tous cas merci pour tous les conseils donnés, et je te rejoins tout à fait sur le fait de s’informer par soi même, dans une société où les labos pharmaceutiques contrôlent tout, il faut pouvoir tirer le vrai du faux et s’informer au maximum sur ce qu’on ingére.

  14. Bonjour,

    Je ne sais pas si ton blog est toujours d’actualité, j’ai besoin d’aide. En fait, je tombe sur ton blog un peu tard, j’ai arrêté la pilule déjà, depuis presque un an : j’ai des boutons et je n’en peux plus.

    Alors certes ce n’est pas un truc de fou, j’ai des boutons par ci par là mais ça m’angoisse, je ne sais plus quoi faire pour m’en débarrasser.

    Aurais tu une solution à me proposer ? Reprendre la pilule et arrêter progressivement … ? J’aimerai éviter.

    Merci par avance.

    • Salut sha,

      Tu as beaucoup d’acne? Je suis passée par là aussi, ne t’inquiète pas ca va se réguler. Mettre le moins de produit sur la peau, ne pas se laver à l’eau du robinet (calcaire, toxines..) mais avec de l’eau minérale,ne pas utiliser de crèmes ni de maquillage. Si un gros boutons sort une petite goutte darbre a the fera l’affaire. Et surtout avoir une bonne alimentation, pas de gras ni de sucres, audef son foie, les intestins et la peau à transpirer pour éliminer les déchets

      Melanie

  15. Bonjour, c’est urgent je prends diane 35 depuis 3 mois je veux arreter la j’ai finis ma plaquette je ne veux plus reprendre cette merde ! Ni rien d’autre je suis en dépression a cause de cela dite moi est ce que je peux l’arreter d’un coup et l’acné va revenir en masse ou doit je faire le sevrage? 3 mois est ce enorme? Svp j’ai vraiment besoin d’une reponse detailler. Je n’aurais jamais du prendre cela je regrette et maintenant je vis dans la peur l’angoisse je suis devenu folle alors que je n’avais quasi pas de bouton je faisais des chichi et j’aurais du rester comme je suis. Je vous en supplie donnez moi une reponse

  16. bonjour

    je veux juste donner mon témoignage. il y a deux ans je me suis sevrée de ma pilule minesse. tout s’est très bien passée, pas de boutons a part des tous petits de temps en temps. 4 mois après je suis tombée enceinte et je suis maman depuis 1 an pour mon plus grand bonheur. Cela fait donc deux ans que je n’ai plus eu de boutons catastrophiques sur mon visage ou en tout cas c’était gerable. Sauf que là, 7 mois après l’allaitement mes boutons reviennent, au moment de l’ovulation sans doute et je peux vous dire que c’est fini. mon moral c’est la data, je ne sais plus quoi faire. j’ai un mariage cet été et je panique à l’idée d’y aller en mode bouton a cacher sous le fond de tant…j’ai 32 ans et j’en peux plus. Je prend bardane probiotiques et compagnie, mais c’est dur d’arrêter les laitage et le gluten, je pèse 47kg je vais disparaitre, et en plus j’ai la dalle….bref voici mon histoire.
    J’espère que ça va aller mieux dans quelques mois…

  17. Bonjour , un peu perdue suite à un changement de pilule ( Jen prenais une qui a été arrêté car trop dosée..stediril) mon médecin avait galere a me trouver celle ci qui me convenait pas trop mal car avec les autres saignements assurés entre les règles et alors la trinordiol non seulement jai des saignements depuis 1bônne semaine mais ma tete!!!!!!! Je dois avoir rajeuni et être revenu a l’âge de 15ans!!! Meme mon front recommence a être granuleux !!! Du coup hier gros ras le bol direction internet pour des avis pilules etc et la je suis tombée sur ton site comme bcp d’autres qui m’ont ouvert les yeux !! Sans parler acne , la libido je n’en ai pas … Et je n’avais pas fait le rapprochement mais pendant ma grossesse Jen avait + quil n’en fallait !! Puis quand je vois les autres problèmes fatigue dépression je m’y retrouve un peu ( rétention d’eau mais est ce que cela vient de la je ne sais pas ..) donc voila depuis hier soir je songe à arrêter ma pilule je flippe pour l’acné ….. Je pense passer au préservatif qques temps que mon corps se  » remette » et peut être stérilet cuivre mais jai la trouille puis un truc en permanence dans mon corps ne m’enchante pas … Sans compter toutes celle qui raconte la pose et l’après pose un peu flippee ….

  18. Bonjour,

    Je voudrais échanger avec vous sur l’arrêt de la pilule diane 35. Pareil pour moi, pas de règles pendant un an et tout un tas de symptôme. De plus la pilule à endommager mon foie et la circulation sanguine il le semble bien.

    Mélanie

  19. Bonjour, ton blog m’a vraiment beaucoup aidé et réconforté. J’habite depuis peu de temps en France, j’aimerais savoir où acheter cette plante dont tu parles (achillée millefeuille) pour faire des tisanes. En effet, chez moi on achète les plantes au marché. Je te remercie.

    • Coucou Perez, et bienvenue! 🙂 Alors, moi je n’ai jamais pris d’achillée millefeuille… c’est l’arbre de chasteté ou vitex que je prenais… mais à mon avis tu peux en trouver en magasin bio. Je te souhaite un beau séjour (court, long, ou indéterminé) en France.

  20. Hello tout le monde et hello Christelle,

    Alors c’est mon tour de raconter ma petite histoire qui commence à être longue maintenant, et surtout de la grosse angoisse et déprime que je traverse en ce moment…

    Voilà, la pilule et moi ça a commencé quand j’ai eu 19 ans et que j’ai eu un petit copain. Avant cela, RAS: j’avais eu mes règles à douze ans et demie, je les ai eues plus ou moins régulièrement mais tous les mois c’est sûr, jusqu’à dix neuf ans sans problème, je n’avais même pas d’acné, etc… Bref.
    Et puis à 19 ans on m’a donné la pilule Miniphase. Au bout de deux mois, j’ai remarqué que mes poils de bras poussaient plus longs, et que mon duvet blond sur le ventre fonçait et s’épaississait. J’ai vu sur le site de M. Winckler que cette pilule pouvait provoquer cet effet indésirable, donc je suis retournée illico presto chez la gynéco qui m’a donné la pilule Cycléane 20. Je l’ai prise pendant deux ans et demie, et là, rien de notable si ce n’est que sur le long terme, je me suis mis à avoir une absence de libido, des sécheresses vaginale, des ballonements et une très mauvaise digestion( mais ça peut aussi être dû à d’autres facteurs tels que le stress et l’angoisse- j’étais dans une relation hyperdisfonctionnelle à l’époque où le mec me trompait, etc -, et j’ai aussi suivi un régime assez restrictif car j’ai fait une mini crise d’anorexie (bien que n’ayant jamais eu de problèmes de poids). Bref, je finis par arrêter cette pilule un beau jour sans trop me poser de questions, et cela a aussi coïncidé avec la fin de cette relation. Pendant quelque mois, ça a été, j’avais les cheveux un peu plus gras, un peu plus de boutons mais encore rien de trop grave, un peu plus de poils mais une fois de plus rien d’alarmant, plus de désir sexuel aussi…. Puis je pars à Londres l’été, et là, grosse crise d’acné, mais une acné microkystique hyper localisée sur le front et les joues, et la peau qui brille à fond. J’ai commencé à pas mal déprimer et à utiliser plein de produits décapant pour la peau… sans résultat évidemment. Et pas de règles du tout. J’ai aussi entamé une nouvelle relation, et complètement flippée par l’absence de règles, tous les mois je me tape une crise d’angoisse d’être enceinte. Bref, un an environ après l’arrêt de la pilule, après une énième angoisse de grossesse, je vais chez le gynéco parce que je voudrais discuter contraception et me faire poser un stérilet, car je refuse de prendre la pilule à nouveau. Celui-ci, lorsque je dis ça répond par « ça serait bien pour votre peau déjà ». ça m’a bien énervée, mais j’ai été un peu clouée sur le moment et je n’ai rien dit. Il me fait une échographie et décrète que j’ai les ovaires polykystiques sans m’en dire plus, et qu’il faut donc que je prenne la pilule. Trop flippée par mes récentes angoisses de grossesse et ce qu’il vient de me dire, je suis repartie pour un tour de Jasminelle, et ce pendant deux ans environ. Entre-temps, la dermato veut me donner du roaccutane mais j’insiste pour ne pas en prendre, et elle me prescrit donc un antibio à base de doxycilline ainsi que Jasmine. Je ne suis que la prescription de l’antibiotique et je m’en tiens à Jasminelle. Mes microkystes disparaissent, je suis heureuse.
    Puis, à la fin de ma relation en juillet dernier, je décide que je veux de nouveau arrêter la pilule car à la base, je ne voulais même pas la reprendre et qu’il est temps que mon corps se mette à refonctionner par lui-même. Après avoir lu ton post sur l’arrêt progressif, je décide de procéder de la sorte mais sur trois mois( je n’avais plus beaucoup de plaquettes et pas envie de retourner m’en faire prescrire), et je prends en parallèle le Framboisier, conseillé par une pharmacienne, pour faire revenir mes cycles en douceur.
    ça a plutôt bien marché dans un premier temps. J’ai fini le sevrage en octobre l’année dernière, je prenais le framboisier, et j’avais des règles à peu près tous les quarante jours. Puis, j’ai arrêté le framboisier en février ou mars de cette année car j’étais à Londres et il n’en vendaient pas et aussi parce que je pensais que mon corps s’était remis en route donc que ça devrait aller maintenant. Et là, aucunes règles depuis mars, de nouveau microkystes joues, front, etc…. Qui vont en augmentant. Je ne fais rien dans un premier temps mais je désespère un peu.
    Mais surtout, surtout, j’ai remarqué il y a un mois, début septembre pour être exact, l’apparition de poils que je n’avais jamais eu avant. Duvet brun au dessus de la lèvre, poils sur le menton, et le léger duvet blond que j’avais autour du nombril, en bas du dos et autour des seins qui s’épaissit et devient plus foncé. Là je l’ai hyper hyper mal vécu. Jétais en pleine période d’examens, j’étais rentrée à Paris en juillet après une année très difficile à Londres vu ma post-rupture et d’autres raisons personnelles sur lesquelles je ne vais pas m’étendre, j’ai passé l’été à la bilbiothèque à travailler comme une folle pour mon concours, et constater l’apparition de ces poils qui semblent aller en augmentant, c’était juste trop. J’ai pleuré pleuré pleuré, passé des heures à me regarder dans le miroir, ça m’a empêché de dormir.
    La gynéco m’a prescrit une échographie + des analyses sanguines. Sur l’écho, il n’y a rien, à part ovaire paucifolliculaires mais rien d’anormal. Le bilan hormonal indique: testostérone: 0.47ng/mL. Prolactine, 25,56 ng/mL. FSH: 1.49mUI/mL. LH: 6.86. Oestradiol: 420 pg/ml. Delta 4: 4ng/mL Progesterone: 3.5 ng/mL. Bref, en tous cas, mon taux de delta 4 (androsteniedone) est au-dessus de la moyenne, mais l’oestradiol l’est aussi, et la testostérone est haute mais pas au-dessus de la moyenne… Tous ça expliquerait donc ma poussée de poils et de boutons?
    Je pense à me tourner vers l’acupuncture mais j’ai des doutes… Aussi on m’a dit que l’homéopathie pouvait avoir de bons résultats, mais j’hésite à soumettre mon corps à un quelconque remède même « naturel » parce que j’ai peur que ça ne l’encourage pas à se mettre à fonctionner normalement de lui-même.
    Je suis allée voir une naturopathe hier qui m’a aussi expliqué que j’ai tous les symptomes d’un système digestif inflammé et qu’il faut d’abord que je réduise cette inflammation, avant de détoxifier le foie et normalement mes hormones devraient se rééquilibrer avec ça…. Bref, je suis perdue avec toutes cette masse d »info et surtout désespérée à cause de ces poils, j’ai peur que ça continue continue et je ne sais pas comment arrêter ça. Je mange plutôt bien, pas très sucré généralement, mais c’est vrai que je mange beaucoup de pain. La naturopathe m’a conseillé d’arrêter le gluten et de ne pas manger de sucre avant 13h.
    Bref, si quelqu’un pouvait m’éclairer un peu et me donner des pistes ça m’aiderait énormément.

    Désolée pour le pavé, j’ai le sentiment qu’il fallait que j’explique un peu tout depuis le début pour que les infos fassent sens entre elles.
    Merci en tous cas pour votre patience et passez toutes une super journée

  21. Bonjour ! Après un arrêt de quelques mois, j’ai repris la pilule depuis 1 an et demi, je cherche à me renseigner sur les contraceptions non hormonales qui supposent l’arrêt de ma pilule. Ton article est très intéressant! Seulement je n’y vois des témoignages que de personnes ayant eus Diane ou Jasmine, pour ma part, j’ai toujours eus Optilova, qu’en penses tu? J’ai toujours eus la peau grasse, avec une acné légère que je viens seulement de réussir à maîtriser (ce qui m’a permis de me rendre compte que ce qui fait toute la différence, c’est mon taux dhydratation et l’arrêt du lait de vache : j’essaie de boire 2 litres par jour, avec un thé à la menthe qui m’a beaucoup aidé à arrêter l’apparition de points noirs qui sont là cause de mes boutons). Bref ! Tout ça pour te demander si tu as des retours de l’arrêt progressif avec la pilule Optilova ? 🙂
    Bonne semaine !

    • Salut B_F, et bienvenue sur le blog! 🙂 Tu as raison, beaucoup de témoignages ici sont des sevrages de Jasmine ou Diane… ceci dit, à priori je ne vois pas pourquoi le concept serait différent avec une autre pilule… Optilova est une pilule estro-progestative monophasique, ce qui signifie qu’elle contient de l’oestrogène synthétique et un progestatif, et que le dosage des comprimées est le même en une seule et même plaquette. Le progestatif est le lévonorgestrel – un progestatif de seconde géneration, bien plus fiable contre les AVC que les progestatifs de troisième ou quatrième generation. Le principe du sevrage est de diminuer la prise d’hormones de synthèse petit à petit afin de ne pas brusquer l’organisme, car quand on choque le système on peut provoquer une poussée fulgurante d’hormones qui viennent compenser pour toutes ces années dormantes (car quand on prend la pilule notre système reproductif est essentiellement ‘dormant’), et c’est cette grosse poussée qui à son tour engendre des dérèglements en tous genres. Par le biais du sevrage on diminue la dose peu à peu et le corps a le temps de s’habituer à fabriquer ses propres hormones de façon moins frénétique. Voilà à peu près le principe. Je ne crois pas avoir eu des retours de l’arrêt progressif avec Optilova, mais je ne vois pas pourquoi cela ne marcherait pas non plus. Dernièrement, j’ai une amie qui s’est sevrée de Triafemi, ce qui était à priori compliqué car c’est une pilule triphasique, pourtant tout s’est bien passé, et elle est au naturel depuis 1 mois. Tu pourrais toujours tenter l’expérience! 😉
      En tout cas je t’embrasse et je te souhaite plein de courage!

      • Merci beaucoup pour cette réponse éclairante, et malgré tout rassurante ! Je vais y réfléchir plus sérieusement, je commence à avoir des symptômes récurrents (gonflements inexpliqués). Il faut savoir penser à sa santé !
        Merci pour ton blog, je le trouve très instructif, bonne continuation ! 😉

      • Bonjour Christelle,
        Je me renseigne de plus en plus ces derniers temps sur l’arrêt de ma pilule (Tricilest puis Triafémi) que je prends depuis 10 ans maintenant.. J’avais beaucoup d’acné jeune (avant de prendre Tricilest) et en ai encore aujourd’hui.. Disons que la pilule l’a atténuée mais jamais vraiment éradiquée. Je suis passée il y a quelques mois à des cosmétiques exclusivement naturels (aroma-zone) et ma peau me remercie deja.
        Maintenant, dans cet optique de reprendre le controle sur tout ce qui concerne mon corps (produits dont on se tartine, alimentation..), il me semble complètement paradoxal de continuer à prendre la pilule..
        Néanmoins cette épée de Damoclès de l’acné me freine.. Franchement, une nouvelle grosse poussée d’adolescente me déprimerait au plus haut point. Et en meme temps je l’arrêterai forcément un jour, cette fichue pilule. En outre, je ne sais pas si j’ai très envie de me faire poser un stérilet. Mais bon, ce sont d’autres considérations.
        Le but de mon post était de savoir pourquoi cela se révélerait-il plus compliqué de se sevrer une triphasique ? Meme principe que pour les autres, non ? Avec la proportionnalité des doses : 3/4 de la 1e dose, passant à 3/4 de la 2e dose, puis 3/4 de la 3e dose la 3 semaine.. ?

        Merci, pour ce blog, ces infos, et d’être finalement une plateforme d’expression pour un tas de femmes perdues !

      • Salut Pauline, et bienvenue! 😊Tu poses une bonne question, à savoir si le fait de se sevrer d’une pilule triphasique est plus ‘compliqué’ que le ‘sevrage classique’… Honnêtement, je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que le principe même de la pilule triphasique est de varier les taux d’hormones au cours de la plaquette en augmentant progressivement le dosage du progestatif. Je vais faire pression sur ma copine pour qu’elle m’envoie l’article que je lui ai demandé de me rédiger au sujet de son sevrage de Triafemi car je pense que son témoignage pourra en aider plus d’une… Je t’invite donc à repasser par ici d’ici une petite semaine pour avoir un peu plus d’infos. En attendant, je t’envoie une bise de soutien, et merci pour les encouragements. Je suis actuellement en pleine redaction d’un livre électronique de recettes post-pilule/post-sevrage. J’espère pouvoir armer les femmes de savoir et d’idées bonne santé!

  22. Ping : Le paradoxe pilule – féminisme | Acérola

  23. Merci pour cet article très intéressant ! Je souhaite arrêter progressivement la pilule à partir du mois prochain.
    Quand tu coupes tes pilules, par exemple en deux morceaux, est-ce que tu peux prendre un morceau le lundi et garder le deuxième morceau pour le mardi ? OU bien il y a un côté négatif à conserver un morceau de pilule coupé pour le lendemain ?
    Merci pour ton blog que je découvre 🙂

    • Salut Nora et bienvenue sur le blog! 😊 Alors, pour te répondre avec la plus grande franchise je n’en sais absolument rien. Mon sevrage n’est pas du tout une ‘méthode reconnue’ et même si entre temps j’en ai parlé à ma gynéco, qui a dit que tout ceci était « original », et « pourquoi pas… je n’y vois pas de mal », cela reste assez roots comme initiative. Du coup, je ne peux pas te dire si oui ou non il y a un problème à consommer ton comprimé sur 2 jours. Moi je ne l’ai pas fait parce que c’était deja assez compliqué de couper mes comprimés tout court que je ne voulais pas me gourer dans les jours de prise, du coup j’ai suivi le cours de ma plaquette comme d’hab, et je mettais la partie du comprimé à jeter dans un petit sac congel. J’ai ensuite donné tous mes comprimés coupés à la pharmacie. Ils m’ont regardée de travers mais tant pis, au moins je ne les ai pas versés dans l’évier!
      Je te souhaite une belle aventure au naturel, et n’hésite pas à revenir faire un tour et papoter avec les lecteurs/lectrices!

  24. Bonjour Christelle,

    J’ai bientôt 27 ans dont 8 ans de prise quotidienne de Jasminelle.. Je me lance dans l’aventure du sevrage progressif suite à la découverte du blog de Sabrina DEBUSQUAT et de la lecture de son livre. Je tente de me documenter un maximum pour appréhender cette période un peu délicate donc merci pour ces articles!

    J’ai une remarque sur la méthode qui consiste à couper les cachets, je ne suis pas à l’aise avec celle-ci. En effet, il existe des comprimés non pelliculés, comme le doliprane qui est donc facilement sécable, et des comprimés pelliculés, comme la plupart des pilules contraceptives. Lorsque qu’un comprimé est pelliculé, c’est le plus souvent pour que la substance active contenue soit relarguée au bon endroit dans l’organisme. J’ai donc choisis de partir sur la méthode suivante : 1 cachet sur 2 pendant une période, puis 1 cachet sur 3 et enfin 1 cachet sur 4. La dose d’hormones baisse progressivement sans altérer la fonctionnalité du comprimé.

    N’hésite pas à me dire ce que tu en penses, bonne journée!

    • Salut Mabo, et bienvenue! 😊 Je comprends ta réticence à l’idée de couper des comprimés pelliculés. Je ne sais pas pourquoi mais à l’époque de mon sevrage je ne faisais pas trop confiance à la méthode 1 comprimé sur 2/3/4, etc., et du coup j’ai opté pour la découpe. Si c’était à refaire je tenterais peut-être ta méthode… Je sais qu’il y a plein de femmes qui ont choisi de faire comme cela, et elles ont eu de bons résultats… après, je ne peux que parler de ce que je connais personnellement, et comme je n’ai pas suivi cette méthode je ne peux pas trop te donner d’astuces. Ceci dit, côté hygiène de vie et alimentation je pense que le principe reste le même, à savoir, des maintenant pour donner les meilleures chances à ton corps de retrouver l’équilibre, mieux vaut adopter de bonnes habitudes – manger sainement ; fruits et légumes colorés, plus de produits industriels/sucre et farines raffinées… pas d’alcool/cigarette… boire beaucoup d’eau… bien dormir, limiter le stress, faire du sport (en particulier ceux qui font suer car cela permet de détoxifier, notamment les hormones et les plastiques), éviter la constipation à tout prix (car les toxines sont réabsorbés par le corps, et celui-ci les purgera ensuite par la peau… c’est un peu crado mais il faut le savoir).

      Je te souhaite plein de courage et tiens-nous au courant de l’évolution des choses!

  25. Bonjour Christelle! C est la énième fois que je lis tes articles sur le sevrage et je vais me lancer après l échec de mon 1er arrêt. J ai moi aussi été sous Diane 35 pendant 2 ans (3 ans grand max). Suite à l arrêt, j ai commencé à avoir de gros kystes douloureux. L acné s est malheureusement accentué car je suis tombée enceinte par la suite. L allaitement n a rien arrangé. Après l allaitement, j ai repris la pilule Triafemi. Je ne l ai prise que pendant 5 mois. Ma peau s est bien stabilisée et je voudrais l arrêter. Tu as évoqué dans l une de tes réponses une de tes connaissances qui avait arrêté cette pilule. L a t elle prise pendant longtemps? Avait elle beaucoup d acné avant? Et comment a t elle procédé pour le sevrage? (Coupe des comprimés ou a t elle espacé les prises ?). J envisage de me sevrer sur 6 mois bien que je n ai pris la pilule de façon « normale » que pendant 5 mois, en prenant 6 cp sur 7 le 1er mois, 5 sur 7 et ainsi de suite. Qu en penses Tu? Merci d avance pour ton retour

    • Salut Mélia, et bienvenue! 😊Je suis désolée d’apprendre que tu as – toi aussi – souffert suite à la prise de Diane 35. Quelle horreur cette pilule. Et tu as totalement raison, l’une de mes amies s’est effectivement sevrée de Triafémi (enfin, la version américaine un peu moins dosée en ethinylestradiol qui s’appelle Ortho Tri Cyclen Lo). Elle a pris Triafemi (la même qu’en France) pendant 7-8 mois, puis elle a pris la version citée ci-dessus pendant encore un an et demi je crois bien, donc un total de 2 ans et des poussières… puis elle s’en est sevrée sur 5 ou 6 mois. Je vais sûrement lui demander de m’écrire un article qui traite de son experience… je pense que cela pourra en aider plus d’une car il s’agit d’une pilule triphasique, et rares sont les témoignages de sevrages de ce genre de pilules. En tout cas elle s’en est bien sortie… 2-3 petits boutons après quelques mois de sevrage (le stress y fait aussi, et je sais qu’elle traversait en parallèle un passage difficile pendant quelques mois), mais aucune vraie ‘crise’ d’acné, et elle a retrouvé son cycle tout de suite sans problème. Tu m’as demandé si ma copine avait beaucoup d’acné avant sa prise de pilule, et la réponse est non. Elle ne souffrait pas d’acné d’après mes connaissances. Pour le sevrage, elle a coupé les comprimés, mais si je me souviens bien elle a un peu galéré avec la découpe.
      Comme tu le sais d’après mes articles, moi aussi j’ai coupé mes comprimés, du coup je ne peux pas trop t’en dire à propos de la méthode « 1 comprimé sur 2 », mais il me semble que pas mal de filles l’ayant suivie ont eu les mêmes résultats que lors d’un sevrage « découpe ». Je t’envoie une grosse bise de soutien, et n’hésite pas à me donner des news!

  26. Coucou Christelle. Merci pour ta réponse. C est gentil d avoir pris le temps. J ai commencé mon sevrage (tout leger hein ! 😁). Je ne vais enlever que 3 cp ce mois soit un par semaine. Puis 6 peut être au total le mois prochain ! On verra si je fais mon sevrage sur 6 mois ou plus longtps. J ai trop peur d avoir à nouveau de l acné. Ça serait effectivement bien d avoir des témoignages sur les pilules triphasiques et un article là dessus.
    Pas de soucis, je viendrai donner mes nouvelles en espérant de tout coeur qu elles soient bonnes. Et merci encore pour le temps que tu nous consacres. Je t envoie moi des bisous de remerciement. A bientôt

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